Bonjour à toutes et à tous! :D je suis presque à l'heure donc on va dire que c'est bon! Merci pour toutes vos review ça me touche beaucoup :) On part sur un Rogue énervé et une rencontre avec Lady Malfoy-Black/Black-Malfoy et oui, c'est très chiant à écrire que ce soit dans un sens ou dans l'autre ^^ Enjoy!
NB: I own nothing, as usual..
Répercussions
Les deux jeunes serpents observaient leur directeur de Maison. Il semblait énervé et les emmenaient de toute évidence à son bureau et non au nid. Cela leur fit craindre ce qui allait suivre. Rogue semblait boiter étrangement, chose qu'il avait réussi à dissimuler devant les autres professeurs, ni Res, ni Ry n'osèrent commenter pour l'instant.
Il ouvrit son bureau et leur fit un geste impatient pour leur ordonner d'entrer.
Sentant l'apocalypse poindre le bout de son nez, ils se hâtèrent de trouver place en face du bureau avec des regards inquiets.
Rogue rejoint son siège avec difficulté et finit par s'assoir lourdement dessus. Visiblement sa blessure, qu'ils purent apercevoir avait l'air profonde et douloureuse… Ils ne s'y trompaient pas, il n'y avait qu'une seule créature capable de mordre de cette manière, et elle était dans l'aile est du troisième étage.
Rogue remarqua leur regards, d'effrayés, ils étaient devenus suspicieux… Cela eut le don de l'amuser, jusqu'à ce qu'il pense aux implications de cette réaction de leur part.
- Je ne vous conseille pas un deuxième coup d'éclat ce soir Mr Black, rangez votre baguette.
Res fut surprit, il avait cru être discret… Il raffermit sa prise. Harry l'imita.
Rogue leva les yeux au ciel. Le geste en soit était tellement rare, qu'ils se firent surprendre par le double expelliarmus qu'il leur envoya à une vitesse qu'ils ne purent suivre. Rogue eut un fin sourire en rattrapant leurs baguettes et en les posant en évidence sur son bureau pour qu'ils puissent les récupérer.
- Premièrement, commença-t-il, ne présumez jamais de votre force face à un Sorcier ou une Sorcière adulte, les différences de capacités ou de réserves de magie pure entre vous et n'importe lequel d'entre nous sont comme le jour et la nuit. Que l'adulte en question soit talentueux ou non n'est pas censé rentrer en compte.
- Deuxièmement, récupérez vos baguettes. Si j'avais effectivement voulu vous faire du mal, vous ne vous en seriez pas sortis simplement en étant désarmés.
- Vous nous auriez également attaqués plus tôt, fit Harry, pensif.
- C'est exact Mr Potter.
- Troisièmement… dites-moi d'où vous est venu cette soudaine suspicion à mon égard.
- Vous vous êtes fait mordre par un gros animal… commença Res
- Et à part touffu, le cerbère d'Hagrid, continua Ry,
- On ne connaît pas de créature proche de l'école qui puisse infliger ce genre de blessure…
- Et ça corrobore notre théorie…
- Comme le troll était de toute évidence une diversion…
- Vous faites partie des deux suspects principaux.
Rogue leva un sourcil. Il se retenait d'exploser devant le nombre d'informations sensibles qu'ils avaient pu rassembler en seulement deux mois. Il réussit cependant à ne pas le montrer.
- Vous prenez la mauvaise habitude des jumeaux Weasley messieurs.
- Cela ne nous dérangerais pas de nous faire surnommer « les démons de Serpentard » sourit Res d'un air mutin.
- Avez-vous pénétrés dans l'aile est du troisième étage ? Demanda-t-il, menaçant.
- Non professeur. Firent-ils en cœur. Il scanna leurs pensées extérieures pour vérifier la véracité de leur affirmation. Ils étaient honnêtes, il hocha donc brièvement la tête de soulagement.
- Alors ? Que savez-vous ?
- Le vol au début de l'année à eu lieu dans le coffre que le professeur McGonagall avait visité lorsque nous sommes allés à Gringott's avec elle, les Gryffons sont suicidaire mais Minie nous a raconté et après… disons que nous avons utilisé la tendance d'Hagrid à ne pas pouvoir garder le moindre secret pour faire les liens qui nous manquaient, dénombra Antares sur ses doigts.
- Du coup globalement, vous gardez à Poudlard la pierre philosophale ou une copie et Voldemort veux la voler en utilisant un agent, en espérant que l'enturbanné en soit bien un et ne soit pas possédé, conclut Harry.
- Ne prononcez pas ce nom, ordonna Rogue.
- Quoique, fit il en ricanant, tout compte fait ça pourrait être drôle.
- Pardon ? Fit Rogue, interloqué.
Harry eut un grand sourire.
- Imaginez le titre, Professeur, « Voldemort, le grand seigneur des bègues enturbannés »
- Ne prononcez pas le nom du Seigneur des Ténèbres, Potter !
- Il a tué ma famille entière, la moindre des choses c'est que je n'aie pas peur de son surnom ridicule, rétorqua Harry, refusant de se laisser démonter sur ce sujet.
Rogue eut l'air de vouloir l'étrangler. Chose qui, sembla bien plus effrayer le jeune Potter que de prononcer le nom du pire Mage Noir de leur ère. Il essaya de se calmer. Il n'était absolument pas venu avec eux dans l'idée de discuter calmement des plans de son ancien maître pour revenir au pouvoir. Il eut un frisson de dégoût en y repensant.
Les élèves étaient vraiment étonnés de voir les réactions de leur professeur, connu pour son impassibilité. Force était de constater que Rogue… était complètement terrifié par l'idée que Voldemort soit actif. Cela remettait en valeur la terreur que le Sorcier pouvait représenter. Ils sentaient qu'à force de voir Quirell comme un incompétent, ils avaient peut-être été trop arrogants.
Severus observa ses deux élèves. Etonnamment la faiblesse qu'il n'avait pu cacher leur avait fait plus d'effet que tout ce qu'il aurait pu leur dire. Il ne les comprenait vraiment pas. Il prit un petit temps pour se calmer et réorganiser ses pensées.
- Quels autres élèves sont au courant de vos conclusions ?
Ils se regardèrent.
- Personne, professeur.
- Vous mentez.
- Oui, professeur.
- Comment vous le savez ? Demanda Res, en fronçant les sourcils.
- Vous avez dû vous consulter du regard pour répondre.
- Vous mentez. Sourit Harry.
- Oui. Fit Rogue avec un très léger sourire. J'attends tout de même une réponse.
- Draco. Fit Harry simplement.
- On lui a demandé des renseignements sur Flamel et comme c'est à ce moment-là qu'on a conclu pas mal de choses et vu qu'il n'est pas idiot… fit Res en fusillant Harry du regard pour son aveu.
Harry l'ignora et demanda à Rogue :
- Vous ne liriez pas nos pensées par hasard, professeur ?
- La lecture de pensée est une idée manquant de subtilité et de nuance inventée par les moldus.
- Donc oui, conclut Res, malicieux, et le professeur Dumbledore le fait aussi pas vrai ?
- C'est rare. Fut la réponse concise du maître des potions.
- J'attends de vous que vous transmettiez à Mr Malfoy qu'il est convoqué dans mon bureau demain à douze heures. Vous ne répèterez pas un mot de ce dont nous avons parlé ce soir, est-ce clair ? Fit-il, de nouveau autoritaire.
- Oui professeur.
- Bien… Mr Black j'avais prévu de vous dire de mille et une inventives manières que vous avez été complètement inconscient ce soir et que la magie que vous avez utilisé ce soir est extrêmement dangereuse, mais j'ai peur que nous n'ayons quelque peu dérivé du sujet original de cet entretien.
- Vous connaissez cette magie professeur ?! Fit un Antares plein d'espoir.
Rogue leva la main.
- Potter allez me chercher dans ma réserve une potion de Force, une potion de régénération sanguine et une lotion cicatrisante. Les potions son triées par ordre alphabétique et leurs noms sont sur les fioles, ne touchez à rien d'autre.
- Bien Monsieur, fit Harry, en y allant, tout en tendant l'oreille pour pouvoir écouter la suite.
- Ce que vous avez utilisé ce soir est une forme peu raffinée d'une Magie Ancienne que les membres de Black appellent l'Essence. N'en étant pas un moi-même je ne pourrais vous aider beaucoup, cela étant, j'en ai suffisamment côtoyé pour savoir que cette magie à un coup parfois très élevé. Nombre de vos ancêtres sont devenus fous ou sont morts en l'utilisant.
Antares déglutit.
- De plus, la forme de l'Essence qui est apparue lorsque votre instinct a réagi n'est pas connue pour ses… bienfaits, je vous conseillerais donc de garder ce talent pour vous.
- Comment ça professeur ?
- C'est une chose connue sous le nom du Feu Hélion ou Feu de la Sorcière, en souvenir de sa dernière utilisatrice.
- Qui était-elle ?
- L'une de vos tantes. Bellatrix Lestranges née Black. Elle était le bras armée du Seigneur des Ténèbres lorsqu'il était au pouvoir et sers maintenant une sentence d'emprisonnement à vie à Azkaban. Je ne saurais que vous conseiller de ne pas aborder ce sujet avec Lady Malfoy, ajouta-t-il avec un air entendu.
Antares était de moins en moins content d'en apprendre plus sur ce qui lui arrivait. Ses yeux et les pointes de ses cheveux reflétaient la teinte grisâtre de son visage. Une soudaine fatigue le prit en traître.
Harry revint avec les potions. Il avait tout entendu puisque Rogue ne s'était pas embarrassé d'un sort de silence. Il regarda d'un air soucieux son ami en déposant les différents flacons sur le bureau de son Directeur de Maison.
- Je vous remercie Mr Potter. Essayez d'optimiser votre temps de travail, prenez le temps de faire les lectures supplémentaires que j'ai donné à votre camarade et, si vos notes sont au niveau à la fin de ce semestre, vous serez noté au barem que je lui impose.
- Je vous remercie professeur.
- Ce sera dur pour vous Potter. Vous aurez probablement du mal une fois arrivé en cinquième année. Cela vous permettra néanmoins d'obtenir un optimal relativement facilement à vos A.S.P.I.C.S de Potions.
- Je vous remercie Professeur, fit Harry, encore assez incertain et surtout concerné par l'état de son ami. C'était la première fois qu'il perdait le contrôle de son métamorphisme comme ça.
- Ne vous inquiétez pas pour Mr Black, Potter.
Il se retourna avant de sortir avec Res, le soutenant dans sa démarche plus qu'hésitante.
- C'est le contrecoup du Feu de la Sorcière, expliqua Severus.
Harry hocha la tête, seulement un peu soulagé.
- T'inquiète Ry, je vais bien, le rassura son ami avec un semblant de sourire.
Ils se traînèrent enfin jusqu'au nid, ne rêvant que de leurs lits douillets.
Quand ils arrivèrent dans la Salle Commune il semblait que tous les élèves de leurs Maisons étaient encore levés, une bonne partie d'entre portant une expression sombre ou inquiète.
Au son de l'entrée, ils virent deux premières années entrer, épuisés mais apparemment indemnes.
- Harry ! Antares ! Daphné, Tracey et Draco couraient à leur rencontre, suivis du reste de la Maison.
Res soupira.
- Et c'est partit…
Harry ricana, et se prit une claque de la part de Tracey.
- IDIOTS ! Mais à quoi vous pensiez !? On était mortes d'inquiétude ! Et elle l'attira dans ses bras.
- Eh ben en toute honnêteté on est assez soulagés de voir que Serpentard va bien, ricana Res, avant d'être écrasé par une embrassade de Daphné. Elle s'éloigna de lui avec un regard confus, comme si elle n'avait pas pu refréner son geste. Antares se contenta de lui sourire. La blonde avait du mal avec le contact physique, mais Tracey et Res travaillaient avec elle (sans son accord) sur ce point.
- Vous êtes fous… Pourquoi vous n'avez pas écouté Dumbledore !?
- Ben… le troll était censé être dans les donjons alors on voulait pas franchement y aller, tenta Ry
- C'était un ordre du Directeur, claqua la voix de Selwynn, il est conscient des défenses du château et ne nous aurait jamais envoyé dans un endroit à risque.
- Ah bon ? Comment il a loupé l'entrée du troll alors ? S'offusqua Res.
- Il a dû sentir Quirrell aux alentour et a pensé qu'il s'en occuperait je suppose, fit le Roi de Serpentard en fronçant des sourcils. C'était vrai que toute l'affaire sentait le roussi.
- Bon mettons mais qu'est-ce qui vous est arrivé ? Demanda Draco, vous êtes couverts de poussière. Ça va Antares ? Dit-il en remarquant son air gris.
- Ouais, ouais, pas de souci, souri faussement le jeune Black.
La plupart des élèves alentours doutèrent de son affirmation.
- Avec notre chance légendaire, on est tombés sur le troll à l'étage de Flitwick, il était en pleine fièvre de redécoration alors on lui a donné un coup de main. Fit Harry sur un ton léger.
- Une créature formidable, ajouta Res, vraiment sympathique.
- Mmmh un peu plus et on prenait le café ensemble, rigola son ami.
- Et en vérité ? Fit Flint.
- Vous êtes allés chercher Granger ! Réalisèrent ensemble Draco et Tracey. Vous êtes complètement tarés !
- Vous avez risqué votre vie pour une sang-de-bourbe ? Fit Pansy, choquée, une Gryffondor en plus ?
- Tu devrais faire attention à ce que tu dis, fit Harry doucereusement, si on est réellement allé la chercher alors qu'il y avait un troll en liberté, te rabattre le caquet à grands coup de latte dans ta tête ne sera qu'une formalité.
- Calmez-vous. Ordonna Selwynn.
- On ne peut pas laisser passer leur attitude Selwynn ! Quelle image donnent-ils de nous ? Fit Forbes, en colère.
- Une image différente de celle de lâches, j'imagine fit Res, fatigué. Il enchaîna avant qu'elle ne puisse en placer une, tu penses vraiment que deux Serpentards de première année sauvant une Gryffondor d'un Troll alors qu'aucun élève de sa maison n'était à sa portée va nous faire de la mauvaise pub ?! Réveille-toi, il hors de question pour des héritiers d'aussi grandes Maisons que les nôtres de laisser tomber une amie en situation de danger. Mais bon, j'avoue cela requiert de comprendre le terme de Noblesse, une notion qui échappe encore aux Forbes je crois, finit-il avec un regard méprisant.
- Toi…
Il maintint son regard hautain. Il semblait que ça, il pouvait le faire même dans son sommeil.
- Qu'est-ce que tu vas faire exactement ? Essayer de récolter deux semaines d'exclusion supplémentaires ? Railla-t-il.
- Ça suffit. Intervint de nouveau Selwynn, si tu veux débattre de cela, convoque une assemblée.
- Je le fais maintenant, le défia-t-elle.
- Je ne te le conseille pas, mais je respecterais ton choix, répondit le Roi, avec un air serein.
Elle hésita.
- C'est bon cracha-t-elle, j'en ai assez, fit elle finalement en retournant furieusement vers ses quartiers.
- Tu ne pourras pas toujours les protéger Jack, fit Rowle depuis le mur contre lequel elle était adossée.
- Et moi qui pensait que les puristes me remercieraient, sourit-il.
Elle le lui renvoya, une lueur dangereuse dans le regard.
- Petit malin va, lui répondit-elle avant de faire signe aux autres élèves d'aller se coucher.
- Merci Selwynn, fit Res quand il passa devant lui.
Le préfet-en-chef arqua un sourcil.
- Je sais que tu ne l'a fait que pour menacer les puristes, mais merci quand même. Rit doucement le garçon aux yeux retournant un peu vers leur argenté naturel.
- Fais attention, Black, Cassie avait raison.
- Pfft. Les troisièmes années sont beaucoup plus dangereux que cette guignole de Forbes.
- Pour vous, certes, fit Selwynn, amusé.
Draco, Tracey et Daphné les harcelèrent jusque dans leurs chambres pour obtenir les détails de leur échauffourée, certains qu'ils ne leur disaient pas tout, par exemple, qu'est-ce qui était arrivé au troll au final ?
Ils refusèrent, jusqu'à ce que Ry ne leur dise qu'ils lui avaient tourné autour inutilement pour l'obliger à trop réfléchir pour son petit cerveau jusqu'à ce que les profs n'arrivent et ne s'en occupent.
Tracey ne fut pas convaincue, mais voyant qu'ils n'étaient pas d'humeur et que ses amis étaient épuisés, elle obligea les deux sang-purs à sortir de la chambre.
- Mais enfin ?! Je voulais des détails Davies, fit Draco, déçu.
- Ils n'allaient pas nous en donner. Ils ont mentis sur la moitié de ce qu'ils nous ont racontés et sont rentrés sans Rogue, donc il leur a parlé en privé dans son bureau et y est resté. Il a dû leur demander de ne pas révéler les détails. Visiblement il s'est passé quelque chose de suffisamment important pour qu'ils obéissent.
Le blond la regardait d'un œil neuf. Après un petit temps d'arrêt, il leur souhaita bonne nuit et se rendit dans sa chambre en réfléchissant.
Le matin fut morose, Res n'avait toujours pas récupéré sa métamorphomagie et commençait à être suffisamment réveillé pour s'en inquiéter. En plus de cela, la plupart des élèves des Gryffondor et Serpentard étaient finalement punis de toutes activités extra-scolaires et auraient des retenues pendant le mois qui arrivait. La punition en tant que telle était quasiment suffisante pour diminuer les regards de travers que la moitié de l'école lançait à nos deux compères pour leurs actions de la nuit précédente. Tous les élèves de septième année des deux maisons avaient été exclus, de nombreux sixièmes années également. A Serpentard, il ne restait qu'Adrian Pucey, le seul à ne pas encore être majeur. Res savait que lui, il avait des retenue jusqu'à noël, et ce n'était pas pour l'enchanter. Cerise sur le gâteau, Rogue refusait de leur communiquer leurs résultats de leurs examens, disant que cela attendrait que les plus âgés de la Maison ne reviennent. Pauline Enkell, de deuxième année avait confié à Harry qu'il y aurait une réunion de mi- semestre quand ils rentreraient où il serait demandé à tous de choisir un alignement politique clair et où il serait annoncé les possibilités de changements de titres des nominés. Un système créé par Selwynn et Rogue pour booster la compétitivité intra-Maison. Res remerciait le ciel que son rendez-vous avec sa tante se déroule le week-end précédent cette assemblée.
Le soir, Antares eut la chance de tomber sur Flitwick en retenue qui lui permit de rentrer au nid assez tôt. Il vit Harry le nez dans ses Potions, mais faisant une honnête overdose de cette matière et épuisé, il lui fit signe qu'il allait se coucher.
Une fois enfin au calme avec une fiction de Tolkien que Franck lui avait recommandé, il put se détendre. Enfin jusqu'au moment où il eut l'impression que des éléphants descendaient des escaliers.
- Draco, attends !
Oh joie, Parkinson s'invite chez les mecs maintenant ! pensa-t-il sombrement.
- Pour une fois dans ta vie, lâche-moi Pansy! Entendit-il son cousin rétorquer.
Antares, excédé, sorti et attrapa au vol Pansy en l'immobilisant assez facilement. Il semblait qu'au moins ses muscles gardaient de leur efficacité malgré le manque de l'habituel surnaturel les renforçant.
- Lâche moi ! Hurla-t-elle.
- Tu t'es crue dans ton poulailler ? Tu t'es gourée d'escalier, fit-il sans aucune douceur.
Elle arrêta de se débattre pour ne tirer que faiblement sur son bras. Draco s'était retourné pour observer la scène.
- Je vais utiliser des mots simples puisque tu n'as pas l'air de comprendre le concept de dortoirs séparés. Tu me gêne, là maintenant. Je suis crevé. Tu fais beaucoup trop de bruit. En plus tu gêne Draco, alors ce n'est vraiment pas la peine que tu restes ici. Il laissa partir son bras.
- Allez, dégage. Finit-il d'un ton froid.
Il vit les larmes couler sur ses joues mais franchement il s'en contrebalançait.
- Je vous déteste ! Cracha-t-elle dans un sanglot. Elle lança un dernier regard vers Draco, qui ne fit absolument rien pour démentir les propos de son cousin et partit en courant.
Antares se retourna vers le bond. Il avait les yeux rouges, mais il carra les épaules.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ? Fit-il, agressif.
Antares le regarda d'un air pensif. Il rouvrit sa porte et lui fit signe d'entrer.
- Viens, il n'y a pas Harry, t'inquiètes.
Il vit Draco hésiter, visiblement il ne s'attendait pas à cette réaction.
- Tu as besoin d'un remplaçant, c'est ça ?
Antares arqua un sourcil.
- Tu as besoin de parler et moi j'ai besoin de me changer les idées, mais bien sûr… tu fais ce que tu veux. Il retourna sur son lit en laissant la porte ouverte. Après une bonne minute Draco entra doucement en toquant. Cela fit sourire Res.
- Viens, lui dit-il en tapant sur le lit à côté de lui pour l'inviter à s'y asseoir.
Le blond le fit timidement, restant toujours bien droit en observant la pièce.
- Vous avez beaucoup de sculptures de serpent dans votre chambre, observa-t-il.
- C'est Ry qui les créé, fut la réponse du jeune Black, de retour sur son livre.
Le silence se prolongea. Res vit du coin de l'œil son cousin lui jeter des regards hésitants.
- Bon, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Finit par demander Antares.
- Qu'est-ce qui te fais croire qu'il s'est passé quoique ce soit ?
Un regard argent se fixa sur le sien en attendant une vraie réponse. Draco lâcha enfin :
- Je reviens de chez Rogue.
- Ce n'était pas à midi ?
- Il l'a décalé.
- Ah ? Raconte ?
- Pour que tu racontes tout à Potter ? Non merci.
- Domum silencio, fit Res en pointant sa baguette ivoire sur les contours du lit. Une bulle légèrement bleutée s'étendit tout autour d'eux... avant d'éclater. Il fronça des sourcils, il semblait que même ses sorts étaient plus faibles aujourd'hui. Il recommença et le dôme azur escompté s'étendit enfin correctement.
- Voilà, dit-il finalement, personne d'autre ne t'entendras, et je ne suis pas une balance.
- Je… commença Draco, avant de s'arrêter de nouveau.
- Le premier jour, tu m'as appelé "cousin" Draco. Je ne sais pas ce que signifie pour toi mais pour moi sa comptait beaucoup tu sais ? Fit doucement Res.
L'héritier Malfoy le regarda. D'un vrai regard honnête, ne dissimulant pas son effroi ni sa nature complexée.
- Pour moi aussi ça comptais… mais tu ne fais que me critiquer devant les autres de notre Maison, tu ne fais que te moquer de moi…
- Je ne suis pas ton chien. Tu veux quelqu'un qui te suive partout parce que ton père leur a demandé ? Tu as Vince et Greg pour ça. Tu veux quelqu'un pour te dire tout ce que tu voudrais entendre, adresse toi à Pansy.
Il ne s'arrêta pas à la mine choquée de Draco. Il s'approcha du blond et posa son front contre le sien, une main maintenant sa nuque.
- Je suis ton sang. Si tu agis comme un con je te le dirais, si tu te pavane je te redescendrais sur terre. Mais si jamais tu es au plus bas, que tu es mal, que tu as un problème ou que tu as besoin de parler, je serais là. Toujours. Ok ?
Draco hocha doucement la tête. Il finit par s'enfoncer dans le lit, imitant naturellement la position de Res.
- Depuis que je suis petit… Père me pousse à l'excellence, un Malfoy ne peut pas être deuxième. Commença-il avec amertume. Les personnes le défiant ou le décevant sont punies durement. Je l'ai appris… très tôt. Du coup, quand je suis arrivé à Poudlard, je me suis comporté comme on me l'a toujours appris, en marchant sur les autres parce que je le méritais, après tout… un Malfoy possède tous les droits. Pourtant, très vite Granger et toi vous êtes montrés meilleurs que moi dans tous les domaines, même les Potions ou le Vol !
- Pour le Vol, Harry est bien meilleur que moi, fit gentiment Res.
- Je sais ! Justement ! Au bout d'un mois, Potter, Greengrass ou même Goldstein me sont également passé devant. Je… je n'ai pas su comment gérer. Je savais que je mon talent n'était pas suffisant pour vous rattraper, mais avec Crabbe, Goyle ou Pansy à toujours me demander de l'aide, je crois que j'ai fini par me convaincre que c'était bon, que vous n'étiez finalement pas si difficiles à vaincre. Tes notes ont commencé à chuter… Il eut un petit rire étranglé. Le fait de te voir tout le temps travailler ne m'a même pas choqué, après tout tu n'étais pas un Malfoy… Je suis vraiment un idiot. Finit-il par souffler, les lèvres tremblantes, retenant ses larmes.
- Non. Tu n'en n'es pas un. Ton père t'a juste raconté n'importe quoi, et comme ça reste ton père, ben tu l'as cru.
Les larmes refoulées finirent par sortir et Draco sanglota tout son soul, sous l'œil compatissant de son cousin.
- A mon avis sa promotion n'avait pas beaucoup de compétition pour lui et il a cru que c'était naturel. La nôtre, c'est tout le contraire, je pense que les dix premiers étudiants seraient tous premiers s'ils étaient dans une autre promo. Il n'y a qu'à voir, j'ai étudié des bouquins que les deuxièmes années galèrent à lire… et je les ai trouvés faciles.
- En potions, sourit faiblement Draco.
- Certes.
Un doux silence s'étira entre eux.
- Oncle Severus m'a dit que… mon manque d'efforts actuel me postait en septième position dans sa matière et qu'un tel résultat ne faisait pas seulement honte à mon nom mais également à son enseignement.
- Il est rude parfois, admit Res.
- D'habitude il ne le pense pas.
Antares resta silencieux pendant un petit moment.
- Ça dépend quand même. J'ai pris cher ces derniers temps et il était honnête à chaque fois, tu peux me croire.
- Ces dernières semaines tu l'avais un peu cherché non ? Réussit à s'amuser Draco.
Res opina.
- Quand tes notes ont commencé à chuter, c'est parce qu'il t'avait proposé le travail et exigences supplémentaires ?
- Oui.
- Donc tu as au moins un mois d'avance sur moi maintenant.
- Plus ou moins, Rogue t'as donnée des cours de techniques que je ne maîtrise toujours pas parfaitement.
- Je vois. Tu… tu penses que je pourrais te battre ?
Res eut un sourire.
- Peut-être, mais je ne te laisserais pas faire facilement, ça c'est sûr.
L'expression de Draco devint plus combative. Il s'essuya les joues, parce qu'un Malfoy avec des joues pleines de flotte ce n'était pas très aristocratique quand même.
- Je n'en attendais pas moins de ta part. Tu sais qui est le ou la meilleure dans chaque matière ?
- J'ai une idée, après c'est plus une impression qu'autre chose.
- Et ?
- Potions et Métamorphoses c'est moi. Sortilèges… je pense que Minie me dépasse légèrement, admit-il à contrecœur. En Défense, c'est Harry, en Botanique, c'est Longdubat, en Astronomie c'est Goldstein et en Histoire de la Magie, même si ça on s'en fiche, c'est aussi Minie.
- Minie… j'imagine que c'est Granger ?
- Oui, s'amusa Res.
- Bref, et au classement ?
- Bah ça… on devrait pouvoir savoir d'ici quelques semaines.
- Mmmh… Je ne suis pas pressé que Père n'apprenne mes résultats.
- Bah, ce qui compte c'est plus les notes de Semestre et surtout celle de l'examen de fin d'année, le reste c'est plus informatif qu'autre chose, fit Res en reprenant son livre.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Le deuxième tome d'une trilogie de fiction moldue. Ça s'appelle la Terre du Milieu et c'est vraiment super. Je te prêterais le premier tome si tu veux.
- Je te le demanderais pour les vacances de noël plutôt je pense, fit Draco.
Antares fut étonné qu'il accepte mais se contenta d'un air heureux.
- Res ? T'es là ? Y a la grosse qui a encore pété un câble… fit Harry en entrant.
Antares leva son sortilège. La bulle éclata sans un bruit.
- Ici.
- Je vois, rit il, du coup ouais elle était insupportable, pas moyen de bosser… Qu'est-ce que t'a encore fait Malfoy ?
- Rien du tout Potter, c'est lui, fit il en pointant du menton son cousin.
- Harry.
- Pardon ?
- Bah, à partir du moment où t'es passé par le lit de Res, t'as le droit de m'appeler par mon prénom.
La phrase qui deviendrait une blague de référence quelques années plus tard ne dérangea pas du tout le blond de onze ans.
- D'accord, mais tu m'appelle Draco.
- Ou Drake, ajouta Res
- Non ! Ce n'est pas ça mon prénom !
- C'est le principe d'un surnom Drake, s'amusa Res.
- Oui, mais non !
- On ne choisit pas son surnom, d'ailleurs, tu remarqueras que c'est souvent Res qui les imposent.
Ce dernier tira très noblement la langue à son ami.
- Grblmmmh… Je n'aime pas.
- Tant pis pour toi !
- Du coup, t'as fait quoi ?
- Elle était chiante, elle a suivi Drake jusqu'ici, t'imagine ? Fin, bref, je lui ai expliqué par a+b qu'elle n'avait pas sa place ici à moins d'y être invitée, et je ne sais pas pourquoi, mais elle l'a mal pris.
- T'as l'art de déformer la réalité quand même, commenta le blond.
- Merci.
Les deux autres levèrent les yeux au ciel. Ils finirent la soirée en discutant joyeusement d'un Poufsouffle qui avait apparemment réussi à se métamorphoser la joue en essayant de changer un coussin en tirelire ainsi que des ragots que Drake avait pu récolter via ses différentes sources.
C'est donc dans un climat calme quoique morose (voire tendu pour l'héritier Malfoy) que les Serpentard attendirent deux semaines. Res devait rencontrer sa tante lors du week-end précédent le retour des septièmes et sixièmes années. Il attendait avec un mélange d'impatience et de doute cette rencontre. Comme promis, il n'avait pas cherché à en savoir plus sur le Feu Hélion, sa magie avait mis une bonne semaine avant de lui revenir comme d'habitude, et franchement s'il pouvait éviter de revivre cette expérience, il le ferait. Maintenant qu'il avait une avance considérable en Potions ainsi qu'un rythme de travail installé, il arrivait à se libérer pas mal de temps libre tout en restant à priori au top de sa promotion. Au cours de ces nouvelles heures de liberté il aidait Harry et Drake avec les lectures supplémentaire de Rogue ou recommençait à chercher des pistes pour faire fonctionner son walkman. La musique lui manquaaaaaaaaait ! Il arrivait qu'ils discutent de farces potentielles, mais étant conscients qu'ils devaient faire profil bas, et très franchement, ils étaient un peu trop déprimés pour passer à l'action.
Le samedi où il devait rencontrer Narcissa, le château était en pleine effervescence, en effet, le match Poufsouffle/Serdaigle aurait lieu durant l'après-midi et la tension était finalement arrivée à son comble. Harry était pressé de pouvoir assister à son premier match de Quidditch mais Res savait qu'il ne pourrait probablement pas être là à temps. Après avoir passé deux heures de retenues le matin avec McGonagall (durant lesquelles elle lui avait demandé des essais sur le programme du deuxième semestre pour l'obliger à faire des efforts) il se rendit dans la Grande Salle pour le déjeuner. Ses relations avec la Directrice des Gryffondors étaient toujours un peu tendues. Elle était venue vers lui, en lui expliquant pourquoi il ne pouvait pas lui parler de la même manière dans le cadre de l'école que comme il avait pu le faire pendant l'été, chose qu'il accepta facilement, ce qui permit à leurs rapports de se réchauffer petit à petit.
Ce fut plein d'appréhension qu'Antares se rendit vers le bureau de son Directeur de Maison. Drake l'accompagnait, désireux d'au moins saluer sa mère. Ils toquèrent et attendirent poliment que Rogue les ne leur autorise l'entrée. Il les laissa attendre quelques minutes avant de le faire. Quand il entra, le regard de Res se posa sur le dos au maintien parfait d'une femme blonde. Il ne savait toujours pas ce qu'il ressentait, mais ce qui était sûr c'est qu'un nœud s'était fermement installé dans son ventre. Elle se leva et posa son regard d'argent profond et calculateur sur les deux garçons. Un fin sourire illumina ses traits gracieux. C'était la femme la plus élégante qu'Antares ait jamais rencontré. Tout en elle respirait la noblesse et l'assurance, sa robe noire aux liserés d'argents allongeait ses jambes de la plus belle des manières, tout en montrant une silhouette parfaite.
- Bonjour Mère, Fit Drake, en s'avançant vers elle.
- Mon Dragon, souffla-t-elle avec une affection contenue mais évidente, en lui embrassant le front. Tu me raconteras ta rentrée après mon rendez-vous, veut-tu ?
- Bien sûr mère. Je vais aller au match de Quidditch en vous attendant.
Elle répondit par un autre sourire. Rogue raccompagna Draco à l'extérieur. Antares ne bougea pas de là où il se tenait.
- Ne brisez rien Mr Black, fit la voix menaçante de Rogue quand il referma la porte.
Cela eut le don de tirer un rire à Res
- J'essaierai Professeur !
Un fin sourcil se leva devant cet échange.
- Antares, fit elle en brisant le silence, venez me saluer correctement, l'invita-t-elle d'un geste élégant de la main.
Il vint et l'embrassa sur la joue, comme Drake lui avait dit de le faire, ce qu'elle fit également.
- Ma tante, dit-il finalement.
- Asseyons-nous, l'invita-t-elle poliment. Il obéit, la fixant toujours. Il vit son expression nostalgique.
- Je sais, je lui ressemble. Fit-il abruptement en serrant la mâchoire.
Elle lui caressa gentiment la joue, ce qui le fit se tendre.
- Oui, en effet. Il avait la même flamme dans le regard… Mais vous devez avoir des questions.
- Vous aussi.
- En effet… mais ce n'est pas le plus pressant. Je voulais vous présenter mes excuses pour ne pas avoir été là plus tôt pour vous. Mon mari…
- Etait présumé Mangemort, ce qu'il était. J'ai lu les journaux de l'époque.
Narcissa hocha doucement la tête, une expression triste sur son beau visage.
- Est-ce que Draco vous as parlé de lui ?
- Légèrement.
Elle sourit.
- Etes-vous proches ?
- De plus en plus. Il a du mal avec l'idée d'avoir un égal de son âge mais on y travaille.
Elle leva un sourcil.
- Qu'y a-t-il ?
- Vous êtes très franc.
Il haussa les épaules.
- Vous êtes supposée l'être avec moi, non ?
- C'est exact.
Res en avait assez de cette conversation qui ne menait nulle part. Il avait envie de taper dans la fourmilière un peu.
- Je voulais savoir…
- Oui ? Fit Narcissa, espérant pouvoir enfin se rapprocher un peu de son neveu.
- C'est quoi le Feu Hélion ?
Lady Black-Malfoy réagit comme s'il l'avait brûlée, elle se leva brusquement, mettant de la distance entre eux. Ses yeux reflétaient une colère profonde.
- QUI… t'a mentionné cela ?
Il était interloqué par sa réaction. Le tutoiement le choqua particulièrement. Il sourit. Un sourire qu'elle avait déjà vu et qui la fit frissonner.
- Expliquez-moi ce qu'est l'Essence.
Elle se rapprocha de lui avec un regard sombre.
- J'imagine que c'est Severus ? Il est d'usage d'attendre les quinze ans de chaque Black avant de ne serait-ce que prononcer ces mots devant eux…
- Et du coup ?
- Ne soyez pas insolent.
Sa voix claqua avec force et Antares baissa la tête sous la rebuffade. Bizarrement cette dame l'impressionnait plus que McGonagall ce qui n'était pas facile à faire. Elle se radoucit.
- Vous devez comprendre que c'est un sujet extrêmement sensible, qui n'est pas à aborder en autre compagnie qu'un autre de Black. Vous devez comprendre que cette Ancienne Magie est non seulement dangereuse pour les autres mais aussi pour ses utilisateurs. Vous ne devrez en aucun cas en parler avec une autre personne. Ais-je votre parole ?
- Oui, ma tante, fit-il respectueusement, excité à l'idée d'en savoir un peu plus. Le fait que toutes les dernières informations aient étés négatives ne l'empêchait pas de vouloir comprendre ce qui se passait dans son corps.
- Bien. Comme je le disais précédemment, cette magie est dangereuse, notamment à cause de son coût en énergie. La plupart des sorts et incantation sont pour l'instant encore trop loin de votre portée pour que vous vous y risquiez.
- D'accord, dit-il comprenant à son air pointu qu'elle attendait son assentiment.
- L'Essence est divisée en deux branches opposées dans leurs répercussions sur le lanceur : l'Appel et l'Evocation. Le feu Hélion… est un sort assez simple d'Evocation.
- Simple ? Enfin quand même j'ai éclaté un troll avec quoi ! pensa-t-il.
- Oui. Il devenu… connu en étant utilisé de manière répétée par une Sorcière de notre famille lors de la dernière guerre. Un sortilège plus complexe utilisé avec la même régularité ? Cela l'aurait tuée sous l'effort. De plus, aucun autre membre de notre famille n'aurait fait montre de manière aussi évidente de notre Magie Familiale.
- Oh. Comment ça ? Les autres familles utilisent la Magie Ancienne aussi ?
Elle sourit.
- Eh bien généralement, c'est ce qui différencie les Très Nobles et Anciennes Maisons des autres. Les Nobles et Ancienne en font parfois montre, mais ils ont souvent hérités de d'informations trop parcellaires pour l'utiliser sans danger. Il est des cercles où certaines familles sont connues pour leur talents particuliers, cela étant, la dernière guerre à causée une grande perte de ce type de talents. Certaines familles ont été exterminées pour qu'ils ne soient utilisés contre l'un ou l'autre camp. De plus, le coût d'une trop grande utilisation de magie, et ce même avec de la magie plus… conventionnelle est toujours le même, expliqua-t-elle doucement.
- Je vois… Ca explique ma perte momentanée de contrôle sur ma métamorphomagie…J'aurais pu mourir si j'avais poussé plus loin ? Les Malfoy en possèdent donc une? Et les Potter?
- Oui. Mais il ne convient pas d'en parler maintenant. Fit-elle fermement.
Voulant avoir un maximum d'information sur ce qui lui arrivait en premier lieu, Res eut la sagesse de se taire.
- Le plus important dans la magie de Black est de maintenir un équilibre entre l'utilisation de l'Appel et de l'Evocation, ainsi, on peut éviter de ressentir leurs effets néfastes. Je ne m'étendrais d'ailleurs pas plus sur le sujet, vous êtes trop jeune.
- Mais… !
Elle leva un doigt et elle se tut.
- Quelle que soit votre affinité, c'est une question de sécurité, pas de volonté personnelle. Peut-être serez-vous très puissant d'ici trois ans. Peut-être pas. La règle est la même pour toutes et tous quoi qu'il en soit. Vous vous devez de laisser votre magie gagner en maturité.
- Mais… si j'ai utilisé l'Evocation… je ne risque pas d'effets secondaires ? Fit Res en regardant ses mains, se souvenant de leurs tremblements après Hélion.
Elle eut un fin sourire.
- Je ne pense pas. Ou en tout cas rien de dangereux à long terme. Res releva la tête. Je vous propose de le vérifier, qu'en dites-vous ?
S'il vous plaît. Hocha vivement de la tête Antares.
Son regard se fit un peu trop compréhensif au goût de Res. Elle ouvrit son sac et en sortit une dague noire à l'aspect cérémonial. Des rainures d'argents fracturaient la couleur nuit de la lame, la rendant aussi belle que dangereuse.
- Elle est aiguisée, fit Lady Black-Malfoy en lui tendant la dague, garde en avant.
Il prit doucement le manche, dont le boit ivoire ressemblait beaucoup à celui de sa baguette. Un léger velours vert et argent rendait sa prise plus aisée et agréable. En levant les yeux vers sa tante, il remarqua qu'elle tenait maintenant sa baguette en le regardant s'émerveiller du couteau.
- A présent, piquez-vous un doigt avec.
- Un doigt en particulier ? S'entendit-il demander.
- La magie, et tout particulièrement celle du sang, dépend des intentions de l'utilisateur. Ici vous allez marquer cette dague comme étant vôtre, c'est donc à vous de choisir le doigt qui correspond, en fonction de votre ressenti. Nous effectuerons ensuite la vérification que je vous aie évoquée.
- D'accord.
Il changea l'arme de main pour la tenir de la droite et se piqua l'index de la gauche. Ce choix lui paraissait le meilleur sans qu'il ne sache trop pourquoi. Une grosse goutte vermeil coula sur la pointe et s'infiltra dans les veines argentées de la lame.
- Moi, Antares Sirius Black, te déclare mienne, car telle est ma volonté. Qu'il en soit ainsi, dit-il, les mots lui venant encore étrangement naturellement.
L'arme émit une lumière bleu roi avant de redevenir inerte, le sang de Res complètement absorbé. Enfin, la dague sembla s'affiner et augmenter son tranchant, la poignée, elle s'adapta parfaitement à la prise de sa main droite.
- Parfait, approuva Narcissa.
- Les mots…
- L'Essence nous vient parfois naturellement. Ne pas avoir pu marquer cette dague spécialement faite pour vous aurait montré un manque de talent pour cet art ou un réel retard de maturité magique envers lui.
Res hocha la tête, à la fois excité et effrayé par cette nouvelle magie qui s'offrait à lui.
- Maintenant, nous allons utiliser la « rose de sang ».
- C'est-à-dire ?
- En piquant votre index et faisant tomber une goutte de votre sang sur une surface plane, vous allez faire croître une rose représentant votre Essence, ou votre affinité pour elle. Ceci est la seule incantation qui puisse permettre rééquilibrer votre magie familiale, cela étant, elle peu coûteuse donc… ?
- Donc l'équilibrage est faible aussi, c'est ça ?
- Exactement, sourit-elle. Maintenant soyez attentif car je ne vous montrerais pas deux fois ma rose. Cela reste une Magie des plus personnelles, comprenez-vous ?
- Oui ma tante, fit-il en se forçant à rester respectueux.
Elle changea sa prise sur ce que Res prenait pour sa baguette, qui se rendit-il compte, était en fait un fin stylet noir veiné d'or. Dans un geste élégant et habitué elle se piqua habilement l'un de ses doigts fins. Elle maintint sa paume à plat au-dessus du bureau qui leur faisait face et laissa tomber une unique goutte vermeille dessus.
- Flora Sanguinis ! Incanta-t-elle impérieusement. Le sang se rassembla sous la forme d'une bille rubis, puis, une rose épineuse grandit puis éclot. Ses pétales étaient larges, leur faces supérieures noires, ou blanches. La couleur rouge de la tige s'infusait doucement sur leur extérieur.
- Comme vous pouvez le constater, ma rose comporte une même quantité de noir que de blanc. Le noir représente l'Evocation et le blanc, l'Appel.
- Je vois… à partir de quelle différence est-on déséquilibré ?
- Par définition, il suffit d'un pétale, s'amusa-t-elle. Pour sentir ou subir des effets autres que de l'épuisement… il faut qu'environ deux-tiers à trois-quarts des pétales soient dominés par la même couleur. Leur nombre et leur largeur dépend respectivement de votre maîtrise et de votre résistance. A votre tour, l'invita-t-elle.
- Bien… Il imita les gestes de sa tante du mieux qu'il put, en essayant d'ignorer la douleur qui, cette fois, se fit légèrement sentir.
- Flora Sanguinis ! Ordonna-t-il, sentant la magie s'infuser dans ses mots et dans son sang. La croissance de la fleur lui fit l'effet d'un flux quittant son corps, sensation particulière s'il en était. Avec fatigue et émerveillement, il vit sa concentration sur ce flux payer quand, finalement une tige commença à croitre, laissant un bourgeon grandir et s'entrouvrir sur cinq petits pétales gris et un noir. Il fronça les sourcils.
- C'est tout ?
- Oui. Vous pouvez maintenant mesurer votre manque de maturité magique, s'amusa-t-elle de sa déception. C'est tout à fait naturel à votre âge Antares. Pouvoir l'entrouvrir n'est déjà pas négligeable pour un garçon de douze ans. Vous devez laisser le temps à votre rose d'éclore correctement, voilà pourquoi vous ne devez pas encore pratiquer l'Essence.
- Pourquoi du gris ? Vous n'en aviez pas.
- Considérez cela comme de l'Essence non-attribuée. Lorsque votre fleur gagnera des pétales ils apparaîtront sous cette forme.
- Est-ce que la vôtre est au maximum ?
Elle le regarda longuement. Il déglutit, il avait la douce impression d'avoir dit une connerie.
- Ce n'est pas une question à poser… Sachez que théoriquement, il n'y a pas de limite. Ma rose comporte vingt-neuf pétales, admit-elle à contrecœur, celle de votre père, il tressaillit et elle l'ignora, en compte au moins le double si ce n'est le triple. Seule ma sœur est capable d'évoluer à ce niveau.
- Votre sœur ?
- Elle se nomme Bellatrix, dit-elle doucement.
- LeStranges née Black… Murmura-t-il. Il avait vraiment des gens absolument pas recommandable du tout dans sa famille, cela l'impressionnait encore.
- C'est donc bien Severus qui vous en a parlé, fit elle en reprenant un air ombrageux.
Il leva un regard interrogateur.
- Eh bien c'est le seul qui la présenterait de cette manière dans ce château.
- Il m'a dit de ne pas faire de recherche à ce sujet ni d'en parler à qui que ce soit, mais comme j'avais utilisé Hélion… Je l'ai un peu embêté pour avoir des réponses quoi.
Elle fronça des sourcils.
- Je n'ai pas relevé tout à l'heure, mais… dans quel contexte exactement l'avez-vous utilisé ?
Sentant le côté dangereux dans sa voix, il essaya de noyer le poisson.
- Oh bah… Je suis tombé sur un truc plus ou moins dangereux pis ben, comme j'ai plus ou moins failli m'en prendre une sur le coin du nez, la magie s'est activée, rien de bien grave.
Elle le regarda avec un sourcil arqué.
- Donc, vous avez été en danger de mort dans l'enceinte de Poudlard et y avez recouru, c'est bien cela ?
- Boah danger de mort, c'est peut-être un peu… Il s'arrêta devant son regard. Oulààà il va falloir que je rehausse fortement mon niveau en mensonges, pensa-t-il.
- J'en parlerais à Severus. J'ai cru comprendre que vous avez été collé jusqu'à Noël ?
Antares eut du mal à se retenir de rougir cette fois.
- Nan, mais bon… Je me suis un peu emporté et puis une chose en entraînant une autre…
- Vous avez lancé une guerre Gryffondor/Serpentard.
- Ouais. Admit-il, honteux.
A son grand étonnement elle éclata d'un rire cristallin, l'amusement dansant dans les yeux.
- Oh, ne faites pas cette tête, vous n'êtes pas le premier Black à faire cela.
- Vous… ? Demanda-t-il à moitié, toujours subjugué.
- Toute ma fratrie ainsi que mes cousins, sourit-elle.
- Même mon père et Bellatrix ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Surtout Sirius et Bellatrix. Affirma-t-elle.
Soudain son amusement fit place à une tristesse nostalgique.
- Ils ont toujours été très butés…
- Et ils ont tous les deux servit Volde..
- Ne prononcez pas ce nom ! Trancha-t-elle. Et non.
- Quoi ?
- Votre père n'a jamais été au service du Seigneur des Ténèbres.
- AH OUAIS ? QU'EST-CE QU'IL FAIT A AZKABAN ALORS ? hurla Res.
- Ne me parlez pas sur ce ton jeune homme !
Ils se fusillèrent mutuellement du regard.
- Avez-vous la moindre trace d'un passage en court, d'un jugement ? Demanda-t-elle, agressive.
- Comment aurait-il finit en prison sans jugement !?
- C'ÉTAIT LA GUERRE ! Rugit Narcissa en le surplombant de toute sa hauteur, sa magie très agitée. Elle s'arrêta aussitôt, en se pinçant l'arête du nez. Veuillez m'excuser. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de Black avec qui débattre.
Il hocha sèchement de la tête. Il s'en fichait qu'elle crie, il voulait des réponses.
- Expliquez-vous, pourquoi y est-il toujours dans ce cas ?
- Parce que le Ministère n'a aucun intérêt à libérer un Lord d'une Maison aussi puissante que les Blacks, ils ont peur de son ressentiment, dans la disposition actuelle, notre Lord déséquilibrerait l'assemblée à lui seul... En plus de cela, Fudge ne serait jamais d'accord pour une telle mauvaise publicité.
- Mais… mais c'est impossible que ça fonctionne comme cela !
- Vraiment ? Dois-je vous rappelez les circonstances de la mort de votre mère ?
Antares eut l'impression de prendre un coup de pied dans les bijoux de famille.
- Non. Fit-il d'une voix blanche.
- Bien. Draco m'a dit que vous alliez devoir choisir un alignement au sein de Serpentard dans trois jours. Quelles sont vos idées ? Dit-elle en voulant changer de sujet.
Antares, bien content qu'elle le fasse, enchaîna assez vite.
- Eh bien… maintenant que j'y pense…
Ils discutèrent longuement de son projet, elle lui décrivit les systèmes de pensées auxquels il serait confronté à Serpentard et fit un bref parallèle avec le Magenmagot. Bien évidemment ils réussirent à se crier dessus deux-trois fois, mais cela ne semblait pas les déranger outre mesure.
Leur débat sur l'importance du système armé du Ministère (le fait que les auros, les tireurs de baguettes, les oubliators et autres lui soit directement rattachés plutôt qu'indépendants) fut interrompu par son à la porte.
Rogue entra, accompagné de Draco, qui semblait avoir les joues rougies par le vent frais régnant sur l'extérieur du château.
- Désolé d'interrompre, fit Rogue de son air désintéressé habituel, mais il est maintenant dix-huit heures passées et malheureusement je vais avoir besoin de ce bureau.
- C'est bon, Severus, merci de nous avoir permis de rester aussi longtemps, fit Narcissa en se levant, je viendrais vous chercher dans deux semaines pour notre prochaine… discussion.
- Me chercher ?
- Nous irons à Près-au-Lard, afin de ne pas empiéter sur l'espace personnel de votre Directeur de Maison.
- D'acc'.
Elle leva un fin sourcil, au cours de leur conversation, il s'était montré de plus en plus à l'aise. Le petit démon prenait un malin plaisir à la faire sortir de ses gonds ou la pousser à sortir de son habituel discours de Lady.
Il lui répondit d'ailleurs par un sourire mutin. Il lui embrassa la joue et lançant un :
- A la prochaine Tatie Cissa ! Merci professeur ! En sortant du bureau comme une tornade, avant qu'elle ne puisse le traîner devant elle par les oreilles pour qu'il se comporte correctement.
La tête de Rogue et Drake avaient étés, selon lui, mythiques. Ce fut assez confiant qu'il retourna vers le nid pour retrouver Harry, pour notamment parler de son projet pour la réunion du mardi qui arrivait.
Et voilà! :D j'espère que cela vous aura plu! J'ai eu beaucoup de mal à écrire Severus et Narcissa cette fois, mais bon j'espère que le résultat est suffisamment correct ^^' Laissez moi une review pour me dire ce que vous en avez pensé svp! :D
