Hey ! Voilà le chapitre huit !
Bonne lecture !
…
Chapitre 8 : T'as pas intérêt à mourir !
L'amiral Akainu sentit des picotement sur son front, il constata qu'un oiseau avait jugé bon de picorer son crâne. Il s'étira longuement après ce réveil absolument pas en douceur et décida de réveiller son ami. Kizaru aussi s'étira de longues minutes visiblement pas satisfait de sa sieste :
-J'ai pas dormi asssseeeeeezzzz !
-Il est déjà dix huit heures. On a bien trop dormi
Il vit les deux enfants, quelques centimètres à côté, qui ne semblaient pas avoir été dérangé par le bruit de leurs aînés. Au moment de dormir ils étaient assis contre le mur, quelques heures après aucun des deux n'étaient à leur place. Sakazuki s'était retrouvé la tête à l'endroit où devait être ces pieds et Borsalino allongé à la verticale enjambait le ventre de son ami. Akainu sourit devant ce drôle de tableau avant de remarquer un papier posé juste devant eux
-Ooooh ?
-C'est écrit : « Solution trouvé. Bureau Sengoku. »
-C'est signé qui ?
-Personne mais vu les miettes de biscuits ça doit être Garp tu crois pas ?
-Oooooh… Peut être, déclara-t-il totalement incertain
-Quoi qu'il en soit on doit aller voir Sengoku si je comprend bien. On réveille les gosses ?
Kizaru ne répondit pas. Il se leva pour enlever son kimono et remettre son éternel costume jaune. Akainu remit sa chemise et sa casquette. Quand les deux furent près ils se dirigèrent seuls vers le bureau de leur unique supérieur.
…
-Les deux autres ont trouvés une solution pour rejoindre l'île grâce à l'aide de la Tsuru du passé
Kizaru feuilletait les différents documents en baillant sans réellement prendre le temps de les lire
-À priori si jamais ils vont sur l'île du coquelicot et qu'il se dirige en plein sud alors ils trouveront en théorie l'endroit où est censé être l'île du temps et pourront trouver le trou noir
-Oooh… Mais… Plein sud ? Comment s'orienter dans Grand Line ?
-Justement. Il y a une espèce particulière d'oiseaux sur l'île de Jaya pas très loin d'ici. Les Souths Birds. Ils indiquent toujours le sud quoi qu'il arrive. Les deux autres sont allé le chercher
-Ooh. Pas mal. Comme ça si l'île est détruite ils pourront quand même nager plein sud et trouver une île
-Exact
Kizaru arracha un second bâillement
-Fatigué gamin ?
-Hm
Il ne voulait pas vraiment discuter avec Garp. Pas après tout ce qui s'était passé. Sakazuki posa les différents documents :
-Quand est ce que les petits partent ? Ils vont les rejoindre sur l'île des coquelicots ou alors les deux autres vont revenir et ils y vont tous ensemble ?
-Tout va dépendre du timing. Ils sont déjà arrivés sur Jaya. On va voir combien de temps ils mettent pour capturer l'oiseau, si c'est fait avant cette nuit alors ils pourront revenir et repartir demain matin sinon on enverra les petits demain matin.
-Je vois. Et on a une idée de comment localiser le trou noir ?
-D'après les témoignages recueillis dans les différents livres la sensation d'être attirer vers le trou noir emprunter reviens souvent. Alors on a décidé de compter sur l'instinct du petit Borsalino puisqu'il était le seul conscient lors du voyage. Il trouvera seul le trou noir, il devra normalement être automatiquement attiré par lui.
*TocToc*
Sengoku activa son haki de l'observation par réflexe et reconnut immédiatement l'aura derrière la porte
-Quand on parle du loup…
L'enfant fit son apparition dans la salle sans même attendre l'autorisation d'entrée. Kizaru et Akainu étaient debout. Sengoku assis derrière son bureau tandis que Garp et Tsuru étaient eux deux assis. L'enfant marcha tranquillement jusqu'à Sengoku, il fit le tour de son bureau pour pouvoir se retrouver devant lui
-T'es pas avec ton copain ? questionna l'adulte
-Il dort
-Je vois. Et donc ? Qu'est ce que tu veux ?
-L'escargophone.
Sengoku fronça les sourcils. Il l'avait gardé avec lui au cas où il devait contacté la Tsuru du passé
-Et pourquoi donc ?
-Parler avec mes copains
-Qui exactement ?
-Momonga et Onigumo
Sengoku n'eut pas le temps de répondre que l'escargophone du passé posé sur la table avertit que quelqu'une tentait de les contacter. Il décrocha
-Allô ?
-T'es qui enfoiré ? Va me chercher Borsalino tête de poire
Un rire cristallin se fit entendre alors que Sengoku, qui avait bien reconnu cette voix, retenait ces pulsions meurtrières. Borsalino sauta afin de pouvoir s'asseoir sur le bureau et ainsi être à portée de l'escargophone
-Momonga ! Je t'ai dit qu'il faudra que tu sois plus poli
-La ferme ! J'ai entendu toutes les conversations entre Tsuru et les mecs de chez vous. Vous aller vous en sortir c'est cool mais y'a un problème ici
Borsalino perdu son air enjoué. Son visage se fit ferme
-Tu parle de Kazuaki ?
-Oui mais pas que. Le Buster Call aussi
-Expliques toi.
-De ce que j'ai compris des discussions que j'ai secrètement écouté avec Onigumo vous devriez arrivé dans notre monde demain au plus tôt. Sauf que le Buster Call partira de Marinford ce soir et fera disparaître l'île dans la nuit. Il partira dans deux heures. En théorie c'est comme ça que ça devrait se passer…
-Comment ça ? grogna l'enfant, J'espère que t'as rien fait de stupide !
-La ferme Borsalino ! Me fait pas la morale, tu fais des tas de trucs stupides toi
-Ah ouais ?
-Te sacrifier pour les trois autres c'est pas stupide peut être ?
Akainu était concentré sur la conversation. Sacrifice ? Il allait peut être enfin savoir ce que ces amis refusaient de lui dire depuis cinquante ans. Garp aussi était concentré, il voulait absolument savoir la suite. Sengoku dévisageait Kizaru qui lui avait la tête baissé et les yeux fermés. Il ne voulait pas que les autres sachent mais c'était visiblement inévitable. L'enfant lui se leva dans un sursaut tout en empoignant l'esargophone et en criant :
-Non ça l'est pas ! Sengoku et Garp deviendront des grands marines. Sengoku maîtrise déjà parfaitement son zoan alors que les zoan sont les plus difficiles à contrôler et il est maîtres des six pouvoirs. Et Garp il est trop fort, beaucoup trop fort et il est courageux et vaillant. C'est un vrai guerrier, un vrai marine ! Ils peuvent pas mourir maintenant juste à cause de ce stupide amiral en chef de merde !
-Je suis sûr qu'ils préfèrent mourir que de vivre grâce à ta mort
-J'en suis pas aussi sûr
Garp et Sengoku furent surpris de cette dernière phrase. L'enfant lui se calma et se rassit. Il reprit plus calmement :
-Garp me déteste maintenant. À cause de moi il va avoir une méchante cicatrice sur le visage toute sa vie… Il me hait.
-Qu'est ce que tu racontes abruti ? Garp n'est pas comme ça !
Le concerné hocha la tête
-Je lui ai demandé pardon et il l'a pas accepté…
-C'est rien ça espèce de crétin !
-Il m'appelle même plus « Borsy » !
-Je croyais que tu détestais ce surnom non ?
-Oui mais pas quand c'est lui !
Kizaru ne savait plus où se mettre. Il été terriblement gêné. Garp lui réalisait petit à petit ce qui se passait. Comme un flash, il se souvenu de la conversation avec Sakazuki. Celle où il avait appris que Borsalino détestait ce surnom à cause de l'amiral en chef. Il se souvenu aussi de sa promesse intérieur de ne plus jamais l'appeler comme ça, promesse qu'il avait tenu inconsciemment. Réalisant l'immense quiproquo qui avait duré bien trop longtemps il se leva pour l'expliquer à l'enfant mais Tsuru l'empêcha de parler, lui rappelant en chuchotant qu'il ne devait pas intervenir. L'enfant ne le vit pas et continua :
-Quand c'est lui j'aime bien parce que il m'appelait comme ça sans savoir que je détestait ça à cause de Kazuaki. Il m'appelait comme ça mais juste pour être gentil pas pour m'embêter comme vous vous le faîtes. Et maintenant il le fait plus…
-Bah… Je sais pas quoi te dire mais je suis certain qu'il t'en veux pas ! Il est pas comme ça ! Puis même y'a pas que lui, y'a Sengoku aussi il aimerait pas du tout que tu fasse ce que tu vas faire
-Tu crois ? Sengoku s'en fiche un peu je crois. Il ne vit que pour la marine et sa justice rien de plus. Si il doit me tuer pour vivre il le ferait sans hésiter. Tu sais quel genre de personne c'est
Assis sur sa chaise ce dernier se mordit les lèvres pour ne rien dire. Alors c'est ça l'image que ces gamins avaient de lui ?
-D'ailleurs Sengoku aime bien Kazuaki. Ils se ressemblent. Ils sont pareils.
Du sang coula sur son bureau. Ces lèvres n'avaient pas tenu. Les mains de Sengoku était serré au maximum. Il aimait Kazuaki ? Pardon ? Comment pouvait il pensait ça de lui ? Pourquoi ? À quel moment avait il donné l'impression d'apprécier cet enfoiré ?
-Dis pas ça Borsalino ! Sakazuki aimerait pas t'entendre… D'ailleurs il reste Sakazuki ! Vivre sans toi c'est synonyme de mort pour lui. Je le sais parce qu'on est pareil avec Onigumo.
Akainu fit un petit pas en avant. C'est les prochaines paroles qui allaient l'intéresser
-Je sais mais… Mais je sais pas ! On s'est promis de pas mourir jusqu'à devenir amiraux mais… Mais s'il faut mourir pour lui j'hésiterais pas Momonga !
-À quoi ça servirait ? Comprend au moins que ce t'as fait est stupide !
-Non. Non pour moi ça ne l'est pas. Et ça ne l'est pas parce que je ne mourrait pas ! Ce n'est que la sanction de niveau deux
Akainu recula d'un pas et se tourna vers son ami, le visage toujours baissé et les yeux toujours fermés. La sanction de niveau deux ? Six mois à Impel Down ? Alors qu'ils n'avaient que six ans et qu'il était déjà à moitié mort ? Sérieusement ?
-Justement Borsalino… J'ai réussi à intercepter des conversations entre Kazuaki et le directeur de la prison. Il lui a demandé de te faire passer un mois à chaque étage comme le prévoit la sanction mais aussi pleins d'autres trucs pas très beau… Il lui a demandé de te torturer tous les jours, de ne jamais te soigner et de te nourrir le moins possible. Juste faire en sortes que tu survives et encore. Il a précisé que tu ne devait jouir d'aucun privilèges, au contraire. J'ai peur pour toi Borsalino ! Il ne rigole pas !
La voix du petit était rempli de larme. Assis sur son fauteuil Garp avait du mal à contenir sa rage. Sengoku aussi en tremblait de colère. Comment pouvait on être aussi cruel avec un enfant ? Et comment est ce qu'ils ont pu l'assimiler à ce putain de monstre ? Tsuru continuait de tranquillement siroter son thé. Les deux poings d'Akainu produisait une fumée grise du à sa colère. Ces yeux étaient pointés en direction de l'homme vêtu de jaune qui lui gardait un visage totalement ferme et impassible. Les souvenirs qui lui revenaient de ce petit séjour à Impel Down n'était pas très agréable. Le bain brûlant, les combats sans cesse avec les autres prisonniers, la salle de torture, les travaux forcés… Aujourd'hui encore il avait un mal fou à aller à Impel Down. Il détestait cet endroit et il se détestait de le détester. Ça prouvait juste qu'il n'avait pas guérit. Est ce qu'il réussira un jour, à guérir ?
-Mais je ne mourrais pas !
La colère ou l'impassibilité qui pouvait se lire sur le visage des personnes présentes se changea en surprise devant les paroles de l'enfant qui s'était d'ailleurs relever
-Je ne mourrais pas je te le promet ! Je reviendrais beaucoup plus fort. Garp et Sengoku survivront et ils deviendront des grands marines. Ensuite je deviendrais amiral avec Sakazuki et je leur montrerais à tous !
Il serra ces petits poings d'enfant :
-Je leur montrerait que Kazuaki ne représente ni la marine ni la justice ! Ce qu'il fait c'est tous sauf juste, je peux pas l'accepter. Kazuaki est tous ce que je ne veux surtout pas être. Et d'ailleurs c'est moi qui le tuerais. C'est moi qui libérerait la marine de la poigne de cet enfoiré.
Kizaru eu un sourire en coin en repensant à ce combat. Il avait dix huit ans. Il avait fini sa formation depuis trois ans et avait attendu de se battre avec de nombreux pirates pour être sûr d'être assez fort et le provoqué en duel. Il avait gagné et le lendemain les funérailles de l'amiral en chef avait été organisé sans que personne ne sache qui l'avait tué. Kong avait été nommé amiral en chef et le mot justice gravé sur son manteau repris un peu de sens. Borsalino avait tenu à gardé cela secret, en réalité il ne l'avait pas achevé. C'est Kazuaki lui même qui s'était tranché la tête en acceptant sa défaite. Sa seule et unique défaite. Il avait été vaincu par l'arme qu'il avait créé.
-Borsalino…
-Tu verras ! Ce que je fait n'est pas stupide alors j'espère que toi non plus tu fais rien de stupide ton côté
-Bah… J'ai juste décidé de retarder ce stupide Buster Call
Tsuru voyait dans sa tête toutes les pièces du puzzle se mettre en place. Elle avait beau avoir lu tous les rapports concernant cette période beaucoup de chose restaient sans réponse. Maintenant ça revenait. Pourquoi les bateaux qu'elle dirigeait avaient mit si longtemps à se déplacer. Pourquoi ils n'eurent pas assez de canons, pourquoi les cordes semblaient avoir toutes lâchés, pourquoi les voiles s'étaient secrètement déchiré, pourquoi plusieurs mats été tombé, pourquoi les outils de navigation ne marchaient plus… Ces gamins étaient d'incroyables gamins.
-T'as décidé qu… QUOI ?
-Avec Onigumo on jette tous les boulets et tous les canons et on bousille les navires. Mais t'inquiètes on fait ça en secret. On espère que comme ça le Buster Call ne pourra finalement partir que demain matin le temps de recharger les bateaux et que la traversée sera ralentit sans pour autant mettre en danger l'équipage. Le Buster Call ne pourra être activé que demain à midi au plus tôt ou bien demain soir tout dépendra des courants marins. Mais c'est Tsuru qui a été choisie pour diriger toute la flotte
-Tsuru ? Mais elle est que colonel !
-Oui mais elle est intelligente. Et comme elle est ami avec Sengoku et Garp je crois que Kazuaki veut la torturer mentalement…
-Mais… Peut être qu'elle fera en sorte de ralentir la flotte ? Alors on devrait s'en sortir…
-Si elle le fait trop visiblement Kazuaki la tuera
-Elle est intelligente !
L'enfant soupira. Tout cela était bien trop compliqué. Beaucoup beaucoup beaucoup trop de risque
-Hé bah en tout cas c'est vachement stupide ce que vous faîtes. C'est trop risqué !
-Oui mais on se fera pas prendre, on est beaucoup trop fort pour se faire prendre. Je te rappelle mon super réseau d'espionnage ? Tout ce passe bien pour l'instant. Tu sais ce qui serait vraiment stupide dans ce que je fait ?
-Je t'écoutes…
-Ce qui serais vraiment stupide c'est que les personnes pour qui je risque ma vie meurent. Alors là oui ce serait con ! Si vous ne revenez pas à Marinford vous quatre alors j'aurais risqué ma vie et celle d'Onigumo inutilement ! Et si tu ne reviens pas dans six mois alors là aussi ça aurait été inutile !
-Momonga…
-Écoutes moi bien Borsalino : je risque pas ma vie pour rien ! T'as pas intérêt à mourir ! Je te l'interdit !
Sur ces mots l'enfant à la crête raccrocha sans prévenir. Le petit Borsalino se contenta de soupirer. Il voulut s'allonger mais il se rappela qu'il était sur un bureau. Il décida de s'installer sur le fauteuil où était assis Sengoku. Il s'essaya sur l'espace laissé entre ces jambes et se blottit confortablement contre lui :
-C'est compliqué les aventures hein ?
-En tout cas tout devrais finalement bien se passé, lui répondit le Bouddha, par contre y'en a pas un pour rattraper l'autre. Toi et tes deux copains vous êtes bien stupides. Ce que vous faîtes est stupide peu importe si ça marche ou pas
-Ah oui ?
-Bien sûr ! Et d'ailleurs l'autre gamin avait raison. Que ce soit Sengoku ou Garp ils préféreraient largement mourir que de vivre sur le sacrifice d'un gosse !
Sengoku se leva laissant le grand fauteuil pour le si petit enfant. Il commença les quatre cents pas dans la salle. Il devait se calmer sinon il risquait de trop en dire.
-Qu'est ce que je devrais faire d'après toi ? Tu ne sais pas que genre d'homme est Kazuaki
Oh que si il le savait et il avait bien l'intention de répliquer mais Tsuru l'arrêta
-Tu devrais aller retrouver ton copain. On mange à 21h alors pas de bêtises jusque là, dit tranquillement Tsuru
L'enfant commença à partir mais il s'arrêta devant Sengoku. Il le regarda plusieurs secondes sans rien dire et finalement il fit un câlin à sa jambe
-Je suis heureux… T'es le chef de cet endroit et t'as pas l'air comme Kazuaki !
Toujours accroché à sa jambe il leva la tête et lui sourit
-Merci beaucoup !
Sengoku ne réagit pas et l'enfant partit. Une fois la porte fermé Kizaru voulut lui aussi partir le plus rapidement possible mais Garp l'attrapa par l'épaule avant qu'il ne puisse toucher la poignée de la porte
-Toi tu t'arrêtes. On va parler
-Oooh…
Il se retourna et vit les trois hommes devant lui, visiblement déterminé à ce qu'il parle
-Me comparer à Kazuaki ? Sérieusement ?
-Six mois à Impel Down et tu ne me l'as jamais dit ?
-En quoi c'est important le mot que j'utilise pour t'appeler ? C'est tout ce qui a changé et t'en a conclut que je te détestait ?
Borsalino mit fin à ce flot de reproches et questionnement
-Stop. C'était il y a cinquante ans.
Il s'apprêta de nouveau à partir, à fuir mais cette fois ci Garp fut beaucoup plus violent. Il le plaqua contre la porte en le tenant par les épaules. Il approcha son visage du sien. Kizaru ne comprenait pas vraiment ce qu'il voulait, il faisait des vas et viens entre ces deux pupilles jusqu'à que ces yeux glissent sur sa cicatrice. Il baissa les yeux
-Hé ! Borsalino !
Garp qui avait cette fois ci bien vu pourquoi il avait baissé les yeux lui fit relever sa tête de force et s'approcha davantage de son visage. Il voulait que leurs deux regards s'affrontent. Il voulait savoir ce qu'il y avait dans les yeux de Borsalino.
Et il n'y vu que la culpabilité. De la souffrance. Borsalino n'arrivait pas à tenir son regard. On pourrait penser que leurs deux visages si proches le mettait mal à l'aise et que son regard ne tenait pas mais aucun de ces deux personnages ne connaissent la signification du mot gêne. Non, si Borsalino n'y arrivait pas c'est juste que sa cicatrice était trop proches et parfaitement visibles. Cette courbe noir. Il ne pouvait pas la voir. Il la détestait. Elle lui a fait perdre son héros.
-Borsalino…
Garp commençait juste à réaliser. Il avait beau chercher il n'y avait vraiment qu'un sentiment de culpabilité dans le regard de l'amiral jaune.
-Alors c'est vrai espèce d'imbécile ? Tu penses que je t'en veux ?
-Qu-Quoi ?
La surprise se lisait clairement sur son visage. Qu'est ce que ça voulait dire ? Garp resserra sa poigne sur ces épaules
-JE T'EN AI JAMAIS VOULU ESPÈCE DE CRÉTIN C'EST PAS POSSIBLE D'ÊTRE AUSSI CON T'ES IRRATTRAPABLE
Il était à deux doigts de lui en foutre une mais il se retenait
-Pour… De… Pour de vrai ?
Il ne pu finalement se retenir une seconde de plus
-Jamais une seule seconde de ma vie je t'en ai voulu Borsalino ! C'est moi qui me suis interposé ! C'est moi qui ai agit en mon âme et conscience. Comment j'aurais pu t'en vouloir ? C'est quoi cette connerie ?
L'amiral, désormais à terre suite au coup de poing qu'il venait de recevoir sur son crâne, commençait juste à réaliser ce qu'il disait
-V-V-Vrai…
Les larmes lui montèrent aux yeux
-Vraiment ?
Il laissa tout éclater. Il pleura au sol à chaudes larmes. Alors il ne lui en a jamais voulu ? Il l'aimait toujours même après ça ? Il l'a jamais détesté ? Comment avait-il pu penser le contraire pendant cinq putains de décennies ?
Ne sachant quoi faire Garp se contenta de le frapper à nouveau, l'envoyant cette fois ci valser à l'autre bout de la salle. Il était réellement énervé. Surtout qu'il savait pertinemment comment aller se passer la suite une fois qu'ils reviendraient dans leur époque. Borsalino se mettra à l'éviter, à ne plus lui parler jusqu'à ne plus le regarder. Comme si ils ne s'étaient jamais connu alors qu'avant ils avaient une véritable relation père-fils. Tout ça parce que les choses n'avaient pas été dîtes clairement ? Garp détruit un mur sur son chemin. Il alla au bâtiment d'entraînement réservé aux hauts gradés, celui qui n'avait pas été détruit. Il avait besoin de se défouler.
Tsuru décida de le suivre de loin. Elle savait qu'elle devait le laisser se défouler mais elle devait être là pour lui une fois que ce sera passé. Lui parler, lui dire que ce qui est fait est fait et qu'ils ne pourront jamais rattrapé le temps perdu. Et surtout qu'il garde bien en mémoire qu'il ne devait pas essayer de modifier les différentes temporalités. Qu'il ne devait pas parler au Borsalino du passé. Tsuru soupira en pensant à tout ce qu'elle devait lui dire. C'était difficile d'être la seule personne sage parmi un tas d'abrutis.
Borsalino s'était redressé contre le mur. Des larmes coulaient encore silencieusement. Sakazuki s'assit à ses côtés
-Deuxième fois que je te vois pleurer autant… Content que cette fois ci ce soit des larmes de joie
Borsalino rigola. Des larmes de joies ? Oui, c'était le plus beau jour de sa vie. Celui où il avait obtenu le pardon de celui qu'il aimait tant. Il n'avait jamais cessé de l'aimer et de l'admirer. De loin, de très loin. Mais malgré la distance qu'il s'était lui même imposé, l'amour et l'admiration qu'il ressentait pour Garp n'avait jamais cessé d'augmenter. Il avait d'ailleurs détestait le moment où il avait obtenu le surnom de « Héros ». Non, ce n'était pas « Garp le Héros ». C'était son héros rien qu'à lui, les autres n'avaient pas le droit de l'appeler comme ça.
-En même temps j'ai jamais été une pleureuse comme toi !
Sakazuki aussi en rigola. C'est vrai qu'il pleurait énormément quand il été enfant. Paradoxalement si il avait été sélectionné pour bénéficier de l'enseignement de Marinford c'est justement parce que durant le massacre il avait été le seul de tous les gamins à ne pas verser la moindre larme. Il n'avait que trois ans mais il n'avait pas pleurer. Et à cause de ça il avait été sélectionné. C'est certainement la raison pour laquelle il pleurait autant une fois qu'il avait compris ce qui l'attendait, peut être parce qu'il s'en voulait de ne pas avoir versé de larmes ce jour là. Ça l'aurait préserver de cet enfer qu'il a vécu.
Il secoua la tête pour balayer ces mauvais souvenirs. Et après nous il avait mené une belle vie pour l'instant non ? Il a toujours au au moins un fidèle ami à ses côtés qui lui a facilité la tâche. Ça ne vaut pas mieux que la mort ?
-La première fois c'était quand ton père est mort. Et la deuxième… On peut dire que tu viens de retrouver ton père ou pas ?
-Oh. Aucune idée. Retrouver ? Je sais pas. En fait… Je l'ai jamais perdu. Il a toujours été là. À chaque fois que j'ai eu besoin de lui il a toujours été présent. Peu importe la situation… Je l'ai toujours considéré comme un père. Je l'ai toujours aimé comme un père… Toujours admiré.
-C'est vrai.
Ils restèrent un moment. Silencieux. Sengoku avait quitté la salle depuis un bon moment. Quand ils avaient commencé à évoquer leurs souvenirs, il avait préféré les laisser seuls. Ça ne le concernait pas.
-Je suis content…
Kizaru bailla de nouveau. Cette journée était vraiment fatigante.
…
-Bon d'coup on fait quoi nous ? Z'mennuie ! toujours dans le jardin et fraîchement réveillé l'enfant s'étira
-Bah on peut… Faire des bêtises !
Ils échangèrent un sourire malicieux. Ce genre de sourire très très complice. Un beau sourire diabolique sur le visage d'ange. Oh oui. Il avait du temps à perdre jusqu'au dîner et ils n'avaient pas l'intention de s'ennuyer !
….
Et voilààààà ! La fic touche à sa fin… Je pense que je vais rajouter un chapitre et deux chapitres bonus.
À bientôt !
Review siouplaît ? :3
