Hey ! Voilà le chapitre cinq !
Bonne lectuuuure !
…..
Chapitre 5 : Dans quel genre de galère est ce qu'on est nous ?
Sengoku se leva plus tôt ce matin. Il décida d'aller acheter des vêtements adéquats à l'enfant qu'il hébergeait. Il passa aussi par la cafétéria sur le chemin du retour où il retrouva l'infirmière en chef :
-Ah bonjour Soraya. J'imagine que nous sommes venus pour la même raison ?
-Je pense bien ! J'ai demandé à ce que l'on fasse un petit déjeuner sur mesure au petit Sakazuki. Beaucoup de fruit pour beaucoup de vitamines. Il doit reprendre un rythme normal. Ce qui n'a pas été le cas des deux autres…
-Pardon ?
-Vous et Garp vous vous êtes réveillés en début de soirée. Vous avez vous deux énormément mangé avant de vous rendormir. On vient de m'avertir que vous vous êtes de nouveau réveillé ce matin pour manger à nouveau…
-Ne dîtes pas « vous » s'il vous plaît, je n'aime pas. Je suis là moi. Et… Il y avait assez de nourriture ? Garp n'a pas un estomac normal.
-Vous non plus, rigola la femme avant de se reprendre, enfin le mini-Sengoku je voulait dire. Il a aussi beaucoup mangé. Mais j'avais anticipé la chose, j'ai capturé un monstre marin dans la nuit alors ça va. Et le petit il a bien dormi ?
-Oui il n'a pas bougé. Je vais changer ces bandages et lui mettre de nouveau habits. Le petit Borsalino va bien ?
-Les fiches médicales m'ont beaucoup aidés. Il est très observé. Des fois son cœur s'arrête de battre, des fois c'est son cerveau qui cesse de répondre… Il est instable, c'est difficile mais on prend soin de lui.
Sengoku soupira. Il avait peur pour ce gamin. Il allait s'en sortir oui mais comment ? Et quand ? C'est la tête plein de question qu'il se dirigea vers ces appartement. Il ne fut pas surpris de voir l'enfant toujours endormis.
-Hé oh ! Sakazuki tu veux bien te réveiller ?
Il le secoua doucement, l'enfant ouvrit ces yeux petit à petit et bailla à s'en décrocher la mâchoire :
-Dézà l'matin ?
-Oui, lève toi. Tu passes à la douche et on va manger. Un bon gros repas t'attend.
Il se leva et s'exécuta. Une fois sa douche finit il fut cependant surpris par les vêtements qu'il portait. Il était habillé comme un jeune matelot. Une chemise blanche en débardeur, un short noir et des grosses chaussures
-À quoi z'ressemble moi ?
Visiblement il n'était pas très content de son apparence. Sengoku en rigola et lui mit la touche finale :
-Un gentil petit marine ! Regardes…
Il glissa autour de son col un bandeau qu'il noua
-Même comme ça tu n'aimes pas ?
Il se regarda encore devant le miroir. Il avait quand même grave la classe ! C'est juste la chemise qui est trop serré au col… Il déboutonna quelques boutons et se regarda encore avant de déclarer avec un grand sourire :
-Z'aime !
Sengoku sourit à son tour et marcha avec lui jusqu'à la cafétéria, main dans la main. Soraya avait autorisé l'enfant à marcher mais il ne devait pas trop forcer avec son genou. Tous les hauts gradés étaient présent pour manger leur petit déjeuner, cela devait être consistant car la journée de réunion s'annonçait longue. Le petit prit son plateau coloré et remplis de vitamines :
-Ça fait longtemps z'pas manzé
Il s'assit aux côtés de Sengoku qui lui avait un plateau beaucoup plus sobre. Une tasse de café, quelques croissant, une pomme et un yaourt. Ce sera suffisant. À la même table étaient assis Garp et Tsuru.
-D'ailleurs, les deux autres se sont réveillés, déclara le Bouddha
-Chengoku et Garp ? demanda l'enfant
-Oui mais on ne parle pas la bouche pleine
Il s'empressa d'avaler ce qu'il avait dans sa bouche pour pouvoir ajouter :
-T'sais m'sieur bah Sengoku et Garp ils sont arzi fort ! Garp il m'a dit qu'il pouvait détruite des montagnes avec une piznette mais z'lai zamais vu faire mais il a dit qu'il pouvait alors il peut !
-Ah oui ? Tu te dit pas que peut être Garp c'est rien qu'un gros menteur ?
Sakazuki stoppa tous ces mouvement. Il le regarda. Baissa les yeux. Le re-regarda. Re-baissa les yeux. Un menteur ? Des larmes se mirent à couler. Sengoku conscient de sa bêtise tenta de se rattraper :
-Mais non mais non je rigole bien sûr que c'est pas un menteur !
Les deux vices amiraux à sa table rigolaient à s'en briser les cordes vocales devant l'hilarante scène. L'enfant lui versait des larmes silencieuses
-Garp… Il m'a menti ? Il est pas arzi fort ?
Il se sentait trahi. Sengoku ne sachant quoi faire devant cette situation décida de frapper son ami
-Abruti ! C'est de ta faute ça tu lui raconte toujours des bêtises !
-Gwahahaha mais c'est trop drôle regardes comment il y croit !
L'enfant se fit beaucoup plus bruyant attirant l'attention de tout le cafétéria
-C'est quoi ce bordel ?
-C'est le petit Sakazuki ?
-Il passait sa vie à chialer quand on était gosse, dit furtivement Onigumo
-Ooooh oui c'est vrai
-Non ça l'est pas !
-EH SAKAZUKI QUI T'AS FAIT PLEURER ?
Tous se retournèrent vers la voix
-Gwahaha défend toi Saka ! Éclate lui la tronche !
-Non imbécile il doit faire preuve de diplomatie et tranquillement discuter avec la personne qui est en désaccord avec lui. C'est quand même mieux que de frapper. La violence viendra si il ne trouve pas de compromis
-Mouais donc au final ils vont se battre ? Autant le faire directement sans parler gwahaha
Les deux jeunes semblaient âgés d'une bonne vingtaine d'années, peut être même bientôt trente. Ils avaient des tenus propres de colonel, la cape de la justice incluse. Ils marchèrent jusqu'à arrivé à hauteur de leur protégé traversant ainsi toute la cafétéria. Garp le frappa au visage l'envoyant volé contre le mur à l'autre bout de la pièce
-Gwahaha ça lui apprendra à pleurer
Il mangea la totalité de son plateau en guise de punition
-Triple abruti t'aurais pu le frapper moins fort là il va encore plus pleurer !
Ce qui fut vrai, une fois les fesses au sol le mini-Sakazuki hurla. Le jeune Sengoku se précipita vers lui pour le consoler mais le plus rapide fut Garp
-Bon bah si il continue à pleurer je vais être obligé de continuer à le frapper
Il arriva avant Sengoku et lui remis un coup en plein visage
-Aller on arrête de faire la mauviette maintenant
-Mais quel crétin celui là !
L'enfant fou de rage décida de se défendre. La salle devenu brûlante, son fruit du démon était en action.
-Z'VAIS TE CARBONISER ! T'ES RIEN QU'UN MENTEUR MÊME QUE T'PEUX MÊME PAS DÉTRUIRE DES MONTAGNES AVEC UNE PIZNETTE TU M'AS MENTI ! MENTI !
-Ah ? Qui c'est qui te l'as dit ?
L'enfant laissa exploser sa rage qui se matérialisa en une vague de magma qui envahi toute la salle obligeant tout le monde à sortir
-Alala qu'est ce qu'il est chiant le gosse. Voilà un truc qui a pas changé en cinquante ans
-Ferme là le glaçon ! Il fait juste répliquer à une attaque qu'il a subit. Quelle idée de frapper aussi fort un enfant ?
-Gwahahaha c'était pour t'endurcir ! D'ailleurs j'ai réussi, c'est grâce à moi que t'es amiral !
-En tout cas faut l'arrêter si on veut pouvoir manger dans notre cafétéria ce soir…
Sengoku se risqua à entrer de nouveau pour voir ce qu'il s'y passait avec les trois invités. Son lui plus jeune était accroché tant bien que mal au plafond tandis que Garp s'était réfugié au dessus d'un frigo. Le plus jeune pleurait au centre de la pièce, un océan de magma sous ces pieds.
-Bon bah je suppose qu'on pourra pas manger ici ce soir… Faudra descendre à l'étage d'en dessous et virer tous les matelots. C'est les restaurants de la ville qui vont être content de les voir manger chez eux
Il enduit ces pieds de haki pour pouvoir marcher. Il alla jusqu'à Sakazuki
-Aller mon grand arrêtes de pleurer
Son corps étant redevenu normal, il se laissa porter pas Sengoku qui se dirigea vers la sortie sans accorder la moindre attention aux deux autres. Aussitôt dans les bras de Sengoku, Sakazuki sécha ces larmes. Cet homme était si glorieux, si impressionnant. Avec lui, Garp n'avait qu'à bien se tenir.
-Ah bah revoilà la pleureuse gwahaha
L'enfant fronça les sourcils en direction du vieil homme qui n'en rigola que davantage
-Ne t'occupes pas de ça Sakazuki et toi G… euh… Et toi arrêtes de rigoler !
Il ne fallait pas l'appeler par son prénom. Heureusement ni l'enfant ni les deux nouveaux arrivants ne remarqua ce moment d'hésitation. Les deux étaient là devant toute la troupe, les yeux baissés. On auraient dit deux gamins qu'on réprimandaient et c'était le cas :
-Bon vous deux. Vous avez vu comment est la cafétéria à cause de vos bêtises ?
-Notre faute ? Tu rigoles le vieux ! C'est Sakazuki, c'est son magma !
-Il s'est juste défendu c'est toi qui a commencé, gronda l'amiral rouge
-Bah oui mais je l'ai frappé parce que c'est rien qu'une pleureuse, il faut l'endurcir ! Il me remerciera quand il deviendra amiral tu verras !
-Z'le deviendrais sans ton aide mézant de toute façon z'taime pas moi z'aime Sengoku
Ce dernier prit la parole :
-Enfin bref… Nous vous demandons pardon pour les dégâts causés, on peut peut être participé au nettoyage ?
Son alter-égo plus âgé lui répondit avec calme
-Avec ton collègue dans les parages ? Certainement pas. Vous allez prendre Sakazuki et vous occupez toute la journée sans rien casser. Nous on bosse.
-Une si grosse journée de réunion qui commence avec un ventre même pas plein à cause de deux idiots. Quelle plaie, soupira Tsuru
Ces quelques mots attirèrent fortement l'attention du plus jeune Sengoku. Les soldats du présent se dirigèrent vers la salle de réunion tandis que Garp et Sakazuki continuèrent à se disputer
-Sengoku ! Hé Sengoku à quoi tu penses ? Viens on y va ! Faut trouver un truc à faire
-Euh ouais partez devant je vous rejoins
Garp obéit tandis que son ami marcha vers le groupe qui venait juste de partir. Il les suivaient sans un mot jusqu'à que le vrai Sengoku en eu marre
-Bon qu'est ce que tu veux ?
-Bah je voulais récupérer l'escargophone que j'avais
-Et tu pouvais pas le dire au lieu de nous suivre comme ça ?
-Bah…
Il regardait la vielle dame avec insistance
-Mouais non rien je veux juste mon escargophone
-Suis moi
Il obéit tout en questionnant l'adulte. Quelqu'un avait appelé ? Tsuru. Avait elle avertit Zephir ? Apparemment oui. Et l'amiral en chef ? Aucune idée. Savait elle pour Borsalino et Sakazuki ? Oui.
-D'ailleurs il va bien Borsalino ? On a pas pu le voir… Je m'inquiète, il était très très mal au point autant physiquement que mentalement…
-Il devrait sans remettre.
Sengoku été fatigué de parler à son lui plus jeune, c'était une situation bizarre qui ne lui plaisait pas. Il arrivèrent dans la salle et il lui donna l'objet tout en l'invitant à partir. Les vices amiraux commencèrent à s'asseoir. Le jeune colonel se mit à rebrousser chemin mais il s'arrêta devant la vielle, il devait lui parler ça le démangeait
-Excuser moi… Êtes vous la Tsuru de ce monde ? Non je dit ça parce que vous avez la même façon de parler enfin… Je ne sais pas, ça ne s'explique pas mais je saurais reconnaître Tsuru parmi un million de personne
L'amiral en chef vira au rouge cramoisi tandis que Garp le Héros se pinça la main jusqu'au sang pour ne pas rigoler
-Ooooh c'est miiiiii…, commenca Kizaru mais il fut coupé
-Toi tu la fermes, tonna Sengoku
Tsuru répondit le regard détourné, elle aussi légèrement rouge
-Non désolé. Tu peux y aller maintenant
Le jeune s'approcha davantage et lis l'inscription écrite sur son manteau
- « Vice amiral Tsuru »
Cette fois ci s'en était trop pour Garp, elle avait vraiment laissé son étiquette ? Même lui avait pensé à l'enlever ! Il éclata de rire en se tenant les côtes. Sengoku lui paraissait désespéré, comment avait elle pu faire une telle erreur ? Les vices amiraux se retenaient de ne pas éclater de rire. Aokiji ne cachait pas son sourire moqueur.
-Pff sérieux même dans une autre époque tu fais toujours ce genre d'erreur ? C'est énervant tu sais. T'es beaucoup trop tête en l'air ça m'inquiète. Qu'est ce que tu peu être idiote des fois
-QUI C'EST QUE TU TRAITES D'IDIOTE ?
La femme lui assena un haï-kick en pleine face tandis que le reste de ces collègues rigolèrent
-Ouille ça fait mal…
-Va t'en maintenant espèce d'abruti ça arrive à tout le monde d'oublier des trucs de temps en temps
-Moi j'aurais jamais fais ça
Ah oui c'était sûr. Sengoku avait bien pensé à enlever son badge ce matin. Enfin… Il vérifia et… Ahem. Tsuru lui lança des éclairs du regard et Garp n'en pouvait plus de rigoler autant, c'est finalement tout l'élite de la marine qui éclata de rire mis à part Akainu
-Sérieusement ?! Même moi j'y ai pensé vous vous en rendez compte ? Même moi j'y ai pensé ! Vous êtes bêtes les amis !
-C'est toi qui dit ça ?!
-C'est toi qui dit ça ?!
Ces deux amis étaient clairement outré par le culot du Héros. Le jeune colonel lui se contenta d'hausser les épaules en rebroussant chemin. Une fois la porte fermée Tsuru hurla sur la totalité de ces collègues masculins afin de retrouver le calme d'antan. Sengoku reprit son sérieux et la réunion débuta doucement.
Dans le cimetière des bateaux Garp et Sakazuki attendaient Sengoku qui ne tarda pas. Il n'y avait pas d'enfant, l'orphelinat n'existait plus ainsi la base secrète n'en était pas une. Juste un véritable cimetière de bateaux. Cependant aucun des trois savaient qu'ils étaient dans le futur, on leur avait simplement dit qu'ils étaient dans une sorte d'autre dimension où ils pourraient ou non trouver des personnes qui leurs correspondent. Par exemple dans ce monde il pourrait y avoir un Garp qui serait pirate. C'était faux mais les médecins ont pensé que ce serait plus simple à expliquer.
-Les gars j'ai un escargophone, on peut parler avec Tsuru. Je pense que c'est l'unique contact qu'il existe entre ce monde et le notre mais avant…
Il s'assit sur un morceau de bois et fixa Sakazuki dans ces petits yeux. Il le fixait durement.
-Tu vas m'expliquer ce qu'il s'est passé
Sakazuki se mit a tout lui raconter. Tout ce qu'il savait. Que tout ça avait commencé par un cap ou pas cap de Momonga et d'Onigumo. Que c'est lui qui avait insisté pour le faire. Que à cause de lui qu'ils étaient sortis du bateau. Que c'est Borsalino qui lui a dit de s'enfuir.
-Et c'est à ce moment là que tu as couru au bateau pour nous demander d'intervenir ?
Il hocha la tête
-Je suis désolé de vous avoir emporter là dedans…
-C'est bon mais… Pourquoi t'es pas retourné au bateau comme on te l'avait dit ?
-J-Je-J'a-J'avais…
Il tenta d'expliquer tant bien que mal qu'il avait été totalement paralysé. Incapable de faire quoi que ce soit. Sengoku s'autorisa un moment de tendresse, il le prit et laissa l'enfant pleurer dans ces bras. Garp lui ne savait trop quoi faire. C'était difficile de pouvoir rigoler de ça, il n'y avait rien de pire comme sensation de se sentir faible et impuissant, il le savait. Le regret est le pire sentiment qui puisse exister. Il le sait.
-Bon vous deux vous êtes bien mignon mais qu'est ce qu'on fait maintenant ?
-Il faut préparer un plan pour revenir dans notre Marinford. Le chef d'ici avec la casquette de mouette m'a dit qu'il nous aiderait. Mais faut voir ce qu'on va faire pour l'amiral en chef… Je vais appeler Tsuru et on va se mettre d'accord
Garp compris vite le message : prend Sakazuki loin d'ici moi je m'occupe de la stratégie
-Et si on allait voir Borsy nous deux ?
-Borsalino ! Il aime pas qu'on l'appelle Borsy !
-Gwahaha c'est vrai ! Pourquoi d'ailleurs ?
-Parce que l'amiral en chef l'appelle toujours comme ça…
Garp ravala sa salive regrettant toutes les fois où il l'avait appelé ainsi. Le chef faisait vivre un enfer aux gosses de l'orphelinat, rien que sa sélection était un enfer en soi. C'était pitoyable. Mais pour Borsalino c'était pire, il n'était même pas orphelin. Sa mère et morte sous ces yeux et son père aussi, le pauvre homme avait fait le chemin jusqu'à Marinford pour récupérer son fils. Il n'avait eu droit qu'à une exécution publique. La punition de niveau un, la mort par le bûcher sous les yeux de tous les citoyens et de son propre enfant. Borsalino avait souffert alors l'appeler par la façon dont l'appelle son tortionnaire… Garp se jura en son fort intérieur de ne plus jamais dire ce surnom.
Pendant que le futur héros accompagné par le futur amiral rouge partirent en direction de l'hôpital, le futur amiral en chef composa le numéro de Tsuru. Elle répondit au bout de deux signaux :
-Ici Tsuru colonel du Quartier Général de la Marine j'écoute ?
-C'est Sengoku. On s'est réveillé avec Garp.
-Sérieux Sengoku ? Le vrai ? Génial !
-Oui mais Tsuru on est dans de beaux draps là
-T'inquiètes j'ai fais des recherches. Alors je vais tout dire d'un coup. Tu m'écoutes bien ?
Il inspira un grand coup, préparant son cerveau à enregistrer toutes les informations
-Ok tu peux y aller
-Tout d'abord vous étiez sur l'île du temps. Une fois tous les siècles des trous noirs apparaissent aléatoirement sur toute l'île et y reste pour une certaine durée. Peu importe le trou noir, ils sont tous relié au même point : le centre du monde c'est-à-dire Marinford. Qu'on prenne un trou noir qui te ramène dix siècles dans le passé ou dix siècles dans le futur ce sera dans tous les cas à Marinford que tu atterriras. Pour revenir à ton époque tu dois retourner sur l'île du temps et prendre le même trou noir, forcément le même ! Si tu prend le même alors tu retourneras sur l'île du temps mais de ton époque, si tu te trompe tu seras encore dans un Marinford d'une autre époque. Mais les trous noirs ne restent pas indéfiniment. La période d'apparition des trous noirs est un mois, pendant un mois ils fleurissent partout sur l'île
-Et les trous noirs du coup ils restent un mois ?
-C'est bien ça le problème : il ne reste pas tous la même durée. Mais de ce que j'ai pu rechercher, il reste entre trois et sept jour.
-L'écart est grand…
Tsuru farfouilla un peu dans sa paperasse avant de continuer :
-C'est vrai mais il semblerait que plus on avance dans l'histoire plus il reste longtemps. Comme c'est un phénomène qui n'arrive que tous les siècles les témoignages sont rares et vieux. Tu dois bien avoir une bibliothèque dans ton Marinford. Tu feras des recherches mais moi de ce que j'ai pu conclure c'est que à peu près tous les deux cents ans la période augmente. Quoi qu'il en soit aujourd'hui est le troisième jour. Il faut essayer de ne pas rester plus de cinq jour sinon ce serait risqué. Quand est ce que tu peux partir ?
-En théorie on part quand on veut mais en réalité il faut attendre que Borsalino récupère. Il est constamment en soins intensifs… Il paraît que des fois son cœur s'arrête de battre, c'est les infirmières qui en discutaient. J'ai peur pour lui mais le chef d'ici m'a affirmé qu'il allait s'en sortir.
-Même si il s'en sort… Kazuaki veut le tuer.
Le colonel n'en revenait pas :
-Quoi ?
-Il est au courant de sa disparition. Je ne lui ai pas dit qu'il était avec vous… Tous les soldats le cherchent à Marinford, les enfants n'ont pas craché le morceau mais j'ai réussi à faire parler Momonga qui m'a raconté le pourquoi du comment. Les petits me font confiance alors c'est aller vite.
-Je vois… Qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire pour lui éviter la torture ? Le chef ne le tuera pas, il adore son fruit du démon, il souhaite faire de lui un amiral. D'ailleurs il est le genre de personne à préférer la vitesse à la puissance, c'est pour ça qu'ils nous a envoyé chercher le Goro Goro no Mi, le fruit de la foudre. Il aime trop le Pika Pika no Mi et Borsalino lui même pour pouvoir le tuer. Même si c'est un amour à sens unique et plutôt malsain…
-C'est vrai. J'ai pas encore réfléchis comment on pourra lui éviter une sanction. Je crois que c'est impossible, dans tous les cas il reviendra à Marinford et le chef voudra se venger de s'être enfui
-Et pour Sakazuki ?
-Le chef n'a pas remarqué son absence. Il était trop occupé par celle de Borsalino
-Borsalino a d'une certaine manière encore protéger Sakazuki
-C'est ça. J'ai pensé que Sakazuki pourrait discrètement revenir avec vous et on s'occupera de chercher Borsalino après. On le laisse sur une île aux alentours et on revient le chercher dans quelques temps. Le temps que le chef se calme
-Tu crois pas que plus le temps passera plus il sera énervé ? Faut surtout qu'il revienne au plus vite
-Si il le découvre comme ça il échappera pas à la torture… Il déteste les faibles et il a placé beaucoup d'espoir en lui. Si il le voit autant blessé comment il va réagir ?
-Tu sais… Borsalino aurait du mourir. Il est blessé à un point inimaginable. Je crois qu'il sera encore plus fier de voir qu'il a survécu à ça
-Quand on connaît le personnage c'est vraiment malsain ce que tu dis !
Il y eu un silence de plusieurs secondes. Oui, l'amour que portait Kazuaki à Borsalino était des plus malsain… Il n'était attiré que par sa puissance naturelle. Borsalino était né comme ça, il était puissant, il avait une volonté de fer et son corps était très résistant. De plus l'amiral en chef lui avait fait manger son fruit du démon favori qu'il avait vite appris à maîtriser. C'était dégueulasse de se servir d'un enfant comme ça… Sengoku reprit :
-Je sais… Je sais… On pourrait peut être… Enfin… L'aider à partir de Marinford ?
-QUOI ?!
-Tsuru cet endroit est un enfer pour lui !
-Je sais mais…
-C'est bon on oublie. On oublie. Écoute Tsuru je vais faire des recherches de mon côtés. Je t'appellerais si j'ai du nouveau ou si Borsalino se réveille.
-Ça marche. Moi je te contacte si la situation évolue par rapport à l'amiral en chef c'est d'accord ?
-On fait comme ça.
Sengoku raccrocha sans plus de politesse. Ce n'était pas vraiment le moment. Il marcha en direction de l'hôpital pour rejoindre les deux qu'il avait laissé. Il fut surpris de les voir eux aussi marcher vers lui
-Alors ?
-Ils nous ont pas laissé le voir. Il est constamment surveillé alors ils ne veulent pas qu'on les dérange
-Je vois…
Il résuma sa conversation avec Tsuru en prenant soin de ne rien dire de la fin de la discussion par rapport à l'amiral en chef. Il en discuterais ce soir avec Garp quand Sakazuki dormira
-Alors l'idéal serait qu'on puisse prendre le trou noir dans deux jours. Mais il nous faut plus d'information même si Tsuru a déjà beaucoup travaillé
-Bon bah on va à la bibliothèque tous ensemble ? Ça te vas Sakazuki ?
L'enfant hocha la tête. Il regarda tristement l'hôpital dans lequel était détenu son meilleur ami, Borsalino adore les livres.
…
La journée passa vite. C'était déjà le soir. Le Bouddha leur avait indiqué leurs appartements et s'était assuré qu'ils ne manquent de rien. Sakazuki voulut rester vivre avec lui mais c'est à contre cœur qu'il refusa, il ne devait pas s'attacher à cet enfant. Ce n'était pas bon d'autant plus qu'il était le passé d'un de ces collègues. Il pourrait apprendre des choses sur son passé que son amiral ne voulait pas forcément qu'un autre sache et il voulait éviter ça, par respect pour Akainu.
Sakazuki se coucha plus tôt que d'habitude exténué par la journée de lecture. C'est alors à table, dans la cafétéria rénové, que le jeune Sengoku raconta la fin de la discussion avec Tsuru à son ami Garp. Sous les oreilles attentives des autres hauts gradés qui faisait mine de rien.
-Ah je vois. La sanction semble être inévitable pour Borsalino mais on peut s'arranger pour Sakazuki c'est ça ?
-Oui c'est ça…
*BelupBelupBelup*
Tsuru ?!
-All…
-Je peux pas beaucoup parler Sengoku. Je sors d'une réunion secrète. Le chef a compris pour Sakazuki, il a mis les deux en liens. Il est persuadé que vous avez désertés avec eux
-Qu…
-Laisse moi finir ! Il a décidé d'utiliser un Buster Call sur l'île du Temps. Il veut que je l'aide à l'organiser…
-Tu déconnes ?
-Il sera lancé dans quelques jours vous devez vous dépêchez de revenir et tant pis pour les deux petits, ils assumeront leurs actes
-Tsuru ! Garp pris le combiné énervé des derniers mots de son amie, assumer leurs actes ? Tu parles de deux gamins de six ans ! Ils ont juste fait une connerie et je suis sûr qu'ils regrettent suffisamment pas besoin que ce tocard en rajoute !
Une voix grave se fit entendre en arrière plan
-Voyons ma chère colonel. Vous ne respectez pas le couvre feu ? Avec qui parlez vous juste après une réunion si importante ? Et qui cet homme traite-t-il de tocard ?
Sengoku sentit son sang se glacé, dans quel galère avaient ils bien pu se mettre ?
-Ahem… Amiral en chef… Voyez vous j'avais promis à mon amant de l'appeler avant de dormir mais la réunion d'urgence de tout à l'heure ne m'a pas permis de tenir parole. J'ai donc voulu l'appeler tout de suite et… Mon amant est légèrement jaloux de mes collègues masculins bien que nos relations sont strictement professionnels. Vous savez… L'amour…
-J'ai pourtant cru reconnaître la voix de ce traître de Garp
-Ah euh non c'est mon amant euh…
Sengoku prit la parole en essayant au maximum de changer sa voix
-Excusez moi de vous interrompre je suis… Pagama… mo ! Pagamamo. Ahem. Je vous demande pardon à la place de ma bien aimée, je ne souhaitais en aucun cas qu'elle transgresse les règles cependant entendre le son de sa voix avant de dormir m'est indispensable. C'est… euh… C'est l'amour !
-Bien Pagamamo. Ça passera pour cette fois. Terminez vite cette conversation.
-Oui, fit Tsuru, bonne nuit mon Pagamoma
-PagaMAmo, rectifia par réflexe Sengoku
-Oui oui oui, se dêpécha Tsuru en sueur
-Vous ne connaissez pas bien le nom de votre amant colonel Tsuru ?
-Ah…
Sengoku se sentit suer à grosse gouttes et tenta quelque chose
-C'est que mon prénom c'est Pagamoma mais mon nom de famille Pagamamo…
-J'ai l'impression que vous foutez de ma gueule mais soit. Je dois préparer un Buster Call et vous aller m'aider
-Bien entendu
Elle raccrocha sans plus de politesse permettant enfin à Garp de pouvoir relâcher la respiration qu'il retenait depuis toutes ces minutes
-Ouah j'ai cru que j'allais mourir !
-Dans quel genre de galère est ce qu'on est nous ? Il croit qu'on est des traîtres et il va détruire l'île où on est sensé arrivé !
-Faut vite qu'on parte. Il faut partir même si Borsalino n'est pas rétablis
-Garp… Si on a eu autant de mal à trouver des informations dans cette bibliothèque c'est peut être que… dans ce monde l'île est déjà détruite ?
-…
-…
-Oh putain
Sans un mot de plus les deux jeunes repartirent à la bibliothèque pour rechercher plus d'information. Le Buster Call effaçait l'île mais aussi son histoire… C'était sûrement la raison qui expliquait pourquoi il y avait si peu de livre parlant de l'île du temps à cette époque.
À l'autre bout de la pièce, les trois amis de longues dates avaient tout entendu :
-Gwahaha c'était insoutenable !
-Tu peux parler mais tu sais pas ce que c'est de vivre ça quand t'y est. C'était horrible maintenant que je les revus je m'en souviens comme si c'était hier
-Gwahaha et toi Sengoku t'as pas pu trouver plus ridicule comme nom ?
-La ferme je m'en souviens plus mais j'imagine que j'ai dû stresser. On sais tous la peur qu'inspirait l'amiral en chef
Garp en eut un frisson :
-Je maintient que ce mec était un tocard, déclara-t-il en mâchouillant un énorme bout de viande
-Mais finalement qu'est ce qui s'est passé déjà ? L'île à été détruite ou pas ?
Tsuru hocha la tête
-J'ai bien relu le dossier que Sakazuki m'a donné et j'ai même fait faire des recherches à Mariejoie. L'île avait bien été détruite, dans leur époque elle le sera dans trois jours.
-Donc ils doivent prendre le trou noir avant trois jours…
-Et étant donné que la traversé peut mettre deux jours maximum selon les courants marins…
-Ils doivent partir demain…
-Sauf que l'île n'existe plus.
-Quel putain de bordel, conclut Sengoku
Garp se contenta de rire :
-Gwahaha les gars tranquille ! On en sort vivant !
Quelques tables plus loin c'est Akainu et Kizaru qui discutaient accompagné de Momonga et Onigumo :
-Même là tu me protégeais sale débile
-Ooooh mais là c'est contre mon gré !
-Attend de voir ce qu'il va faire après… glissa Momonga
-Vous trois vous devriez me raconter ! Ça fait cinquante ans maintenant
-Justement. Oublie, dit Kizartu d'un ton glacial qui ne lui ressemblait pas
Sakazuki se leva et parti. Tout ce qu'il savait c'est que lui il s'en sortirait sans aucune sanction, pas même une punition. Mais ce qu'il savait aussi c'est que Borsalino vivra l'enfer une fois de retour dans le vrai Marinford et il n'a jamais su pourquoi lui avait éviter la sanction suprême juste avant la mort alors que Borsalino avait du l'encaisser. Il n'a jamais su. La réponse à ces interrogations se trouvent certainement ici. Il devait rester au Quartier Général pour observer ce qui allait se passer.
L'amiral rouge n'avait que deux souvenirs de ce voyage dans le temps.
Il se souvenait d'un homme. Si bon, si généreux. Il était l'allégorie même du bien. Tout chez lui transpirait la bonté, la vertu et la confiance. Un très très grand monsieur avec une casquette trop cool. Mais l'image était flou…
Il se souvenait aussi d'une promesse. De cette promesse. Jamais il ne l'avait oublié et jamais il ne l'oublierais.
Rien d'autre. Par contre il se souvenait parfaitement de ce qui s'était passé avant et après. Et même cinquante après, il en gardait encore des remords. Tout été de sa faute…
Loin de là, dans l'hôpital de Marinford un médecin hurla à en faire sursauter ces collègues :
-REGARDEZ ! Il A BOUGÉ LE PETIT DOIGTS !
Tout se retournèrent mais ne virent que le corps inconscient de l'enfant
-Si t'es fatigué va dormir
-Mais non il…
Il aurait pourtant juré que l'enfant avait bougé. Il était peut être un peu fatigué ? Tous quittèrent la chambre et ne virent pas l'œil de l'enfant les observer sortir. Il ne le virent pas non plus se redresser sur son lit pour réfléchir à comment s'enfuir discrètement de cet endroit.
…
Et voilà pour le chapitre cinq !
Review pleaase ? ;$
