Bonjour à toutes et à tous ! Me revoilà après... longtemps disons, désolé pour l'attente, donc, sans autre préambule, le chapitre :)


Deuxième Semestre

Bal de la nouvelle année des Malfoys

- Je dois avouer que j'ai été impressionné qu'un élève de première année puisse obtenir une telle note en Potion sans bagage au préalable…

Res garda son sourire poli d'enfant content d'être complimenté pendant qu'il insultait mentalement le baleineau qui lui tenait la jambe depuis plus de cinq minutes.

- J'ai moi-même hésité à poursuivre une maîtrise après Poudlard, mais je dois avouer que je n'ai pas eu la motivation de me refermer sur le monde pendant sept ans ! Rit le Lord inconnu de son propre curriculum.

Bah en même temps avec tout ce que tu bois et vu comment tes mains tremblent tu dois être à peu près nul à chier en potions alors ce n'est pas plus mal… Continua intérieurement Res tout en riant avec l'homme.

Par bonheur, il jeta son dévolu sur Romulus Selwynn qui passait par là, et Res se retira derrière une colonnade, puis se jugeant trop exposé continua son chemin à l'intérieur du manoir Malfoy jusqu'à se réfugier dans des escaliers, d'où il avait vue sur les adultes venants et passants sans qu'ils ne le voient. Toute la soirée depuis que Narcissa l'avait officiellement présenté, il avait dû serrer des mains et faire des ronds de jambes monumentaux à plus d'une centaine de personnes dont il n'avait retenu quasiment aucun des noms. Visiblement l'édition spéciale de la gazette avait encore fait ses ravages de l'année. Toutes les mi- années, elle publiait un classement des Sorciers et Sorcières les plus riches, les plus populaires… et notamment les noms des dix meilleurs élèves de chaque promotion de Poudlard. Le fait qu'Hermione l'avait battu n'affectait visiblement pas la Haute Société Sorcière de Grande-Bretagne et tout le monde s'était intéressé à lui comme le dernier animal arrivé dans un zoo. Il avait réussi à en esquiver une partie en dansant avec des filles mais comme il ne pouvait pas monopoliser Daphné ou Cassiopeia sans gêner les convenances (non mais les contrats de mariage on va éviter, c'est bon) et qu'il ne supportait ni Pansy, ni la conversation des petites potiches parfaites que l'on lui avait présenté… sa technique avait vite fini son effet.

- Tu te caches ou tu reprends juste ton souffle là ?

Res sursauta et se retourna sur Dorea qui le regardait avec un sourire malicieux.

- Clairement ? Je me cache, sourit-il.

- Tu n'as pas peur que je le dise à tout le monde ? Le taquina-t-elle.

- Il faudrait dire à tout le monde que tu t'es absentée avec moi plus que… les convenances ne le permettent, non ?

Elle répondit par un rire cristallin. Étonnamment, contrairement à ceux qui lui avaient cassés les tympans, celui-ci lui était agréable à l'oreille.

- Pour réussir à marier sa fille avec l'Héritier de Black ? Je pense que Père approuverait, continua-t-elle sur son ton mutin.

- Pfft. Des mariages arrangés… Même Narcissa commence à m'en parler, c'est une horreur.

- C'est comme ça, haussa-t-elle des épaules. Son regard toujours amusé de le voir dans cet état.

- Mouais…

- Quoi ?

- Bah tout n'est pas forcément positif quoi…

- Aaaaah mais c'est ton premier événement social ! J'avais oublié ! C'est pour ça ! Son sourire s'élargissant encore.

- J'ose espérer que je détesterais autant ça dans dix ans que maintenant.

Elle le regarda curieusement.

- J'ai été élevé dans des orphelinats moldus dans des quartiers pauvres… On mangeait peu parce qu'il n'y avait pas assez pour tout le monde, ici il y a des gens qui se font vomir pour rebouffer ! A ce stade, c'est plus de l'opulence, c'est juste complètement indécent !

- Qui est-ce que tu as vu qui faisait ça ?

- Lord Rowle, le groupes des vieilles harpies de Prewett là, les Carrows, le vieux fou avec son chapeau orangé chelou…

- En bref tous ceux qui ne savent pas se tenir ou qui ne s'en soucient pas ou plus.

- Ah ?

Elle lui fit les gros yeux.

- C'est le bal des Malfoys. Tous ceux qui se comportent mal vont en entendre parler jusqu'à la prochaine fête… Et encore… c'est optimiste.

- Bah pourquoi ils le font alors ?

- Bah tu l'a vu non ? Généralement ce sont des vieux, ou des idiots.

- Je t'avoue que je ne voyais pas Lord Rowle dans ces catégories.

- Non mais lui… C'est différent.

- Comment ça ?

Elle le regarda, pensive.

- Tu ne voudrais pas aller danser, plutôt que de parler de ça ?

- Mmh… Fit-il gêné en se frottant la nuque. Il ne voulait pas refuser mais il en avait vraiment marre de cette soirée.

Elle lui prit délicatement la mâchoire et l'embrassa.

- Ça te motive un peu plus ça ? Souffla-t-elle, une fois finit, l'air espiègle.

Contre toute attente Res bugait. Son cerveau ne processait pas l'information.

- Euh. Quoi ? Demanda-t-il, ses sens encore brouillés par la sensation plus qu'inattendue.

Elle repartit d'un rire clair.

- J'ai dit… Elle le réembrassa. Est-ce que… Elle le réembrassa. Ça te… Elle l'embrassa encore. Motive ? Finit-elle, son regard pénétrant posé sur lui.

Enfin un peu plus réveillé, il lui prit la taille et répondit, beaucoup plus Antaresien que précédemment :

- Mais avec plaisir très chère, danserez-vous ? Finit-il dans un sourire charmant.

- J'attendais l'invitation, répondit-elle sur le même ton. Ils éclatèrent de rire et s'en allèrent vers la piste de danse.

La deuxième chanson étant un slow, Res se retrouva encore plus près d'elle qu'il ne s'y attendait et fut pris pas la douceur de son parfum. Il avait encore du mal à se refaire la scène précédente, et surtout, il avait du mal à savoir ce qu'il était censé en faire. Après tout, il la connaissait à peine !

- Arrête, lui souffla-t-elle, tu penses trop. Je t'ai baptisé c'est tout, ajouta-t-elle, espiègle.

- Bah j'ai pas l'habitude.. Répondit-t-il encore dans ses pensées, ses quelques gestes restant gracieux de manière automatiques.

- C'était juste histoire de, Res… Te prends pas la tête.

- Mmh.. C'est fréquent ce genre de choses ?

- Comment ça ? Fit-elle en fronçant légèrement les sourcils.

- Bah, est-ce que c'est le genre de chose qui arrive souvent dans des événements mondains ?

- Oh. Pas mal. Mais ça dépend des gens je suppose… Si le garçon est mignon ça aide. Ça te dérange tant que ça ?

- Au contraire.

- Ses mots firent craindre à la jeune Warrington d'avoir créé un nouveau type de démon dans les murs de Poudlard.

- Pense pas trop, rit-il, c'était juste comme ça, non ?

- Oui, sourit-elle.

Décidément certaines meurs Sorcières étaient bizarre. De ce qu'il comprit en parlant avec Dorea, les enfant de sang-purs étaient tous mariés très jeunes, donc ils n'avaient qu'entre leur puberté et leur mariages respectifs pour s'amuser, donc globalement… c'était un joyeux bordel. Dans tous les sens du terme. Il finit la soirée de manière plus détendue, même s'il s'absenta encore plusieurs fois quand il avait besoin de faire un break. Aux alentours d'une heure du matin, les festivités étant bien entamées et la nouvelle année commencée, il demanda discrètement à sa tante s'il pouvait être excusé. Ce qui fut le cas : sa tante comprenait le choc que représentait le bal pour Antares.

Il rejoignit la chambre qui lui avait été attribuée (personne n'avait envie d'attendre une heure tardive pour venir le chercher ou le ramener dans les donjons de Poudlard et certainement pas Rogue) et il sombra comme une pierre.


Le lendemain

- Le jeune Maître doit se lever. Dobby doit vous emmener au déjeuner.

Res ouvrit les yeux et vit les grands yeux bleus de la créature (franchement moche) qui venait de le réveiller.

- Aaaaah ! Fit il en sursautant et tombant par la même du lit.

- Jeune Maître ? Fit l'elfe surpris.

- Non non, mais t'approche pas, t'es bien là… T'es quoi au juste ?

- Dobby est l'elfe de Maison des Maîtres.

- Hunhun… Tu m'as dit qu'il y avait un petit déjeuner de prévu ?

- Un… Déjeuner jeune Maître, fit Dobby dans une posture qui montrait qu'il avait peur d'une punition pour l'avoir contredit.

- Quelle est la différence ? Fit Res en fronçant les sourcils.

- Aucune, aucune… s'empressa de répondre l'elfe.

- Hein ?

- Jeune Maître ?

- Bah c'est pas clair ce que tu me raconte. Il vit les oreilles de Dobby s'affaisser encore plus. Nan mais arrête de te pisser dessus je vais pas t'attaquer hein…

Les yeux de Dobby s'élargirent de surprise.

Nan mais il a l'habitude de se faire taper ? C'est quoi ce bordel ?

- Bon, ben conduis-moi là-bas du coup. Fit Res en fronçant des sourcils.

- Le jeune Maître doit s'habiller avant… Dobby vous a amené des robes propres… il peut les changer si elles ne vous conviennent pas ! S'exclama Dobby quand Res regarda les robes très formelles qui lui étaient proposées avec réticence.

- Non, c'est bon, merci.

- M-Merci ? Le jeune Maître remercie Dobby ? Fit l'elfe, les larmes aux yeux.

- Bah, ça t'embête ? Tu viens de m'apporter des fringues alors…

- Embêter Dobby ? Le jeune Maître est trop bon ! Fit Dobby en commençant à pleurer à grosses gouttes et à se moucher dans son tablier.

- Ouais nan mais évite de faire ça par contre s'il te plaît c'est dégueu, assieds-toi pendant que vais me changer si tu veux.

- Sur… sur votre lit ?

- Bah ouais, y a pas de chaises, fit Res en rejoignant la salle de bain jointe à sa chambre pour se débarbouiller et s'habiller. Il manqua la crise de joie de Dobby qui n'aurait pas manqué de le déranger plus qu'autre chose.

Nan mais il est con ce truc en fait… Pensa Res quand il revint habillé et qu'il retrouva Dobby en train de se taper le crâne contre la tête de lit.

- … Mais qu'est-ce que tu fais ?

- Méchant Dobby, méchant Dobby…

- OH ! T'arrête là ?!

Dobby se rigidifia instantanément.

- Bon, conduit moi au repas. Et ne chouine pas, ça me saoule, intervint-t-il quand il vit que Dobby allait encore se lancer dans des remerciements baveux.

Ils traversèrent le Manoir en silence et rejoignirent un salon avec une véranda donnant sur les jardins. Narcissa et Lucius étaient déjà attablés. Draco arriva d'un air pressé malgré son air encore endormi.

- Lord Malfoy, Tatie, Drake, les salua Res avec un respect variable.

- Asseyez-vous, Antares, l'invita Lucius.

- Merci.

- Et arrête de m'appeler tatie. Fit Narcissa.

Il se contenta d'un sourire malin en réponse.

- Tweet ! Apporte les entrées ! Ordonna Lucius.

Elles apparurent comme à Poudlard. Cela dit l'écart de travail était frappant. Là où la nourriture de Poudlard était très bonne, cette assiette paraissait gastronomique.

- Wow, souffla Res.

- Il faut bien que les elfes servent à quelque chose, cousin, s'amusa Draco.

Il haussa des épaules.

- Dobby a été satisfaisant ? Demanda Lucius.

Sentant qu'une réponse un tant soit peu négative vaudrait à l'elfe quelques rétributions, il répondit :

- Oh, oui, très honnêtement je pense que j'essaierais d'avoir des majordomes plutôt que des elfes quand je serais Lord, mais oui, il était satisfaisant.

- Des majordomes ? Demanda Narcissa.

- Bah des serviteurs quoi.

- Quelle différence avec les elfes, demanda Draco.

- Bah la race.

- Comment ça ?

- Bah les majordomes c'est des humains !

Les trois autres Sang-Purs sursautèrent.

- Vous… comptez utiliser des humains comme serviteurs ? Demanda Lucius, l'air étrangement calculateur.

- Pourquoi pas ? C'est un travail comme un autre.

- A la différence qu'il n'est pas payé.

- Si, quand même je suis pas rapiat au point de faire dans l'esclavagisme. Et puis payer des gens compétents pour gérer ses affaires courantes ça simplifie la vie quand même.

- Faire gérer ses affaires comportent certains risques cela dit, répondit Lucius, un fin sourire aux lèvres.

- De vols et autres vous voulez dire ? Il suffit de limiter leur accès à certaines choses ou de leur faire faire des serments, j'imagine.

- C'est une idée qui a du mérite. Opina Lord Malfoy, il lui donna une copie de la fameuse édition de la Gazette.

- Merci.

- Peut-être pourrait-on attendre la fin du repas mon ami, fit Narcissa.

- Je devrai partir après le déjeuner, fit Lucius d'un air définitif.

Antares scanna les résultats, reconnaissant certains noms qui lui étaient familiers, jusqu'à tomber sur ceux de son année :

1 ère : Mlle Hermione Granger : 105 points

2 ème : Mr Antares Black : 102 points

3 ème : Mr Harry Potter : 100 points

4 ème : Mr Anthony Goldstein : 98 points

5 ème : Mlle Daphnée Greengrass : 96 points

6 ème : Mlle Susan Bones : 92 points

7 ème : Mr Draco Malfoy : 91 points

8 ème : Mlle Mary MacDougal : 91 points

9 ème : Mr Terry Boot : 90 points

10 ème : Mlle Padma Patil : 90 points

Il eut un petit pincement au cœur en voyant sa place, mais bon… il avait prévu le résultat après tout.

- Qu'en dites-vous ?

- Les résultats sont peu surprenants, les Serdaigles sont remontés par contre donc ça c'est pas bon… Je suis étonné que MacDougal ait eu ces notes par contre.

- Granger étudie avec elle, intervint Draco.

- Ah ? Pas vu.

- Tu vas rarement à la bibliothèque.

- Bah quand même.

- Non, tu n'y vas que pour travailler avec Granger ou moi à l'occasion, où quand tu as des recherches à faire.

- Antares, vous… travaillez fréquemment avec cette… Granger ? Demanda Narcissa.

- Ben c'est ma seule compétition, je ne vais pas me farcir Crabbe pour travailler, le but c'est de devenir meilleur pas pire, hein ?

- Faites attention à votre ton, mon cher, répondit-elle.

- Mais ça va ! Dire que Crabbe c'est un bouffon c'est pas malpoli, c'est juste évident. C'est comme dire que Zabini, il lui manque la moitié d'un…

- CELA SUFFIT !

Les deux Blacks se fusillèrent du regard sous celui médusé des Malfoys.

- Mon aimée. Nous devions discuter de… Tenta Lucius.

Narcissa leva un doigt pour l'interrompre, ses yeux toujours fixés sur son neveu.

- Réponds à ma question Antares.

- Laquelle ? La provoqua-t-il.

Draco regardait son assiette, n'ayant jamais vu sa mère comme cela.

- Granger. Tu la fréquentes ? Si oui, comment ?

- Très souvent. Derrière les tentures pour la plupart du temps et nous comptons faire des enfants hors mariage le plus tôt possible, ça vous va comme réponse !?

- NE ME PARLE PAS COMME CA !

- ALORS ARRÊTE DE ME POSER DES QUESTIONS A LA CON !

- PARDON ?! JE TE PARLE DE CONTRATS DEPUIS UN MOIS ET LA TU M'ANNONCES QUE TU FRÉQUENTES UNE SANG-DE-BOURBE !?

- Pardon ? Fit Res, son visage jusque-là rougi de colère devint soudain blanc.

Narcissa se pinça l'arête du nez, d'un air fatigué.

- Ce n'est jamais facile avec vous Antares.

- Oui, mais encore ?

Elle soupira.

- Je vous prie d'excuser mes paroles, je ne voulais pas insulter une de vos potentielles amies. Prenez en compte cependant que vous ne me l'aviez jamais mentionné auparavant.

Lucius était scié. Sa femme, parler de cette manière, et s'excuser d'avoir prononcé sang-de-bourbe ?!

- Excuses acceptées. C'est une amie donc. Et ça se limite à ça. Comme je vous l'ai dit auparavant, et je vous le confirme après hier soir, je ne suis PAS intéressé par un contrat de mariage. J'ai onze ans, ma tante.

- Vous avez pourtant dansé avec de nombreuses jeunes femmes hier soir.

Antares roula les yeux.

- Nan mais attendez c'était ça ou parler à des adultes à peine sobres qui me félicitaient pour des notes qu'avant l'instant je ne connaissais pas…

- On t'as vu avec Warrington cela dit… Souffla Draco.

Antares le regarda d'un air mauvais.

- Si c'est pour me sortir des trucs comme ça, je te jure que ce n'est pas la peine Drake.

- Les Warrington sont d'une Noble famille, ajouta Lucius, une lueur amusée au fond de son regard gris.

- Ouais donc ils ont le curriculum suffisant pour avoir le droit de m'adresser la parole, c'est pas non plus…

Narcissa eut un reniflement approbateur.

- Les Warrington…

- Allons, mon amie… ce sont de bons alliés, s'amusa Lucius. Pour en revenir à ces résultats, quel est votre objectif ?

- C'est-à-dire ?

- Vous contenterez vous d'une seconde place ?

- Jamais de la vie, d'ici la fin de l'année, je serai premier.

- Tu entends, Draco ?

- Oui, Père, fit le blond, les dents serrées, pendant que Res réalisait son erreur de discours.

- Il a gagné onze places quand même, intervint ce dernier, tentant de se rattrapper.

Lucius le regarda très froidement. Visiblement, contrairement à sa femme, il n'acceptait pas d'être contredit, et surtout pas par un enfant.

- Et ?

- D'ici la fin de l'année il aura peut-être encore augmenté…

- Draco ?

- J'y travaillerai, Père.

- Seuls les résultats comptent.

- Bien, Père.

Même Antares n'osa pas moufter. L'attitude froide de Lucius l'impressionnait beaucoup plus que la colère de sa femme. Le repas se finit en silence.

Draco ramena Antares à sa chambre à la demande de sa mère pour récupérer ses affaires.

-Drake, pour tout à l'heure…

- Si c'est pour m'enfoncer devant ma famille, Père se débrouille très bien tout seul, alors abstiens-toi de rester la prochaine fois.

- Tu sais très bien que j'ai jamais voulu…

- Arrête. Juste… arrête. Et félicite-toi, Père et Mère t'apprécient déjà plus que moi ! Fit Draco avant de partir à grand pas.

- Nan mais c'est pas vrai, tu peux pas dire ça… souffla Res.

Il laissa partir son cousin, un air désolé sur le visage. Décidément, le bal n'avait pas été la meilleure de ses expériences.


Rentrée de janvier

Le retour des élèves dans le château était accueilli avec plaisir par Res et Harry qui s'ennuyaient de leurs amis, leur recherche des cuisines n'ayant pour l'instant pas porté ses fruits. Antares avait donc profité du dimanche après-midi pour retrouver Hermione à la Bibliothèque.

- Alors ces vacances ?

- On est partis faire du ski en France avec ma famille, c'était sympa, répondit Hermione avec un sourire.

- Tu fais du ski toi ? S'étonna Res.

- Bah, oui pourquoi pas ? S'offusqua-t-elle.

- Nan mais excuse hein, mais comme tu n'as pas l'air fan de vitesse…

Elle lui fit un petit sourire coupable.

- En fait c'est vrai que je n'aime pas vraiment ça, le ski…

- Ah !

- Elle lui tira la langue. Il répondit par un sourire charmeur qui la fit rougir.

- Ça ne t'embête pas trop que je t'aie encore battu Res ? Répondit-elle, l'air de ne pas y toucher.

- Ton sourire satisfait casse toute l'innocence de ta question Minie, rigola-t-il.

- Ouiiiiiii ! Mais je suis étonnée, la dernière fois tu le vivais moins bien.

- Là je savais que je m'étais loupé, c'est pour ça.

- T'as augmenté ta moyenne de cinq points quand même.

- Oh je sais, mais je me doutais que ça ne serais pas suffisant.

Son air joyeux l'embêtait profondément. S'il était une chose, c'était un mauvais perdant sur les notes.

- C'est quoi le piège là ? Demanda-t-elle en plissant les yeux.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, sourit-il.

- C'est ça, et mon prénom c'est Bernadette.

- Mais si j'osais je dirais que je sais comment te battre d'ici la fin de l'année. Preuve en est faite que j'ai gagné cinq points là où tu n'en as gagné que trois, ce n'est pas grave de perdre toutes mes batailles, je gagnerais la guerre.

Elle haussa des sourcils.

- Oh ? Tu penses pouvoir me battre ?

- Non.

- Pardon ? Sourit-elle.

- Je sais que je vais te battre à la fin de l'année, finit-il avec un sourire de prédateur.

- Nous verrons Mr Black, nous verrons, essayez de me battre au mi semestre ce sera déjà pas mal, répondit-elle de manière faussement hautaine.

- J'y compte bien, très chère.

Ils se regardèrent avec un air de défi, puis éclatèrent de rire. C'était bon de se retrouver.


Les mois passèrent, le froid de l'hiver laissant peu à peu place à la pluie, et au renouveau de la flore aux alentours du château.

Res avait pris l'habitude de flâner à travers le château pendant les heures de l'après-midi. Officiellement, il cherchait de nouveau passages secret et accessoirement un passage vers les cuisines, mais officieusement il cherchait un moyen d'éviter Draco. La froideur du blond de la rentrée n'était pas allée en s'arrangeant, ce qui rendait fréquemment l'ambiance de la salle commune tendue. Alors Antares s'échappait.

- 'Mione ! On a trouvé ! Entendit-il venir d'une salle de classe abandonnée.

Curieux, il s'approcha doucement pour écouter la suite de la conversation, après tous des 'Mione il n'en connaissait pas cinquante.

- De quoi ?

- Flamel ! On sait enfin qui c'est !

- Ah !? Qui c'est alors ? s'exclama une voix féminine que Res ne reconnut pas. C'était certainement la Mary Macdougal dont il avait entendu parler.

- Un alchimiste ! C'est Nev' qui a trouvé !

- Euh…

- Mais si, vas-y mec !

- A-apparemment c'est un alchimiste qui a travaillé avec Dumbledore et qui est renommé pour son invention de la pierre phi-philosophale… bredouilla le garçon.

- La pierre quoi ? Firent les filles.

- C'est une pierre qui, bien utilisée, donne l'élixir de vie !

- Et Rogue voudrait voler ça ?

- Mais oui ! Ça donne la vie éternelle quand même !

- A ce compte-là tout le monde voudrait la voler non ?

- Bah peut être mais tout le monde a pas envie de se retrouver face à Touffu !

- Touffu ?

- Ouais. On est allés voir Hagrid l'autre jour, il avait un œuf de dragon.

- Un quoi !?

- Bref, l'important c'est que quelqu'un lui a échangé cet œuf pour en savoir plus sur les bêtes, et Hagrid lui a dit que si on lui jouait [de la musique ?], son cerbère, touffu, s'endormait sec !

- Et avec Ron on est sûr que c'était Rogue sous le capuchon.

- Un œuf de Dragon… elle n'est pas en bois sa cahute ?

- …

- Bah on lui a dit hein, mais c'est Hagrid quoi.

Bon ben moi il va falloir que j'aille rendre visite à Hagrid pour qu'il rende le Dragon avant de se mettre dans des ennuis pas possibles et après je vais dire à Rogue que les Gryffondors le prennent pour Quirell. Rumina Antares, s'apprêtant à partir.

- Je ne vois pas pourquoi un professeur voudrait voler la pierre !

- 'Mione, le soir où vous avez vu le troll, tu nous as pas dit que Rogue boitait ? Il s'était fait mordre !

- …

- Il a raison Hermione… Fit Mary.

- Mais il n'osera pas tant que Dumbledore sera dans l'école de toute façon !

- Ouais… c'est vrai, mais on peut toujours garder un œil sur lui…

- Bon ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'œuf alors !?

Antares prit ça comme son signal de départ. Visiblement, il avait des choses à faire.


Cabane de Hagrid

- C'est gentil Antares, mais comme tu vois j'ai tout sous contrôle ! Rit Hagrid de manière un peu forcée en tentant d'éteindre sa barbe que Norbert venait d'enflammer.

- Hagrid, j'ai fait des recherches! Les dragons ça grandit super vite ! Il va brûler votre Maison ! Et en plus de ça c'est interdit ! Mais surtout il va brûler votre maison !

- Mais non voyons il est gentil…

- Mais on s'en fiche qu'il soit gentil ! Vous pourriez aller à Azkaban pour détention illégale d'un Dragon ! J'ai pas envie de vous voir en prison enfin !

- Mais… je ne vais pas le relâcher, il est tout petit… il se ferait manger tout cru dans la forêt…

- On pourrait aller voir le professeur Kettelburn, il nous aiderait surement.

- Non… il va m'enlever Norbert…

- Hagrid ! C'est pas un jeu !

- Si personne n'est au courant, personne ne va m'arrêter, si ? Fit le géant, inquiet.

- Hagrid… Je suis désolé de vous le dire mais vous n'êtes pas le meilleur pour garder des secrets. En plus d'ici le début de l'année prochaine il sera plus gros que votre salon, vous allez le faire coucher où ?

- J'ai trouvé une jolie grotte dans la forêt. Sourit l'homme gigantesque. Il y sera bien, une fois qu'il se sera un peu remplumé.

Antares respira profondément en comptant jusqu'à sept.

- Bon, Hagrid, je vais voir le professeur, restez là, vous inquiétez pas, ça va bien se passer.

- Non, laisse-moi encore un peu de temps avec lui…

- Hagrid !

Le géant le regarda avec un regard d'enfant pris en faute.

- Je vais voir le professeur. Je reviens. Asséna Res, autoritaire.


Visiblement, ce n'était pas la première fois que Mr Kettelburn couvrait Hagrid pour ses infractions aux lois internationales de garde de créatures dangereuses. Il se l'autorisait car, comme il le confia à Antares, l'inconscience d'Hagrid ne provenait pas d'un manque d'analyse de sa part mais plus de sa corpulence et sa force bien au-delà des sorciers habituels qui lui permettaient de gérer à peu près n'importe quelle créature sans efforts, alors généralement, les dangers pour le corps étudiant restaient minimes.

Après avoir assisté aux séparations déchirantes d'Hagrid et de son dernier animal de compagnie de classe XXXXX, il se rendit en direction du bureau de son Directeur.

Visiblement il était en train de passer un savon à Montague et Warrington (le frère) pour avoir jeté des maléfices assez vicieux à des premières années de Poufsouffle.

- Vos imbécillités vont coûter cent points à Serpentard, et après les événements de cet hiver, il nous sera difficile, pour ne pas dire impossible de remporter la coupe des Maisons ! Vous irez rejoindre Mr Rusard tous les soirs jusqu'à début Juin pour vos retenues. J'ose espérer qu'elles permettront de vous mettre du plomb dans la cervelle ! Sortez.

Antares leur jeta un regard méprisant lorsqu'ils passèrent devant lui.

- Nan mais sérieux, cent points quoi… Glissa-t-il sans pouvoir s'en empêcher.

- Va te faire foutre Black !

- C'est ça, on lui dira. Bande de cons.

- T'as dit quoi ?

- Pensez-vous qu'aggraver votre cas devant mon bureau soit une bonne idée, Messieurs ? Fit un Rogue fumant en sortant de son bureau.

- Non, professeur, répondirent-ils piteux.

- Filez. Je ne veux plus vous voir.

Ils s'exécutèrent le plus rapidement possible.

- Mr Black. Que me vaut le plaisir ?

- J'ai de mauvaises nouvelles Professeur.

Rogue soupira.

- Entrez. Faites vite.

Une fois assis, Antares commença.

- Les Gryffondors ont trouvé qui était Flamel et croient que vous voulez la voler. Je pense que si un jour le Directeur Dumbledore quittait l'école, ils tenteraient de passer à travers les pièges mis en place pour vous empêcher d'y accéder.

La surprise de Rogue en entendant qu'il n'était pas là pour une punition mais bien pour des informations importantes fut vite remplacé par son agacement pour les Gryffondors.

- Comment en avez-vous eu vent ?

- J'ai écouté aux portes, haussa Res des épaules. Weasley n'est pas exactement un modèle de discrétion.

Rogue soupira. Ronald Weasley.

- Quels sont les élèves concernés ?

Res grimaça.

- Eh bien… à part Weasley je dirais Longdubat et MacDougal.

- Il est étonnant que Miss MacDougal n'ait pas été avec Miss Granger.

Antares cilla.

- Je vois.

- C'est pas juste votre truc de Legilimencie, là.

- La vie est injuste Mr Black, répondit Rogue avec l'ombre d'un sourire. Etant donné que vous êtes venu m'informer… je passerais sur le fait que vous ayez essayé de couvrir une élève, cela étant je vous prierais de ne pas recommencer.

- Bien, Monsieur.

Ils se regardèrent, conscients que la seule chose qui empêcherait Res de recommencer serait l'intuition du Maître des Donjons.

Rogue se leva, conjura un livre et lui tendit.

- « Occlumencie : Le guide vers un esprit organisé » ? Lut Res.

- L'opposé de la Légilimencie par certains aspects. Vous y trouverez une introduction qui vous permettra au moins de comprendre de quoi vous parlez. Cependant… l'étude de la magie de l'esprit est illégale depuis quelques années, alors métamorphosez la couverture et ne vous faites pas prendre avec.

- Merci, Monsieur, fit Antares surpris par le cadeau.

Rogue opina, et le congédia, déjà fatigué de sa journée.

- Au revoir, Monsieur, fit-il une fois son livre rangé.


Un mois plus tard. (Mi-avril)

- Bon vous allez parler avec Drake là ?! C'est chiant, ça va faire des mois que ça dure ! Vous avez des meilleurs rapports avec Zabini qu'entre vous en ce moment, non seulement ça nous affaibli mais en plus c'est complètement con ! En plus tu ne m'as même pas dit pourquoi !

Un Harry excédé par l'attitude de ses deux amis les plus proches avait empêché Res de se rendre au petit-déjeuner, prétextant qu'ils « devaient parler ». Depuis, il se contentait globalement de s'époumoner sur Res.

- Bah c'est privé.

- Sérieux Res ? Tu vas vraiment me dire ça à moi ?

- T'as jamais demandé, Rétropédala Res.

Le survivant se contenta de lever un sourcil.

- … C'est à cause du lendemain du bal.

- Ouais ?

- Son père l'a cassé et il me l'a mis sur le dos. J'ai pas apprécié.

- Attends… c'est tout !?

- Bah son père fait ça H24 visiblement donc bon…

- Bon après je sais que c'est un sujet sensible pour Drake, il fait absolument tout pour avoir son approbation et il a dû être un peu jaloux…

- Je sais. Mais je m'en carre en fait. J'ai pas à payer les pots cassés dès que Môsieur n'est pas satisfait.

- Mmh… Mouais bon j'irais lui parler.

- Fais ta vie, mec.

Harry plissa les yeux.

- Si il vient faire amende honorable, tu le renvoie pas chier c'est clair !? Fit-il avec un air menaçant.

- Ok, ok… râla Res, je peux aller manger maintenant ?

- Ça te tuerait d'y mettre un peu du tien ? Tu te rappelles qu'entre midi et deux tu viens avec moi à la bibliothèque ?

Res roula des yeux.

- Oui je m'en souviens ça fait trois jours que tu me le dis.

- Bah ouais mais il faut ce qu'il faut.

- T'es con ! Rigola Res.

- Toi t'es buté !

- Mais oui, mais oui Harry…

- Bon, plus sérieusement, si il vient te parler tu te braque pas, ok ?

Res haussa des épaules et se reconcentra sur le livre de Rogue.

- T'écoute ce que je te dis au moins… ?

- Non, je lis un livre sur des techniques de méditation.

- Pfft, je sais même pas pourquoi j'essaie encore de convaincre un Black de quoi que ce soit… soupira le garçon aux yeux verts.

Res lui fit un grand sourire victorieux, et son ami s'en alla en l'insultant copieusement en fourchelangue pour le plus grand bonheur de Res.


Professeur ?

Mr Black, sourit Flitwick, en voyant l'un de ses élèves préféré pénétrer son bureau.

- Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger…

- Ce n'est rien mon garçon, rien du tout ! Avez-vous une question ?

- Eh bien je me demandais… si vous connaissiez un moyen d'apprendre une langue étrangère rapidement... Avec un sort ou quelque chose.

- Allons… Vous vous doutez bien que les seuls sorts qui permettraient un transfert de connaissance ne se résumerait qu'à cela : un transfert, sans une personne maitrisant cette langue et versée dans les arts de l'esprit… c'est impossible. Vous pouvez néanmoins vous rabattre sur une potion de langage. Elles sont extrêmement chère et dures à réaliser mais réussie elles permettent, à l'instar de nombreuse potion d'apprentissage de s'améliorer quasi-instantanément dans un domaine théorique.

- Vraiment ? S'étonna Res.

- C'est comme cela que la plupart des élevés-sorciers apprennent les bases des mathématiques et de l'écriture. Je ne vous recommanderais pas d'en prendre une pour des connaissances non-magique autre que les langages cela dit… Les Sorciers sont très mauvais pour la transcription de connaissances moldues, fit Flitwick sur le ton de la confidence.

- Mais comment un sortilège serait limité par les connaissances du lanceur mais pas une potion par celles du potionniste ?

- Une question que peu se posent, et moins encore qui en connaissent la réponse. Je ne l'ai malheureusement pas d'ailleurs, les Maîtres des Potions qui en sont capables en gardent jalousement leur secret.

- Pourquoi ?

- Je pense que c'est une question de commerce, répondit le Professeur d'un air désabusé.

- C'est-à-dire ?

- Eh bien, il y a très peu de Maîtres par pays, et toute la population dépend d'eux pour ces transferts importants de connaissances. Une bonne partie de leurs recettes régulières provient de ce type de Potion et s'ils les dévoilaient, ils perdraient de l'argent. Il est également possible que des personnes y gagnent des connaissances erronées en cas de mauvaise préparation.

- Je vois… Donc vous pensez que le professeur Rogue en serait capable ?

- Bien sûr ! Cela dit je ne sais pas s'il acceptera de travailler pour un de ses élèves, il y verrait peut être une violation à son éthique professionnelle.

- Comment ça ?

- Il est votre Professeur, il ne peut pas se comporter comme un simple vendeur qui se servirait de ses élèves, parfois fortunés pour arrondir ses fins de mois, répondit Flitwick avec un air désolé.

- Oh… Je vois, je vous remercie, Professeur, fit Res avec un faux air déçu, le professeur lui avait donné une piste ! Dans sa tête tournait et retournait tous les stratagèmes (inefficaces et il le savait) qu'il pourrait utiliser pour convaincre le Maître des Potions.

- Ce n'est rien, mon garçon, c'est toujours un plaisir, sourit Filius.


Le mercredi suivant

- Mr Black, restez, je vous prie, l'interpella Rogue à la fin de son cours.

Res, surpris, ne suivit pas les autres élèves en métamorphose.

- Professeur ?

- Votre tante a commandé une potion de Langue pour vous.

- Euh… Ah bon ?

- Les détails m'importent peu, étant donné votre lignage il est fort probable que vous ayez besoin de maîtriser le français incessamment sous peu.

- Je pense que j'en aurais besoin effectivement, fit Res en sortant la lettre à l'aspect officiel qu'il avait reçu. Draco avait l'air de dire que ce papier provenait de la Banque des Affaires Françaises.

- Rangez cette lettre.

Res s'exécuta sans comprendre.

- La Banque des Affaires Française est l'un des seuls organismes au monde faisant concurrence à Gringott's et donc, aux gobelins dans leur ensemble. Pour protéger leurs intérêts tous leur courriers sont enchantés et imbibés de potions de leur création qui, en plus de protéger les informations, sont à même d'infliger de graves maléfices à quiconque tenterais de lire ces lettres sans autorisation. Que la personne en question l'ait fait volontairement ou non n'entre pas en ligne de compte alors je vous demanderais de faire preuve de plus de prudence que cela.

- Oh. Bien Professeur. Je ferais attention. Merci…

Rogue haussa un sourcil.

- De faire la potion pour moi je veux dire.

- Il n'est pas dans mes habitudes mettre mes talents de potionistes au service de mes élèves de manière privée. Cela étant, si je ne le faisais pas dans votre cas je m'exposerais à une potentielle plainte de vos régents qui pourraient me facilement me coûter un ticket gratuit pour Azkaban.

Res pâlit.

- Monsieur, jamais je n'aurais…

- Il ne s'agit pas de ce que vous auriez fait. La loi est intransigeante avec les obstructions d'héritages, surtout pour dans un cas comme le vôtre. Il est du devoir des institutions de vérifier que les héritages sont font correctement, à la fois pour protéger des héritiers, et pour protéger les Lords.

- De… tentatives d'assassinats vous voulez dire ?

- C'est exact, de telles positions de pouvoir entraînent facilement jalousie, violence et corruption.

- Je vois…

Rogue eut l'ombre d'un sourire.

- Non, vous ne voyez pas, pas encore tout du moins… Allez rejoindre vos camarades Mr Black.

- D'accord Monsieur, merci !


Une semaine plus tard

Après avoir découvert que c'était bien Draco qui avait informé sa mère de la lettre que Res avait reçu, ce dernier eut une excuse pour engager la conversation avec son cousin et crever une bonne fois pour toute l'abcès qu'ils se traînaient depuis des mois, Draco fit même un semblant d'excuse pour le plus grand soulagement d'Harry et du reste des Progressistes.

Ce fut avec joie qu'il récupéra sa potion de Langue auprès de son directeur de Maison le mercredi matin pour aller s'enfermer dans le premier endroit qu'il trouva.

Antares but la potion avec fébrilité et attendit sur la cuvette des toilettes qu'il avait occupées pour rester tranquille que les connaissances lui viennent à l'esprit. Rien ne vint.

« C'est quand même improbable que Rogue se soit planté non ? J'ai pas l'impression que ça me fasse quoi que ce soit putain… »

Une migraine le prit en traitre et il serait tombé s'il n'avait pas été assis. Les mots, circonvolutions, expressions et figures de styles de la langue de Molière lui traversèrent la tête comme un bélier enfoncerait une porte.

« Ah ouais… ok. Ça marche » Res se laissa dix bonnes minutes pour digérer un langage complet, il connaissait maintenant des mots français qui lui étaient intraduisibles en anglais. Il semblait que Rogue ne s'était pas contenté du langage parlé mais avait également ajouté nombre de termes techniques, notamment propres aux duels, aux sprints en balais et toutes leurs régulations, sports apparemment autant suivis par les sorciers Français que le Quidditch en Grande-Bretagne.

« Wow, il a même inclus des connaissances littéraires, j'ai plus de culture française qu'anglaise maintenant… Bon en même temps peut être que je pourrais m'intéresser un peu plus aux us et coutumes de la Grande-Bretagne Sorcière… »

Ce fut encore étourdit qu'il rejoint le nid, ne s'arrêtant qu'une fois dans sa chambre pour enfin déchiffrer la lettre qui lui avait causé tant de stress.

De Marcel Dentard,

Président de la Banque des Affaires Française

Grand Sénateur du Conclave

7, Avenue des Champs Elysées, Paris

A Antares Sirius Black,

Maison Serpentard

Poudlard

Cher Monsieur Black,

Il est paru à notre attention que vous étiez l'un des potentiels candidats à l'héritage de la Très Noble

et Ancienne lignée de DeVerres, à la position de Duc de Guyenne et des responsabilités qui s'ensuivent :

Duc siégeant au Conseil des Sept

Grand et Ancien Sénateur du Conclave

Grand et Ancien Sénateur de l'Assemblée Nationale Française

Président Gérant et Garant de l'actuel Duché d'Aquitaine

Membre siégeant au Conseil des Nobles de Guyenne

Dépositaire de tous les biens, actions et patrimoine de la Très Noble et Ancienne lignée de DeVerres

Si tel était bien le cas, veuillez nous transmettre dans les plus brefs délais un détail officiel de votre

lignage sur cinq génération qui mette en valeur votre lien avec la Très Noble et Ancienne lignée de DeVerres.

Les candidatures seront soumises à notre examen de mai à juillet prochain. Veuillez accuser de réception

sous 31 jours depuis date de réception, sous peine de perte de droit totale aux héritages et responsabilités

listées ci-dessus.

Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

- C'est un délire, souffla Res. Il me reste… treize jours. Je suis large... Rit-il nerveusement. Maintenant il ne me reste plus qu'à appeler à l'aide la tatie nationale et je serais bon, marmonna-t-il pour lui-même de manière sarcastique, avant de recopier la lettre sur un parchemin propre et de l'envoyer à sa tante avec quelques commentaires au dos :

« De un : C'est quoi ce délai ? De deux : c'est pas genre une insulte hyper grave de m'interpeller sans mon titre d'héritier de Black ? De trois : un arbre sur cinq génération ? Toujours plus. De quatre : à quel moment, si je réponds pas à une lettre dans une langue autre que mon anglais maternel que personne d'autre que moi ne peux lire, on peut me sucrer un droit de naissance ? »


Merci à toutes et a tous d'avoir lu ce chapitre après autant de temps d'attente ! J'espère que ça vous aura plu ! Je suis personnellement très peu satisfait du format de la lettre, mais comme je ne peux que justifier ou centrer, et que le site n'enregistre pas les espaces bah... voilà quoi, c'est moche. Le prochain ou les prochains chapitres devraient couvrir la fin de l'année (normalement) et je me fixe vendredi soir prochain pour vous en sortir un nouveau parce que là j'ai quand même accumulé un retard indécent, fin bref. A dans une semaine! :)