Hay ! Comment allez vous ? Voilà le chapitre six ;)
Bonne lecture !
…
Chapitre 6 : Je te demandes pardon !
Une fois seul Borsalino se mit à observer autour de lui. Une chambre d'hôpital tout ce qu'il y a de plus banal. Enfin ça aurait pu être le cas or là il été attaché à de trop nombreux appareils électriques pour pouvoir qualifié cet endroit de banal. Comment sortir discrètement ? Il regarda l'heure : 20h… Si il se débranchait, les infirmiers le remarqueraient. Il fallait qu'il attende. Il y avait certainement des infirmiers de nuit mais c'est entre 3h et 4h qu'ils sont le plus fatigué. Si il se débranchait à ce moment là alors ils ne remarqueraient peut être pas l'absence de signal. Du moins pas dans l'immédiat et ça lui laisserait le temps de fuir.
Que faire de ces longues heures ? Réfléchir tout simplement. Connecter ces neurones entre elles et réfléchir. Réfléchir à ce qui s'était passé. Pourquoi cet endroit ressemble à Marinford ? Et surtout… L'amiral en chef ? Que va t-il faire ? Que va t-il lui faire ?
…
Borsalino imagina tous les scénarios possible. Il avait fait une liste mental des stratégies qu'il pouvait faire et il en avait finalement choisi une qui était plutôt bien. L'objectif est simple : protéger Sengoku, Garp et surtout Sakazuki de la cruauté de celui qui leur servait de supérieur ultime.
Dans les alentours de 3h30 il enleva progressivement tous les fils et débrancha toutes les machines. Dans la salle chargée de le surveiller, les signaux disparurent les uns après les autres. Sans que personne ne le remarque. Chacun s'étant plus ou moins assoupis. En même temps, les machines ne font du bruit que quand il y a quelque chose d'anormal pas quand elles se débranchent.
Une fois fait Borsalino dû s'y reprendre à plusieurs reprises avant de pouvoir tenir debout mais il s'y attendais. Il devait tout de même se dépêcher, il ne fallait pas qu'il se fasse attraper. Une fois qu'il réussit à s'habituer à marcher, il chercha ces vêtements, cette blouse d'hôpital ne lui plaisait pas du tout. Il ne trouva que son short, le blanc de son short étant devenu gris de poussière et tâché de sang à plusieurs endroits
-Ils auraient pu le laver…
Il le mit et décida de rester le torse nu. Ou plutôt entièrement recouvert de bandage. Il passa devant un miroir, il eu du mal à accepter son propre reflet. Il était encore plus maigre qu'avant, il avait l'impression de n'avoir que la peau sur les os. Quelques unes de ces plaies s'étaient rouvertes du à ces précédents efforts et déjà les bandages affichaient une couleur rouge à plusieurs endroits. Mais il ne s'en souciait pas, il voulait juste partir le plus loin possible de cet hôpital. Il n'y a aucun endroit qu'il déteste plus au monde que les hôpitaux.
Le blanc cassé des murs. Cette atmosphère de mort. Cette expression dépité sur le visage des médecins. Leurs yeux remplis de regret et de tristesse même quand ils ont le sourire. Cette mélancolie dans les yeux des patients. L'inquiétude dans ceux des proches. Ces soldats qui paraissent mort même si leurs cœurs battaient encore. Leur yeux dans le vide quand ils pensent à leurs compagnons morts. Et cette odeur. Cette horrible odeur. Une odeur de mort. Une odeur de sang. Une odeur qui ne sentait rien. Il détestait les hôpitaux. Tous transpirent la mort. Tous n'est que mort. Mort ou mort vivants. C'est tous ce qu'on trouve dans les hôpitaux.
-HÉ TOUT LE MONDE ! LE GOSSE À DISPARU ! TROUVEZ LE ! IL A PAS PU PARTIR BIEN LOIN AVEC CES BLESSURES !
Zut, démasqué. Il regarda autour de lui et vit une bouche d'aération. Il fut facile pour lui de s'y faufiler dedans et de partir. L'hôpital fut totalement barricadé en quelques minutes mais impossible pour les infirmiers de l'empêcher de partir.
-Hop ! Libéré.
Il utilisa son pouvoir pour se téléporter de plus en plus loin. Il ne savait pas où aller, il ne savait pas où il étais. Mais être le plus loin possible de cet hôpital le rassurait.
Instinctivement il se dirigea vers l'endroit où devait être l'orphelinat. Il n'y trouva qu'une gigantesque armurerie. Il alla alors vers l'internat. C'était un grand centre d'entraînement. Il y entra, par curiosité. Il ne pouvait pas s'entraîner même si ce n'étais pas envie qu'il lui manquait, il devait devenir plus fort si il voulait prétendre au grade d'amiral un jour. Et un jour, il y prétendrait, il pourra tous les regarder droit dans les yeux et leur dire « Je veux devenir amiral ». Et il y arriverait.
Il marcha dans les différentes arènes. Vides. En même temps il n'était que 4h du matin. Il se dirigea vers la salle de méditation et y vit des livres. Il y en avait qui parlait du haki de l'armement qu'il avait éveillé sans faire exprès. Juste par volonté. Juste ? Non, il ne devrait pas sous estimer sa volonté et sa force. Sans pour autant la surestimer. Il en feuilleta plusieurs sans vraiment les lire, sans vraiment s'y intéresser. Une fois au dernier étage il s'assit sur le rebord d'une fenêtre et grimpa jusqu'au toit où il pouvait observer l'endroit où il se trouvait.
La forme de l'île était la même. La forme du bâtiment principal aussi. Ça ressemblait vraiment à Marindford. Mais il y avait tant de technologies en plus, beaucoup plus de fer et d'acier. Beaucoup plus de canon et surtout il manquait l'orphelinat. Ici, dans ce Marindford, Borsalino n'existait pas. Il n'était pas à sa place dans cet endroit.
Il resta assis ici plusieurs heures. Ces yeux pointaient en direction du levé du soleil mais en vérité il se fichait bien de ça. Son esprit était totalement ailleurs. Il ne pouvait pas rester.
-Hé toi qui est tu ? Qu'est ce que tu fais sur le toit ?
Il se baissa la tête vers la fenêtre et re-rentra dans le bâtiment. Un gamin avec des cheveux roses et des lunettes rondes. Drôlement matinal !
-Je te retourne la question, dit il très très paresseusement
-Moi bah je suis Coby mais je te l'avais demandé en premier !
Coby. Il n'avait strictement jamais entendu ce prénom. Un autre arriva derrière lui, du même âge. Mais il était blond. Encore une autre, elle avait les cheveux court et bleu foncé. Borsalino la trouva très jolie. Elle avait l'air d'aimer les enfants… En même temps les femmes aiment beaucoup les enfants, c'est pour ça que Tsuru tenait autant à eux et surtout que eux aussi aimaient autant Tsuru.
-Comment vous vous appelez madame ? le jeune s'approcha d'elle en souriant, un câlin ou un bisou, c'est tout ce qu'il voulait, de l'amour tout simplement
-Hein ?! Heu… Je suis Tashigi mais toi tu serais pas… ahem… Dis moi si je me trompe mais ton prénom c'est pas Borsalino ?
Il fut surpris. Coby et Hermep crièrent en faisant plusieurs pas en arrière
-Comment vous connaissez mon prénom ? pousser pas un fort instinct de survie qui lui cria d'oublier son caprice il recula de plusieurs pas et se mit en position de combat
Il avait remarqué le sabre dans les mains de la femme, il fit apparaître une épée de lumière, face à un épéiste, mieux valait se battre à l'épée même si il est loin du talent de Momonga et d' Onigumo
-Non non attends ! Co-Colonel Smoker !
-Qu'est ce que tu veux enco… Le gamin !
-Le mec aux cigares. On a un combat à finir non ?
Sans plus de politesse Borsalino tenta de lui foncer dessus mais les quatre entailles qu'il avait au torse se rouvrirent et le coupa dans son élan. Il s'effondra au sol, tenant la plaie d'une main et de l'autre il tenta de contenir le sang que sa bouche éjectait. Smoker courra vers lui pour l'aider. L'enfant cru à une attaque et décida de fuir, il n'était définitivement pas en état de combattre.
-Et si on continuait ça un peu plus tard ?
Il sauta par la fenêtre sur laquelle il était assis quelques minutes auparavant et chargea son doigts en direction du grand bâtiment
-TOUT LE MONDE FUYEZ ! hurla l'homme de fumée
-Trop lent.
Un rayon, deux rayon, cinq et dix. Parallèlement il eu aussi dix explosions. Suffisant pour détruire entièrement ce bâtiment.
Une alarme réveilla tous les habitants de l'île. Une équipe ne tarda pas à arriver pour constater les dégâts. Une autre pour trouver des survivants. Encore une pour interroger d'éventuels témoins. L'endroit fut vite noir de monde, mais Borsalino s'en fichait, il était déjà loin. Cependant l'île était devenu beaucoup plus surveillé, il y avait un intrus et c'était lui. Il devait se faire discret, alors il pris une direction qu'il ne connaissait que trop bien : la base secrète.
…
-Quoi ?! Tu est sûr de toi Smoker ?
-Certain amiral en chef
-Et toi Soraya comment t'as pu le laisser partir ?
-On a barricadé tout l'hôpital, dans l'état dans lequel il est il ne devrait même pas pouvoir se lever
Sengoku passa sa main sur son front. Et comment il faisait maintenant ?
-Prévenez toutes les unités que l'intrus est un enfant de six ans blessé. Il ne faut surtout pas l'attaqué, il n'en survivrait pas.
-Alala la journée commence mal. Il y a des victimes ?
-Selon les premiers rapports il n'y a que des blessés. Aucun mort, déclara l'infirmière, il n'y avait pas beaucoup de monde à l'intérieur du bâtiment
Sengoku ordonna à Smoker et Soraya de prendre congé. Il n'était que 6h mais c'était déjà le bordel.
-Hmmmm. Chef ? Il faudrait peut être prévenir les trois autres non ?
-Attendons de voir comment ça évolue. On va peut être te retrouver facilement…
-Pas sûr de ça, glissa Akainu sa casquette toujours aussi basse sur son visage, il est doué pour se cacher. Ajoutez à ça qu'il se déplace à la vitesse de la lumière… Ça va être compliqué
Sengoku n'ajouta rien de plus. Il déclara qu'ils allaient commençaient dès maintenant la réunion. Elle n'allait pas durer longtemps, ils devaient juste discuter des détails.
Pour l'instant le petit fugitif se baladait tranquillement. Il était petit, personne ne le voyait pour son plus grand bonheur. Il était aller à la bibliothèque où il avait retrouvé Sengoku et Garp endormi autour d'une dizaine de livre. Il regarda Garp de longues minutes. Il l'appréciait énormément, c'était l'un des seuls qui le traitait normalement. C'était Garp, toujours lui même peu importe qui est en face de lui. Borsalino l'aimait et le respectait énormément… C'était son modèle, le marine qu'il souhaitait devenir. Son héros à lui. Mais et maintenant ?
Il toucha la nouvelle cicatrice encore fraîche qui décorait le côté gauche de son visage. De sa main il retraça la courbe : elle partait du haut de son sourcil pour s'arrêter en bas de son œil. Une croûte était apparu. Les bords étaient plus foncé que le centre de la plaie qui était encore rouge. Est ce que Garp allait lui pardonner ? Est ce qu'il allait continuer à l'aimer ? À être gentil ? À le frapper de temps en temps quand il faisait des conneries ? Est ce que Garp lui en voudrait ? Est ce que son Garp serait toujours son Garp ?
Il était triste à cette pensée, triste de perdre un être à qui il tenait tant. Il s'en voulait d'avoir tout gâcher… Garp l'avait protéger et il s'était blessé… Si il avait été assez fort ça ne serait jamais arrivé. Comment espérer devenir amiral ?
Il regarda aussi Sengoku. Il avait un joli bleu qui décorait le haut de son œil et il avait plusieurs pansements sur son visage. Il avait l'air terriblement fatigué. Borsalino vit qu'il s'était endormi sur un paquet de feuille. Il le prit et commença à le lire. Sengoku avait écrit toutes les informations qu'il avait. Borsalino pu enfin se rendre compte de la situation désespérée dans laquelle ils étaient… Trouver un trou noir sur une île qui n'existe pas, comment c'est possible ?
Il vit un escargophone près de Sengoku. Il le prit et emporta aussi la petite pile de feuille. Il devait étudier ça. Il se dirigea vers le cimetière des navires où il composa le numéro de Momonga
-Ici le futur meilleur sabreur de la marine. T'es qui et tu veux quoi ? Grouille j'ai pas le temps
-Quand on deviendra marine, il faudra que tu sois plus poli Momonga
À l'autre bout du fil l'enfant à la crête violette recracha le gâteau qu'il avait avalé
-Borsalino ?! Tu vas bien ?! Si tu savais comme je suis déso…
-On s'en fiche. L'amiral en chef il est comment ? Ils nous considèrent vraiment comme des traîtres ?
-J'ai pas les détails mais tu sais je suis un bon espion et j'ai tout un réseau d'escargophone espion. Je sais tout ce qui se passe à Marinford mais là tout le monde est resté très discret. T'es au courant pour le Buster Call ?
-Yep. Ici l'île n'existe plus.
-Zut… Je m'en doutais comme vous êtes dans le futur mais je voulais pas y penser… J'ai pu enregistré toutes les conversations de Tsuru. Comment vous aller faire ?
-Il semblerait que Sengoku a trouvé une solution cette nuit. Si jamais on va à l'endroit où l'île est censé être alors on devra pouvoir trouver le trou noir
-C'est bien beau mais comment vous aller faire pour vous déplacer dans Grand Line sans Eternal Pose ?
-C'est le problème…
L'enfant soupira, ce ne serait jamais arrivé si il avait été plus fort… À l'autre bout du fil son ami le sortit de ces pensées :
-Et même si vous revenez… Le chef…
-Oui. J'ai un plan.
-Tu me fait peur Borsalino…
-Écoutes je vais simplement l'appeler et lui dire que tout est de ma faute. Je vais lui expliquer que j'ai perdu et que je me suis enfui. Que c'est moi qui ai retardé le départ une fois ici. Que je prend toute la responsabilité de l'échec et de la situation actuel
-Attend tu déconnes ?! Il va te tuer !
-Non il ne me tuera jamais, il aime trop mon fruit du démon. Il ne prendra pas le risque de le perdre. Par contre il n'aura aucun remord à tuer Sakazuki. Encore moins à tuer Garp ou Sengoku. Mais moi ça ira
-D'accord mais tu sais que tu aura la sanction juste avant la mort… Et tu sais que cette sanction c'est presque l'équivalent de mourir
-C'est faux, il y a eu quelques survivants
-Sur combien de centaines de punis ? Borsalino arrêtes t'es plus intelligent que ça d'habitude !
Il prit une grande inspiration et ferma les yeux :
-C'est tout ce que j'ai trouvé pour protéger les autres. D'ailleurs c'est la stricte vérité : c'est moi qui n'ai pas réussi à retenir Sakazuki à Marinford, c'est moi qui n'ai pas réussi à l'empêcher de sortir du bateau, c'est moi qui ai perdu face au Berseck, c'est moi qui ai fuit et c'est moi qui a attiré tous les autre à l'endroit où je me battais parce que je hurlais comme un lâche. Si j'avais accepté de mourir en silence rien de tout cela ne serait arriver. Garp, Sengoku et Sakazuki se sont battu fièrement pendant que je chialais. Je mérite rien d'autre que la mort et l'amiral en chef doit le savoir. Je dois le dire à l'amiral en chef que tout est entièrement de ma faute. Je mérite pas sa miséricorde…
-…
-Momonga ?
-J'apprécie ta sincérité Borsy. J'arrive au bon moment.
Cette voix. Cette voix si grave, si effrayante. Borsalino ferma les yeux et se boucha les oreilles par réflexe avant de reprendre conscience et de se lever le combiné à la main :
-Je suis heureux de savoir que vous avez tout entendu. Ça m'évitera de me répéter. Je suis prêt à assumer les conséquences de ma faiblesse. Que ce soit la sanction de niveau deux qui est de passer six mois à Impel Down… Que ce soit la sanction de niveau un qui est la mort par le feu sur la place publique ou même la sanction de niveau zéro qui est un combat à mort contre vous. J'accepterais tout. Je suis fautif et je le sais.
-Ton courage est admirable mon Borsy. Mais je t'aime Borsy. Tu est ma futur arme. Mon futur amiral. Je ne peux pas te tuer Borsy. Or, tu mérites largement l'une de ces trois sanctions Borsy.
-Alors je veux la deux… C'est la moins pire des trois et six moi à Impel Down en tant que prisonnier… Un mois dans chaque étage et bah…
Il inspira une grande bouffée d'air et déclara le torse bombé :
-Et bah ça ne me fait pas peur ! Je n'en mourrais pas ! J'en sortirait plus fort ! Je… Je deviendrais un grand amiral et je nettoierais ce déshonneur
-Borsalino…, la voix de Momonga était remplie à a fois de peur et d'admiration
-Borsy, on pouvait deviner un sourire sadique dans celle de l'amiral en chef, tu sais ce que j'aurais préféré ?
-Que je choisisse la pire des trois. Un combat face à vous. Mais je n'en survivrais pas je sais, laissez moi du temps, un peu de temps. Le temps de devenir plus fort et je vous tuerais Kazuaki !
Les trois qui entendirent ces paroles furent silencieux quelques secondes. L'amiral en chef brisa ce silence en ricanant très fort. Momonga était paralysé, il ne croyait pas ce qu'il avait entendu. Pour Borsalino, son sang bouillait tellement fort dans ces veines que plusieurs plaies s'étaient rouvertes et qu'un filet de sang coulait de sa bouche et de son nez. Juste à cause de l'adrénaline qu'il ressentait.
-C'est d'accord Borsy. Si jamais vous arrivez à en ressortir vivant alors tu auras la sanction de niveau deux et les autres s'en sortiront sans rien. Mais il faut que tu me prouves que tu est digne de ma miséricorde. Tu dois revenir en vie. J'ai accéléré le processus de lancement du Buster Call. Demain l'île du temps sera rayé de la carte. Au mieux vous arrivez à revenir en plein Buster Call et vous essayer de vous en sortir. Au pire vous atterrissez dans l'océan et en plein Grand Line je ne donne pas chère de votre peau. Bonne chance mon Borsy.
Sur ces mots, l'amiral en chef raccrocha. Laissant Borsalino seul avec ces pensées et son sourire
-J'ai réussi à sauver Sakazuki… Il ne subira rien. Rien.
Il était heureux. Il avait réussi. Ceci dit, il se devait de cacher tout cela aux trois autres, ils ne seraient sûrement pas très content de savoir ce qu'il s'est passé mais Borsalino s'en fichait. Il était juste heureux de savoir qu'ils seront tous les trois sains et saufs. Et tant pis pour lui, il ne mourrait pas à Impel Down. Et dès qu'il sortira il s'entraînera dur pour pouvoir le tuer et libérer tous ces amis. Il le fera.
…
Sengoku regarda sa montre : midi. Ils avaient fini la réunion pile pour le déjeuner. Il autorisa alors tout le monde à prendre congé.
-L'attaque aura lieu la semaine prochaine et on aura besoin de toutes les forces du Quartier Général. Restez à proximité de l'île.
-Gwahaha sûr qu'on va rester ! Tout le monde veut savoir le dénouement de l'histoire des gamins qui se baladent dans le temps
Au même moment Soraya entra totalement essoufflée :
-Chef… Ah… Ah… Il est totalement introuvable !
-Gwahahaha !
-Qu'est ce qu'il y a de drôle vice amiral Garp ?
-On l'a trouvé nous !
Sengoku se leva tout en jouant avec un stylo. Il balançait le stylo et le rattrapait.
-Oui, je me demandais bien qui pouvait être cette personne même si j'avais déjà ma petite idée en tête
Il enduit le stylo de son haki de l'armement et le lança à la verticale, en direction du toit. La présence qu'il sentait depuis déjà plusieurs minutes sur le toit était désormais derrière son dos. Il s'était déplacé à la vitesse de la lumière, il n'y avait plus aucun doute sur son identité
-Trop lent
-Vraiment ?
Sengoku se retourna et grimaça : les différents bandages qui recouvraient son corps étaient rouges. Ces plaies s'étaient certainement de nouveau ouvertes suite à un combat
-Tes bandages ! Viens je vais te soi…
Soraya tenta de l'approcher mais un rayon qui lui effleura la joue lui laissant une petite coupure la stoppa dans son élan
-Je t'ai rien demandé
-Alala il est pas cool le gosse. Y'en a pas un pour rattraper l'autre.
Borsalino se tourna en direction de l'homme qui avait dit ça : il paraissait très grand. Il avait un cache œil sur le front et des cheveux bouclé. Il avait l'air endormis, il paraissait faible mais il ne faut jamais se fié aux apparences.
Sans qu'il ne s'en rende compte, son pied droit fut recouvert par du haki de l'armement. Son pouvoir fraîchement éveillé échappait à la volonté de son maître, il apparaissait et disparaissait sans qu'il puisse le contrôler
-Répète un peu…
Aveuglé par la colère il tenta de lui mettre son coup de pied habituel, en pleine face à la vitesse de la lumière. Aokiji confiant de son fruit du démon de type logia et n'ayant pas vu la texture noir encaissa le coup de plein fouet et fut projeté dans le mur sans vraiment comprendre pourquoi
-Gwahaha tu devrais faire plus attention Kuzan !
-Qu… ? Le haki ?
L'enfant lui même fut surpris :
-Bien sûr que non, je suis trop petit !
Voyant son adversaire se projeter de nouveau vers lui, cette fois ci en courant, Kuzan eu l'intention de répliquer gentiment. Juste de l'arrêter. Il ne voulait pas le blessé davantage. Cependant il n'eut finalement pas l'occasion d'intervenir.
-Alala. Tu vois quand je dis que t'es pas cool ? Il ne faut pas pousser son corps au-delà de ces limites
L'enfant tomba dans sa course. Encore une fois crachant du sang. Encore une fois les plaies s'ouvrant de plus en plus. Cette fois ci c'était la toute première attaque qu'il avait subit, quand le Berseck avait planté ces crocs dans la partie droite de son estomac. Sa vue se troubla mais il essaya de garder un œil sur le grand aux cheveux bouclés
-La ferme… Je…, une violente toux accompagné du liquide rouge qui fuyait son corps le coupa, Je… Je fais ce que… Je… Veux…
Un futur amiral ne pouvait pas paraître aussi faible. Comment pouvait il prétendre à survivre à Impel Down si il n'arrivait pas à tuer ce misérable ? Comment pouvait il prétendre à protéger Sakazuki si il n'arrivait pas à sauvegarder son honneur ? Comment pouvait il prétendre à devenir amiral si il baissait les bras si facilement ? Il se releva et fit de nouveau face à son adversaire. Les spectateur autour n'appréciait pas vraiment l'horrible spectacle devant leur yeux, l'agonie de l'enfant était certainement trop douloureuse, même pour des hommes qui ont connu d'innombrables guerres
-Il faut les stopper, chuchota Tsuru à l'attention de Sengoku
-Tu as entendu Kuzan ? Tu n'y vas pas trop fort c'est un ordre. Arrête le simplement
-Gwahaha pourquoi ne pas y aller à fond ? Dans tous les cas il est sensé survivre non ?
-Hmpf ! J'aime pas cette situation c'est n'importe quoi !
-Oooh calme toi Sakazukiii, je savais pas que j'avais déjà le haki
-Sa force est encore plus impressionnante que dans mes souvenirs, ajouta Momonga
-Alala… Je dois vraiment m'abaisser à affronter un gosse ? Il est aussi stupide que son pote le magma
L'enfant n'entendit que cette dernière phrase. De qui il parle ? Sakazuki ? Il ne le laisserait pas insulter son ami. Sa volonté naît dans cœur trompa son cerveau et son corps, elle lui fit croire qu'il ne ressentait aucune douleur. Or l'absence de douleur est rarement quelque chose de bon, cela, Borsalino ne le savait pas et il était content d'avoir l'impression d'être en pleine forme.
-Je ne te laisserais insulter Sakazuki !
Il courut vers lui, cette fois ci sans interruption. Il sauta et lui asséna un coup de pied que l'homme de glace bloqua avec son bras
CRACK
Le son glaça le sang de plusieurs personne dans la pièce. Sa si petite jambe contre la dureté de la glace n'avait pas réussi à encaisser. Il avait désormais une nouvelle articulation à mi chemin entre sa cheville et son genou. L'os de son tibias était cassé en deux. Son tibias forma un angle pas vraiment droit. Du sang sortit entre les dents serrés de l'enfant, serrés, pour éviter qu'un cri de douleur n'en sorte.
Et malgré tout, malgré le sang et la douleur, il devait aller au bout de ce coup. Il tenta d'oublier sa souffrance et cria pour se donner du courage. Tant bien que mal, il arriva à toucher le visage de l'amiral bleu qui l'avait volontairement encaissé pour éviter que sa paroi de glace ne le blesse davantage. Debout, sur une jambe et un genou, les dents toujours serrés au maximum, Borsalino ne voulait pas tomber
-Maintenant ça suffit ! hurla Garp le Héros
Si même lui avait arrêté de rire c'est que la situation devenait sérieuse. Or l'enfant ne l'entendait pas de cette oreille, il devait faire payer à cet homme le poids de ces paroles
-Comment… Comment est ce que je pourrais prétendre à être amiral un jour si je ne suis même pas capable de punir un abruti comme toi qui a insulté mon ami ? Si je ne le peux pas alors autant crever maintenant !
Aokiji essuya le sang qui coulait de son arcade du à la première attaque et se releva
-Alala quel acharnement… Tu vas avoir du mal à devenir amiral si tu n'est plus qu'un cadavre…
-Je ne le serais pas. Je le deviendrais, malheureusement je te tuerais avant que tu puisse le voir
-Ah bon ? sourit le faisan bleu
L'enfant ne répondit pas, il voulait continuer sa marche mais un bruit sourd l'en empêcha. Il se stoppa et tendis l'oreille. Une… troupe ? Plusieurs personnes qui couraient très rapidement ? Ici ? La porte qui vola en éclat répondit à ces questions : Garp, Sengoku et Soraya avait fait aussi rapidement qu'ils avaient pu
-BORSALINO ! Qui t'as fait ça ?
Garp courut le prendre dans ces bras tandis que Soraya ne pouvait qu'observer les dégâts en plus.
-Oh mon dieu… Je n'ai jamais vu ça… Comment il fait pour être encore debout ?
Sengoku faisait tout pour se retenir de tout détruire. Ses mains en tremblaient, elles étaient serrés au point que ces phalanges auraient pu sortir de sa peau. Ces veines apparurent un peu partout sur son corps, il se tourna vers le chef de cet endroit, le Bouddha à la carrure imposante qui ne savait trop quoi faire
-VOUS N'AVEZ PAS DIT QUE VOUS NE LEUR FERAIENT PAS DE MAL ?!
-Tais toi. On a essayé de l'arrêter c'est lui qui a refusé
-Et c'est une excuse ? Comment il a pu se retrouver dans cet état ? Vous vous foutez de ma gueule ? Être amiral en chef ne te donne pas le droit de vie et de mort sur tout ce qui t'entoure !
Sengoku grimaça à la dernière phrase. Il faisait clairement le rapprochement avec l'amiral en chef de sa propre époque
-Je te dis que tu ne sais pas de quoi tu parles il…
L'assemblé fut stopper par des reniflements. Tous regardaient l'endroit d'où venait les pleurs. C'était Borsalino. Son bras couvrait ces yeux mais il n'arrivait pas à les cacher, ces larmes qui nettoyaient son visage et se mêlaient au sang au point que de petites gouttes d'eau rouga s'écrasent sur le sol. Garp le lâcha, il le posa au sol et courut vers l'infirmière qui était aller les chercher à la bibliothèque quelques minutes plus tôt :
-Oy ! Tu est infirmière non ? Soigne le il a mal il souf…
-C'est pas ça…
Garp se retourna et vit l'enfant prosterné devant lui. Les deux genoux au sol, l'un avait le pied qui ne touchait pas le sol. Il voulait s'excuser… Mais de quoi ?
-Bors…
-Je te demande pardon Garp… Pardon pour la cicatrise que l'autre monstre t'as faîtes à cause de moi… Pardon pardon pardon !
Garp n'en revenait pas. Il était si proche de la mort et il pleurait de culpabilité. Coupable de quoi ? Garp avait juste encaisser un coup à sa place. Juste un. Garp n'avait même pas était capable de le protéger. Il n'était coupable de rien mais il s'excusait. À genou alors que sa jambe venait juste d'être littéralement brisé en deux. Et il pleurait même pas de douleur malgré son corps si mutilé
-Je te demande pardon je t'en supplie pardonne moi ! Je t'embêterais plus jamais c'est promis, je suis tellement tellement désolé
Ces larmes n'en étaient que plus nombreuses. Et ces cris toujours plus fort. Suppliant le pardon d'un homme qu'il aimait tant. L'un des seuls qui se comportait normalement avec lui. Le jeune Sengoku demanda à Soraya de le prendre pour le soigner. La femme partit en prenant l'enfant dans ces bras qui ne cessaient d'implorer le pardon du futur vice amiral
-Je regrette tellement…
Elle partit, emportant avec lui les gémissements de l'enfant. Le jeune colonel ne savait toujours pas quoi dire. L'amiral bleu marcha vers l'endroit où ils avaient passé les derniers jours pour ramasser ces affaires
-Quel incroyable gosse, lança t-il en regardant Kizaru, tenir debout dans cet état et quand même s'en vouloir juste pour une cicatrice… C'est quand même sacrément stupide tu trouves pas ?
-Oooh… J'en sais trop rien
Borsalino regarda le jeune Garp avec insistance, il n'avait toujours pas accepté son pardon et n'avait toujours aucune réaction. Il posa son regard sur le vice amiral qui lui aussi resta choqué par cette scène qu'il avait oublié. Borsalino se posa la question qu'il se posait depuis cinquante ans dès qu'il voyait sa cicatrice : est ce que Garp l'avait déjà pardonné un jour ? Lui, il regrettait encore sa faiblesse et regrettait d'ailleurs tout ce qui s'était passé depuis que Momonga avait défié Sakazuki. Mais son plus grand regret, sa plus grande souffrance resterait à jamais celle d'avoir provoqué une blessure au visage d'un homme qu'il admirait tant, tout ça à cause de sa faiblesse. Une blessure sur un visage qu'il aimait de tout son être.
Garp sentit un regard sur lui. Il croisa une seconde celui de Borsalino en levant la tête, avant que l'amiral jaune ne baisse la sienne de honte. Il avait été faible ce jour là. Et il avait blessé l'un des seuls à l'avoir aimé et traité comme le gamin qu'il était. Et il l'avait perdu. Il avala sa salive, un peu trop bruyamment. Il se leva en soupirant
-Tu vas où ? lui demanda son ami de toujours et collègue
-Je pense partir loin d'ici. Cet endroit me rend malade. Je reviendrais pour l'attaque contre Shiki
Il traversa la salle en silence. Il voulait simplement fuir son passé, fuir ce traumatisme et surtout fuir la réalité : Garp ne l'avait jamais pardonné.
Sakazuki se leva à son tour, en passant devant le jeune colonel il posa simplement sa main sur son épaule et partit à son tour. Ce geste eu pour effet de le réveiller, Garp reprit enfin ces esprits.
-Ce gamin…
Il se mit à pleurer une cascade de larmes tout en s'accrochant au cou de son partenaire colonel
-MAIS IL EST BEAUCOUP TROP GENTIL CE CRÉTIN BOUUHOUUUHOUUUU JE LE MÉRITE PAS OUIIIIIN IL EST TELLEMENT ADORABLE CE CON QU'EST CE QUE JE L'AIIIIMEEEEUUUUUUH
-Lâches moi crétin tu me met de la morve partout !
Finalement c'est Tsuru qui mit fin aux cris
-Vous feriez mieux d'aller rejoindre les deux petits. J'imagine que Soraya le soigne dans les appartements qui vous sont réservés vu que Borsalino déteste les hôpitaux
-C'est vrai ça mais comment tu le sais ? demanda Garp
La vielle femme ne répondit pas et le jeune abandonna de toute façon très vite pour rejoindre ces deux protégés. Il fut vite rejoint par son collègue.
Le reste des hauts gradés quittèrent chacun la salle petit à petit pour la cafétéria, laissant finalement seulement Sengoku, Garp, Tsuru, Onigumo et Momonga qui étaient les derniers. Le vice amiral se permit de prendre la parole
-D'ailleurs vice amiral Garp… Pour la cicatrice… Borsalino… Vous lui en voulez ?
-Tu rigoles j'espère ?
Momonga baissa la tête. Tsuru aussi détourna le regard :
-Garp… Tu sais… Quand les petits sont revenu ils se souvenaient de plusieurs éléments… Sakazuki parlait d'un homme très gentil qu'il avait beaucoup apprécié, un homme qui inspirait le respect et l'admiration sans même avoir besoin de parler et qui avait une casquette trop cool d'après ces dires
-Moi ? questionna Sengoku
-Tu ne lui a jamais dit ton prénom mais je suppose que oui
-Par contre Borsalino quand il est revenu il pleurait et il disait que vous lui pardonneriez jamais vice amiral Garp, déclara Onigumo, il avait davantage mal pour ça que pour tout le reste
Cela eu l'effet d'une bombe dans le corps de Garp
-Tu mens. On vous a élever comme nos gamins. Pas besoin de ce genre de chose superficiel entre nous. Je ne lui en ai jamais voulu une seule seconde et il le sait. Pas besoin de le lui dire, il me connaît, l'air trop sérieux qu'il avait nu lui allait pas
Onigumo voulu parler, lui dire que encore au jour d'aujourd'hui Borsalino en culpabilisait. Lui rappeler comment cet abruti est : c'est un homme concret, si le « je te pardonne » n'est pas dit alors pour lui c'est comme si il n'existait pas. Cinquante putains d'années qu'il pense que Garp a une dent contre lui. Cinquante. Onigumo voulut le lui crier mais il fut retenu mais Momonga
-Borsalino est notre ami et c'est dans nos bras qu'il a pleuré pendant cinquante ans mais ce n'est pas pour autant que ça nous concerne. Désolé du dérangement
Le duo de sabreur partirent manger laissant Garp seul avec ces interrogations. Tsuru décida de l'éclairer subtilement
-La vérité… C'est que tu n'as jamais accepté oralement son pardon malgré ces supplications. C'est tout.
-Mais je te dis qu'on est pas dans le superficiel, j'ai jamais changé mon comportement vis à vis de lui après ce qui s'est passé !
Tsuru ne répondit pas davantage. Sengoku aussi suivit sa meilleure ami. Garp resta un moment encore choqué de ce qu'il était en train de comprendre : est ce que Borsalino s'en voulait ? Impossible. Stricitement im-po-ssi-ble. I-M-P-O-S-S-I-B-L-E.
…
Plus loin, dans leurs appartements, Borsalino avait encore légèrement les larmes aux yeux. Garp le pardonnerait il un jour ?
-C'est bon mon grand… J'ai encore recousu tes plaies mais ce sera compliqué pour toi de marcher, vaut mieux que tu demande à Garp ou Sengoku de te porter
-Garp m'en veux et Sengoku ne m'a jamais aimé…
-Bah z'suis là moi
Sakazuki venait de faire son apparition, en pyjama. Il s'étira et s'assit à côté de son meilleur ami.
-Z'rais touzours là moi !
Borsalino versa encore quelques larmes. Bien sûr qu'il était là lui. Bien sûr qu'il le serait toujours
-Merci…
-Pas d'ça entre nous !
Soraya rigola devant la scène, ils étaient adorables. C'était mignon de savoir que cette complicité n'avait pas changé malgré le temps. Elle le savait, quand Borsalino était blessé le seul à venir à l'hôpital était Sakazuki et le contraire est aussi vrai. Les deux enfants se chamaillaient gentiment.
-Dis donc mon garçon on a fait la grasse matinée ? Il est midi !
-Midi ? Faut qu'on aille manzer Borsalino !
Elle rigola. Les deux colonels firent leur apparition et prirent des nouvelles médicales du jeune. Garp ne dit rien par rapport à la scène de tout à l'heure même si son comportement ne semblait pas avoir était affecté. Mais avait il pardonné à Borsalino ? Le petit ne le su pas. Il se contenta de détourner le regard ou carrément de baisser la tête dès qu'il voyait la cicatrice décoré son œil gauche. Il en sera ainsi pendant cinquante ans.
…..
Fin ! Tristounet non ?
Review ? ;3
