Bonjour chers lecteurs et chers lectrices !

J'espère que vous vous portez bien.

Encore une fois, comme chaque semaine, merci infiniment à tous ceux qui passent par ici, mettent en favori etc… et à ceux qui commentent, ça fait très plaisir et ça permet de progresser, de voir ce qui plaît et déplaît, c'est vraiment instructif et réjouissant ! Vraiment, merci !

Pas de note de début de chapitre de la part de l'auteure donc vous pouvez passer directement à la lecture ^^ Donc… Bonne lecture ! (Réponses aux reviews des non-inscrit(e)s en fin de chapitre !)


Chapitre 7

Il est quasiment cinq heures du matin avant que Stiles ne rentre chez lui de l'hôpital.

Tout ce qu'il veut faire est se rouler en boule et dormir, mais lorsqu'il atteint sa chambre, il s'assoit sur le bord de son lit et fixe ses mains. Son cœur n'a pas arrêté de se retourner dans sa poitrine depuis qu'il a vu Derek porter David.

La tendresse dans ses yeux l'ont fait languir, se transformant en un coup de couteau au cœur quand Derek a tourné ses yeux vers lui avec cette expression. Il s'est retrouvé submergé par combien il aime intensément, en dépit de tout ce qu'il a perdu et une bouffée d'affection le fait baisser sa garde, en même temps que la découverte du fait qu'il ne ressent plus aucune appréhension à dévoiler son cou pour lui. Au lieu de cela, il se retrouve à vouloir le faire, à être même impatient.

Avec l'attention de tout le monde sur le bébé, Stiles avait fini par se glisser à l'extérieur, ayant besoin d'une certaine distance entre lui et les nouvelles révélations. Isaac l'avait suivi après un court moment et lui avait demandé où il allait.

« Je voulais seulement vous donner à tous un peu d'intimité.

- Vous êtes le compagnon de notre Alpha, Votre Altesse. Il est inévitable que vous soyez présent.

Il était conscient de la manière dont Isaac avait utilisé le mot « notre » en dépit d'être humain. Il voulait ressentir ce que c'était, se demandait s'il allait avoir la même attraction envers Derek, étant son Alpha une fois qu'il aurait reçu la morsure de Revendication, ou si être le compagnon de l'Alpha signifiait que cela l'affecterait différemment.

Isaac avait réussi à l'amadouer pour le ramener à l'intérieur, mais il n'avait fallu que peu de temps avant qu'Erica insiste pour qu'ils rentrent tous à la maison et qu'ils dorment. Naturellement, Derek avait proposé encore une fois de le reconduire.

- Non, reste avec ta meute, avait insisté Stiles. Je te verrai demain.

- Demain, avait répété Derek, les yeux dansant.

La prochaine fois qu'ils allaient voir l'autre serait le moment auquel avaient conduit les quelques jours précédents.

- Ou, tu sais, aujourd'hui, avait dit Stiles, faisant un geste vers l'horloge au mur affichant 3h52.

Derek avait ri et pendant un moment, Stiles avait cru qu'il allait l'embrasser à nouveau. Il voulait qu'il le fasse. Mais Derek avait semblé penser à mieux, comme si s'en empêcher allait rendre demain d'autant plus doux.

Stiles soupire et observe le sac à côté de lui sur le lit. Il sort le tee-shirt de Derek, regarde autour de lui comme si quelqu'un pouvait voir, et porte le tissu à son nez.

L'odeur de l'eau de Cologne de Derek s'attarde, ainsi qu'une touche d'adoucissant. Il se demande ce qu'il aurait été capable de sentir s'il avait été un loup.

Lydia lui avait dit de la laisser savoir comment s'était déroulée la soirée, il sort donc son téléphone, mais est distrait pendant un moment par la photo du petit loup noir qu'il a défini comme fond d'écran, une leur d'yeux dorés seulement visible sur le profil immortalisé.

C'est une des photos que Cora a dénichées à sa demande et il en a pris une photo avec son téléphone pendant que Derek était préoccupé à cacher quelques-unes des plus embarrassantes.

Cela lui rappelle ce qu'il a ressenti en peignant de ses doigts la fourrure dense de Derek, comment cela a été confortable au bord de l'étang, quand Derek s'est allongé, partiellement enroulé autour de lui. L'idée de faire ça, maintenant, se blottir tous les deux sur le matelas et se presser contre la chaleur de son ventre, fait se dilater ses narines.

Il affiche la conversation avec Lydia et lui raconte Erica et le tee-shirt. Il n'attend pas une réponse en voyant qu'elle a écrit il y a quelques heures et qu'elle est probablement endormie, mais son téléphone vibre seulement quelques secondes plus tard et il regarde trois messages de plus apparaître dans l'écran de conversation.

Enfile-le.

Prends une photo.

Envoie-lui.

Dis bonne nuit.

Stiles est bouche bée, mais elle ne l'a pas dirigé sur de trop mauvais chemins, c'est donc avec un minimum d'hésitation qu'il suit ses ordres.

Il se déshabille jusqu'à son boxer et enfile le tee-shirt, conscient que Derek fait à peu près la même taille que lui et il a pourtant curieusement l'impression de nager dedans. Il ne peut s'empêcher de se concentrer sur combien les manches sont lâches autour de ses avant-bras et cela déclenche un frisson qui balaie sa colonne vertébrale et se concentre dans son aine.

Préparant l'appareil photo de son téléphone, Stiles tourne légèrement la tête et dévoile son cou sans réfléchir. Il n'avait pas l'intention de prendre son visage aussi sur la photo, mais pendant qu'il se concentre si intensément pour avoir le bon angle de son cou, la photo qu'il prend capture seulement sa bouche en haut du cadre. Ses lèvres sont entrouvertes par la concentration et il envisage d'en prendre une autre, mais il n'est pas étranger aux commentaires que les gens ont faits sur sa bouche. Peut-être que Derek l'aime.

Avec la photo légendée d'un Bonne nuit comme Lydia lui en a donné l'ordre, son pouce plane au-dessus du bouton d'envoi pendant une bonne minute, incapable de se débarrasser de l'idée que ce qu'il est en train de faire ne peut qu'être décrit comme pervers. Il n'y a aucune manière innocente avec laquelle la regarder. C'est presque aussi scandaleux qu'une photo d'une bite, mais le destinataire étant un loup-garou, il ne peut y avoir aucun doute sur la signification de la pose. Et si en plus, à cela s'ajoute le fait de savoir qu'il s'agit du tee-shirt de Derek…

Finalement, il est encouragé par le nœud de chaleur qui frémit toujours dans son aine et, photo envoyée, il retombe sur son oreiller.

Il y a de grandes chances que Derek soit déjà endormi et qu'il ne la verra pas avant quelques heures, mais maintenant Stiles se sent comme s'il attendait quelque chose et il sait qu'il va rester éveillé jusqu'à ce qu'il ait une réponse.

Cela n'aide pas non plus son étincelle d'excitation à disparaître.

Il tire sur le tee-shirt qu'il porte, son esprit s'égarant vers des territoires impliquant la manière dont Derek réagirait s'il pouvait voir Stiles dans son tee-shirt et rien d'autre. La manière dont ses paumes sentiraient en effleurant les hanches de Stiles, remontant le tissu juste au-dessus de son nombril et trainant son menton légèrement barbu le long du chemin de poils descendant de celui-ci.

Lorsque son téléphone vibre, il est nu à partir de la taille, un poing lâche enroulé autour de lui et le tee-shirt remonté pour dévoiler ses mamelons. Il l'aurait ignoré mais il remarque le nom de Derek s'éclairer sur l'écran et son estomac se retourne.

Mais ce n'est rien comparé à l'exclamation qui est arrachée de sa gorge quand il lit le texto.

Est-ce que tu te touches en ce moment ?

Son cœur loupe clairement un battement et il se souvient que Derek peut l'entendre juste au moment où un nouveau message arrive.

Tu es en train, n'est-ce pas ?

Stiles tape sa réponse et laisse planer son pouce au-dessus du bouton d'envoie, appuyant seulement après s'être demandé ce que Lydia ferait.

Oui.

Son téléphone commence à sonner mais s'arrête juste avant qu'il ne puisse rassembler du courage pour répondre.

Désolé. C'était inapproprié.

Inapproprié ? Il est sérieux là ? Il ne peut pas dire des choses comme ça et après revenir en arrière.

C'est juste que tu me rends fou, envoie Derek pendant que Stiles continue à s'irriter.

Avec ça, il ne peut s'empêcher de penser à Derek perdant le contrôle de son animal à l'intérieur et il jette sa tête en arrière, aspirant une profonde bouffée d'air.

Il réussit finalement à grappiller suffisamment de semblant d'esprit pour former une phrase de sa part. As-tu la chemise que je t'ai donnée ?

Oui. La réponse de Derek est rapide. Tu t'es branlé pendant que tu la portais, n'est-ce pas ? Je peux le sentir.

Lorsque Stiles envoie sa réponse suivante, il est sûr qu'il commence à être possédé par Lydia. Tu devrais sentir ton tee-shirt maintenant.

Son téléphone sonne à nouveau et il répond avant que Derek ne puisse changer d'avis une seconde fois.

- Stiles, grogne le loup, comme s'il essayait de le réprimander, mais ses respirations criardes grinçant dans le haut-parleur ont un effet différent.

Stiles se demande si ses yeux brillent de rouge. Il regarde vers la salle de bain attenante, l'obscurité à travers la porte ouverte et imagine voir les yeux de Derek s'avançant hors du noir, les crocs s'enfonçant dans ses lèvres. Il pousse un cri.

- Jésus— putain, » jure Derek et il y a un fracas bruyant comme s'il avait laissé tomber le téléphone. Après quelques bruits de fouille, sa voix revient. « Portes-tu toujours mon tee-shirt ? demande-t-il, mais il sonne comme s'il avait quelque chose dans sa bouche, déformant ses mots.

Stiles imagine un autre éclat de crocs.

- Ouais, souffle-t-il. Juste le tee-shirt.

Derek fait un bruit qui ne peut qu'être jugé comme un gémissement et les yeux de Stiles se révulsent.

Il bataille pour mettre le téléphone sur haut-parleur et atteint ensuite ses bourses avec son autre main pour les rouler entre ses doigts. Mais il manque quelque chose. Une douleur juste à l'intérieur de lui qu'il sait que ses doigts ne pourront jamais assouvir.

- Derek, » halète-t-il. Ses hanches se tortillent, s'appuyant sur le matelas comme si cela allait aider à apaiser le vide, et il réalise avec un autre halètement ce que c'est, ce dont son corps brûle d'envie. Quelque chose que seul un loup-garou peut donner. « Besoin de toi, gémit-il, ses bourses remontant lorsqu'il entend le gémissement guttural de Derek en réponse, sa main tirant plus rapidement, ses respirations s'accélérant, son dos s'arquant.

- Bientôt, » promet Derek, et c'est suffisant.

Il mord l'épaule du tee-shirt de Derek pour étouffer son cri quand il jouit, lointainement conscient du propre halètement étouffé de Derek, mais il devient immédiatement tellement mou qu'il ne peut même plus garder les yeux ouverts.

Leurs respirations laborieuses sont maintenant le seul son entre eux et pendant qu'il continue à haleter et que le désir se calme, il s'attend à ce que son embarras grandisse et remplisse chaque espace que celui-ci avait occupé.

Il ne le fait pas. Au lieu de cela, tout ce qu'il ressent est du confort, comme tenir une tasse de café fumante par un jour d'hiver ou se baigner dans la lueur confortable d'une bougie dans une pièce sombre. La seule chose de travers est ne pas avoir Derek ici à côté de lui pour le tenir, peu importe la sueur ou la chaleur.

Cela fait presque quatre jours depuis que Derek est apparu devant lui et il s'est retrouvé avec un mal de cœur à l'idée de perdre l'intimité de même son propre battement de cœur. Maintenant, il ne peut plus ressentir la même amertume. Peut-être qu'il y aura des fois où il éprouvera de la rancune dans le futur, mais tout ce à quoi il peut penser pour l'instant est que, sans son battement de cœur résonnant dans la tête de Derek, ils ne se seraient jamais rencontrés. Il serait encore sur le point de se marier avec Lydia, appréhendant le jour avec chaque respiration éveillée. La pensée de cela déclenche un soubresaut de peur qui le secoue jusqu'au cœur. Derek doit l'avoir entendu.

« Hé, bredouille le loup, flottant toujours dans le brouillard post-orgasmique. C'ok.

Il comprend probablement mal la cause de l'inquiétude de Stiles, mais ça ne fait rien.

- Je sais », murmure Stiles.

C'est parfait et demain sera parfait et rien ne peut se mettre en travers du chemin.

Avec un sourire satisfait tirant le coin de ses lèvres, il se cale sur le rythme de la respiration de Derek de l'autre côté de la ligne et le laisse le bercer dans le sommeil, un sommeil sans rêve.


Notes de fin de chapitre de l'auteure :

A la base, j'avais prévu que Derek éteindrait son téléphone après avoir appelé la première fois pour supprimer la tentation, mais ensuite j'ai suivi le courant d'écriture et du vrai sexe par téléphone a eu lieu. Oups~

J'espère que vous appréciez toujours !


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A Babylon : Je suis super contente que ça continue à te plaire ! J'espère que celui-là aussi ^^ Le prochain dans une semaine, on s'approche de la fin, misère… Merci d'avoir lu et merci pour ton mot :)

A kioptea : Héhé, j'aime ton exclamation XD Tu n'aimes pas ce prénom ? ^^ Ca va que ça ne changera pas le cours de la fiction alors :p Enfin… Peut-être… Qui sait ? J'espère que ce chapitre t'aura plu et merci d'avoir été sous le charme xD

A Akane : Héhé, et celui-ci de chapitre ? xD Encore une semaine pour le prochain. On n'approche trop vite de la fin je trouve :c Merci pour ton commentaire, ça m'a fait plaisir et merci d'avoir lu ^^


Ce chapitre était intense… Qu'en avez-vous pensé ? J'espère que ça vous aura plu ^^

Bonne semaine !