Bonjour tout le monde !
Voici le chapitre 10, soit le dernier chapitre avant l'épilogue.
Merci encore à tous ceux qui lisent, review, mettent en favori et ainsi de suite, ça me fait TRES TRES plaisir. Vous n'imaginez pas comme c'est motivant de voir que la fiction de kaistrex enthousiasment aussi les francophones ^^
Les réponses aux reviews des personnes non inscrites en fin de chapitre, comme d'habitude !
Je voulais aussi vous présenter mes excuses pour le retard… En espérant que ça n'ait pas diminué votre motivation ^^
Pas de note de début de chapitre de la part de l'auteure sur ce chapitre, vous pouvez donc passer directement à la lecture et on se retrouve en bas !
Chapitre 10
Derek se réveille doucement, gorgé de la chaleur d'un autre corps et enveloppé dans l'odeur de compagnon mélangée à l'odeur de sa propre chambre. Cela devrait être une toile parfaite, mais c'est le fort goût de sel sur ses joues qui lui indique que quelque chose ne va pas, la rouille de sang séché s'évanouissant dans l'air, et pas seulement le sien.
Il sursaute au souvenir qui lui revient : le battement de cœur de Stiles s'estompant, les yeux luisants de Kali regardant en bas vers lui. Mais rien de tout cela n'explique pourquoi il est toujours vivant, dans sa propre chambre, le battement de cœur de Stiles fort et ferme.
La chaleur sur sa poitrine disparaît alors que Stiles lève la tête pour rencontrer ses yeux.
« Tout va bien, dit-il, plaçant une paume sur la poitrine de Derek où son propre cœur tambourine.
- Kali, dit-il d'une voix rauque, le seul mot qu'il est capable de sortir.
- Euh… Je l'ai peut-être tuée ? »
Derek est bouche bée et essaie de s'assoir, ayant besoin que son monde soit vertical pour essayer de donner du sens à tout ça, mais la main de Stiles le force à rester sur le dos.
« Elle est en garde à vue. Tout le monde va bien.
Il prend une respiration, capable de sentir chaque membre de la meute.
- Je ne me souviens juste pas de…
L'absence de Cora dans le lien lui revient, mais il peut la sentir maintenant. Elle n'est pas dans la maison, mais elle est vivante, et sa tête retombe sur l'oreiller sous le soulagement. Il était tellement sûr qu'elle était—
Il était tellement sûr qu'il était mort.
- Pourquoi Cora est-elle toujours vivante ?
- Que veux-tu dire ? Je sais qu'elle a tué Ennis et qu'elle est devenue une Alpha, mais elle est allée à l'hôpital avec Isaac donc je ne l'ai pas vue depuis.
- Elle est une Alpha ? » Cela pourrait expliquer pourquoi il ne la ressentait plus à travers le lien auparavant.
« Mais elle est toujours dans la meute. »
Les yeux de Stiles dérivent vers la tête de lit alors qu'il fronce les sourcils de concentration.
« Je ne sais pas. Je ne suis pas vraiment habitué à toute cette chose de lien encore. Je n'avais pas même remarqué que quelqu'un l'avait rejointe pendant que nous dormions.
A la mention du lien de Stiles, le regard de Derek balaie du regard ses épaules pâles et mouchetées de grains de beauté jusqu'au carré de bandage collé à son cou. En-dessous, il y a sa morsure, mais il n'arrive pas à se rappeler. Il n'arrive pas à se rappeler comment Stiles est arrivé là ou pourquoi il est dans sa chambre ou ce qui est arrivé à Kali. Pourquoi ne peut-il pas se rappeler la seule chose dont il a rêvé toute sa vie ?
- Je pense que ça a guéri mais je voulais que tu sois le premier à la voir, dit Stiles, timide, comme s'il pouvait lire la douleur sur le visage de Derek. Tu veux ?
Sa bouche est trop sèche pour parler et tout ce qu'il réussit à faire est un signe de tête saccadé, retenant sa respiration alors que Stiles retire le bandage. Sa respiration est tirée hors de ses poumons quand il la fixe du regard.
C'est la plus belle chose qu'il n'a jamais vue.
Complètement guérie et avec aucune trace de sang, la peau de Stiles porte les arêtes et les creux des crocs de Derek, les empreintes claires du lieu où ils ont plongé et l'ont épinglé de leur prise.
- Je ne me souviens pas la faire. » Quelque chose proche du chagrin grossit et se coince dans sa gorge alors qu'il lève une main mais ne peut supporter d'entrer en contact avec elle et toucher.
« C'était supposé—
Stiles prend sa main dans la sienne et s'approche pour déposer des baisers sur le bout de ses doigts.
- Je suis désolé, murmure-t-il. Je sais quelle importance cela aurait dû avoir pour toi.
Il est reconnaissant d'être encore en vie pour avoir cette conversation, mais cela n'allège pas la douleur profonde dans sa poitrine, que le moment le plus important de sa vie lui ait été volé par la même femme qui a pris tant d'autres choses.
Il retire sa main de celle de Stiles et se prépare à toucher. Son pouce balaie le centre de la cicatrice et Stiles halète.
Derek déplace rapidement sa main au loin, la culpabilité dépassant le désespoir dans sa poitrine. Cela doit encore être sensible, il est humain, ce doit être—
- Non, ça ne fait pas mal. »
Stiles attrape sa main et appuie sa paume contre la marque, les yeux papillonnant en se fermant alors qu'il frémit et— Oh.
Derek avait oublié que c'était quelque chose.
L'odeur de Stiles fleurit autour de lui comme le goût sucré du nectar collecté du chèvrefeuille, et ses yeux brillent quand il fait courir son nez le long de la ligne de la gorge de Stiles. Il presse un baiser bouche ouverte sur la marque, insérant ses dents à l'intérieur, et Stiles pousse un cri de lamentation lorsqu'il ajoute un coup de langue.
« Oh mon Dieu. »
Derek les retourne en un étalage de force, et l'odeur s'épaissit en réponse à sa manipulation. Il peut sentir la nudité de Stiles pressé contre la ligne de son corps, et même si la proximité est près à rendre Derek sauvage, Stiles se tend. Le rougissement sur ses joues est teinté de l'odeur d'embarras acide et pas seulement d'excitation.
Cela le refroidit et il se glisse vers le bas pour poser sa tête sur la poitrine de Stiles, écoutant les battements de cœur reflétés dans sa tête et ses oreilles.
- Compagnon, murmure-t-il, presqu'ivre de l'odeur vertigineuse s'attardant partout autour de lui.
- Compagnon », dit Stiles en retour, ne semblant pas du tout autant affecté maintenant que Derek ne lape plus avec attention la morsure, mais il est juste tout aussi content.
Derek ne sait pas combien de temps ils restent là, leur position inversée, mais il se raccroche à cette sérénité chaleureuse, essayant de se concentrer sur tout ce dont il est reconnaissant au lieu de sa mémoire perdue.
Cela n'a pas d'importance, il est vivant, tu es vivant, cela n'a pas d'importance, dit-il à lui-même encore et encore et, même s'il ne peut nier que la douleur perdure, avant que Stiles ne commence à bouger d'un inconfort grandissant, il ne trouve pas qu'il soit si difficile de respirer lorsqu'il y pense.
« Tu as besoin d'une douche, dit finalement Stiles. Je t'ai essuyé du mieux que j'ai pu, mais il y a encore beaucoup de—» Il s'interrompt alors que son rythme cardiaque accélère, la paix entre eux tournant avec le nouveau nœud aigre de sa détresse.
Derek est rapide pour le ramener au présent, prenant sa joue en coupe et passant son pouce de manière apaisante sur la trainée de grains de beauté.
Stiles répond d'un sourire larmoyant.
« Je pourrai en prendre une après, si tu veux ? Ou avant.
- Pourrais-tu… ne pas ? La façon dont tu sens pour l'instant…
Allongés tous les deux toute la nuit avec la forge de leur lien de compagnon a mêlé leur odeur de base ensemble en un délicieux cocktail, et il n'est pas prêt à le voir disparaître.
Le regard interrogateur de Stiles s'adoucit.
- D'accord. Je vais juste m'habiller alors. »
Il se décale et évite les yeux de Derek et celui-ci n'a pas besoin de demander à comprendre son pic de nervosité.
Il roule sur le dos, attentif à ne pas déloger les draps du corps de Stiles, et jette un bras au-dessus de ses yeux, l'écoutant s'habiller. Lorsque c'est sauf pour lui d'ouvrir les yeux, Stiles porte une de ses chemises et ses yeux deviennent vitreux face à la photo prenant vie devant lui.
« J'avais du sang sur la mienne, explique Stiles, tirant sur l'ourlet. Est-ce que c'est trop ?
Derek se déplace vers l'avant pour s'assoir sur le bord du lit, tirant Stiles vers lui et enterrant son visage dans son cou — du côté opposé à la morsure pour éviter toute sorte de tentation.
- J'ai juste… besoin de m'acclimater, dit-il à travers sa bouche serrée remplie de crocs.
L'expiration suivante de Stiles sort de lui, frémissante.
- Puis-je les voir ? demande-t-il, essoufflé.
Derek s'immobilise, inquiet que Stiles soit dégoûté, lui rappelant Derek les plongeant déraisonnablement dans sa chair, mais il est incapable de lui refuser.
Au lieu de cela, les yeux de Stiles sont sombres et ses paupières sont lourdes lorsqu'il recule pour lui permettre de les tracer de son pouce. Il s'assure de conserver cette information pour plus tard.
Stiles suit quand il quitte la chambre et Derek est heureux alors que son propre lien proteste contre le fait d'être éloigné de lui de plus de cinq pas. Il peut l'entendre se rafraîchir au-dessus de l'évier pendant qu'il se douche et commence à être un peu gélatineux à la pensée de toutes leurs matinées se déroulant comme ça : se levant ensemble, partageant l'espace de la salle de bain.
Il ne peut pas vraiment croire que c'est terminé, qu'il a survécu, qu'il a pu avoir ça.
Une fois que Derek s'est essuyé et habillé, ils s'aventurent finalement en bas des escaliers où d'autres — mais familiers — battements de cœur les attendent dans la cuisine.
Le Roi est là, tenant David qui agrippe son doigt et bâille, son autre main toujours couverte d'un de ces minuscules moufles pour bébé. Scott et Allison sont assis à la table de la cuisine à côté de lui et les deux se mettent debout sur leurs pieds lorsqu'ils entrent. Mais Erica et Boyd, qui savait qu'ils venaient, se jettent sur lui dès qu'il a passé la porte de la cuisine.
- J'étais tellement effrayée, sanglote Erica et le cœur de Derek se serre en l'imaginant à l'hôpital, berçant David, prise de court par la sensation du lien s'écrasant presque autour d'elle. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait et ensuite Boyd s'est montré et a parlé d'une attaque et nous pensions que nous vous avions perdus et Cora était partie mais ensuite Stiles était là dans le lien et—
- Erica. »
Elle s'interrompt sur un sanglot et se recule pour le regarder, ses yeux de biche cerclés de rouges et des larmes s'en écoulant.
« Je vais bien.
Son menton commence à trembler, un éclat plus épais de larmes au bord de ses yeux avant qu'elles ne dévalent ses joues en cascade, et elle se jette à nouveau contre son cou, tendant le bras pour attirer Stiles dans sa prise mortelle.
L'émotion pointant dans la pièce perturbe David et Boyd recule pour soulager le Roi du paquet se contorsionnant, mais lorsqu'il se retourne, il semble presqu'aussi bouleversé qu'Erica.
- Si j'avais su qu'il ne s'agissait que d'une ruse—
- Je sais, interrompt Derek, voulant dissiper rapidement toute culpabilité mal placée. Tu as fait la bonne chose.
Il tend le bras et presse l'arrière du cou de Boyd, observant la tension inhabituelle suinter de lui.
Stiles caresse les cheveux d'Erica pendant qu'elle continue à renifler, et lorsque Derek s'éloigne, le Roi est là, l'attirant dans une étreinte ferme.
- Il semblerait que tu sois celui qui aurait eu besoin de cette sécurité supplémentaire, dit-il avec ironie.
- Attends, tu savais que quelque chose comme ça allait avoir lieu ?
Stiles a l'air trahi.
Derek soupire.
- Je pensais qu'elle serait après toi.
La bouche de Stiles pend, ouverte comme s'il espérait que les mots pour décrire la stupidité de Derek sortent d'elle, mais il s'affaisse contre Erica et passe une main lasse sur ses yeux à la place.
- Peu importe », marmonne-t-il, mais Derek n'est pas sûr que ce soit la dernière fois qu'il en entende parler.
Allison traîne des pieds autour de la table pour atteindre Stiles et se joindre à l'étreinte avec Erica.
« Merci pour l'aide, vous deux, dit Stiles, sincère, et Scott salue de manière militaire mais Allison grimace.
- Ta « S.W.A.T. team »*, dit-elle, se reculant pour utiliser ses doigts en guillemets venimeuses, ne nous aurait pas laissés intervenir, donc avant que nous menions notre propre chemin ici et que nous ayons bloqué tout le monde dans l'allée, tu serais déjà arrivé à l'intérieur.
La tête de Derek tourne avec combien il ne sait toujours rien de l'histoire. Le besoin de dormir pour douze heures supplémentaires est presque submergeant, mais la meute toute entière est déjà là pour se réunir, et rejoindre l'hôpital est sa priorité numéro un. Il n'y a que Stiles qui réussit à le convaincre que manger doit avoir lieu en premier (« Et non, cette bouillie d'hôpital ne compte pas comme de la nourriture. »). Isaac est d'accord et après l'épreuve que le corps de Derek a traversée, il est affamé, donc il n'est pas difficile pour lui de voir la logique des arguments de Stiles.
Boyd s'attribue la tâche à lui-même, passant David à Derek qui prend place dans la chaise libérée par le Roi.
- Nous avons vu Cora et Isaac lorsqu'ils sont venus à l'hôpital, explique Erica, toujours appuyée contre le cou de Stiles. Nous pensions que— Nous pensions qu'elle était—
- Je sais, dit Derek, lui épargnant les mots.
Il n'est pas étranger à ce que cela fait ressentir.
- Elle était une Alpha. Mais elle y a renoncé.
- Elle— ? »
La bouche de Derek tombe, grande ouverte, incapable de former un seul mot de plus.
Renoncer au pouvoir d'un Alpha signifie qu'il a été transmis à un loup autre part, habituellement quelqu'un de digne ou dans le besoin. On croit qu'il existe pour prévenir le déclin progressif des Alphas quand il arrive qu'ils meurent avec personne à qui le transférer, mais personne ne sait combien ils sont ou quand un pouvoir auquel on a renoncé peut se manifester. Le pouvoir que Cora a pris d'Ennis peut toujours être en train de flotter à travers l'atmosphère quelque part, attendant.
« Mais pourquoi ?
Erica fait un large sourire, jetant un coup d'œil à côté du cou de Stiles et semblant comme à son habitude en dépit de ses yeux bouffis.
- Tu devras lui demander.
Pendant qu'ils mangent, Stiles allume la petite télé de la cuisine sur les nouvelles des vingt-quatre heures, et ils regardent tous le cycle de séquences de la nuit précédente. Voir que les vautours ont eu le culot d'envahir son territoire pour rester debout et observer fait bouillir le sang de Derek, mais il est incapable de détourner les yeux de tout ce dont il ne peut se souvenir : lui en loup couvrant Stiles, le Roi accroupi dans l'herbe à côté d'eux alors que les lèvres de Derek se retroussent dans un grognement, les yeux de Stiles virant au rouge lorsqu'il crie sur Cora.
- Pourquoi puis-je faire ça ? demande Stiles, fasciné par ses yeux brillant à l'écran.
- Tu es le compagnon d'un Alpha donc ton rang est le même, répond Derek.
- Et nous avons besoin de quelqu'un qui soit capable de même remettre l'Alpha à sa place, taquine Erica.
- Oh. Donc je ne vais pas avoir des griffes qui poussent à la pleine lune ?
Derek sourit et lève une des mains de Stiles jusqu'à ses lèvres pour en baiser le dos.
- Pas de griffes. »
Les séquences se terminent lorsque quelqu'un pose ses mains sur la caméra et la frappe au loin, mais les dégâts sont déjà faits depuis longtemps à ce stade. Il ne peut plus entendre une seule personne sur la propriété — à part la sécurité s'attardant pour la sécurité du Roi et de Stiles — mais il est certain qu'ils seront encombrés sur la route au bord du territoire, de la même façon qu'ils l'ont été depuis que sa Revendication a été pour la première fois annoncée. Il n'apprécie pas l'idée de conduire parmi eux, mais c'est inévitable s'il veut rendre visite à Cora et Isaac.
Pendant qu'ils se préparent à partir, Derek arrête Erica au moment où elle met quelques vêtements dans un sac pour Cora, ainsi que quelques trucs qu'elle a demandés.
« Tu n'as pas besoin de venir avec nous. Tu viens juste d'accoucher et tu as probablement été éveillée toute la nuit. Tu devrais te reposer.
- Non, je viens. J'ai besoin de tout le monde ensemble. »
Sa voix diminue en un murmure.
« Ca sent encore le sang à plein nez dehors.
Le cœur de Derek se serre. Il connait bien ce problème.
Il s'avance plus près, là où elle cramponne un tee-shirt de ses mains, sa lèvre inférieure prise entre ses dents et pose un baiser sur son front.
- D'accord.
Derek fait le trajet avec Stiles et le Roi jusqu'à l'hôpital dans un des SUV, content des vitres teintées et de ne pas avoir à conduire lui-même.
L'entrée de l'hôpital est presque vide de caméras, même si un paparazzi chanceux attrape une photo des mains entortillées de Stiles et Derek lorsqu'ils se dépêchent d'entrer.
Avec le lien leur indiquant la direction d'Isaac, ils n'ont besoin de demander leur chemin à personne ou de se perdre en suivant les panneaux obscurs du département. Ils marchent dans un but, Derek ignorant chaque regard en avançant, même si Stiles réussit à faire des signes de main çà et là, plus habitué aux personnes bouches bées face à sa présence.
Cora les attend à la porte de la chambre dans laquelle Isaac a été placé, portant des vêtements que le personnel de l'hôpital a dû rassembler pour elle. Elle est pâle et a des taches sombres sous les yeux mais autrement, elle est indemne. Elle se jette dans les bras de Derek et il la serre étroitement, reposant son menton sur le dessus de sa tête pendant que tous les autres entrent dans la chambre.
- C'est finalement terminé », murmure-t-elle.
Il pense à toutes ces années qu'il a passées sans savoir où Kali et Ennis étaient, s'ils étaient toujours vivants, s'ils allaient revenir un jour. Il a toujours du mal à se débarrasser de cette peur tenace après avoir vécu avec elle si longtemps, mais il a hâte de la voir finalement disparaître.
Elle le libère pour se tourner et étreindre Stiles, à qui elle murmure, « Bienvenue dans la meute » pendant que Derek regarde Isaac endormi dans son lit d'hôpital. Sa respiration est retournée à un état normal après sa voix douloureusement éraillée dont Derek se souvient avant de s'être évanoui la nuit dernière.
Il y a un journal sur le lit à côté de lui, une image de Stiles avec les yeux rouges en plein sur la première page. Il redoute à penser quel genre de non-sens ils ont inventé dans l'article. N'y a-t-il personne du palais qui a fait une déclaration pour calmer les foules ?
Stiles est en train de demander à Cora comment va Isaac lorsque Derek revient dans le présent.
« Ils ont dit que s'il n'avait pas trébuché, ça se serait terminé immédiatement.
La voix de Cora est vide d'émotion, même si c'est parce qu'elle s'est déjà faite à ce qui aurait pu se passer ou si ça ne l'a pas encore frappé, Derek ne peut pas dire.
Après qu'elle ait changé ses propres vêtements dans la salle de bain attenante, il la tire à part.
- Pourquoi y as-tu renoncé ?
Elle se penche pour lui donner un coup avec son épaule.
- Tu es mon Alpha. Et comme ça c'est allé à quelqu'un qui en avait besoin.
Derek ne peut cacher son sourire alors qu'il tourne ses yeux vers ses pieds. Il est submergé par la fierté intense pour sa meute, la façon dont ils se sont battus, protégés et ont tenu chacun tous ensemble. Stiles courant la tête la première dans le danger. Même Scott et Allison ont grandement contribué à sauver sa vie et les vies de sa meute. Et le père de Stiles, le Roi, est assis dans la petite chambre d'hôpital en dépit des nombreux autres devoirs qui doivent solliciter son attention, préoccupé par un homme qu'il n'a rencontré qu'une seule fois auparavant.
Erica avait raison de les vouloir tous ensemble, et quand il regarde chaque personne une par une, Stiles le joignant à ses côtés pour l'envelopper dans une étreinte de côté, il se sent complet d'une façon dont il ne l'a pas été depuis très longtemps.
Deux semaines plus tard, après que tout se soit à peu près calmé et que Derek et Stiles aient passé presque chaque moment éveillé incapables d'être séparés, ils sont dans la Camaro de Derek, revenant de leur premier rendez-vous qu'ils n'avaient jamais terminé.
Stiles est anormalement silencieux et lorsque Derek lui jette un coup d'œil, il a la tête tourné dans l'autre direction mais ce n'est pas suffisant pour cacher le sourire qui relève sa joue.
- Quoi ?
Stiles hausse les épaules.
- C'est juste que… Rien n'a changé. Ce qui n'a aucun sens puisque tout a changé, mais nous sommes toujours en train d'apprendre à nous connaître. Maintenant, sans la menace de mort planant au-dessus de nous.
Derek lève son bras pour serrer sa main avant de la reposer sur le volant.
Les crimes de Kali avant cette nuit auraient été suffisants pour une sentence de plusieurs vies, mais avec en plus l'attaque d'un prince, cela ajoute une haute trahison en haut de la liste. La peine pour un tel crime aurait dû être l'exécution, mais après un mort de Derek et Cora, elle est sur la voie d'une vie derrière les barreaux pour mijoter dans sa défaite à la place. Une fois le processus terminé, il réfléchit à lui envoyer des lettres mensuelles pour juste lui faire savoir combien il va bien.
Au cours des deux semaines précédentes, des vêtements de Stiles et un second lot de toilette ont doucement migré à la maison de Derek et vice versa, et cette nuit ils vont rester dans la — leur — chambre au palais. Sachant qu'il n'aura pas besoin de faire le trajet d'une heure jusqu'à chez lui avec le battement de cœur de Stiles s'éloignant et que cela n'est pas une des meilleures sensations.
En tout cas pas aussi bon que de pouvoir embrasser Stiles à chaque fois qu'il le veut. Il ne se lassera jamais de la façon dont son rythme cardiaque s'accélère, la façon dont sa respiration se hache, la façon dont sa peau devient comme du feu sous ses doigts. La façon dont ses yeux brillent de rouge avec agacement lorsque Derek refuse de continuer ça plus loin.
(- Viens-tu juste d'avoir la trique parce mes yeux ont fait cette chose ?
- Je n'ai pas la trique !)
Stiles n'a pas encore réussi à maîtriser comment le contrôler et Derek apprécient de voir l'évidence de combien cela l'affecte.
Il sait que Stiles devient frustré — de plus d'une manière — mais il n'a toujours pas dix-huit ans et Derek a fait une promesse. Cela évolue toujours en ce qu'il est sûr va devenir un argument récurant quand ils atteignent la chambre de Stiles.
- Je les aurai dans deux mois ! C'est, comme, rien du tout ! Quelle est la différence ?
- Si ce n'est rien du tout, ça ne devrait pas être un problème d'attendre.
- Ce n'est pas « bientôt », ronchonne-t-il et Derek doit retenir un gémissement à ce souffle bas, qui lui rappelle Stiles haletant son nom comme s'il venait de trouver Dieu.
Stiles jette un soupir agacé et se laisse tomber sur le dos sur le matelas. Derek le rejoint, reposant sa tête sur son épaule.
- Ecoute, je sais que ça craint du boudin—»
Stiles grogne*, que ce soit de scepticisme que du choix de ses mots.
« — mais ton père nous a plus soutenu que je ne l'aurais rêvé, et il n'a exigé qu'une seule chose de moi. Donc j'entends l'honorer, peu importe combien ça peut être difficile.
- Mais il pense déjà qu'on le fait ! s'exclame Stiles. Il a demandé si on se protégeait et si j'avais besoin de préservatifs à garder dans ma chambre. Des « spécial loup-garou » !
Derek souffle un rire contre sa gorge.
- On n'a pas besoin de préservatifs.
La respiration de Stiles se coupe, ainsi que son pouls, et Derek ne manque pas la manière dont ses hanches soubresautes.
- Tu ne peux juste pas dire des trucs comme ça ! » geint-il.
Mais Stiles a lui aussi eu quelques moments qui ont forcé Derek à sa cramponner à sa détermination par le bout de ses griffes et cette nuit n'est pas différente alors qu'ils se préparent pour aller au lit.
« J'étais en train de penser…, commence Stiles. A propos de mon anniversaire, quand on va finalement faire la bête à deux dos.
Il hausse ses sourcils et Derek grogne.
- Tu ne viens pas de dire ça.
Stiles l'ignore.
- J'étais en train de penser que nous pourrions faire mon repas d'anniversaire ici et qu'ensuite je pourrais partir pour aller à ta maison en premier, puis dans les bois et t'attendre pour que tu viennes me trouver. »
Derek le fixe du regard. Il le fixe tellement longtemps que Stiles commence à gigoter et Derek capte le faible goût piquant des débuts d'une sueur nerveuse.
« Tu as raison. C'est stupide. Je n'aurais pas dû l'évoquer. Oublie juste tout ce que j'ai d—
Stiles s'interrompt quand les mains de Derek encerclent son poignet, l'empêche de se retourner.
- Tu veux que je te chasse ? souffle Derek.
- Ouais ? demande Stiles, sentant maintenant furieusement ravi. J'allais proposer d'utiliser une sorte spéciale d'aconit pour te mettre K.O., mais j'ai décidé que ce serait probablement aller un peu trop loin.
- Un peu ?
- Eh bien, comme je l'ai dit, j'y avais pensé ! Ce n'est pas comme si j'allais être autorisé à faire tellement autre chose, grommelle-t-il.
- Et en quelle proportion cela a été pensé par Lydia pour toi ?
- Euhhh.
Derek lève les yeux au ciel.
- Je vais devoir lui envoyer un panier cadeau pour toutes ces idées qu'elle te donne.
- Elle en a eu quelques autres si tu veux les entendre, l'informe Stiles avec un large sourire diabolique qui le fait se tortiller.
Il décline, déjà à la limite.
Stiles décide de tester tout de même sa détermination.
Lorsque la nuit arrive, la meute s'est entièrement réunie au palais pour un repas, comme Stiles l'avait demandé et tout le monde est au courant du plan de la soirée. Même le Roi en dépit des efforts de Stiles pour le garder dans l'ombre.
- Si je me réveille pour entendre que tu as été malmené par un puma—, dit le Roi alors que Stiles se prépare à partir.
- Il va bien être malmené, taquine Erica, trop silencieusement pour que les humains n'entendent.
Stiles a refusé son escorte de gardes habituelle mais chaque unique personne insiste pour qu'il ne fasse pas le trajet seul, donc Cora va l'accompagner. Quand Derek arrive, elle fera le trajet de retour jusqu'au palais où les betas resteront pour la nuit pour leur donner l'intimité dont ils ont besoin. Erica est extatique et pousse même un petit cri lorsqu'elle voit le lit à baldaquin dans lequel elle va dormir.
Derek lutte pour rester immobile pendant qu'il attend. Depuis la morsure de Revendication, c'est le plus loin que Stiles et lui ont été séparés et l'envie irrépressible du loup de réduire la distance entre eux est presque trop à combattre.
Dès que le texto de Stiles arrive, annonçant qu'ils ont atteint la maison, il est sur ses pieds.
- Conduis prudemment, prévient Erica, ses nerfs tendus visibles par tout le monde.
Il est heureux que le Roi n'ait pas de mots à offrir alors qu'il fait ses au revoir. C'est suffisamment gênant qu'il sache exactement quelles sortes de choses Derek va bientôt faire à son fils sans avoir à entendre des mots de conseil ou d'espoir qu'il passe une bonne nuit.
Lorsqu'il atteint la maison — sans incident après avoir suivi les limites de vitesse sur tout le chemin — il laisse tomber ses vêtements sans préambule, les jetant dans la voiture avant de se transformer et de fermer les yeux.
Ce serait tellement facile de suivre l'attraction du battement de cœur de Stiles ou la direction qu'indique le lien, mais ce ne serait pas amusant du tout. Au lieu de ça, c'est son sens de l'odorat qu'il allume, suivant ce fil de pin et de terre après la pluie vers la limite des arbres où la forêt commence. Elle s'enroule entre les broussailles comme si c'était rentrer chez soi, tirant Derek en arrière là où il jouait étant enfant, quand il est devenu Alpha en premier, quand il a attrapé les cerfs qu'il allait présenter à son compagnon lors de leur première rencontre. Et maintenant cela lui rappellera le temps où il a consolidé son lien de compagnon sous l'œil de la lune.
Il jette sa tête en arrière et hurle, annonçant à Stiles, peu importe où il est, que la chasse a commencé.
Le chemin de Stiles serpente comme s'il cherchait quelque chose, et à certains endroits, il se découpe ou forme une boucle sur lui-même en une tentative de le semer, passant entre les groupes d'arbres où la forme de loup de Derek est trop grande pour passer.
Il est tiraillé lorsqu'il choisit son chemin devant. Une partie de lui, la partie qui gronde et fait claquer ses mâchoires avec impatience, veut partir à la chasse, entendre le battement de cœur de Stiles palpiter comme une proie alors qu'il se rapproche, pendant que l'autre est avide de savourer chaque cul-de-sac, chaque tournant du chemin.
Pour l'instant, c'est le côté méticuleux qui remporte, mais il ne sait pas pour combien de temps il sera capable de nier ce côté sauvage de lui-même.
Alors qu'il se rapproche, la route devient plus directe, effrénée, comme s'il savait qu'il manquait de temps. Cela fait perdre la prise de Derek sur son trot mesuré, accélérant le rythme, jusqu'à ce qu'il atteigne sa propre chemise dans laquelle Stiles a dormi la nuit précédente, drapé sur une branche basse d'un chêne et sa frénésie frémissante est menée à ébullition.
Il hurle à nouveau et bondit en avant, s'abandonnant finalement à la chasse, se délectant de la façon dont le battement de cœur de Stiles saute au second — plus proche — appel.
Les arbres sont un flou alors qu'il se dirige vers l'odeur de Stiles et il n'y a que quelques secondes avant qu'il y ait un bruissement à travers les arbres devant. Stiles est en train de courir, sa respiration courte, et Derek le rattrape juste au moment où une lueur germe devant eux et que les arbres ne s'ouvrent sur une petite clairière. Il saute, attentif à ne pas atterrir Stiles de tout son poids, et ils atterrissent sur la couette de Derek, pris de son lit, étalé à côté d'un petit feu encerclé de pierres.
Stiles est à bout de souffle sous lui, brillant d'excitation, et Derek balaie sa langue sur la marque de morsure visite sous ses vêtements froissés, en substitut de la morsure dont il affuble habituellement sa proie.
Il se retransforme en humain et permet à Stiles de se retourner, son cœur toujours en flèche sous l'adrénaline qui augmente plus rapidement à la vue du large sourire sur le visage de Stiles.
- Bien ? demande-t-il, même si Derek est sûr qu'il peut voir la réponse sur son visage.
- Mieux. Tellement mieux.
Il l'embrasse fort et affamé, le loup s'attardant toujours aux bordures de son contrôle, et c'est comme si Stiles avait oublié pendant un moment la raison de leur présence ici car son couinement surpris vibre contre la bouche de Derek.
Il se recule pour jauger la réaction de Stiles, mais les yeux de son compagnon sont sombres et pas du tout hésitants.
Il lève sa main et frotte son pouce contre les lèvres de Stiles, trempant dans l'extrait d'humidité au bord et sa respiration chaude glisse sur la peau de Derek alors qu'il ouvre la bouche pour la refermer sur le bout, éraflant la pulpe de ses dents inférieures. Derek gronde et bondit en avant pour l'embrasser à nouveau, se réjouissant de savoir qu'il peut jeter sa détermination par la fenêtre et la claquer, fermée fermement.
Stiles est tout aussi enthousiaste jusqu'à ce qu'une brindille craque et il sursaute, levant une main pour l'arrêter et regarder à travers les arbres.
- Il n'y a personne à des kilomètres, lui assure Derek.
- Mais et si— et s'il y a un drone ou—
Derek l'embrasse pour le faire taire, toujours stupéfait qu'il puisse juste faire ça même si des semaines viennent de s'écouler depuis la première fois.
- Je l'entendrai. »
Stiles se détend contre la couette et Derek rayonne face à la confiance inébranlable que Stiles a en lui.
Il glisse ses mains sous les épaules de la chemise écossaise déboutonnée de Stiles, à cheval sur ses hanches pour pouvoir s'assoir et l'enlever, laissant seulement le tee-shirt en-dessous. Stiles est rapide pour s'en débarrasser aussi, presque comme s'il était pressé d'être nu.
C'est ensuite que Stiles s'arrête, le regard baissé sur l'endroit où leurs hanches se rencontrent et où la queue de Derek se courbe déjà entre leurs ventres. Elle pulse à la vue de Stiles léchant distraitement ses lèvres alors que Derek lâche un grondement silencieux.
Il y a un rougissement sur le haut des joues de Stiles, mais une lueur de détermination dans ses yeux quand il utilise sa force, et Derek le laisse se retourner afin d'être installé entre ses jambes.
Il s'arrête, incertain, et Derek prend alors son menton dans sa main et place un chaste baiser sur ses lèvres déjà gonflées.
« Fais ce que tu veux.
Stiles prend les commandes et en tire parti comme Derek avait espéré qu'il le fasse.
Sa descente le long de son corps est lente, expérimentale, d'abord une trainée de baisers sucés le long de son cou jusqu'à l'endroit où serait sa propre morsure de Revendication si Stiles était un loup, où il taquine la peau entre ses dents. Plus bas, il enchevêtre ses doigts dans les poils de la poitrine de Derek, concentrant toute son attention sur ses mamelons. Il embrasse et suce et lèche jusqu'à ce qu'ils soient des pics tendus et Derek se tortille pour plus.
La tache de poils menant jusqu'à son nombril reçoit le même traitement alors que les doigts de Stiles joue sur ses côtes, et des supplications étouffées dévalent des lèvres de Derek en ayant la bouche de Stiles si près de son gland, coulant contre le bas de son ventre. Il sursaute lorsqu'il est heurté par la bouffée provocante de la respiration de Stiles.
Il gémit quand Stiles s'assoit sur ses hanches pour le regarder.
- Tu es tellement putain de sexy, Derek, dit-il, la respiration courte.
- Et tu es un putain de joueur », grince-t-il, les dents serrées.
Il peut voir la propre érection de Stiles pointant à travers la poche de son jeans et sa queue sursaute à nouveau lorsque ses yeux se concentrent sur la tache humide mouillant le tissu, là où le gland fait pression contre lui.
« Je te veux dans ma bouche, se retrouve Derek à dire, hypnotisé, et avant qu'il ne soit réellement conscient de ce qu'il est en train de faire, il a Stiles sur le dos, la ceinture grinçant contre les passants du jeans.
- Attends, attends, attends ! s'exclame Stiles et Derek s'arrête avec les mains de Stiles étreignant les siennes. Si tu fais ça, je ne vais pas durer.
Derek fait un large sourire.
- Je ne vois pas le problème.
Stiles éclate d'un rire légèrement hystérique.
- Oh mon Dieu », dit-il, comme s'il ne pouvait pas croire où il était, là, maintenant.
Derek essaie de reprendre sa tâche pour l'avoir hors de son jeans, mais Stiles l'arrête à nouveau et parle tellement rapidement que Derek manque de ne pas comprendre ce qu'il dit.
« Je veux que la première fois que tu me fasses jouir, tu sois à l'intérieur de moi.
Il rougit à nouveau sous l'aveu mais Derek n'entend absolument rien à propos duquel il faut être embarrassé.
- D'accord, dit-il avec un sourire chaleureux qui s'élargit en un sourire narquois. Maintenant, puis-je t'avoir nu ?
- D'accord, répond Stiles mais sa voix chevrote.
Derek ralentit donc le rythme et imite tout ce que Stiles lui a fait, portant une attention particulière à la morsure jusqu'à ce que Stiles gémisse, frémisse et le fasse reculer en le prévenant qu'il va jouir s'il continue à faire ça plus longtemps.
Il baisse son jeans d'abord, s'assurant de garder le contact avec ses yeux même lorsque Stiles tourne sa tête pour fermer les siens.
- Ne te cache pas de moi », dit Derek, soufflant sur la tache humide sur le boxer de Stiles, qui s'est étendue depuis que Derek a voyagé sur son corps.
Il accroche ses doigts sous la ceinture.
« Lève tes hanches pour moi, bébé, murmure-t-il quand il a son attention et Stiles mord sa lèvre inférieure alors qu'il s'exécute.
Derek est lent pour les baisser, observant avec fascination la queue de Stiles se soulevant vers son estomac. Le gland est brillant de liquide séminal et il ne peut s'empêcher de s'approcher pour passer sa langue dessus. Stiles pousse un cri de surprise et Derek remonte pour l'embrasser. Ils grognent tous les deux sous les éclats quand ils se frottent l'un contre l'autre mais Stiles y met rapidement fin.
Il tend la main vers un sac en plastique et après quelques bruissements, se retourne avec un tube de lubrifiant.
- S'il te plaît, halète-t-il.
Derek en enduit rapidement ses doigts, la même urgence rampante dansant dans son sang, et fait des cercles avec son majeur autour du trou de Stiles jusqu'à ce qu'il se détende et s'ouvre pour lui. Ils respirent tous les deux lourdement quand Derek le plonge jusqu'à l'articulation, caressant et le faisant tourner jusqu'à ce qu'il soit prêt pour le suivant. Il est accueilli pas un gémissement étranglé lorsqu'il les plie et une supplication pour un autre, pour laquelle il est trop heureux de s'obliger, rassemblant un peu plus de lubrifiant avec son autre main pour l'étaler sur la queue de Stiles en réponse, pour le distraire des étirements supplémentaires.
Quand ses hanches commencent à se presser contre ses doigts, il les ôte de Stiles sous un cri de protestation, mais il réussit à le convaincre de se mettre sur ses mains et genoux en dépit de ses membres tremblants.
- Prêt ? demande-t-il et il est surpris que Stiles ait entendu avec son cœur martelant comme une caisse basse.
Au signe de tête de Stiles, il enduit sa queue avec un peu plus de lubrifiant et s'aligne, encochant son gland contre le trou de Stiles qui se serre, poussant en avant. Il est subjugué par la manière dont l'anneau s'ouvre autour de lui de sa pression prudente et frissonne face au halètement étouffé de Stiles quand son gland dépasse la bague de muscle. Il garde le même rythme constant, devenant inquiet lorsque Stiles commence à s'efforcer de trouver une prise sur la couverture sous eux mais—
- Si tu oses putain d'arrêter, que Dieu m'aide à t'arracher la tête », halète Stiles et Derek se penche vers le bas pour cacher son large sourire dans sa nuque.
L'impatience de Stiles ne décline pas.
« Bouge », ordonne-t-il dès que Derek est complètement à l'intérieur et Derek se recule, commençant doucement avant que les petits gémissements et cris de lamentation de Stiles ne l'exhortent à accélérer jusqu'à ce que ses bourses se heurtent entre elles à chaque poussée, obscènes dans le calme de la clairière.
Lorsqu'il commence à s'approcher, il relève le torse de Stiles pour que son dos soit contre sa poitrine et baisse la main pour tirer sur sa queue ruisselante, le nouvel angle lui permettant d'atteindre la morsure qu'il suce avec ferveur, la taquinant de ses dents.
« Fais-le, souffle Stiles et le corps tout entier de Stiles sursaute. Derek, s'il te plaît. Je veux que tu te souviennes, l'incite-t-il et le loup prend le contrôle alors qu'il plonge ses dents dans le cou de Stiles.
Stiles s'arque comme une corde d'arc tendue quand son orgasme le frappe, ses muscles internes serrant la queue de Derek alors que son nœud commence à gonfler. Il pousse le bulbe grandissant à travers l'anneau de Stiles avant qu'il ne soit trop large et Stiles devient mou dans ses bras, la queue tressautant toujours en une tentative de faire jaillir plus de sperme sur les draps sous eux.
Derek broie toujours ses hanches, son esprit se décomposant quand son nœud se met en place et qu'il commence à jouir.
Il n'a aucune idée du temps que cela prend, délirant, mais quand il revient au présent, Stiles les a fait s'allonger sur leurs flancs avec le bras de Derek autour de lui, un oreiller sous leurs têtes et toujours attachés ensemble.
- Merde alors, sont les premiers mots que Derek réussit à dire et Stiles glousse.
- Merde alors, accorde-t-il.
Derek se sent toujours confus mais il y a du sang dans l'air, et il tend le cou pour pouvoir voir la deuxième morsure. Stiles a déjà balayé le sang et il semblerait qu'elle va guérir sans une marque.
- Est-ce que ça va ?
- On ne peut mieux », soupire Stiles et Derek pousse son nez contre lui, pendant qu'ils attendent que son nœud disparaisse.
Le feu craque à côté d'eux, confortable dans sa lumière et sa chaleur. Le loup est enroulé à l'arrière de son esprit, plus heureux qu'il ne l'a jamais été maintenant que son compagnon a été marqué de l'intérieur et de l'extérieur, complètement Revendiqué pour que tout le monde le voie. Ses années d'attente sont finalement terminées, mais il sait qu'il y a encore beaucoup de choses à attendre.
Lorsque son nœud ratatiné ressort finalement librement, il est suivi par une rivière de son sperme, s'écoulant sur l'arrière de la cuisse de Stiles et il se tortille.
« Je n'vais pas mentir, me sens un peu dégueu maintenant.
Derek souffle un rire et se tourne sur son estomac, plaçant une trainée de baisers le long de son dos et sur la courbure de son cul jusqu'à l'endroit où il s'écoule de lui.
- Derek, que— ? Es-tu— ? OH MON DIEU ! »
Ta « S.W.A.T. team* = Special Weapons And Tactics = Tactiques Et Armes Spéciales. Aux Etats-Unis, il s'agir de l'unité de police spécialisée dans les opérations paramilitaires qui, dans les grandes villes, est entraînée à accomplir des missions dangereuses. Ici, Allison fait référence à la sécurité du palais.
Stiles grogne* = Stiles grogne juste après que Derek lui ai dit « Ecoute, je sais que ça craint du boudin— ». J'ai essayé de traduire le jeu de mot en anglais mais c'est raté xD Derek dit « Look, I know this sucks ass— », littéralement : « Ecoute, je sais que ça suce le cul » car en anglais « it sucks » signifie « ça craint ». Bref, j'espère que vous aurez compris le jeu de mot malgré mes explications foireuses ^^
Notes de fin de chapitre de l'auteure
Fiou ! J'avais prévu de mettre plus de choses dans ce chapitre que je ne l'avais réalisé ! Mais j'avais besoin qu'il soit du point de vue de Derek donc, voilà ! En avant vers l'épilogue~
[RAR]
A Guest (sur plusieurs chapitres) : Merci pour tes petits commentaires, j'ai beaucoup apprécié ! J'espère que tu continues à aimer l'histoire ^^
A nathydemon : Oui même si on sait que Derek va sauver Stiles, on est quand même pris dans l'action, avec le suspense qui se doit ^^ Héhé, j'imagine bien Kali en statue aussi xD Merci pour ton mot, il m'a bien fait rire !
A Babylon : Eh oui, l'auteure en est une, hein ! xD Elle a bien réussi à nous faire flipper… Heureusement que Stiles était là ! Merci à toi d'être au rendez-vous, ça me fait réellement très plaisir ! J'espère que ce chapitre t'aura plu ^^
Eh bien, il s'agissait du dernier chapitre… Ne reste plus que l'épilogue ! J'espère que ce chapitre aura fait des heureux ^^ Merci d'avoir lu :D
