CupCakesCult: merci beaucoup pour ta review, ça m'a fait super plaisir, par contre autant le site affiche que c'est toi, autant il refuse que je réponde en mp directement donc désolé du délai de réponse, ça va avec le chapitre, c'est un package ^^ Du coup effectivement, Sirius passe pour un connard mais bon on espère qu'il pourra se rattraper :) ou pas, je sais pas trop comment leur relation va se dérouler, j'ai un fil conducteur mais bon, c'est à même de beaucoup évoluer d'ici là. Effectivement les gens sont cons, surtout les Sorciers puisqu'ils leur manquent un peu de sens commun, même si j'essaie de faire en sorte que ça soit pas non plus aberrant dans ma fic, McGo risque de prendre un peu cher avec tout ce beau monde en même temps mais bon ... elle aime bien au fond ^^
J'ai commencé mon boulot d'été, comme c'est dans une piscine municipale, je vais avoir plus le temps pour écrire et vu que cela me prends facilement beaucoup de temps, ce n'est pas plus mal. Je suis encore en retard sur mes deadlines puisque cela fait plus de deux semaines mais bon, je suis optimiste pour le prochain chapitre ^^' (non, ce n'est pas ironique x) )
NB : I own nothing, et caetera. (En le mettant régulièrement à défaut de tout le temps, on va dire que ça passe)
PS : J'ai découvert la ligne horizontale, c'est bidon, mais je suis refait xD (oui, j'ai mis 6 chapitres avant de pouvoir utiliser mes yeux avec efficacité, et alors? Vous allez faire quoi?)
Le Chemin de Traverse (Partie 1)
Chaudron Baveur - 1 Août 1991 - 10h00
Après avoir pris le petit-déjeuner avec le professeur McGonagall et lui avoir assuré que tout allait bien, Antares chercha à trouver une solution à son problème en argent massif. Mais visiblement, il était en manque d'inspiration. Vu que la personne la plus compétente pour régler cette histoire de métamorphose était probablement en face de lui en train de siroter sa deuxième tasse de café, il serra les dents et décida de lui en parler.
- Vous avez fait … quoi ?! Répondit d'abord Minerva, de moins en moins sure de l'efficacité de son breuvage pour la réveiller.
- Bah ce que je viens de vous dire … J'ai changé le lit en bois en argent ou en un truc argenté en tout cas.
- Vous pensé qu'il est resté sous cette forme encore maintenant ?
- Pourquoi aurait-il changé de lui-même ?
- Eh bien tout dépend de la méthode de métamorphose et de l'énergie que vous avez employée. Bien peu de sorts en ce monde ont été suffisamment puissants pour obtenir une métamorphose totale et définitive. Il y a deux axes d'utilisation. Pour le premier, vous métamorphoser « en surface » votre objet, et il gardera sa composition d'origine en son sein tout en puisant dans l'énergie de votre sort pour maintenir son aspect, ce qui est rapide et puise moins d'énergie mais ne dure pas très longtemps. Pour le second, vous métamorphosez « en profondeur » votre objet, en modifiant donc la structure interne de votre objectif en celle d'un autre. Cette méthode est plus longue, demande plus d'énergie … et est surtout théorique. Cela est dû au manque de puissance magique qu'un sorcier, même spécialiste est à même d'utiliser. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'Alchimie que de passer outre le problème de restriction énergétique des sorts.
- Donc … le lit redeviendra forcément en bois au bout d'un moment mais potentiellement dans très longtemps ? Pourquoi ne pas toujours utiliser l'Alchimie du coup ? Si c'est plus puissant ?
- Eh bien si vous aviez mesuré l'énergie que vous avez employée vous seriez à même, par expérience de savoir combien de temps la métamorphose durera.
Antares rougit.
- Pour répondre à votre seconde question, si vous aviez utilisé l'Alchimie, au-delà de la difficulté d'un tel rituel, vous auriez beaucoup plus de mal à le remodifier en bois puisqu'il faudrait alors encore utiliser un autre rituel pour cela.
- Et c'est dur d'utilisation un rituel Alchimique ?
- Disons que pour régler le problème de lit que nous avons il me faudrait environ une semaine de préparation, et encore je ne suis pas une néophyte dans ce domaine.
- Une quoi ?
- Je ne suis pas une débutante. Sourit-elle.
- Ah ! Oui ! Non j'imagine. Rigola Antares. Pourquoi ça l'a transformé en argent ?
- Que vouliez-vous en faire ?
- Le faire léviter. Admis Antares.
- Mmmh. Qu'avez-vous pensé à ce moment-là ?
- Ben qu'en m'exerçant je me fatiguerais du coup …
- Non, pendant l'acte de magie, Antares.
- Oh ! Pardon. J'ai voulu élever le tout. Pour ça j'ai essayé d'envelopper le lit de magie pour tirer dessus et le soulever mais à la place ma magie a pénétré le bois, du coup je me suis dit qu'en le faisant suffisamment, j'aurais une bonne prise et que je pourrais le soulever, mais quand j'ai tiré ça m'a bousillé le cerveau et je me suis endormi.
Le professeur eu un fin sourire.
- C'était bien pensé … mais la magie ne marche pas comme cela. Quand bien même votre sensation de magie est très impressionnante et importante, elle est trop loin de la maturité pour vous permettre d'en faire quelque chose de facilement contrôlable.
- Ça vieilli la magie ? S'étonna Antares.
- Bien sûr. La raison pour laquelle vous et les autres jeunes sorciers et sorcières n'êtes pas scolarisés plus tôt est principalement que votre magie est alors trop libre et vos esprits trop jeunes pour pouvoir la conditionner.
- Pourquoi c'est un problème que ma magie soit trop libre ?
- Eh bien parce que mon collègue enseignant les Sortilèges aurait bien du mal à vous faire appliquer la lévitation sur des plumes si vous les métamorphosez en argent ou qu'il se passait quelque chose d'inattendu à chaque fois que vous essayiez.
- Mais j'ai réussi à rendre des choses invisibles déjà ! C'est pas trop mal non ? Enfin, je veux dire que c'était volontaire et contrôlé et tout !
- C'est de la métamorphose.
- Et alors ?
- Eh bien je pense que le fait que vous soyez métamorphomage vous permet de visualiser facilement ce qu'il faut faire pour transformer votre environnement et ses caractéristiques, mais que vous avez plus de mal à maîtriser ce que vous voulez en faire une fois modifié.
- Peut-être que j'ai un peu plus de mal … ou alors faut que je ressente des trucs forts pour que ça marche … C'est quoi un métamorphotruc ?
- C'est un Sorcier ou une Sorcière qui peut changer son apparence à volonté de manière innée et sans beaucoup d'efforts.
- Mais je …
- Vos yeux changent de couleur lorsque vous êtes énervé Mr Black. Et ne me prenez pas pour une simple d'esprit s'il vous plaît. Répliqua Minerva avant qu'il ne puisse nier.
Ah ? On a recommencé sur le nom de famille …
- Ok, d'accord j'en suis un … Mais c'est juste que je voudrais pas que tout le monde soit au courant.
- Ne pas déclarer ce genre de talent est illégal Mr Black.
- En quel honneur ? C'est pas juste ! C'est justement pour pas que l'on puisse se servir de mes talents que je les cache ! C'est juste hors de question ! On peut pas faire confiance aux autorités pour ne pas essayer de se servir de moi !
Minerva se pinça l'arête du nez devant la déclaration. Elle inspira profondément, puis elle se lança dans la négociation la plus longue et fastidieuse de toute sa carrière.
Ils finirent par se mettre d'accord pour qu'Antares se fasse enregistrer comme il se doit une fois majeur, mais dans un pays de son choix, potentiellement différent du Royaume-Uni ou de la France.
- Et en cas d'émancipation ou de toute occurrence ou vous seriez considéré comme adulte avant vos dix-sept ans, vous devrez alors vous inscrire, est-ce clair ? Termina Minerva.
Elle leva la tête et remarqua l'heure. Il prit un air pincé et déclara qu'avec ses bêtises, Antares les avait mis en retard.
- Désolé. En retard pour quoi ? Le petit déjeuner est fini mais on a toute la journée pour faire les achats, non ?
- Nous devons retrouver deux personnes à la banque Gringott's. Entre autres Hagrid, le gardien des clefs et des lieux à Poudlard.
- Et l'autre ?
- Un élève qui n'a pas plus besoin que vous d'un bain de foule, fit Minerva en abaissant la voix.
- D'où le rendez-vous ailleurs qu'ici ? Chuchota Antares.
- C'est exact.
- Je suis désolé de vous causer autant de soucis … entre ça et hier soir … commença Antares mal à l'aise.
- C'est mon rôle Antares, ne vous inquiétez pas. De plus j'ai le sentiment que vous ne devriez pas vous excuser trop vite des soucis que vous pourriez me causer. Fit Minerva mi- exaspérée, mi- amusée.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler professeur. Répondit en toute fausse sincérité Antares. En parlant de ça … vous pourriez me remétamorphoser le lit en bois ? Je suis pas sûr que Tom soit un grand fan de mes talents décoratifs.
- Evidemment Mr Black.
Une fois les affaires rangées et les dents brossées, le professeur McGonagall rendit son aspect normal au lit d'un coup de baguette, non sans avoir dit que c'était une très belle métamorphose, au grand bonheur d'Antares qui aurait continué sa danse de la victoire jusque dans les escaliers si Minerva ne lui avait pas fait son regard de la mort qui tue.
- Cela fera 18 Gallions et neuf Mornilles s'il vous plait professeur. Annonça Tom
Sous les yeux étonnés d'Antares elle sorti de grosses pièces d'argent et d'or d'une toute petite bourse.
- Je vous remercie, au revoir professeur, au revoir petit fit Tom en allant prendre une autre commande.
- Au revoir Tom. Répondirent-ils en souriant.
Elle entraina Antares à sa suite dans une pièce ouverte de plafond faite de murs de briques ou trônait des poubelles de manière, il fallait bien l'avouer, complètement désordonnée.
- Regardez bien la combinaison, vous vous repérez à la brique cassée, ici, puis vous enchainez comme ceci. A la fin, les briques s'écartèrent sur la rue la plus biscornue et bariolée qu'Antares ai jamais vu. En deux mots, il adorait. Des tenues et des coiffures improbables se mêlaient avec joie à de nombreux objets à l'aspect et l'utilité inconnue d'Antares. Ils firent quasiment la totalité du chemin de traverse, Minerva lui expliquant l'intérêt de telle ou telle boutique en passant, voyant qu'il écoutait avec attention, les yeux brillants d'excitation. Ils arrivèrent finalement à la banque. Elle était de loin le plus grand bâtiment à la ronde, faite de pierre blanche et montée de colonnes il s'en dégageait une impression de grandeur et de sécurité palpable. Ils pénétrèrent ensuite dans un hall gigantesque où des créatures à l'allure peu sympathique (des gobelins lui appris Minerva) tenaient de multiples comptoirs. Ils se dirigèrent sur le côté droit du hall ou des chaises et des bancs étaient mis à disposition pour les personnes en attente et s'y installèrent. Antares eu tôt fait de relancer son flot de questions.
Quelques questions plus tard, l'attention du professeur fut détournée de son argumentation sur l'utilité d'un vif d'or valant 150 points par une silhouette immense caractéristique de la personne qu'ils attendaient.
- Ah ! Les voilà. Fit-elle.
- Whouah mais il est super grand ! S'étonna Antares.
Aux côtés de l'homme se tenait un petit garçon aux yeux verts saisissant émerveillés comme ceux d'Antares précédemment par le lieu. Il paraissait vraiment minuscule aux côtés du géant. Ses habits trop grands pour lui et ses lunettes cassées n'aidaient pas.
Mmmh, lui aussi c'est un orphelin. Pensa Res avec empathie. Clairement pas un dominant, mais peut être un indep' ou un dominé, à voir.
- Bonjour professeur ! Bonjour petit, excusez le retard, je ne suis pas du tout habitué aux transports moldus.
- Ce n'est rien Hagrid. Fit-elle, son air pincé retrouvé. Bonjour Mr Potter s'adressa-t-elle au garçon. Je suis le professeur McGonagall et voici Mr Antares Black, il étudiera à Poudlard dans la même année que vous.
- Bonjour. Firent-ils en même temps. Antares décocha un grand sourire qui détendit le garçon aux cheveux en bataille.
- Bien. Maintenant que nous sommes tous là nous allons pouvoir aller retirer votre argent pour acheter vos fournitures.
Ils se dirigèrent (enfin !) vers le comptoir central. Le professeur s'adressa au gobelin qui y siégeait :
- Bonjour, Mr Harry Potter et Mr Antares Black désireraient effectuer un retrait. J'ai également une lettre à vous remettre de la part du Directeur Dumbledore. Vous trouverez les clefs et informations nécessaires dans ces enveloppes. Expliqua-t-elle en lui tendant trois lettres scellées.
Il les prit sans un mot. Sorti les deux clefs, examina leur blason et vérifia leur numéro dans un épais registre tout en marmonnant dans une langue inconnue des deux garçons, puis confirma la validité des deux demandes de retrait. Il lut ensuite la lettre de Dumbledore.
- Très bien. Finit-il par dire. Je vais vous faire accompagner dans la salle des coffres. Gripsek ! Appela-t-il.
Un gobelin plus jeune arriva d'un pas pressé.
- Emmène ces personnes aux coffres 713, 674 et 518.
- Bien Griska Bordric. Dit-il d'un air respectueux. Suivez-moi. Lança-t-il.
- Mmh … Professeur ? Hagrid se racla la gorge embarrassé, je vais vous attendre ici … je supporte mal les wagons de la banque.
- Comme vous le souhaitez Hagrid. Lui répondit Minerva, compréhensive, ces wagons pouvaient facilement donner mal au cœur !
- On me suit ?
Antares courut à la suite du gobelin jusqu'au wagon en rigolant, entrainant Harry à sa suite.
- Excusez-moi ? Ça va vite ce wagon ? Demanda Antares, surexcité.
- Eh bien … vous pourriez comparer cela au Magicobus que les Sorciers emploient j'imagine. Compara le gobelin de mauvaise grâce.
- Cool ! Tu vas voir Harry, ça va être super ! Oh ! fit-il en voyant le regard d'incompréhension du garçon, le Magicobus c'est un bus à deux étage violet qui va super vite à travers le pays, on l'a pris à l'aller avec la prof, c'était n'importe quoi leur conduite mais c'était trop drôle !
- Ah, d'accord merci. S'amusa Harry devant l'exubérance de son compagnon de route. Tu viens d'où ? Demanda-t-il en attendant que Minerva monte dans le wagon, devant eux.
- Je suis à l'orphelinat répondit aisément Res, dans le nord de Londres à St Andrew, mais on a fait le tour de l'écosse en bus en attendant notre tour d'être déposés à notre destination.
Harry eu l'air dérouté. Le wagon parti à pleine vitesse, Antares rit de plaisir puis s'expliqua.
- Oui, oui les Sorciers ont un sens commun bizarre, ça vient de l'utilisation de la magie depuis qu'ils sont petits je crois. Et toi ? T'es dans lequel ? Fit-il un peu plus fort pour couvrir le son du wagon.
- Euh … Je suis pas à l'orphelinat. Je vis chez mon oncle et ma tante.
Antares lui jeta un coup d'œil critique.
- Bah quoi ? Fit Harry, il était déjà suffisamment gêné de son accoutrement comme ça !
- On va prendre de l'argent en plus et après on ira t'acheter des vraies fringues parce que là c'est pas possible ! On va chercher un sort pour tes lunettes aussi. Si on a le temps on ira faire un ciné ! Ajouta Res après un instant de réflexion.
- Mais t'es malade ! Jamais elle voudra ! En plus rien ne dit que j'aurais l'argent ! répondit Harry en désignant Minerva, tout en se rapprochant d'Antares pour que seul lui puisse l'entendre.
- T'inquiètes même pas. Lui lâcha Antares d'un air tranquille. Au pire je viendrai te chercher demain et on le fera à ce moment-là.
- Euh… fit Harry en se relaxant un peu mais pas convaincu.
Antares lui fit un clin d'œil et profita de la descente subite du wagon pour s'allonger sur la banquette, les bras bien au-dessus de la tête comme dans une attraction. Harry finit par l'imiter, grisé autant par la vitesse que par l'idée de s'amuser avec quelqu'un de son âge.
A l'arrivée au premier coffre, Minerva les regarda de son air mi- amusé, mi- réprobateur et leur dit de rester dans le wagon, ce coffre ne les concernait pas. Elle se retourna pour ajouter : Et ne faites pas de bêtises !
- Oui ! Sourirent-ils en cœur d'un air innocent.
Dès qu'elle se fut éloignée, le garçon aux yeux verts repris d'un air incertain :
- Nan mais quand même, il faut que je rentre ce soir, et demain dans la journée je peux pas partir comme ça !
- Pourquoi pas ? Désolé mais à première vue ça va pas poser de problème à tes adultes.
- Tu n'aimes pas les adultes ?
Antares le regarda droit dans les yeux. Il posa la question qu'ils s'étaient tous les deux posés à un moment dans leur enfance.
- Comment peut-on leur faire confiance alors qu'ils nous ont jamais aidés ? Je dis pas qu'ils sont tous mauvais, juste … qu'on sera jamais leur priorité, alors je vois pas pourquoi ils devraient être la mienne. Antares savait qu'il n'était pas tout à fait honnête, Mrs Darwin était un bon contre-exemple, mais sa première expérience d'orphelinat lui laisserait toujours un goût amer dans la bouche.
Harry était d'accord. Même si certaines institutrices s'étaient inquiétées pour lui, elles avaient tout de suite cru les Dursleys quand ils leur annonçaient qu'il n'était qu'un cancre ou un gamin à problèmes et n'étaient jamais allées plus loin.
- N'empêche que j'ai des tâches ménagères à faire chez eux.
Le regard d'Antares se fit désapprobateur.
- Ça leur fera les pieds alors. T'es pas un esclave mais un enfant, et un enfant à problème qui ne cause aucun problème c'est dommage, tu ne trouves pas ? Répondit-il avec un sourire.
- J'avoue … que si, acquiesça Harry dans un regard de connivence. Il était content que quelqu'un soit de son côté, que quelqu'un lui dise ce qu'il avait besoin d'entendre, et surtout, que quelqu'un l'aide à ne plus subir tout le temps les Dursleys.
Le professeur revint avec Gripsek. Elle s'étonna de les voir calmes mais ne commenta pas.
Après un court instant d'amusement, ils arrivèrent au coffre d'Harry. Une fois devant, Gripsek inséra la clef dans la serrure et la porte s'ouvrit en laissant s'échapper une fumée violette. Une fois dissipée on put y voir une montagne d'or, d'argent et de bronze.
Harry était estomaqué.
- Bah ça règle ta question de tout à l'heure Ry. S'amusa Antarès. Pendant que son compère alla ramasser des Gallions et des Mornilles sous le regard et les explications du professeur McGonagall, Antares demanda au gobelin :
- Est-il possible de convertir un somme de Gallions en Livres ?
- Bien sûr. Le taux de change est actuellement de 5,23 Livres pour un Gallion.
- Wouah, autant ? Tu as entendu Ry ?
- Ouais ! répondit-il en sortant de son coffre, une bourse remplie et un grand sourire aux lèvres. Où peut-on faire l'échange s'il vous plaît?
- Vous pourrez demander une somme de votre choix à un comptoir dans le hall, cette somme sera convertie en monnaie Magique et vous sera retirée par nos soins par la suite, moyennant un coût de change de deux pour cent, et ce, dans la limite de vos moyens bien entendu.
- D'accord, merci ! Fit-il joyeusement en entraînant Antares dans le wagon.
- Souvenez-vous que vous ne devez pas dépenser de manière inconsidérée jeunes gens.
Le wagon partit pour le dernier coffre avant qu'Antares put énoncer l'étendue de son désaccord mais Harry voyait qu'il attendait la fin du voyage pour faire entendre au professeur ce qu'il avait sur le cœur.
En sortant du wagon, Antares ne put plus se retenir.
- Je suis désolé professeur mais je ne suis pas d'accord avec vous.
- Pardon Mr Black ?
- Il y a inconsidéré et inconsidéré bien sûr mais j'estime qu'après avoir été privé toute notre enfance, on a le droit de se faire plaisir et de faire plaisir à nos amis avec notre argent. Au vu du coffre d'Harry, qui vient d'une famille moins ancienne que la mienne de ce que vous m'avez dit, on doit être assis sur une fortune plus que confortable tous les deux et dépenser à tour de bras ne va pas changer cela dans un avenir proche.
- C'est une question de prise d'habitude.
Antares montra l'intérieur de son coffre dont la fumée venait de se dissiper. Il était plus grand et encore plus rempli que celui de son compagnon, si c'était réellement possible.
- Franchement, quand on sait que ça c'est juste la bourse pour nos études, donc jusqu'à nos dix-sept ans et qu'après on aura accès à des coffres encore plus colossaux, vous ne pouvez pas me dire que dépenser beaucoup quelques jours ça va tout réduire à néant non plus, faut pas exagérer !
- Effectivement Mr Black, concéda-t-elle, en revanche je veillerai à ce que vos dépenses ne soient pas inutiles non plus. Vous n'avez pas encore une connaissance suffisante de notre monde pour cela.
- Mmh … Oui vous avez raison. Merci professeur. Accepta Res.
Ils sortirent donc de Gringott's avec une bourse de 500 Gallions chacun, une liasse de billets valant un total de 2000 Livres et une carte de crédit reliée à leurs coffres respectifs avec un plafond de dépense (Merci professeur McGonagall ) de 100 Galions par semaine, hors achats exceptionnels à signaler par courrier.
Ils se sentaient comme les rois du monde. Mais en tout bien tout honneur bien sûr. Bon pas vraiment, mais ils étaient heureux. Genre vraiment. Minerva dut les empêcher de courir partout et elle fut bien contente de pouvoir compter sur la présence d'Hagrid pour repérer les loustics de loin. Si le repas avait été relativement calme, cela n'avait pas duré. Après un nombre incalculable de boutiques qui ne leurs serviraient pas où elle réussit à les empêcher de faire des achats, ils réussirent coup sur coup à acheter de chocolat chez la succursale de MonkeyBerry, des fausses baguettes (alors qu'ils n'en avaient pas de vraie) chez Le Capitaine Flibuste et quand elle les avait enfin retrouvés chez Fleury et Bott, ils se dirigeaient vers la caisse avec une collection immense dans les bras. Quand elle avait remarqué que seul deux d'entre eux étaient dans le curriculum, qu'il en manquait donc un certain nombre d'obligatoires et que l'un de ceux qu'ils voulaient acheter avait pour titre « L'incroyable incroyabilité de l'incroyable et sa maîtrise » elle se mit un tout petit peu, mais alors un tout petit peu en colère notamment en rappelant vertement à Antares la différence entre inconsidéré et inconsidéré. Sous la honte ils avouèrent que le but avait été de s'essayer aux farces sorcières à ses dépens et qu'ils avouaient que c'était un échec complet. Pour le prouver ils sortirent une liste de tous les livres obligatoires et non obligatoires qu'ils désiraient réellement acheter et pas un seul d'entre eux ne manquait de pertinence.
Ils font volontairement tout pour me rendre aussi folle qu'un scrout se dit-elle en sirotant une Limo'Libulle pensant qu'Hagrid conduisait les deux petit monstres acheter leur matériels de potions.
En entendant une personne s'affaler lourdement à côté d'elle, elle ouvrit les yeux et découvrit un Hagrid épuisé, un verre de Whisky-pur-feu à la main.
- C'était à ce point-là ? Osa-t-elle à peine demander.
- Oh oui ! Harry a voulu user de ses paroles pour que je le laisse acheter un chaudron en or massif et il n'a arrêté son argumentation que lorsqu'il a vu qu'Antares tenait la jambe à un Sorcier pour obtenir des renseignements sur les risques encourus lors de la création de potions dans les lieux humides ou renfermés.
- Oh, oui c'est vrai que je lui ai appris que les cours du professeur Rogue se tenaient dans les donjons et que ça l'avait un peu paniqué.
- Sauf que là le Sorcier en question C'ÉTAIT le professeur Rogue …
- Oh.
- Donc je me suis précipité vers lui en m'excusant pour le comportement du petit, le professeur étant fidèle à lui-même … bon disons que c'aurait pu être pire, mais je ne pense pas qu'il apprécie les remarques sur la sécurité de ses propres cours ... souffla-il en s'enfonçant dans sa chaise. En plus je suis sûr que ce garnement savait parfaitement à qui il s'adressait.
- Le pire c'est que cela ne m'étonnerais pas de lui. Soupira-t-elle. Où sont-ils ? Vous ne leur avez pas donné quartiers libre quand même ?
Minerva se rendit compte que dans tous les cas elle avait besoin de prolonger cette pause encore un peu.
- Non ! Ne vous inquiétez pas professeur, je les ai laissé chez Madame Guipure, ils voulaient se faire une garde-robe importante alors j'en ai profité. J'espère juste qu'ils ne feront pas n'importe quoi juste avant d'aller chez Ollivander.
- Mon cher, je crois que cet espoir est complètement vain. J'en viens à simplement espérer qu'ils ne tombent sur des personnes trop peu recommandables ... ou dans ma maison.
Sur cette phrase d'une grande sagesse, elle se commanda quelque chose d'autrement plus fort pour se donner du courage.
Review s'il vous please, que ce soit bon, mauvais ou pour dire du flan, ça m'aide beaucoup en vrai! Merci beaucoup à ceux qui l'on fait! :D
