Bonjour tout le monde !
Voici le chapitre 6, de nouveau avec un jour de retard, je suis désolée.
Merci, comme toujours, à ceux qui lisent (et plus encore).
Les réponses aux reviews des non-inscrits se trouvent en fin de chapitre.
Bonne lecture !
Juste, pour le lien du photoset de la note, enlevez les espaces et les "!" si vous voulez y accéder (en espérant que ça fonctionne :x)
Note de début de chapitre :
J'ai réalise un photoset l'autre jour~ (feat. Bébé Loup Derek !)
Il est posté sur mon tumblr ( kaistrex ! .tumblr. ! com ! /post/149851721499 ! /a-princely-claim-by-kaistrex-in-a-world-where) avec un lien vers la fic si vous voulez la partager !
Chapitre 6
Avoir l'odeur de Stiles s'imprégner dans le lieu où l'essence même de sa meute — depuis des générations — a pénétré chaque fissure, chaque poutre de bois, a transformé Derek en flaque de caramel.
Stiles est déjà retourné au palais, refusant d'autoriser Derek à faire deux fois de plus le trajet, mais il continue à sentir des effluves de pin et quelque chose de similaire à de la terre humide après la pluie, et par-dessus tout cela, une trace de sommeil, comme s'il y avait un diffuseur caché quelque part dans la pièce. Il ne peut s'empêcher de chasser leurs vrilles se déplaçant grâce aux courants d'air. Cela se mélange si bien avec les autres odeurs de maison, de meute et de sécurité, quelque chose qui a manqué, qui les relie maintenant toutes, ensemble.
Même sa meute semble apprécier la note supplémentaire dans l'air, paressant d'un air endormi dans le salon. Cela soulage d'avoir leur Alpha exultant d'un tel contentement, les aide à s'adoucir, particulièrement Erica qui devient plus irritable au fur et à mesure que sa grossesse s'étend après la date prévue de l'accouchement.
Derek aurait été plus que ravi de se rouler en boule sur sa place sur le canapé, de plonger sa tête dans le coussin contre lequel Stiles s'est appuyé, mais Cora lui donne un coup de coude dans l'estomac.
« Allez. Va au lit. Tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil sur un vrai matelas après les quelques nuits que tu viens de passer. Prends le coussin avec toi. »
Derek sait qu'il n'a pas vraiment été subtil vu la façon dont laquelle il agrippait l'oreiller contre son estomac, le serrant de temps en temps pour avoir un nouvel éclat de Stiles, mais cela reste toujours un peu embarrassant. Il est l'Alpha. Il devrait avoir le contrôle sur toutes ces choses.
Ce n'est pas comme si cela sentait plus fort que quand Stiles était vraiment là, mais parce qu'il est parti, il n'a pas besoin de cacher qu'il la boit comme un chameau engloutit de l'eau.
Il se lève tout de même pour aller au lit sans protester, le coussin restant sous son bras pendant qu'il se brosse les dents et lorsqu'il ouvre la porte de sa chambre, il est prêt à tomber.
C'a été une si longue semaine. Tout d'abord, il a été anxieux d'avoir seulement quelques jours avant de devoir effectuer la morsure de Revendication, mais maintenant il voit cela davantage comme une bénédiction. Il ne peut imaginer le stress s'il avait dû attendre quasiment un mois entier. Il peut dès à présent sentir ses crocs le démanger sous ses gencives et il y a encore deux jours restant. Il les laisse s'allonger, espérant un sursis, mais cela ne fait qu'augmenter son besoin, son instinct, d'épingler Stiles sous lui avec eux.
Mais il prend ensuite une respiration de l'air de sa chambre et il ne peut empêcher ses yeux de luire de vie. L'odeur de Stiles est si forte en dépit du fait qu'il n'a quasiment dépassé la porte pendant plus de cinq secondes, qu'il s'est stupéfié pendant un moment, toutes ses fonctions s'interrompant sauf pour ses profondes inhalations.
La seule explication à laquelle Derek peut penser est que de fermer la porte a dû la bloquer à l'intérieur. Pas qu'il se plaigne. Plus que cela, il regrette à vrai dire de ne pas être monté à l'étage plus tôt.
Il ferme rapidement la porte à nouveau, avide de faire durer l'odeur aussi longtemps que possible, et il respire aussi profondément qu'il le peut, ses yeux papillonnant sous sa densité, ses membres tremblant sur le point de devenir complètement mous.
Il trébuche sur les deux pas menant à son lit et s'écroule sur le dos mais grogne sous le choc. Au moment même où sa tête percute l'oreiller, un nuage de l'odeur de Stiles l'entoure comme si quelqu'un avait vaporisé une giclée fraîche de parfum au-dessus de sa tête.
Ses mains tremblent en atteignant le dessous de l'oreiller et lorsqu'il retire un tee-shirt feutré bleu marine et plié, tout ce qu'il peut faire pendant quelques secondes est le fixer du regard.
Il n'y aucun doute sur le fait qu'il appartienne à Stiles, tellement trempé de son odeur qu'il est possible qu'il ne l'ait jamais lavé. Ce sommeil sous-jacent qu'il a transporté tous les jours est fort et il réalise qu'il doit s'agir du tee-shirt dans lequel il a dormi la nuit précédente. Il devait sûrement le porter sous cette chemise à col boutonné qu'il portait dans le seul but de le laisser en partant. Les odeurs de pin et de terre sont mordantes et s'il se concentre vraiment, il sent—putain, il sent comme s'il s'était branlé pendant qu'il le portait. Derek gémit dans l'arrière de sa gorge, incapable de ré-enfouir cet élément dans le cocktail d'odeurs maintenant qu'il l'a tirée du lot.
Toute pensée cohérente le quitte après cela. Le tee-shirt entoure sa figure comme une serviette chaude au spa et peu de temps le sépare du moment où il frémit sur le matelas comme un chat dans un bain de soleil.
Enveloppé par l'odeur de son compagnon avec son cœur battant dans sa tête, c'est comme s'il était vraiment présent. Cela se termine comme étant la meilleure nuit de sommeil qu'il n'a jamais eue.
Ses rêves se brouillent au réveil, mais il réussit à en garder une bribe : une matinée reposante où ils sont tous les deux plus vieux et Stiles est à cheval sur les hanches de Derek, les draps au niveau de sa taille. Sa bouche est ouverte en un rire que Derek ne peut plus entendre et même s'il ne peut s'imaginer exactement le visage de Stiles dans cette façon insaisissable de se souvenir des rêves, il sait que ses yeux pétillaient.
C'est un futur dont il se languit désespérément.
Le matin, la meute le fixe avec confusion — sauf Isaac qui continue à beurrer son pain grillé sans se poser de questions — mais le téléphone de Derek qui sonne le sauve de devoir expliquer pourquoi il sent comme si Stiles s'était faufilé par la fenêtre de sa chambre pour passer la nuit.
C'est Stiles qui lui apprend qu'il a discuté avec son père du problème des gens protestant contre le manque de choix « inhumain » que Derek lui a imposé — ce qui n'est pas une coïncidence dans le choix du mot. Derek n'est que vaguement conscient de cet argument, ayant choisi d'ignorer tout ce qui serait en relation avec les médias après ce premier jour avec la télévision, et ce n'est qu'une raison parmi tant d'autres. Aucun de ces gens ne s'est senti concerné quand Stiles a été impliqué dans un mariage arrangé toute sa vie, mais dès qu'un loup-garou l'est, c'est une disgrâce. Parfois, il désespère vraiment.
Stiles dit qu'une réservation peut être faite pour cette nuit dans un restaurant chic de la capitale dont Derek ne peut prononcer le nom pour montrer qu'il n'est pas réticent à la situation.
(« Comme un rendez-vous ?
- Ouais. Tu sais, un rituel humain de cour.
- Les loups-garous font toujours des rendez-vous, dit Derek en levant les yeux au ciel.)
Le penser comme un rendez-vous est tout ce qui le rend impatient d'y aller — en dehors de passer du temps avec Stiles, bien sûr. Il n'aime pas tellement se mettre en valeur pour le public, mais Stiles s'est plié à tout ce qu'il voulait. Il doit se rappeler la position de Stiles dans la société et faire de même.
Mais une fois qu'il s'est résolu à cette décision, il est rempli d'appréhension. Ils continuent d'avoir toutes ces petites incompréhensions et une caméra suffit pour immortaliser un dérapage. Et même si tout se passe correctement, un photographe parfaitement réglé peut saisir une situation qui n'a même pas eu lieu. Si Stiles, ne serait-ce que, fronce les sourcils face au menu, cela sera dépeint comme du mécontentement à être ici, ou va faire apparaître des spéculations sur quelque argument non-existant.
Et s'il avait une autre crise de panique ?
Lorsque Stiles monte dans sa voiture cet après-midi, le goût piquant de la nervosité l'entourant comme un nuage montre à Derek qu'il a eu des pensées similaires. Ils partagent un sourire, lèvres closes, mais avant que Derek n'ait pu s'éloigner, il atteint l'arrière de son siège et récupère le sac qu'il avait entreposé là, le déposant sur les genoux de Stiles. Il espère que cela va alléger l'atmosphère et ne va pas l'empirer.
- Qu'est-ce que c'est ? demande Stiles, le dépliant déjà pour jeter un coup d'œil à l'intérieur.
- Je te retourne juste la faveur, répond Derek, presque trop effrayé pour le regarder, mais il doit voir sa première réaction pour être sûr qu'il a fait la bonne chose.
Ses muscles tendus deviennent mous quand Stiles se met à rire, baisse sa garde et embarrassé en sortant le tee-shirt gris — un de ceux dans lesquels Derek a dormi.
- Donc tu as aimé alors ? demande Stiles.
La nervosité qui le tourmentait disparait, balayée au lieu de cela par un torrent de soulagement. Derek est déconcerté pendant un moment par le fait que Stiles se soit inquiété à propos du tee-shirt, non pas de la perspective de leur soirée. Cela lui fait se demander ce qu'il a pu mal comprendre d'autre.
- Ouais. Il n'admettra jamais qu'il s'est réveillé avec la tête à l'intérieur de la chemise. Je l'aurais laissé sous ton oreiller si j'avais pensé avoir une quelconque chance d'y aller.
Stiles rit à nouveau, le type de rire léger qui montre qu'un poids s'est envolé.
- Lydia est celle qui—. » Le cœur de Derek arrête de battre dans sa poitrine et il ne peut même pas deviner l'expression que Stiles doit lire sur son visage. « N'ai pas l'air si dévasté, dit le Prince, essayant de le taquiner mais ne réussissant pas vraiment. Il n'y a jamais rien eu entre nous. » Il se tourne pour regarder par la fenêtre, sa voix devenant plus calme, Derek devant tendre l'oreille pour l'entendre. « Il s'avère que les femmes ne sont pas vraiment à mon goût. »
Derek ne répond pas, démarre seulement l'engin et déboîte derrière la moitié de leur suite comme le jour précédent.
Il ne sait pas vraiment quel est son problème. Il n'y avait pas de mensonge dans le battement de cœur de Stiles, dans aucune de ses phrases et, vraiment, il devrait considérer cela comme un indice que la Princesse leur donne sa bénédiction si elle donne des conseils à Stiles pour le courtiser en retour. Il suppose qu'il ne s'agit que de l'ombre du fait qu'il la considère comme la chérie de Stiles qui persiste et obscurcit son jugement.
Il profite du court voyage pour atteindre le restaurant pour calmer ses idées et ne plus y penser par la suite. Au moins jusqu'à ce qu'il soit à la maison. La soirée est trop importante pour être ruinée par des atrocités inutiles.
Le téléphone de Derek sonne à mi-chemin et ses premiers mots depuis qu'ils ont quitté le palais ont pour but de demander à Stiles de regarder de qu'il il s'agit.
« Isaac, dit Stiles, répondant avant que Derek n'ait besoin de demander. C'est Stiles.
- Est-ce que Derek est là ?
Derek peut facilement l'entendre à travers le haut-parleur.
- Ouais, il conduit.
- Erica a commencé le travail.
Le pied de Derek s'écrase sur la pédale de frein. Leur suite fait crisser les pneus en s'arrêtant derrière eux pendant que les deux voitures les précédant continuent.
Il fixe Stiles de ses yeux grand ouverts, écoutant Isaac les informer qu'ils sont sur le chemin de l'hôpital avant de raccrocher, et le silence résonne dans les oreilles de Derek. Il ne peut plus penser.
- Bon ? demande Stiles. Qu'est-ce que tu attends ? Allons-y !
Derek est toujours paralysé en exécutant un virage en U et le couple de gardes qui étaient sortis de leur voiture pour voir quel était le problème poussent un cri et courent pour retourner à l'intérieur.
- Euh, je devrais probablement les laisser savoir que tu n'es pas en train de me kidnapper, dit Stiles, faisant défiler l'écran sur son propre téléphone.
Pendant que Stiles informe leur suite du changement de plan, le cerveau de Derek commence à se remettre en route.
Sa première pensée est de pester contre son timing. Parmi tous les moments où cela aurait pu avoir lieu, il a fallu que ce soit au moment où ils sont à des kilomètres de la ville. Il est l'Alpha d'Erica. Il doit être là.
- Hé, » dit Stiles, posant une main sur une de ses épaules. La ligne tendue dans laquelle ils les tenaient fond en même temps qu'il s'enfonce dans son siège et prend une profonde respiration, se permettant se tremper dans l'odeur de Stiles là où il devrait normalement faire preuve de contrôle. « Tu seras dans les temps. Les femmes n'accouchent pas avant genre, des heures.
Derek ne peut s'empêcher de fendre un sourire face à combien il semble horrifié à la perspective.
Le trajet s'étend et le soleil se couche, les ombres s'allongent.
Il a presque cru que ce jour n'arriverait jamais, qu'Erica resterait toujours enceinte. Ca fait comme une éternité. Mais maintenant le jour est là et demain, la meute s'agrandira d'une autre personne — de deux autres personnes, se corrige-t-il en jetant un coup d'œil vers Stiles — mais plutôt que de blêmir à l'idée de nouvelles responsabilités, il est fier du renforcement de sa meute. Un Alpha uni, des betas tous unis et l'accueil d'une nouvelle génération. C'est plus que tout ce qu'il n'a jamais osé espérer.
Il est à peine passé vingt heures lorsqu'ils atteignent l'hôpital, et pendant qu'il suive les panneaux indiquant l'aile dédiée aux loups-garous avec leur suite de sécurité mécontente, Stiles fait tourner plus d'une tête.
Dès qu'ils sont dans le service de maternité — après que Stiles lui ait ordonné de frotter cette mousse désinfectante sur ses mains — Derek repère Cora et Isaac sur des chaises en plastique dur contre le mur du couloir, qui se lèvent d'un bond pour le saluer, et Stiles se dirige à grands pas vers le bureau de réception, ses gardes se dépêchant de parcourir la zone.
Pendant que les narines de Cora se dilatent et qu'elle se plaint à propos du fait qu'une seule personne à la fois n'est autorisée à être avec Erica dans la salle, l'attention de Derek est détournée par Stiles demandant à ce qu'Erica soit déplacée dans une chambre privée. Bon, il ne demande pas. Il parle seulement comme si c'était déjà en marche et Derek observe la pauvre infirmière essayer de réfléchir pour réaliser que le Prince Héritier de son pays se tient devant elle, appuyé d'un coude sur le comptoir comme si c'était quelque chose d'habituel.
Alors que l'infirmière se dépêche de faire comme il dit, une autre meute, une située du côté sud de la ville dans un territoire plus petit, part juste et leur Alpha s'arrête lorsqu'il remarque Derek. Ses yeux font un mouvement rapide vers Stiles, puis se posent à nouveau sur Derek, puis il acquiesce une fois en signe de reconnaissance et d'approbation.
Derek lui retourne, et au moment où ils partent, l'idée commence à apparaître que ce n'est plus seulement Stiles qui a des responsabilités uniquement pour lui-même. Plus maintenant. Avec quelques groupes protestant toujours contre les loups-garous, sa position à côté de leur futur Chef d'Etat va le placer sous les projecteurs, mais va aussi lui permettre peut-être de faire le bien.
- Tu n'avais pas besoin de faire ça, dit-il à Stiles quand Erica est déplacée.
Stiles hausse les épaules.
- Je peux bien servir à quelque chose.
En dépit de sa réussite extérieure pour sembler nonchalant, ce suintement d'insécurité que Derek a mal compris jusqu'à présent, fait une apparition. Faiblement, mais tout de même présent.
Il prend sa main pendant qu'il se tourne pour s'éloigner et veille à le regarder dans les yeux en lui parler afin de le convaincre de sa sincérité.
- Merci.
Stiles hausse de nouveau les épaules, mais la nuance aigre se transforme en satisfaction-barbe-à-papa et, même s'il ne sourit pas, Derek peut le voir dans ses yeux au moment où il détourne les siens vers ses pieds.
Dans la chambre privée qui a des gardes stationnés à l'extérieur, Derek salue Erica d'un baiser sur le front. Il s'attendait à moitié à ce qu'elle fasse briller ses yeux et qu'elle grogne, mais elle est calée dans son lit avec un sourire, même si elle semble un peu pâle.
- Vous n'auriez pas du faire tout le chemin à l'envers ! les réprimande-t-elle, mais Derek sait qu'elle en est heureuse.
Stiles reste à dans l'embrasure de la porte, semblant incertain, mais Derek prend une des chaises qui leur ont été fournies et lui fait un geste pour l'inviter à s'asseoir, en plaçant une autre à côté pour lui-même.
L'attente est longue.
Isaac emprunte Stiles pour rapporter de la nourriture lorsque l'estomac de ce dernier gronde suffisamment fort pour que lui-même l'entende. Derek est embarrassé d'avoir oublié ce point — ils étaient en chemin pour aller dîner — mais Stiles ne montre aucun signe de ressentiment lorsqu'il revient, tenant un sandwich au fromage et tomates, emballé pour Derek.
Stiles somnole après quelques heures et Derek dépose doucement sa tête sur son épaule, regardant ses cils ombrer ses joues, la peau de ses paupières sur lesquelles il ne veut que presser de doux baisers. Il ne se plaint pas une fois, écartant même l'insistance de Derek lorsqu'il se réveille sur le fait que ce serait ok s'il rentrait à la maison, en dépit de la joie de Derek de l'avoir ici.
Cora les force à se dégourdir les jambes après qu'une heure de plus se soit écoulée et Derek est furieux de constater qu'Erica a été emmenée dans la salle d'accouchement quand ils reviennent.
Sa sœur lui donne un coup de poing dans le bras.
- Ne sois pas un tel bébé. Tu n'as rien raté.
Derek commence à faire les cent pas pendant qu'ils attendent, Stiles de retour dans sa chaise, les yeux vitreux, jusqu'à ce que, enfin, enfin, Erica soit ramenée avec Boyd à ses côtés et leur bébé dans les bras. Ils rayonnent tous les deux, surtout Erica en dépit de l'épreuve, probablement une conséquence de sa guérison de loup-garou.
- David, dis bonjour à ton Alpha, roucoule Erica au paquet dans ses bras. Il peut sembler effrayant mais c'est une grande guimauve et si quelqu'un vous blesse un jour, il les frappera dans la figure.
- Il fera plus que ça », interrompt Isaac pendant qu'ils rient. Derek rit aussi, mais il sent aussi la piqûre de larmes dans ses yeux, trop ému pour trouver ses propres mots.
Erica leur passe David, la tradition dans les meutes de loups-garous souhaitant que l'Alpha soit le premier à tenir le nouveau-né arrivé en dehors des parents. Ses betas débordent de fierté devant l'acceptation de leur Alpha.
Il inhale l'odeur douce et propre du nouveau-né, la plus pure qui soit, et s'émerveillent de combien il est léger, observant les plis de son petit nez rond pendant qu'il bâille et frémit. Sous ses paupières repose la lueur dorée d'un beta.
Cora regarde par-dessus son épaule, Isaac rôdant au-dessus de l'autre, et Stiles se tient devant lui à quelques dizaines de centimètres, les yeux sur Derek au lieu du bébé.
Derek est tellement heureux qu'il soit là. Jusqu'à il y a quelques jours, il avait toujours imaginé qu'il serait la cinquième roue du carrosse avec les deux couples s'épanchant sur leur futur ensemble, mais maintenant son propre compagnon l'a rejoint et il réfléchit à leur propre futur.
Il est sûr que Stiles peut le voir dans ses yeux, mais il ne détourne pas le regard, ne fléchit pas sous la pression de celui de Derek.
Il veut l'embrasser à nouveau, ressentir cette envie désespérer de s'approcher encore plus encore une fois, ressentir cette chaleur accueillante au-delà des lèvres de Stiles que leur court baiser, lèvres closes, avait provoqué. Heureusement, avec ses bras remplis, il ne peut agir en conséquence. Mais la nuit prochaine, il le pourra. Il laissera une trainée de baisers depuis la bouche de Stiles jusqu'à la jonction où son cou rencontre son épaule du côté gauche et le Revendiquera une fois pour toute.
Mais pour l'instant, en berçant le petit David dans ses bras, il est satisfait.
[RAR]
A Nine : Super que tu apprécies. J'espère que ce chapitre t'aura également plu. Effectivement, le lien sur AO3 est « mort », je ne sais pas vraiment ce qu'en a fait l'auteure. Je pense lui mettre un message pour lui poser la question. Comme la traduction m'a pris beaucoup de temps, les mois ont passé et je n'avais pas retesté le lien malheureusement. J'espère que la traduction te va quand même ^^ Merci d'avoir lu !
A Babylon : Héhé, tu n'as pas encore lu la suite :p Stiles est extrêmement complexe dans cette histoire et ne se voit pas de la bonne façon, effectivement… Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre t'aura plu !
Pas de note de l'auteur pour cette fin de chapitre. Merci d'avoir lu ! J'espère que vous aurez apprécié l'histoire (et que la traduction était claire !).
A la semaine prochaine, portez-vous bien !
