Hey hey hey ! Attention, chapitre un peu gore et violent. Et très très long chapitre d'ailleurs

Bonne lecture !

…..

Chapitre 4 : Je serais amiral au Quartier Général de la Marine !

L'enfant renifla et tenta de reprendre son récit :

Flashback

Les enfants attendirent plusieurs jours avant de partir : « Ok pour t'accompagner mais on va pas faire ça n'importe comment ». Borsalino était d'un pragmatisme et d'une rigueur impressionnante pour son âge. Il avait décidé de tout préparé minutieusement et surtout de bien choisir avec qui ils allaient faire le voyage :

-Écoute Sakazuki je pense que le plus simple est de partir avec Tsuru. Elle est très forte et même si elle nous découvre elle ne nous balancera pas à l'amiral en chef

-Sengoku aussi il nous balancera zamais

-Je sais mais quand il le découvrira il nous tuera

-Tsuru elle part seul alors c'est plus danzereux. Sengoku il est avec Garp et Zephir. On s'ra plus en sécurité

Il avait là un argument de taille. Que fallait-il privilégier ? La sécurité ou le secret ?

-Et si ils nous trouvent Zephir le dira sûrement… Même Garp pourrait vendre la mèche sans faire exprès…

-Ils nous trouverons pas !

Plus facile à dire qu'à faire ! Se faire prendre par l'amiral en chef est la pire chose qui puisse arriver. L'amiral en chef est loin d'être un homme de cœur. C'est lui qui avait sélectionné Borsalino et Sakazuki, il faisait lui même la sélection de qui pouvait ou non rentrer à l'orphelinat. D'après lui il faut privilégier la résistance physique en premier lieu et la vitesse ensuite. Il avait des manières bien particulières de tester la résistance de l'enfant ou non... Il se contentait de prendre les orphelins à la fin d'une guerre et ils se battaient avec eux. Sans se retenir. C'était un combat à sens unique. Seul les plus résistants étaient emmenés à Marinford où bien souvent ils regrettaient d'avoir survécu. Borsalino trembla en se rappelant de sa sélection…

Flashback

Le gamin de trois ans avait été pris dans la guerre sans savoir comment. Sans comprendre pourquoi. Il parlait à peine. Il marchait à peine. Il s'était fait frappé par un marine. Grand marine, très grand. Bizarre, lui il croyait que c'était des gentils la marine. Pourtant c'est méchant de frapper non ? Et les gentils font pas des choses méchantes si ? Il n'en savait rien. Il était allongé sur d'autres enfants. Il manquait des yeux à certains. D'autres n'avait plus de bras. L'enfant sentait que son corps devenait de plus en plus lourd, il avait envie de dormir. Il ne résista pas davantage et ferma les yeux.

-B… B… SA… NOOO…

Il entendait quelqu'un l'appelé en pleurs mais c'était loin. Tellement tellement loin. Qui pouvait bien l'appelé et pourquoi ? Il dormait lui… Laissez le tranquille, c'est l'heure de la sieste !

-BORSALINO MON AMOUR MON COEUR BORSALINOOO

L'enfant ouvrit les yeux dans un sursaut. C'est bon ! Il reconnaissait cette voix :

-Ma… man… ?

C'était l'heure du goûter ? Ou du dîner ? Papa était rentré du travail ? Pourquoi sa maman l'appelait ? Il devait le savoir. Elle criait très fort, ça devait être important. Il espérait que ce n'était pas parce qu'il avait fait une bêtise… Au même moment l'amiral en chef regarda la montagne de gamin devant lui et tourna les talons :

-Pff… Pitoyable. Rentrons. Aucun n'est digne de recevoir un enseignement à Marinford.

-Attendez chef regardez !

L'enfant animé par la volonté de voir sa mère avait réussi à tenir debout en prenant appuie sur les cadavres sous ses pieds. Mais si tôt levé un homme fit son apparition devant lui. Le sang devant ces yeux l'empêchait de voir son visage

-Ton prénom ?

-Boooors…

L'enfant n'arriva pas à ajouter quoi que ce soit. Il avait compris que c'était un marine, le même qui l'avait frappé lui et les autres. L'homme le terrifiait beaucoup trop. Sa présence l'oppressait, le consternait

-Bors ? Bon. Ce sera Borsy pour toi. Tu viens avec moi.

Il l'attrapa sans qu'il ne puisse se défendre. Il ne comprenait rien, il ne pouvait ni agir ni réagir.

-Ch-Chef ? Le gamin il… a… une mère !

Aussitôt la femme tenta de frapper l'amiral en chef. La magnifique femme brune aux yeux verts hurlait et suppliait qu'on lui rende l'être qu'elle avait mis au monde. L'être qu'elle aimait le plus au monde. Qu'on la prenne elle mais pas lui, tout sauf lui.

-Et qu'est ce que je vais faire de toi ? Tu vas devenir amiral peut être ? Il est pas orphelin vous avez dit ?

KRRRRRRRRACK.

-Maintenant si.

Plus le moindre bruit. Enfin si, quelques personnes vomissant aux alentours se faisaient entendre mais la femme elle était silencieuse. Les semelles de l'homme étaient rouge. Il y avait plusieurs substances non identifiable qui décoraient le sol. Il venait d'écraser son crâne. Ses yeux qui brillaient d'un magnifique vert auparavant était cette fois ci sortit de leur orbites mais ils gardaient leur vert éclatant. Borsalino ne pu cesser de les fixer rouler jusqu'au pied de l'amiral en chef :

-M… Maman ?Poukoi toi crier ? Maman ? Moi faire bêtise ? Maman ? Réponds moi si te plaît

Fin du flachback

L'amiral en chef : Kazuaki le massacreur

Borsalino ferma les yeux en repensant à cet horrible souvenir qui hantais ces nuits. Non, il était préférable de tout faire pour préserver le secret. Ils n'avaient pas le droit de partir de Marinford, l'amiral en chef ne devait surtout pas savoir, sous aucun prétexte. Il n'aurait aucune pitié. Il regarda son ami, le regard suppliant, ferme et sérieux, trop sérieux pour un enfant de son âge :

-On part avec Tsuru, je t'en supplie

À la fin c'est Sakazuki qui aurait le dernier mot, il le savait. Pourquoi ? Tout simplement parce que Borsalino n'était qu'un « invité » dans ce défi. Il n'avait aucune obligation, il pouvait très bien rester, c'était Sakazuki qui devait y aller. Alors c'était naturellement à Sakazuki de prendre ce genre de décision, pas à lui.

-Non. Avec Sengoku et Garp. Disc'ssion close.

Borsalino ferma les yeux, signe de résignation. Peu importe, si ils arrivaient à bien rester cacher alors l'amiral en chef ne le saura jamais. Jamais. Et c'est ça le plus important, qu'il ne soit jamais au courant.

Borsalino gagna toutes les autres batailles contre son ami. Il le convainc d'attendre jusqu'à qu'il trouve une mission peu dangereuse et de préparer le terrain de leur absence. Depuis plusieurs jours ils montraient des signes de fatigue en classe et leurs amis les aidaient dans leur jeu de comédie. Le but étant que pendant leur absence, le reste de la bande les couvre en disant qu'ils étaient trop malade pour venir.

Borsalino le convainc aussi d'emporter une grande dose de nourriture et de faire un repérage du bateau avant pour voir où ils pourraient se cacher. Sakazuki fit tout cela à conte cœur. Lui il préférait quand le plan n'était pas préparé à l'avance. Lui il vivait au jour le jour, il était loin d'être comme son ami.

Finalement le jour J approcha rapidement. Les préparatifs semblaient parfait. Voyant l'ampleur qu'avait prit ce simple pari, même Momonga avait décidé de les en empêcher mais Sakazuki était beaucoup trop déterminé. Ils scellèrent cependant un pacte tout ensemble : personne ne devait rien dire à l'amiral en chef. Si il demandait alors ils étaient malade. Si il remarquait la supercherie alors c'était simple : « J'ai rien vu rien entendu ». Simple comme bonjour.

C'est comme ça qu'ils se sont retrouvé dans le navire dirigé par le contre amiral Zephyr et ses jeunes colonels Sengoku et Garp. Les deux enfants se cachaient dans la cale. Ils avaient leur réserve de nourriture et leurs sacs de couchages. La cachette semblait parfaite vu qu'ils avaient créé un double mur. Borsalino avait insisté pour tout parfaitement préparer.

La mission était simple, l'équipe devait simplement voler un fruit du démon : le Goro Goro no Mi. Le fruit de la foudre. L'amiral en chef adore les fruits du démon, il souhaite que tous les plus puissants fruit du démon soit dans la marine. Or ce dernier se trouvait dans les mains de l'équipage Des Rocks.

Un jeune équipage qui commençait doucement à faire parler de lui. Pas assez pour inquiéter la marine. En même temps la marine n'avait pas énormément d'informations sur eux alors normal que la marine ne s'inquiète pas. La marine ne sait pas que le capitaine a mangé le fruit du Berseck, le zoan mythologie qui lui permet de se transformer en homme fauve et ainsi d'avoir une force animal au dessus de tout entendement. La marine ne sait pas non plus que cet équipage contient deux roockis, deux jeunes pirates destinés à devenir de grands pirates : Charlotte Linlin et Kaidou. La marine ne connaît même pas leur existence à ces deux là.

La marine n'en sait rien. Mais de toute façon l'amiral en chef ne veut rien savoir. Il veut juste le Goro Goro no Mi. Qui peut bien se soucier du reste ?

Du coté des enfants, Sakazuki était heureux de sa petite aventure. Il frissonnait d'adrénaline à chaque fois qu'il entendait une voix. Il voulait aller plus loin, sortir, risquer. Vivre. Borsalino lui restait beaucoup plus calme. Il ne dormais que très peu. Pas question de baisser sa garde. Pas question.

Le bateau finit par accoster au bout d'une journée durant laquelle les voyageurs clandestins ne connurent pas le moindre soucis, au grand dam de Sakazuki. Il devait sortir de là, se sentir vivre. Bouger, agir, courir, crier… Il avait besoin de sa dose ! Mais comment faire ? Son ami ne le laisserais jamais et il n'était pas bon de provoquer une dispute à un tel endroit. Soudain il eu une idée fantastique.

Il attendit que son ami dorme et décida de manger toutes leurs provisions. La mission ne devait durer qu'une semaine mais Borsalino avait prit l'équivalent de deux semaines de nourriture, « au cas où » d'après lui. Ce fut difficile pour Sakazuki de tout manger

-Mais comment il fait Garp ?

Finalement il réussit et attendit le réveil de son ami impatiemment. Avec ça il sera obligé de le laisser sortir, ils devaient à nouveau faire le plein pour les prochains jours de voyage.

Borsalino se réveilla sous les coups subtiles de son ami, c'étaient des légers coups de coudes et coups de genoux

-Pourquoi tu fais ça ? Arrêtes

-Oh.. Pardon. Pas fait ezprès

Borsalino le dévisagea. Pas fait exprès ? Et puis quoi encore ? Et qu'est ce qu'il veut à le regarder comme ça en souriant ? Qu'est ce qu'il a fait ? Borsalino comprit vite, une fois les yeux posés sur le sac de provision. Il avait osé…

-D'accord, on sort.

Inutile de batailler davantage. Cependant il n'en restait pas moins un goût de… trahison ? Oui c'est ça, il avait l'impression d'avoir été trahis. Il s'en souviendrais. Mais là il avait d'autres chats à fouetter : discrétion et survie. Puis éventuellement nourriture. Sakazuki s'en fichait de la nourriture, il voulait juste besoin de sensations, d'adrénaline et ça Borsalino le savait.

Une fois le bateau quitté plutôt facilement, vu que tous les marines étaient partit à part deux qui protégeaient le bateau, ils se mirent en quête d'explorer l'île. Ils empruntèrent un sentier battu dans la forêt de l'île. Sakazuki devant ne pensait qu'à découvrir des gens, des choses, des animaux alors que Borsalino derrière ne cessait d'observer si il y avait des marines aux alentours.

Et ce qui devait arriver arriva : la rencontre avec un pirate. C'était facilement prévisible vu que les deux petits garçons se dirigeaient vers leur planque sans même le savoir.

-Qui vous êtes les gosses ?

Un grand, très grand blond doté d'un bandana cachant son œil droit. Des multiples cicatrices visibles sur tout le corps. Un buste recouvert uniquement d'une chemise blanche cassée ouverte sur laquelle trônait une grande, longue et imposante cape de capitaine. Un pantalon noir large et des grosses chaussures au bout. Sakazuki leva de nouveau le regard vers son visage. Ah tient il ne l'avait pas remarqué la première fois mais en fait il était horriblement moche : sa barbe était longue et mal entretenu, des poils dépassaient de son nez et de ces oreilles. Les pirates n'avaient aucune classe… C'est pas un amiral qui aurait une telle dégaine !

-Répond au lieu de me regarder comme ça, ordonna le géant

-M'donne pas d'ordres

Borsalino prit son ami par l'épaule et le poussa en arrière. Il allait prendre le relais. Il y avait une information que Sakazuki n'avait pas prit en compte : cet homme paraissait très très fort. Ces muscles étaient la preuve d'une force à ne pas sous estimer et ces cicatrices témoignait d'un homme qui avait l'habitude des batailles. Ils ne devaient pas se battre. Borsalino prit un air faussement désolé accompagné de son adorable visage d'enfant et déclara en se prosternant légèrement par respect :

-Nous sommes juste de jeunes pêcheurs perdus… Excusez nous, nous retournons sur nos pas

Alors qu'il se retourna vite il sentit quelqu'un l'empêcher d'agir davantage. Il vit l'affreux visage du pirate tout proche du sien. Beaucoup trop proche. Le pirate s'étant mis à sourire, Borsalino fut surpris de voir à quel point ces dents blanches semblaient aiguisé :

-Un pêcheur dans une forêt ?

-Je… J'ai dit pêcheur ? Hmmmm… Excusez moi, je voulais dire chasseur.

Nul. C'était nul. Il le savait. Le pirate sourit davantage :

-Et il est où ton fusil jeune chasseur ?

Borsalino fronça les sourcils dans un grognement, il n'eut pas davantage de patience :

-Bon lâche moi. Ok on est ni pêcheur ni chasseur mais on veut juste partir c'est d'accord ?

Le pirate éclata de rire en serrant davantage sa prise :

-C'est d'accord ? Eh bah non gamin ! C'est pas d'accord ! Tu viens avec moi. Je crois que je t'aime beaucoup

Borsalino tenta de se débattre. En vain. Utiliser son fruit du démon ? Mais ces rayons lasers provoqueraient d'énormes explosions, il allait attirer l'attention. Se laisser faire ? Certainement pas ! Il tenta de l'atteindre avec des coups cependant sa puissance résidait dans sa vitesse, pas dans son si petit corps frêle. Il pensa à tout de même utiliser son fruit du démon de façon subtile mais le Pika Pika no Mi était son dernier atout, il ne pouvait pas le dévoiler comme ça.

-Hé attend !

Le pirate borne se retourna. Un gamin chemise rouge ouverte sur ces petits muscles. Sakazuki ne savait pas quoi faire, ces jambes tremblaient. Il avait peur. Très peur beaucoup trop peur pour faire quoi que ce soit. Mais son ami était là retenu sous ces yeux, il ne pouvait pas ne rien faire.

-Que veut tu ? Toi aussi tu veux avoir l'honneur de satisfaire mes besoins ?

-Pars abruti je me débrouillerais ! hurla l'enfant de lumière

Borsalino été intelligent et stratège. Il pouvait se débrouiller seul et Sakazuki le savait. Mais cette situation était bizarre, ce n'est pas comme d'habitude. D'habitude ils embêtent Garp et Sengoku et ensuite ils s'enfuient. Des fois c'est Tsuru ou Zephir qu'ils embêtent. Mais là ce sont eux qui se font attaquer par un pirate et il n'avait pas l'air de rigoler.

-Mais je…

-Pars je te dis fais moi confiance !

Lui faire confiance ? Après tout il n'avait pas encore utiliser son fruit du démon. C'est bien qu'il le gardait en secret pour pouvoir s'enfuir après. Mais pourquoi ne pas s'enfuir maintenant ? Sakazuki compris alors la pensée de Borsalino, il voulait le protéger en servant d'appât et en le laissant fuir. Non, Sakazuki ne pouvait pas accepter ça !

Il se mit en position de combat, ces petites mains devant son visage :

-Non, non et non ! On repart ensemble !

Le pirate sourit et se retourna totalement, près à prendre le second enfant avec lui. Borsalino vit rouge, pas question de le laisser faire du mal à Sakazuki ! Il lui envoya un chassé en pleine face à l'aide de son fruit du démon, l'homme, surpris par la lumière et la vitesse fut projeter une centaine de mètre plus loin.

-À mon tour !

Le corps de Sakazuki se mit à chauffer, du magma coulait de son visage avant que son ami ne l'arrête :

-Non ! On est dans une forêt, tu vas tout cramé !

Se rendant compte de sa bêtise l'enfant rouge reprit son apparence normal et se mit à courir sous les ordres du futur amiral Kizaru.

Leur souffle était saccadé, il courait sans se retourner. Aucun des deux ne maîtrisaient le haki de l'observation pourtant ils pouvaient parfaitement sentir la présence de l'homme derrière leur dos. L'homme ? Non ce n'était pas un homme à leur poursuite. Borsalino courait aussi vite qu'il le pouvait tout en restant à proximité de son ami qui avait un peu plus de mal à suivre après toute la quantité de nourriture qu'il avait ingurgité quelques temps auparavant.

-Plus vite Sakazuki !

-Je fais ce que je peux !

Il savait que son ami pourrait s'enfuir en un clin d'œil grâce à son pouvoir et culpabilisait de le ralentir. De plus la présence animale derrière eux se fit de plus en plus imposante, Sakazuki avait envie de regarder derrière lui, même si il savait qu'il ne devrait pas. Il ne devait pas. Il ne devait pas. Mais c'est quoi cette aura ? C'était juste un pirate maintenant on dirait qu'ils étaient poursuivis par le diable en personne. C'est qui ? C'est quoi ? Non non non. Ne pas se retourner ne pas se re… Il trébucha.

-Sakazuki !

Mais c'était trop tard. La présence était trop importante. Il était là, juste derrière lui. Au sol, Sakazuki ne pouvait pas le voir, il pouvait juste voir les yeux écarquillés de Borsalino.

-Qu'est ce que… Hé Borsalino !

Le petit maigrichon tomba au sol. Il ne pouvait pas croire ce qu'il avait devant les yeux. Il n'avait plus rien en commun avec le pirate d'il y a quelques seconde si ce n'est le bandana et le sourire malsain. Il était désormais une sorte de fauve haut de de quatre mètres. Ces imposantes griffes et sa gueule grande ouverte laissant découvrir des dents aussi aiguisés que des lames de rasoir qui ne présageaient rien de bon. Son imposante carcasse laissait imaginer une force inhumaine. Et enfin son apparence de fauve sous entendait une vitesse hors de l'ordinaire et la parfait agilité d'un félin.

-Un… Un… Berseck ? Le zoan mythologique du… Berseck ? C'est ça ?

Sakazuki pouvait clairement entendre la peur dans le voix de son ami. Comment étais ce possible ? Borsalino n'avait jamais peur ! Et qu'est ce qu'il avait dit ? Un zoan mythologique ? Encore plus rare qu'un logia… Un Berseck ? Le guerrier fauve dans la mythologie de North Blue ?

Sakazuki voulut se retourner pour voir ça de ces propres yeux. Mais une fois sur les fesses il ne s'attendait pas à voir le Berseck en question en train de dévorer l'estomac de son ami. Que s'était il passé ? Tout ça avait été beaucoup trop rapide. Il n'avait pas pu suivre. Pourquoi la moitié de l'estomac de Borsalino était dans les crocs de cette bête ?

-Que… Bor…

-Crétin, le pirate rouvrit sa bouche laissant l'enfant tomber au sol, voilà ce que c'est de vouloir protéger ces amis. Avec le Pika Pika no Mi t'aurais pu t'enfuir mais t'es resté à protéger un faible. D'ailleurs, tu n'as fait que repousser sa mort.

Le débardeur blanc de l'enfant vira au rouge en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. La plaie était profonde et c'était toute la moitié droite de son petit buste qui était endommagé. Sakazuki ne pouvait pas réagir. Il avait peur. Il était triste. Il était énervé. Mais par dessus tout il avait peur. Le pirate mit un coup de pied dans le corps déjà rouge de sang pour s'occuper du deuxième totalement paralysé.

-Att… Att… Attends… Je… Pas mort… Je suis… Mort… Non… Pas mort… Je suis pas mort !

Borsalino se débattait autant que son corps le lui permettait. Une main recouvrant sa plaie, il se tenait debout. D'une téléportation il apparut devant le visage du fauve et tenta de lui asséner un coup de poing à la vitesse de la lumière. Le fauve n'avait pas utiliser son haki. Il avait encaisser le coup. Borsalino écarquilla les yeux de stupeur, il n'avait pas la moindre égratignure !

-FUIS SAKAZUKI !

D'un cri il réveilla le rouge assit au sol dépourvu de tous ces moyens. Fuir ? Mais…

-Et toi ?

-Je m'en occupe. Fuis et j'arrive, il tourna légèrement sa tête pour pouvoir affronter le regard de son ami, tu me fais confiance non ?

Le regard de Borsalino avait totalement changé. Il n'était plus terrifié, il était rempli de détermination. Mais est ce que ça allait être suffisa…

-DÉPÊCHE TOI !

Immédiatement Sakazuki obéit sans parler et penser davantage. Courir sans se retourner. Son ami allait de toute façon revenir, il en était certain. Borsalino lui, refit face à son adversaire. Visiblement, ces coups même à la vitesse de la lumière ne servaient à rien. Mais il devait juste gagner du temps et fuir, c'était son plan.

-Zut. L'un des gamin s'est enfuit

Le pirate sourit de toutes ces horribles dents devenu rouge à cause de la morsure qu'il lui avait infligé quelques minutes auparavant :

-Je vais être gentil. Je te laisse cinq minutes durant lesquelles je ne vais rien faire. Rien. Tu pourras même essayer de fuir si tu veux mais je te rattraperais. Fais ce que tu veux pendant cinq minutes.

Borsalino fut surpris. Est ce qu'il le sous estimait ? Il ne devrait pas ! Il n'était pas si faible que ça ! Les coups ne marchent pas. D'accord, c'est partit pour un rayon. L'enfant chargea son doigts. Le rayon fut envoyé en pleine tête, entre les deux yeux. Simple, rapide et efficace. Un travail vite fait bien fait comme il les aime.

Il s'assit au sol. Il devait se reposer et se faire un bandage sinon son corps allait se vider de son sang. Il enleva son débardeur pour le transformer en bandage mais il sursauta quand il entendit le voix du fauve dans son dos :

-Déjà trente secondes de passées

Quoi ?! Il n'était pas mort ? Il avait… résisté ? Non, impossible. Il avait juste… Mal visé ? Oui, il avait eu de la chance rien de plus ! Borsalino chargea ces deux index cette fois ci et il envoya toutes une rafale de rayons.

Il avait certainement envoyé plus d'une centaine de rayon sur l'ensemble de son corps. Impossible qu'il s'en sorte. Une fois fini, Borsalino décida de rentrer au bateau immédiatement, il se fera un bandage une fois en sécurité.

-Il ne te reste que trois minutes gamin

Impossible. Il n'en revenait pas. Comment ? Le haki ? Non, il aurait remarqué la substance noire si c'était le cas. Alors comment ? COMMENT ?!

-Deux minutes.

Plus le choix, Borsalino devait fuir. Il se mit à courir en direction du bateau avant de s'arrêter subitement à mi-chemin. En faisant ça il lui indiquerait directement la localisation du bateau et donc la localisation de Sakazuki. Impossible d'aller la-bas. Mais où aller alors ? Il regarda désespérément autour de lui. Il n'y avait qu'un seul sentier : soit il va au bateau soit il retourne voir le Berseck. Sinon il se cache dans la forêt.

C'est la troisième proposition qu'il prit. Il se mit à courir en terrain totalement inconnu. Il n'y avait plus aucun chemin, plus rien pour le guider. Il devait lui rester moins de trente secondes du temps que lui avait accordé l'homme fauve et il comptait bien en profiter pour s'enfuir le plus loin possible. Loin. Loin du bateau. Loin de Sakazuki.

L'enfant avait les yeux fermés. Il se cogna contre un arbre qui lui fit reprendre conscience de la situation. Il fallait qu'il se cache. Se cacher pour pouvoir mieux s'enfuir après. Il n'avait pas l'intention de mourir ici mais il savait aussi qu'il n'arriverait pas à tuer le pirate.

Il regarda autour de lui à la recherche d'une cachette et aperçu un trou à hiboux. Il était assez petit pour s'y faufiler. Il grimpa l'immense arbre de toutes ces forces et s'installa dans le lugubre trou, à l'intérieur de l'arbre. Il remonta ces genoux à son visage et tenta de maîtriser sa respiration. C'est bon. Il allait survivr…

-Les cinq minutes sont écoulées mon ange

Comment ? Pourquoi ? Le haki de l'observation ? Ou bien son odeur ? Après tout c'était un fauve son odorat devait être développé. Qu'est ce qu'il pouvait faire lui maintenant ? Sa tête enfoui entre ces genoux et son torse il se contenta de trembler et pour la première fois de sa vie, il priait. Il demandait une aide d'un dieu ou du destin. Une aide de quelque chose ou de quelqu'un. Il avait peur, il n'avait jamais eu aussi peur. Même l'amiral en chef ne l'avait jamais autant terrifié.

-Je t'ai trouvé bébé

Borsalino n'osa pas relever la tête. Le bois autour de lui c'était détruit. Le fauve avait arraché toute la partie supérieur de l'arbre pour avoir sa petite proie sans défense juste devant lui.

-Viens voir tonton, il se lécha les babines en l'attrapant par la gorge, tu sais que je te trouve mignon ? Tu vas peut être devenir mon fiston dit t'es pas d'accord ?

Borsalino avait les larmes aux yeux mais sa fierté l'empêcher de les laisser couler. Jamais.

-On dirait bien que tu veux pleurer, il lécha la joue gauche de l'enfant, te gênes pas j'adore quand ma victime pleure ça l'a rend encore plus adorable

-Jamais… Un… Un amiral… Ça ne pleure pas !

Le pirate éclata de rire

-Et tu es amiral toi ?

-Non… Non. Non mais je le deviendrais ! Tu verras !

L'homme resserra sa prise sur sa gorge et se mit à lécher l'ensemble de son corps. C'est bon, les larmes tombaient des yeux de l'enfant. Il était dégoutté, écœuré par lui même. Comment pouvait il être aussi impuissant ? Pourquoi cet homme le léchait ? Qu'il le tue directement !

-Ah oui ? Tu vas devenir amiral ?

Le pirate n'avait pas les pensées saines. Il savait très bien ce qu'il allait faire de cet enfant.

-Bah il va falloir m'échapper ! Il va falloir survivre à ce que je vais te faire !

Il continue a le lécher sous les cris et les pleurs de l'enfant. Il préférait être torturé, être tué qu'être violé. Qu'avait il fait pour mériter ça ? Il avait juste accompagner son ami à l'aventure c'est tout. Il ne méritait pas ce qui lui arrivait

-Arrêtes ! Arrêtes je t'en supplie ! Tue moi mais me fait pas ça ! Arrête !

-Te faire quoi ? Ça ?

Le pirate prit son index gauche et l'allongea entièrement sur le dos de la main de l'enfant. Les cris et le long bruit du craquement qu'avait fait son os l'amusaient.

-Tu sais que tes rayons m'ont un peu picotés ? C'est pô gentil…

Il brisait tous ces autres doigts tout en léchant son si petit corps. Crack crack crack crack

-Hum cette main là est déjà fini ? Pas grave ! Passons à l'autre

Borsalino hurlait de toutes ces forces mais ces hurlements étaient masqué par les rires du pirate qui prenait un effroyable plaisir à le martyriser. Il ne se contentait plus de seulement le lécher et de lui rajouter des articulations aux doigts mais aussi de lui laisser des entailles sur tout son corps grâce à ces griffes. L'enfant était mutilé mais la peur du viol prenait le dessus sur la douleur, il ne l'a ressentait pas.

Le pirate passa son pouce entre son short et sa peau. Voyant le pire prendre forme Borsalino hurla une dernière fois, son rêve :

-Je deviendrais amiral quoi qu'il arrive ! Tu verras ! Je serais amiral je le deviendrais et je te tuerais toi et tous les autres pirates je vous déteste je vous déteste je vous hais vous êtes que de la vermine de la vermine ! JE DEVIENDRAIS AMIRAL AU QUARTIER GÉNÉRAL DE LA MARINE !

Le pirate en rigola. Il retira sa main et enfouis ces griffes profondément dans la peau de son abdomen laissa une marque de cinq trous autour de son nombril

-Tu ferais mieux de me supplier de t'épargner. Tu vas tranquillement me servir de jouet sexuel et ensuite je te tuerais. Compris ? Contente toi de gémir et d'hurler. Que ce soit de plaisir ou de douleur je m'en fiche mais arrêtes de parler, je n'aime pas ça.

Une fois les règles dictés et ses griffes retirées de l'abdomen du jeune garçon déjà recouvert d'une fine pellicule rouge il baissa doucement son short.

« Je veux pas… Je veux pas… »

-JE VEUX PAS !

Le pirate y allait doucement, C'était hilarant de le voir souffrir ainsi. Il sortit sa langue dans le but de tranquillement lécher le bas de l'enfant après s'être occupé de son buste mais…

-Enlève toi de là gros dégueulasse

Une impressionnante onde de choc le projeta plusieurs mètres plus loin et emporta tous les arbres sur son passage. Borsalino se sentit soulever par quelqu'un. Il leva les yeux pour voir le visage de son sauveur : musclé, les cheveux court noirs et surtout ses yeux qui n'avaient peur de rien. Ces yeux si rassurant qui disaient : « Ne t'inquiètes pas, tout vas bien, je suis là ». C'était lui, son héros : Garp.

-Rien de casser mon bonhomme ?

Borsalino regarda l'auteur de l'onde de choc qui faisait face au pirate : Sengoku. Ils étaient venus… Ils étaient venu le sauver ! Sakazuki ne devait pas être bien loin. Il avait du leur demander leur aide une fois qu'il s'était rendu compte que son absence était bien trop longue.

-BORSALINO !

En effet, il était juste là. Garp l'avait déposé au sol. Ils étaient à une centaine de mètres de Sengoku et du Berseck.

-Vous deux vous bougez pas. On s'en occupent.

Garp parti immédiatement sans entendre Borsalino qui lui criait qu'il fallait fuir :

-C'est dangereux ! Il est dangereux !

Sakazuki n'était que spectateur. Il voyait son ami à moitié mort en train d'hurler de fuir à deux colonels du quartier général. Le pirate était il si fort que ça ? Sengoku et Garp ne sont pas n'importe qui. Ils ne pourraient rien faire face à lui ?

-Borsalino…

Sakazuki n'était que spectateur. Il était impuissant. Il était faible.

Borsalino essaya de se lever malgré sa peur. Il voulait intervenir. Il pouvait aider, du moins il pensait qu'il pouvait aidé. Ces jambes tremblaient et tout son corps lui hurlait de rester assis. Mais il ne voulait pas. Il voulait se venger.

-Arrêtes… Z't'en supplie Borsalino ! Z'ai peur !

Borsalino s'arrêta en voyant son ami en larmes lui demander de tout arrêter

-J'ai peur aussi Sakazuki mais… je veux pas que tu meures

Ceci étant dit il se leva et marcha en direction de l'affrontement entre les deux colonels et le terrifiant pirate devant le regard impuissant de son meilleur ami.

L'affrontement faisait rage. La peau de l'homme fauve, aussi dure que du diamant résistait aux attaques des colonels. Ils ne pouvaient que le repousser. Le pirate arrivait à prendre l'avantage même à deux contre un. Sa force inhumaine combiné à sa vitesse extraordinaire… Même Sengoku qui maîtrisait parfaitement son fruit du démon ainsi que les six pouvoirs du cipher pol ne pouvait rien faire. Garp qui avait un don naturel pour le haki de l'armement voyait sa force inutile face à une peau aussi solide.

-Qu'est ce qu'on fait Sengoku ? Il faut changer de plan !

-J-J'en sais rien ! On est impuissant… Faut protéger les petits…

C'était la priorité. Les ramener en vie à Marinford. Il l'avait promis à Sakazuki.

-Les protéger ? le pirata éclata de rire, regardes un peu ça

Il se projeta jusqu'à Borsalino, l'enfant ne réalisa même pas ce qui venait de lui arriver qu'il tomba au sol. La douleur qu'il ressentait était trop intense, il n'eut même pas la force de crier. De ces quatre griffes il lui avait laissé quatre profondes entailles sur son torse en diagonal. Il n'y avait qu'une seule issue à cette souffrance : la mort.

-B-BORSALINO ? QU'EST CE QUE VOUS FAITES ENCORE LÀ ? FUYEZ PUTAIN FUYEZ !

-Fuir ? Non. Ce petit sera mon jouet un petit moment, jusqu'à ce qu'il me lasse.

Au sol, Borsalino ne pouvait rien faire. Il n'avait même plus de force, même pas celle de penser. Pour s'assurer qu'il ne bougerait plus, le pirate piétina à plusieurs reprises son genou droit. Le craquement fut assez fort pour que toutes les personnes présentes l'entendent. Sakazuki n'osait même plus respirer. Son genou gauche subit le même sort. Mais étrangement Borsalino n'avait pas fait le moindre bruit. Le pirate intrigué le souleva pour voir son visage : il s'était mordu les lèvres jusqu'au sang pour étouffer les hurlements de douleur qui auraient du sortir et malgré que ces yeux brillaient, il ne pleurait pas.

-Un… Un amiral… Ça ne pleure pas !

-Mon bonhomme…, Garp ne pouvait supporter un tel spectacle

Le pirate trouva cela effrayant. Peut être fallait il le tuer maintenant ? Malgré tout ce qu'il avait endurer il n'était toujours pas mort. Oui, il fallait le tuer maintenant. Il se pourrait qu'il soit une menace à l'avenir. La force mental est importante et ce petit en à déjà beaucoup trop. Et tant pis, il se trouverait un autre gamin pour assouvir ces envies pédophiles :

-Je t'aimais bien mais tu es dangereux. Ou du moins tu le deviendra. Adieu.

Il arma ses griffes de haki avec l'intention de lui arracher le cœur. Sakazuki toujours paralyser se contentait d'observer en silence tandis que Sengoku hurlait à l'homme de ne rien faire. Borsalino le regardait dans les yeux, hors de question de baisser le regard même face à la mort.

Le corps du jeune garçon tomba au sol. Et bizarrement il était encore vivant. Bizarrement son corps n'avait rien. Bizarrement.

-GARP !

Sengoku venait d'hurler le nom de son ami et alors Borsalino comprit comment il s'en était sorti. Devant lui : Garp. Le visage en sang. Il avait encaissé le coup de plein fouet pour pouvoir sauver son petit bonhomme. Le coup avait il touché son œil ? Est ce que son héros allait perdre son œil à cause de lui ?

-G… G… Ga…

-Prends tes dernières forces et rentres au bateau avec Sakazuki. Vite.

Le petit savait qu'il devait obéir sans faire d'histoire. Il essaya de se lever mais ses genoux le torturait. Il avait de moins en moins de force. Sakazuki était toujours paralysé.

-Bien. Vous avez gagner. Je suis énervé.

Sengoku sursauta. Énervé ? C'était pas bon. Pas bon du tout. Tout le pouvoir du Berseck réside dans sa fureur, une fois énervé il est impossible de le vaincre. Il doit tuer jusqu'à assouvir sa soif de sang. Est ce que les petits pourront fuir à temps ? Et Garp et lui, qu'allaient il devenir ?

Un coup de poing en plein visage répondit à sa question. Ils allaient mourir. L'homme fauve n'avait désormais plus rien d'un homme. Il avait encore grandit, sa fourrure n'était que plus imposante et sa gueule encore plus grande. Un véritable animal enragé avec un seul but. Tuer. Il roua Sengoku de coup au visage et au corps sans lui laisser le moindre répit. Il le frappa si fort qu'un énorme creu se forma sur le sol où se tenait le jeune colonel. Il ne pu résister longtemps et sombra dans l'inconscience.

Garp comprit qu'il fallait l'attirer le plus loin possible pour permettre aux enfants de s'échapper mais il n'eut pas le temps de mettre en pratique son plan. Il reçu le même traitement que son coéquipier quelques secondes auparavant. Il n'avait même pas pu voir les poings de son ennemi tant il était rapide. Les deux colonels à terre, il ne resta plus que les deux enfants.

Le Berseck s'attaqua d'abord au petit en rouge. Il lui écrabouilla le genou avant de lui mettre un bel uppercut. C'était suffisant pour le mettre K.O. Il restait le plus résistant. Lui. Il tenait debout malgré la torture. Il n'avait pas le choix. Il fallait le tuer.

Il se mit a califourchon sur lui et entama une série de coups de poings. Il concentrait ces coups sur son visage lui brisant les deux arcades qui encadraient sa face et une bonne partit de sa mâchoire. Plusieurs endroits de son crâne d'enfant fut fracturé. Son visage fut entièrement recouvert de sang, l'homme se leva et à l'aide de ces griffes il tortura son buste. Les plaies étaient toujours plus profondes, toujours plus longues. Cette carcasse ne ressemblait plus à rien. Il était impossible de voir sa peau derrière ce trop large voile rouge.

-Ca… Capitaine ?

L'homme se retourna. Un matelot de son équipage.

-Lui, lui et lui ils ont des fruits du démon. Tu leur met des menottes. Je vais aller tuer les autres marines, il me faut ma dose de sang une fois que je suis dans cette forme.

Ceci dit il partit en direction du port, déterminé à tuer le plus de monde possible. Le matelot lui s'exécuta. Il mit des menottes à l'homme à la coupe afro et au petit à la chemise rouge. Au moment de passer les menottes au dernier gamin, ou peut être gamine, il ne pouvait pas voir son visage il fut surpris d'entendre une voix :

-J-J-Je… Ami… Ral… S-S-Serait… A…

Le matelot sursauta de peur. Comment diable pouvait il encore parler ? Il regarda ces yeux… Ça… Ça… Ce n'était pas le regard d'un gosse qui allait mourir ! Pourtant c'est ce qu'il était !

-Moi je me casse !

Le matelot prit ces jambes à con cou, effrayé par le gamin. Ce dernier pu tant bien que mal se redresser. Il remarqua les menottes. Il devait aider ces amis. Mais il avait des menottes. Aux pieds et aux mains. Ces amis…

C'est après de longues heures d'acharnement entre cris, soupirs et serrage de dent qu'il réussit à les enlever. Il les avait fait glissé se bisant ainsi ce qui lui restait d'os. Ces mains tremblaient. Ces pieds de même. Tout son corps ne semblait être qu'un cadavre vivant. Vivant ? À peine…

Où trouvait il la force ? Il se le demandait. Et il le savait. Sa force c'était eux : Sakazuki, Garp et Sengoku. Garp… Est ce qu'il lui pardonnerait un jour ? Cette blessure ovale près de son œil gauche était de sa faute. Est ce qu'elle partirait un jour ?

Sakazuki semblait être celui qui était le moins mal. Mais il avait quand même besoin de soins. C'est trois là devaient se faire soigner. Ils étaient trop mal au point. Mais par qui ? Y avait il une ville ? Est ce qu'il arrivera à les emmener ?

-Aidez moi… Quelqu'un… N'importe qui…

Un miracle. Il n'avait plus qu'à attendre un miracle. Il se redressa. Non, il n'attendrait pas de miracle. C'est lui qui devait le provoquer le miracle.

Un trou noir apparut. Juste devant lui. Comme par magie. Il le contempla une seconde et regarda ces amis. Il ne se posa pas plus de question. Garp sur son épaule droite, Sengoku sur la gauche et Sakazuki dont la chemise était coincé dans entre ces dents.

-Ch'est parti…

Un pied. Un deuxième pied. Il n'y avait ni plafond, ni sol, ni mur. Le néant. Le néant ou peut être l'infini ? Les deux ? Ou aucun des deux ? Il ne fit aucun geste jusqu'au moment où il entendit une voix.

-Colonel… Ne devraient-ont pas prévenir l'amiral en chef ?

Il s'approcha de l'endroit d'où venait la voix

-Bof. Vous savez à quel point il est chiant quand on le dérange pendant les réunions. Attendons de voir.

Il était tout prêt. En fait il ne marchait même plus, il était attiré par la voix. Attiré par cet endroit. L'attirance se faisait de plus en plus forte, de plus en plus rapide jusqu'à qu'il soit totalement projeté à l'extérieur du trou noir vers une lumière blanche.

Fin du flashback

Sakazuki avait fini de compter son récit les larmes qui coulaient abondamment de ces petits yeux :

-Z'aurais pt'être pu faire que'que chose ! Mon magma aurait pu l'arrêter mais z'n'ai même pas essayer… Quand z'ai vu Sengoku et Garp échouer z'n'arrivait plus à bouzer… Tu sais m'sieur, Sengoku et Garp c'est les plus fort ! Ils sont fort fort fort tellement fort ! Alors quand z'les ai vus… Z'me suis dit que z'avais aucune chance… Z'm'en veux

Il continuait à pleurer. D'autant plus que de base, tout ceci était entièrement de sa faute, si il n'avait pas accepté le défi de Momonga…

-Ce qui est fait est fait. C'est tout.

L'amiral en chef actuel ne pouvait rien dire de plus. Petit à petit que Sakazuki racontait ce qui s'était passé ces propres souvenirs lui revenaient. Il se souvenait de Borsalino au moment où il est arrivé… Il se souvenait de ce fichu porc sur lui. C'était le capitaine de l'équipage Des Rocks. Un homme Berseck. Puissant, beaucoup trop puissant. Si ces souvenirs sont bons, ce ne sera que dans huit ans que le Garp et le Sengoku actuellement à l'hôpital réussiront à l'attraper. Ça provoquera la dissolution de l'équipage Des Rocks et ainsi l'apparition de l'équipage de Big Mom et de Kaidou encore quelques années après. Ça provoquera aussi le surnom de « héros » à Garp et de « stratège » à Sengoku.

-Viens mon garçon. On va manger. Il faut que tu saches que tes trois amis vont s'en sortir. Pour l'instant tu vas tranquillement rester avec moi.

Sakazuki le regardait les yeux encore brillants. Le mec a la casquette de mouette était vraiment un type bien. En plus…

-T'sais m'sieur, t'ressembles beaucoup beaucoup à Sengoku ! Et Sengoku moi z'l'aime alors toi aussi z't'aime

Sengoku rougit de gêne. Il lui ressemblait ? Bah oui ils étaient la même personne mais avec cinquante ans d'écart. Il espérait avoir changé entre ces cinquante années, il ne voulait pas ressembler à son lui d'il y a cinquante ans.

-Allons juste manger.

Il se leva, portant toujours l'enfant dans ces bras. Le petit Sakazuki totalement exténué par le long récit qu'il venait de faire s'endormit sur l'épaule de l'amiral en chef sans que celui ci ne s'en aperçoive. Une fois à la cafétéria c'est Garp qui le lui fit remarquer :

-Zut, j'avais pas vu… Je doit peut être le réveillé il n'a pas mangé

-Non, dit Tsuru, tu devrait plutôt changer ces bandages et le laisser dormir jusqu'à demain

-Ça fera quand même un total de trois jours entier sans manger, intervient Garp

-Ça ira

-Moi j'en mourrais

-Toi t'es une triple andouille

-Gwahaha j'adore ce mot !

Sengoku réfléchit un instant, le mieux était sûrement pour lui de dormir. D'ailleurs il aurait du mal à se rendormir si il se réveillait :

-Bon on va faire ça. Je suppose qu'il doit dormir dans mes appartements ? Tu veux pas le prendre avec toi Tsuru ?

-Non merci

Sengoku soupira :

-Je suis amiral en chef moi pas baby-sitter !

Il partit en grognant dans sa barbe tout en fusillant du regard l'amiral vêtu de rouge pourtant innocent.

Propre et vêtue d'un pyjama beaucoup trop grand pour son corps d'enfant, le petit Sakazuki dormait à poing fermé aux côtés de l'amiral en chef qui lui réfléchissait à ce qui était en train de se passer. C'était fou… Il se rappelait de l'affrontement, ce fut sa première défaite. Il repensait à Borsalino. Le pauvre petit avait failli se faire violer… Il essayait de se rappeler comment c'était passé le retour à Marinford. Ces souvenirs sont flous mais il se souvenait que c'est à ce moment là que Borsalino, Sakazuki, Momonga et Onigumo étaient devenu « adulte ». Surtout Borsalino.

Ils avaient arrêter toutes leurs bêtises et ces quatre là avaient enfin pris conscience de ce qu'est réellement la marine. Ils n'avaient cesser de s'entraîner. Sakazuki s'était refermé sur lui même. Ces sourires étaient devenus trop rare. Beaucoup trop rare pour un enfant. Son sens de la justice devenu de jour en jour plus poussé à l'extrême. Momonga fit un énorme travail sur lui même, pour savoir se contrôler. Que dire, à qui, à quel moment, comment le dire. Répondre à toutes ces questions en moins d'une seconde pour maîtriser l'art de la parole. L'art de la manipulation. Onigumo lui au contraire s'était totalement tût. Déjà qu'il n'avait jamais été bavard. Et Borsalino… Sa stratégie ne fut pas de se construire une carapace d'acier. Non. Lui il avait enfiler un masque. Celui de la gentillesse, du bonheur. Il avait constamment le sourire au lèvres. Un magnifique faux sourire. Une manie vicieuse qui était encore présente aujourd'hui. C'est vrai que même avant cet événement le sourire, le soleil ne quittait jamais ces lèvres. Mais avant c'était pour de vrai, il était réellement heureux. Après cet événement, tout changera à jamais.

Sengoku caressa les cheveux très court du petit endormi. Comment se passera le réveil du mini-Borsalino ? Comment allait il réagir à ce traumatisme ? D'ailleurs… Comment avait il surmonter ça ? Il pensa au vrai Borsalino, celui qu'il connaissait. Avait-il… réellement… surmonter ça ?

Il secoua la tête. Il devait arrêter d'y penser. Cela était du passé. Ces gamins allaient juste rentrer à leur époque et c'est tout.

Il ferma les yeux, rejoignant à son tour le pays des rêves.

C'est exactement au même moment que le Sengoku de vingt sept ans décida lui de quitter ce même pays. Il bougea un doigt. Puis sa main. Il ouvrit difficilement les yeux. Essaya de parler.

-Oh ? Vous êtes réveillez ? Quel synchronisation ! Votre ami s'est aussi réveillé il y a quelques instants.

Voilà ! J'espère que c'est pas trop long…

Review ? :)