Bonjour bonjour !

Voici le troisième chapitre de la fiction ! Je rappelle que je ne fais que traduire « A Princely Claim » de kaistrex.

Merci à toutes les mises en favori, aux petits mots, aux passages, aux lectures !

J'ai malheureusement oublié de répondre aux reviews laissées par les personnes non inscrites sur le site, je me repentirai donc en fin de chapitre ! Il y aura les réponses pour celles du deuxième et du troisième chapitre ^^

Sur ce, bonne lecture !


Notes de l'auteur

C'est devenu un UA de royauté moderne dans un monde différent ? Je ne sais même pas, mais Lydia doit être une princesse quelque part. Juste... Ignorez-le.


Chapitre 3

Stiles avale durement lorsque l'Alpha entre à l'intérieur de la chambre d'audience du palais, la chambre caverneuse est indéniablement un peu trop mais c'est la tentative de son père pour instiller de la peur et de la terreur après l'étalage audacieux de l'Alpha.

Heureusement, il est maintenant totalement habillé exceptés ses pieds nus, couvert d'un tee-shirt uni noir qui moule bien son torse mais qui est tendu autour de ses biceps, et d'un pantalon de survêtements — au-dessous duquel il porte peut-être ou ne porte peut-être pas de sous-vêtements, mais qui regarde ? Sûrement pas Stiles.

Lorsque l'Alpha — Derek — les salue, il incline sa tête de la manière respectueuse habituelle, mais ses yeux restent fixés sur Stiles, comme s'il ne pouvait regarder autre part. Avec le sang parti, il est impossible d'ignorer combien il est beau.

Stiles reste silencieux, attendant que son père prenne la tête, mais il n'aurait pas pu parler même s'il l'avait voulu, sa langue ayant fusionné avec son palais dans sa bouche.

Il a reçu une royauté étrangère et rencontré une liste sans fin de célébrités, et maintenant c'est cet Alpha qui fait faiblir ses genoux et trembler ses doigts.

Mais ce qui l'irrite vraiment c'est que l'Alpha sait. Cet ordre de respirer plus tôt n'était pas une chose d'Alpha mais une chose de compagnons, cela signifie donc que les battements de cœur de Stiles sont un martèlement constant à ses oreilles, peu importe la distance qu'il met entre eux pour se calmer. Et maintenant qu'il se souvient de ce fait, il se sent malade. Comme si son corps n'était plus le sien désormais, son dernier petit bout d'intimité perdu. Pas qu'être sauvé d'une crise de panique publique soit une épreuve terrible, mais il tremble à la pensée de ce que cet homme peut lui faire faire d'autre. Il commence seulement à réaliser combien le mot « Revendication » est vraiment approprié.

« Il a dix-sept ans. Il n'y aura pas de sexe de Revendication jusqu'à ce qu'il ait l'âge pour.

Un couinement étranglé se coince dans la gorge de Stiles.

- Oh mon Dieu, soupire-t-il, les yeux levés vers le plafond doré. Vraiment, Papa ? C'est avec ça que tu commences ?

- Je ne prendrai pas le risque, Votre Majesté. » dit l'Alpha — Derek—, sincèrement, sa voix inflexible, mais son regard vacille sur Stiles qui se tient au côté de son père et aucun des deux n'a besoin d'être un loup-garou pour entendre le mensonge. Ses yeux sont restés humains, mais ils semblent toujours briller comme du charbon ardent pendant qu'ils l'examinent. Il frissonne, son corps trahissant un désir caché, et détache son regard pour le poser sur son père qui tend ses lèvres, mais il ne commente pas. Au lieu de ça, il prend une profonde respiration.

« Je suis sûr que vous êtes conscient du fait qu'il est promis à la Princesse Lydia de Kanima presque depuis sa naissance ?

Oh merde, Lydia.

- Je le suis, Monsieur. Je ne lui envie pas la déception de découvrir que son mariage va être annulé. »

La mâchoire de son père se contracte et il commence à informer Derek que cela n'a pas encore été décidé, mais Stiles a arrêté d'écouter.

La déception ? Lydia ressentira tout sauf ça. Stiles sera déçu. Il n'a jamais oublié la manière dont elle a fondu en larmes inconsolables lorsqu'ils se sont rencontrés pour la première fois, enfants, et ont été informés de leurs fiançailles.

Il a été un enfant gênant, trop vivant, trop curieux. Trop ci, trop ça. Jamais à sa place dans son propre corps, qu'il trébuche sur ses pieds ou qu'il se noie dans ses pensées débordantes dans sa tête. Il ne s'est adapté à rien de cela — malgré le fait que Lydia priait sans aucun doute pour le contraire.

A chaque fois qu'ils se rencontraient, son optimisme diminuait un peu plus, ses salutations plus froides, ses réponses à ses questions abrégées. Lorsqu'il l'a signalé, son père lui a juste dit que c'était à cause de son accent, ne voyant rien d'autre que la charmante, déterminée, intelligente jeune fille qu'il allait un jour accueillir comme sa fille — toutes ces choses que Stiles s'était dit qu'il aimait chez elle, ou qu'il allait bientôt finir par aimer.

La dernière fois que Stiles l'a vue, presque six mois plus tôt pour le dix-septième anniversaire de Lydia, les espoirs de cette dernière s'étaient totalement dissipés et une expression qui ne peut être décrite que comme une sombre résignation prenait place sur son visage à chaque fois qu'elle le regardait.

Une main se pose sur une de ses mains serrées sur ses côtés, la paume chaude enveloppant son poing. Le sien se décontracte sous le faible poids de celui-ci et il lève les yeux pour voir Derek se pencher, les sourcils froncés d'inquiétude. De près, ses yeux sont un tourbillon hypnotique de couleurs, comme une lumière dorée filtrant à travers la canopée de la forêt, et ils débordent déjà de plus d'adoration que Lydia ne lui en a jamais montrée.

Stiles ne comprend pas.

Il retire brusquement sa main de l'étreinte tendre de Derek, une partie de lui se ratatinant sur lui-même à l'apparition de la tristesse obscurcissant ses yeux face au rejet.

Et ainsi commence la déception de quelqu'un d'autre.

« Mes excuses, Votre Altesse, dit Derek avec raideur, les mains maintenant serrées à ses propres côtés et son regard fixé sur ses pieds.

- Vous vous oubliez, dit son père d'un ton sec, comprenant de travers l'origine de l'inconfort de Stiles.

- C'est bon, Papa, dit Stiles, voulant faire n'importe quoi pour s'éviter le regard de Derek si chagriné, si peu sûr.

C'est la première fois qu'il le voit baisser les yeux et les bouts de ses oreilles sont rouges, tellement sans comparaison avec le sourire confiant, plein de joie qu'il a retourné à l'humain dehors.

- Rien n'est bon à propos de ça, Stiles ! Il arrive d'un pas désinvolte, mettant des plans qui étaient en place depuis des années en pièces, te regardant comme si tu étais quelque chose à pendre à son bras et comme s'il voulait bien plus et — et quel âge avez-vous ?

- Vingt-sept ans, Monsieur, répond Derek, presque misérablement.

- Vingt-se — Il y a un écart de dix ans

- Plein de gens ont une différence d'âge plus grande ! les surprend Stiles, et lui-même, par son emportement et son père le regarde, sa mâchoire se relâchant, attendant probablement cet argument de la part de Derek plutôt que de son propre fils dont il pensait qu'il allait le défendre.

- Pas quand ils sont mineurs, lui rappelle son père dans un sifflement.

- Eh bien, nous sommes chanceux que ça n'ait pas eu lieu il y a dix ans ! » Dès que cela s'échappe de sa bouche, Stiles blanchit.

Il y a eu de nombreuses histoires d'horreur sur des Revendications qui se sont mal passées, où les compagnons se rencontrent enfants lorsque les jeunes loups-garous manquent de contrôle. Et sans une figure d'autorité présente... Stiles avale difficilement. Il aurait été peu probable que cela puisse lui arriver si lui et Derek s'étaient rencontrés, considérant les niveaux de sécurité autour de lui, mais cela reste quelque chose auquel il est difficilement supportable de penser.

« Je comprends que cela soit beaucoup de choses à assimiler pour vous, dit Derek une fois que le silence s'est trop étiré entre eux. Lorsque j'ai planifié l'annonce de ma Revendication, je n'avais pas pensé —

- Pourquoi y en a-t-il deux ? » l'interrompt Stiles, pressé de passer à un autre sujet et brûlant d'envie de savoir maintenant qu'il se rappelle les carcasses déposées dehors sur le chemin d'accès au se demande s'ils ont déjà été bougés.

« Votre Altesse ?

- Deux cerfs.

- Un prince respecté ne mérite rien de moins qu'une Revendication princière.

Stiles est sûr que sa rougeur doit se propager sur sa figure comme une montée du niveau d'eau, à la fois pour ce que signifie les mots de Derek et l'aisance avec laquelle il donne une telle réponse, à faire grincer les dents. Lorsqu'il regarde son père pour voir ce qu'il pense de ça, il est surpris de voir les premières lueurs vacillantes d'un sourire sur ses lèvres, un qu'il essaie de réprimer par tous les moyens possibles — que cela soit dû au fait de trouver la réponse satisfaisante ou risible, il ne peut décider.

- Je peux vous laisser discuter de cela ensemble, si vous le souhaitez, dit Derek, continuant comme avant l'interruption de Stiles.

- Je pense que ce serait judicieux, répond son père, ses émotions maintenant maîtrisées.

- Peut-être que Votre Altesse Royale peut me montrer le chemin de sortie ?

Les narines de son père se dilatent, prêt à informer Derek qu'une telle chose ne se produira pas, mais Stiles s'avance et Derek s'affaisse à ses côtés.

- Nous prendrons rapidement contact avec vous, se décide finalement son père et Derek s'arrête à la porte.

- La pleine lune est dans quatre jours, Monsieur.

Sa voix est parfaitement mesurée, aucune trace de peur qu'il ressente peut-être. Stiles ne peut imaginer comment cela doit être, sachant qu'il pourrait être mort dans une semaine. Il est sur le point de sortir du palais sans garantie du fait qu'il aura la permission d'y revenir, aussi bien que d'être mené à la potence.

- J'en suis conscient.

Derek incline la tête encore une fois et suit Stiles hors de la pièce.

Il se demande s'il doit emmener Derek jusqu'à une entrée secondaire pour échapper à la foule qui s'est probablement attardée, mais il est clair qu'il n'a jamais eu besoin de l'aide de Stiles puisqu'il a fait son chemin jusqu'à l'entrée principale sans aucune aide.

Pendant qu'ils marchent, Stiles ne peut garder ses yeux pour lui, voulant avoir une bonne vue de l'homme assez malchanceux pour avoir sa vie entre les mains de Stiles. Il est remarqué immédiatement et détourne brusquement sa tête comme s'il était celui qui s'était fait attraper à fixer un membre de la famille royale.

- Je suis désolé de t'avoir touché, dit Derek lorsqu'ils sont à mi-chemin de l'entrée principale. » Il semble nerveux, comme si c'était une erreur qu'il fallait évoquer à nouveau.
« C'est juste que, ton cœur était — » était en train de tambouriner comme si tu étais sur le point d'avoir une autre crise de panique.

Le corps tout entier de Stiles rougit, chaud et froid de honte. Ils ne se connaissent même pas depuis une heure et il montre déjà ses défauts. Lydia a toujours fait la moue face à un signe de faiblesse. Derek se demande probablement comment un Alpha comme lui a pu être assigné à quelqu'un qui est l'équivalent du vilain petit canard. Stiles est au moins content que Derek ne finisse pas sa phrase.

- Tu t'es déjà excusé.

Sa voix ne trahit aucune de ses émotions mais la tête de Derek se tourne brusquement pour le fixer les yeux écarquillés. Stiles garde son propre regard fixé sur le sol juste devant, ne voulant pas savoir quelles sortes d'odeurs ou de vibrations ou encore de motifs de battements de cœur Derek peut capter.

Dehors, une foule est toujours rassemblée devant le portail et ils applaudissent à leur vue. Un sourire timide adoucit chaque ligne du visage de Derek lorsqu'il se tourne pour le regarder.

- Je ne peux pas croire que je t'ai finalement rencontré, » murmure-t-il et Stiles sait qu'il ne veut pas dire qu'il est impressionné d'avoir rencontré un membre de la famille royale. Les bouts de ses oreilles sont rouges à nouveau, mais c'est tellement plus agréable que l'humiliation étouffante de tout à l'heure.
« J'ai attendu — » se coupe Derek et Stiles est choqué de réaliser que c'est parce qu'il est tellement retourné par ses émotions.

Il ne sait pas quoi dire. Mais Derek ne le laisse pas se perdre pour trouver ses mots trop longtemps. Au lieu de ça, il ôte son tee-shirt et tout ce que Stiles avait commencé à dire en retour devient un hng surpris.

Il y a des abdos pour longtemps.

Derek lui fait un grand sourire, juste comme la première fois qu'il l'a vu, et Stiles en est tellement abasourdi que, quand Derek crochète ses doigts en-dessous de la ceinture de son survêtement, il arrive à ne presque pas détourner le regard cette fois. Un rire soufflé silencieux répond à sa réaction et Stiles sait ensuite qu'il se tient debout nu devant lui, provoquant une nouvelle vague d'applaudissements de la part de la foule derrière le portail ainsi que des sifflements de loups. Quelqu'un hurle même, si ce n'est qu'il s'agit d'un pauvre prétexte humain cette fois-ci.

Stiles fait un signe de la fin pour que le portail soit ouvert pendant que des claquements et craquements d'un corps traversant une transformation commencent, et il ne peut décider si cela est plus écœurant à regarder lorsque cela se produit, ou juste à écouter.

Un nez humide le tapote sur l'oreille et il glapit, se retourne pour faire face au loup magnifique qui a transporté les deux cerfs comme si ce n'était rien. Il pourrait facilement faire rentrer la tête de Stiles dans sa gueule, pesant sur lui avec son regard carmin dans les yeux, comme si un feu brûlait si profondément en eux que la lumière atteignait tout juste la surface. Il n'a jamais été aussi près d'un loup transformé avant et ne sait pas pourquoi il est surpris par l'intelligence dans les yeux de Derek il est toujours une personne.

Sans sa permission, une de ses mains a commencé à se rapprocher pour toucher et il la recule lorsqu'il réalise qu'il était sur le point d'enfoncer sa main dans une flamme nue. Ce n'est pas un chien qui cherche des caresses sur le ventre ! Il est un loup-garou Alpha qui mordrait probablement la main de n'importe qui voudrait essayer une telle chose.

Mais Derek enfonce ensuite sa tête contre sa main et il la presse contre le côté de son cou avant qu'il ne puisse se demander s'il comprend sa signification de travers. Le loup ne semble pas contrarié, Stiles plonge donc ses doigts dans la fourrure chaude, épaisse d'un noir plein et brillant. Il est conscient des chaudes respirations remuant ses cheveux et, plus loin, toujours des gardes nerveux gardant leurs mains sur leurs holsters.

Il gratte juste en-dessous de la mâchoire de Derek et ne peut retenir le rire de plaisir qui s'échappe lorsque les yeux du loup clignent jusqu'à se fermer et que son corps tout entier frémit de bonheur. Les yeux de Derek s'ouvrent brutalement, d'une manière ou d'une autre capable d'adopter l'expression d'un regard taquin pour un loup, et soudain une langue d'au moins probablement la longueur de sa main et de son avant-bras traîne sur le côté du visage de Stiles. Il crie et frotte la ligne collante de salive avec sa manche puis ouvre les yeux, Derek bondissant déjà vers la sortie, levant la tête dans un hurlement. Il longe les carcasses de cerfs toujours au sol et la foule derrière le portail se scinde pour le laisser passer.

Une partie de Stiles veut le regarder jusqu'à ce qu'il soit hors de vue, mais il sait que Deaton va rendre visite à son père et, sachant cela, ils vont probablement commencer sans lui. Ils seront plus heureux s'il n'est pas du tout présent, mais il est au centre de ce bazar et il est intolérable qu'il les laisse le garder dans un coin.

En dépit du fait qu'il le connaît depuis toutes ces années, Stiles n'est pas sûr du titre officiel d'Alan Deaton. Conseiller ? Directeur du Réseau d'Espionnage Royal ? Robot Résident ? Peu importe la réponse, quand Stiles rejoint le bureau de son père, Deaton est déjà là — le visage vide comme à son habitude — et il a déjà d'une manière où d'une autre un dossier rempli de toutes les petites choses qu'i savoir sur Derek Hale. C'est inquiétant de manière étouffante.

La main de Deaton plane au-dessus du dossier pendant qu'ils regardent tous les deux Stiles dans l'embrasure de la porte.

« Vous ne me gardez pas hors de tout ça !

Son père soupire et lui fait signe d'entrer, se tournant vers Deaton pendant que Stiles ferme la porte. Il grogne.

- C'est ta tête des mauvaises nouvelles. »

Vraiment ? Stiles ne peut pas voir de différences.

Son père acquiesce au dossier.

« Finissons-en juste au plus vite. »

Oh non. Et s'il est un meurtrier ? Ou, Dieu nous engarde, un fan de préquelle de Star Wars ? Il a léché le visage de Stiles !

« Il a tué six personnes, dit Deaton.

Stiles s'étouffe avec rien. Quoi ? C'était censé être une blague !

Son père fait un court aboiement de rire, à la limite de l'hystérie, et recouvre ses yeux d'une main.

- Pour quoi ? Empiètement ? demande-t-il, d'un ton sec.

Voilà, l'expression de Deaton change alors, devenant une de grand inconfort. Stiles applaudit presque l'évolution du personnage.

- Non. Pour le meurtre de tous les membres de sa famille sauf un.

Son père se calme immédiatement, prêt à chercher quelques gouttes de whiskey. Stiles pourrait se joindre à lui.

- Les Hale. Bien sûr, soupire son père. Combien d'années cela fait-il maintenant ?

- Huit. Derek avait dix-neuf ans. Sa seule famille restante, sa sœur, avait dix-sept ans.

- Quoi ? demande Stiles, son regard alternant entre les deux. Que s'est-il passé ?

Son père soupire encore une fois mais fait signe à Deaton de poursuivre, attrapant la carafe sur son bureau cette fois et retournant un verre. Stiles en retourne un pour lui mais son père l'ignore ostensiblement.

- Derek et Cora — la sœur survivante — étaient dans la réserve de Beacon Hills, les bois entourant la maison familiale, après minuit quand il a soudainement acquis le pouvoir d'Alpha de sa mère. Ils ont senti sa mort quelques secondes après, suivie très peu de temps après par le reste de leur famille : deux grands-parents, leur père, un oncle ainsi que ses compagnon et enfant, et leur grande sœur enceinte et son compagnon.

Stiles veut dire à Deaton d'arrêter de parler mais son besoin de savoir comment quelque chose comme cela a pu se produire l'emporte sur son horreur.

- Tous les détails de ce qui s'est produit dans la maison sont rares puisque les responsables ont soit été tués, soit ont réussi à s'enfuir. Une meute rivale a été suspectée, ayant l'intention pour le compagnon de leur Alpha de lui faire prendre le pouvoir d'Alpha de Talia Hale pour qu'ils aient le même statut, avant de revendiquer le territoire des Hale à leur nom. Ils n'étaient sûrement pas conscients du fait que Derek et sa sœur étaient absents lorsqu'ils ont lancé leur attaque, ce qui a permis à Talia de donner son pouvoir avant qu'il ne soit pris. Sans quoi les choses se seraient terminées différemment.

Cela signifiant que Derek serait mort et qu'ils n'auraient pas eu besoin d'être ici à gérer cette situation.

- Avec le choc de devenir un Alpha et les morts d'autant de membres de la meute, Derek devient fou. Kali, le compagnon de l'Alpha rival s'échappe, ainsi qu'un bêta, Ennis, pendant que les cinq autres bêtas et l'Alpha, un homme nommé Deucalion, sont mis en morceaux, Deucalion a à vrai dire été retrouvé en quatorze morceaux, mais Derek a dit qu'il n'avait aucun souvenir d'avoir fait ça. Je vous épargne les photographies, dit Deaton, feuilletant quelques pages. Stiles regrette qu'il ne leur ait pas épargné l'histoire entière. Seulement de sa faute, il suppose.

- Et les deux qui se sont échappés ? demande son père et Stiles est fier d'à quel point cela sonne indigné. Dites-moi qu'ils ont eu ce qu'ils méritaient.

- Ils n'ont jamais été capturés.

- Quoi ? » s'exclame Stiles. C'est comme s'il regardait un de ces films basé sur un cas réel de meurtre, seulement pour qu'on lui dise à la fin qu'il ne saura jamais qui a fait ça.
« Ce sont des conneries !

Pour une fois, son père ne le réprimande pas pour son langage.

Mais le problème est que, il n'y a même pas dix ans, les loups-garous s'autogouvernaient toujours lorsqu'il s'agissait de territoire. Les plus fiers qui croyaient être supérieurs aux humains se battaient dents et griffes pour conserver ce droit mais ont été rejetés. C'est répugnant de penser que si la meute de Deucalion avait réussi, ils auraient largement pu s'enfuir grâce à ça.

Stiles ne peut s'empêcher d'imaginer les sourires resplendissants de Derek, celui avec lequel il l'a salué et celui qui l'a éclairé lorsqu'ils se sont séparés. Après tout ce qu'il a traversé, le fait qu'il puisse encore sourire est stupéfiant. Stiles connaît la peine causée par la perte d'un parent, mais perdre tout le monde, tous d'un coup... La mort de sa mère a été un adieu long et douloureux et il essaie d'imaginer ce que cela aurait été si elle lui avait été enlevée sans prévenir.

La dernière chose que Derek a essayé de lui dire avant de se transformer, la façon donc les mots sont morts dans sa gorge, cela prend un tout nouveau sens et Stiles doit essayer et avaler les siens d'un bloc.

- Et maintenant ? De quelle taille est sa meute ? demande son père lorsque Stiles reprend pied dans la réalité.

- Trois loups-garous et un humain. Deux couples de compagnons. Deaton tourne encore quelques pages. Sa sœur Cora et son compagnon humain Isaac, compagnons depuis quatre ans, se sont rencontrés à un concert. Erica et Boyd, les deux loups, compagnons depuis six ans, se sont rencontrés à l'université. Ils attendent leur premier enfant.

Son père reste silencieux, inclinant son verre d'un côté puis de l'autre en même temps qu'il laisse mijoter les informations.

- Que croyez-vous, Monsieur ? demande Deaton.

- Je pense que nous aurions dû le laisser donner la morsure et ensuite ne plus jamais montrer sa tête à nouveau. Mais il a été si rapide à espérer une fin aux fiançailles, il y a peu d'espoir qu'il fasse ce choix.

- Il y a toutes les chances que ce soit une fausse revendication, modère Deaton.

Lui et son père partage un long regard, une conversation non dite mais Stiles entend chaque mot.

- Mais il va mourir ! Et quoi qu'il en soit, le truc d'Alpha a fonctionné sur moi, devant tout le monde !

- Aucun habitant n'aura vu ça sous cet angle. Il n'y aura aucune photo ou séquence qui aura capturé ça.

Stiles fixe son père du regard, incapable de croire qu'il va entretenir une telle idée.

- Est-ce que tu es sérieux, là ? N'as-tu pas entendu les coups de chance incroyable que ce gars a eu ? Accordez-lui une pause !

- Tu es un prince, Stiles. C'est plus important que la mort d'un unique homme. Ton mariage avec la Princesse Lydia est destiné à mettre fin à la relation précaire avec Kanima.

- Relation précaire ? se moque Stiles. Si génial grand-papa grand Roi Qui n'a jamais envoyé un cadeau pour l'anniversaire royal de quelque gamin morveux depuis une centaine d'années et les Martin ne s'en sont jamais remis. La belle affaire ! Nous sommes à peine à deux doigts d'une guerre !

- Il y a plus que ça ici, Stiles ! dit son père, exaspéré.

Stiles pense qu'il a résumé ça à son b.a.-ba plutôt soigneusement, merci beaucoup.

Son père se frotte les tempes et Stiles n'est pas prêt lorsqu'il vire de bord.

- Donc tu dis que tu vas le faire ? Tu vas le laisser te mordre, puis te marier avec lui et puis te laisser être fait prisonnier à jouer la femme au foyer ?

- Il ne va pas me frapper à la tête et m'emporter en me traînant jusqu'à sa tanière comme « moi Alpha, toi mien ! » argue Stiles, faisant sa meilleure imitation d'un homme préhistorique croisé avec les sourcils de Derek. Il a des obligations et la revendication de Derek ne va en rien l'empêcher de les honorer.

- Arrête d'éviter la question.

A contrecœur, Stiles s'interrompt. Il s'était attendu à devoir chercher profondément en lui-même pour trouver une réponse, mais il réalise qu'il l'a déjà accepté à partir du moment où il a défendu Derek plus tôt. Et avec la menace de la mort de Derek lui hurlant à la figure, ce n'est pas vraiment une décision à prendre pour lui.

Les yeux de son père se remplissent d'une tristesse insondable lorsqu'il le dit.

- Ce n'est pas ce que ta mère ou moi aurait voulu pour toi, commence-t-il, mais la mention de la mère de Stiles est comme une allumette éclairant son esprit et il ne permet pas à son père de finir n'importe quel discours auquel il se préparait.

- Non, et ce que je veux n'a jamais importé ! s'énerve-t-il, seulement lointainement conscient qu'il a commencé à crier. Au moins de cette façon j'aurais une chance avec quelqu'un qui peut vraiment m'aimer !

Il veut tendre les bras et remettre les mots dans sa bouche, mais le mal est fait. Voilà la sentimentalité qu'il a retenue durant toutes ces années, le désir d'un mariage comme celui de ses propres parents, un qui ne l'aurait pas fait se sentir bon à rien, ou déficient, ou encore incompétent. Il n'a connu Derek que pendant quelques moments en comparaison à Lydia, mais il imagine ses chances avec lui beaucoup mieux qu'il ne l'a jamais pu avec elle.

Il enroule ses bras autour de son torse et recule jusqu'à sa chaise, incapable de supporter la façon dont son père le regarde ou le regard neutre et fixe de Deaton.

- Stiles...

- Non. » Il saute sur ses pieds et recule jusqu'à ce qu'il soit à la porte.
« Je le fais, » dit-il, mettant chaque once de sa détermination dans sa voix, ne laissant aucun débat possible. Il attend que quelqu'un s'y essaie, mais lorsqu'aucun d'eux ne dit quelque chose, il acquiesce une fois.
« Je serai dans ma chambre ?

- Au moins, c'est un Alpha, » entend-il dire Deaton juste avant qu'il ne ferme la porte.

De retour dans sa propre chambre, Stiles se laisse tomber sur son lit et fixe le plafond.

Juste comme ça, son mariage imminent avec Lydia est terminé. Le futur qui lui avait été arrangé, qu'il s'était imaginé dans des centaines de rêveries différentes est dissout devant ses yeux, et maintenant un trou noir se rapproche de lui. Il ne peut décider si cela le libère ou si cela l'étouffe.

Il tend le bras pour attraper son téléphone sur la table de nuit, ignorant toutes les notifications de messages et d'appels manqués et ouvre internet. Evidemment, il fait l'objet de tous les gros titres. Et évidemment, tout le monde sort des informations de son cul.

Le tout premier article qu'il trouve montre une image qui a probablement été prise lorsque Derek annonce sa Revendication, si l'on se fie à l'expression sidérée de Stiles. Il grogne au souvenir. C'était difficilement une réaction gracieuse digne d'un prince. La nudité de Derek est, bien sûr, floutée et Stiles rougit à une pensée passagère exprimant la déception puisqu'il n'a pas réussi à voir cet angle.

Il n'est pas étranger au fait d'apprécier le corps d'un homme — et Derek a certainement beaucoup sur quoi être apprécié — mais il a longtemps été habitué au fait qu'il allait passer sa vie avec une femme. Qu'ils allaient un jour donner naissance à des héritiers. Il rougit encore plus lorsqu'une voix dans sa tête lui murmure que cela ne les empêchera pas d'essayer, et se hâte de défiler vers l'article suivant.

Quelqu'un a déjà tenté de prouver que Stiles et Derek se sont rencontrés il y a un moment et qu'il a réalisé une Revendication privée, essayant de faire passer une empreinte sur son col de tee-shirt sur une photo de l'année dernière pour une marque de morsure. Ils ont déjà découvert que Derek vient de Beacon Hills et ont essayé de convaincre les gens que la visite là-bas de Stiles hier n'était qu'une ruse pour voir son « beau »* en secret et finaliser leurs plans pour rendre ça public.

Secouant la tête, il arrête de lire le contenu et regarde seulement les photos. Il y en a une prise juste au moment où Derek a léché sa joue, son visage crispé par le choc et le rire. Il se souvient de la manière dont il n'a senti aucune trace de peur en ayant des dents si aiguisées aussi proches, la manière dont les sourires de Derek se sont traduits en joie une fois en loup. Lorsqu'il réalise qu'il sourit face à la photo depuis au moins une minute, il jette son téléphone de côté.

Un nouveau message arrive une seconde plus tard. De Lydia.

J'ai entendu que les félicitations étaient de rigueur.

Il peut entendre son accent rauque suffisant à travers son écriture uniquement.

Pour moi ou pour toi ? envoie-t-il sans tarder en retour et éteint son téléphone.

Il passe ses doigts dans ses cheveux, prend une profonde respiration dans une tentative de combattre les images de la réaction qu'elle aurait pu avoir en apprenant qu'elle ne serait plus liée à lui. Il se demande combien de temps elle aura attendu avant d'ouvrir le champagne.

C'est dur de croire qu'elle n'importe plus maintenant. Des années passées à s'inquiéter de ce qu'elle pensait, à se demander comment la rendre heureuse. Ne recevant aucune considération en retour. Peut-être que Derek est vraiment sa chance pour avoir quelque chose de bien. Après tout, tout le monde sait que les couples de compagnons sont supposés être des couples parfaits, la base d'origine de l'expression « un mariage d'amour ». C'était la seule évidence que quelque sorte de destin existait, et beaucoup d'humains aiment croire que tout le monde a un compagnon dehors quelque part. C'est même devenu un mot affectueux pour ceux qui sont particulièrement investis dans cette idée, comme mon chéri ou mon ange.

Pour Stiles, être impliqué dans une histoire d'une sorte de pouvoir supérieur est trop pour lui pour réfléchir correctement, mais il peut en voir la preuve brillant dans les yeux rouges de Derek. Respire.

A défaut d'autre chose, il jure au moins de ne jamais voir Derek comme un devoir. Il connaît tout ça trop bien, le sentiment d'être un fardeau. Il va donner tout ce qu'il a. Il va garder Derek vivant. C'est, au moins, quelque chose que lui seul peut faire. C'est quelque chose qu'il ne sera pas capable rater.

N'est-ce pas ?

La porte s'ouvre brusquement et il se relève comme un piquet lorsque son meilleur ami Scott déboule à l'intérieur.

« Je suis venu dès que j'ai entendu ! » halète-t-il, ses yeux faisant le tour de la pièce comme s'il s'attendait à trouver un loup-garou nu sa cachant dans un des coins.

Un élan de tendresse écrasant manque d'étouffer Stiles lorsqu'il le voit, la réalisation qu'il pourra toujours garder quelque chose au milieu de toute cette turbulence. Quelqu'un qui sera toujours de son côté, peu importe quoi. A défaut d'autre chose, il aura besoin d'une bonne dose de l'optimisme indéfectible de Scott pour survivre à la semaine à venir.

Elle va être longue.


Notes de l'auteur :

Ce chapitre finit par être plus que deux fois plus long que je ne l'avais prévu. Si les autres chapitres finissent par être aussi longs, nous verrons comment je vais gérer pour me tenir à une mise à jour hebdomadaire. _

Aussi, j'ai été plutôt contente de ce chapitre jusqu'à ce que je commence à le relire et le re-relire et maintenant je ne sais plus. J'espère que vous l'avez apprécié, au moins !


« beau » : en français dans le texte.


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Chapitre 2

A samsillon : Merci à toi d'avoir lu ! J'espère que ce nouveau chapitre t'aura plu ^^

A Lia : Héhé, j'espère que tu auras apprécié la réaction de Stiles dans ce chapitre aussi :3 En espérant que la suite t'ait plu !

A Guest : Je suis contente que tu aimes ^^ En espérant que ça continue !

A nathydemon : Et encore, tu n'as pas tout vu du pauvre Stiles. On en a un aperçu dans ce chapitre… Mais s'il avait fui, la fiction aurait pris fin xD Heureusement qu'il a du courage :p

A Carmin : Super que tu aies été pris(e) dans le suspense ! Merci d'avoir laissé un mot :3

A Babylon : Héhé moi aussi j'aime :p Merci à toi d'avoir lu et d'avoir commenté !

Chapitre 3

A nathydemon : Tu verras si ta théorie se vérifie xD

A carmin : J'aime beaucoup aussi le caractère des personnages dans la fiction. Ils sont OOC tout en ne l'étant pas (oui ce n'est pas très clair xD). Ils ont l'air bon ces cornichons, non ? J'espère que la suite continuera à te plaire !

A Babylon : Héhé, supsense ! Merci à toi d'avoir lu et commenté !

A Ano : Je ne peux qu'approuver ce que tu dis !


J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Merci à ceux et celles qui auront lu jusqu'ici ! A la semaine prochaine :3