Titre : Hippolyte
Genre : Tragédie, Souffrance/Confort, Famille
Rating : T
Résumé : Phèdre, reine belle et froide. Un pic à la place du cœur, du venin à la place des paroles. Phèdre, reine belle et froide, réchauffée par le plus vertueux des cœurs. Un amour à sens unique, pour l'un comme pour l'autre.
Réponse aux reviews :
Angelica R : Coucou ! Très, très ravie que tu aies aimé ! C'est un chapitre que j'ai tellement modifié et remodifié et pour finir par totalement épurer. Donc je suis vraiment soulagée et heureuse que le rendu final te plaise . Bon je pense que maintenant je peux le dire sans risque de spoil ou autre mais voilà : j'ai toujours détesté le personnage de Thésée. Et ce chapitre final le révèle assez bien.
Pour répondre à ta question, Hélène n'est pas muette mais elle ne peut plus parler. Disons que le fait d'être enlevé aussi jeune (7-8 ans) lui a causé un traumatisme qui a bloqué sa voix. Donc tu l'auras compris, Démophon s'est trompé sur un point : Hélène aurait tout à fait pu demander à Thésée de l'emmener. Mais il avait raison sur le fait qu'elle ne l'aurait jamais voulu.
En tout cas, j'espère que le final te plaira autant (même s'il est fidèle au mythe).
Queen Puduhepa : Hello ! Comme le je disais à Angelica R, très ravie que le chapitre t'aies plu ! Je l'ai vraiment épuré pour le coup (à la base, il y avait tout un dialogue entre Thésée et sa famille sur son séjour en enfer, sur Hélène et sur le devenir de Pirithous). Mais comme ça cassait le rythme de l'histoire, j'ai préféré passer tout ça à la trappe (RIP Pirithous).
Pour répondre à ta question, Démophon est persuadé, à l'instar de tout le monde (Thésée et domestiques y compris) que Phèdre aime terriblement son mari. Pourquoi ? Parce qu'elle s'est totalement dévouée à sa guérison (les apparences !) et aussi parce que la seule personne contre laquelle elle n'a jamais levé la voix, c'est aussi son mari. Bref, une femme incomprise de tous, du début à la fin...
J'espère que la fin te plaira ! (et merci pour la séance de pinaillage: j'ai pu corriger dans ce chapitre-ci mes erreurs )
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Chapitre 15
Adossé à un arbre, Hippolyte profitait du calme de la forêt pour sculpter des flèches à Démophon. Son frère avait fait d'énorme progrès à l'arc et Hippolyte voulait l'en récompenser. Et il voulait le faire avant son départ pour Sparte.
Le roi de Trézène ne put s'empêcher de sourire à cette idée.
Il ne savait pas très bien pourquoi, mais ce voyage le rendait vraiment très heureux. La perspective de vivre des aventures en était la raison principale. Mais il y avait également autre chose.
Le sentiment que quelque chose de très important l'attendait à Sparte.
« Hippolyte... »
Le chasseur émergea de ses pensées et observa la forme qui venait de l'interpeler. Il fut surpris d'y trouver l'épouse de son père. Il s'essaya à lui sourire.
« Prends-moi. »
Face au formidable décalage entre l'indécence des propos et l'air très calme de sa locutrice, le premier réflexe d'Hippolyte fut de remettre en question son ouïe et son intellect. Mais face à lui, Phèdre poursuivit implacablement. Et Hippolyte sentit son sang le quitter à mesure que le temps avançait.
« Je n'ai jamais vécu ma vie, tu sais. Je l'ai toujours observé, comme de loin. Mais avec toi, avec toi, j'ai commencé à vivre, j'ai commencé à ressen- »
Hippolyte se redressa brusquement, glacé jusqu'au os. Il devait partir. Sur le champ.
« Tu t'es planté dans mon cœur, au plus profond de mon être ! cria-t-elle pour l'arrêter. Alors... »
Les tempes couvertes de sueurs froide, Hippolyte ne put qu'observer, impuissant, la toile du destin se tisser sous ses yeux.
« Alors toi qui te conduis en père pour Démophon, conduis-toi donc en époux pour sa mère ! »
§...§
En voyant Hippolyte s'en aller, le visage baissé, Phèdre lui courut après pour lui barrer la route.
« Aime-moi Hippolyte, souffla-t-elle. Je t'en supplie : aime-moi avant que je ne dépé-... »
Phèdre se figea en croisant son regard. La mère de Démophon avait vu palette d'émotions colorer successivement le visage de celui qu'elle aimait : la douceur, la confusion, l'horreur.
Mais maintenant ce qu'elle voyait, c'était...
« Femme perfide ! Monstrueuse courtisane ! Créature éhontée et sans morales ! Comment oses-tu ?! Comment oses-tu bafouer son nom et salir mon honneur ! Sorcière, monstre ! »
...le mépris absolue.
Phèdre recula sous la violence des mots.
Anéantie, vidée, morte de l'intérieur.
Elle qui aurait pu soutenir ces mots sortis de la bouche de n'importe qui, elle qui s'était jurée de le faire. Elle qui... Mais pas de sa bouche à lui !
Les larmes chaudes dévalèrent ses joues, sa voix craqua.
« Un monstre moi ? »
Le sens de ses propres mots la pénétra et la rage retentit.
« Un monstre moi ?! C'est plutôt Thésée le monstre ! »
Hippolyte était maintenant surpris.
« Cet immondice qui n'a jamais eu de cesse que d'utiliser et jeter les personnes qui l'aiment ! Tu sais qui est vraiment ton père ? Le genre de monstre qu'il est ? Sais-tu seulement ce qu'il a fait à ton Amazone de mère ?
— Tais-toi vil serpent ! Je ne veux rien entendre de plus de ta bouche !
— Tu ne sais pas hein ? Eh bien je vais te le dire ! Ton père a convaincu ta mère de trahir ses sœurs. Il lui avait promis de l'épouser. Mais ça n'est jamais arrivé ! Alors elle a voulu partir, retrouver sa liberté, elle la forte, la guerrière qui peut vivre sans homme. Mais Thésée ne pouvait voir son honneur ainsi bafoué, alors-
— Tais-toi ! » Hurla Hippolyte à bout. »Tais-toi avant que je te ne tranche la gorge !
— Alors il l'a tuée ! »
Silence.
Hippolyte redressa la tête, son visage n'était plus que noirceur et glaciation. Et avant même qu'elle ne s'en rende compte, il se jeta sur elle et la plaqua contre l'arbre. Sa main se resserra lentement autour de son cou.
« Un seul mot encore, et je te tue. »
Avait-il conscience que son ton grave et menaçant l'enflammait plus que ne l'effrayait ? Avait-il conscience que ses mains autour de son cou était récompense à son corps et non punition ?
Phèdre ricana faiblement.
« Hais-moi, Hippolyte, déteste-moi, tue-moi même. Mais prends-moi ! Délivre-moi de ce désir qui me consume toujours un peu plus. Déchire ce vêtement qui me couvre et goûte ce sein maternel qui te fait tant défaut. Couvre-moi de tes baisers ardents et laisse ta nature sauvage me mettre à sang. Détruis-moi, dévore-moi mais je t'en supplie : libère-moi ! »
Hébété par les propos indécents et dépravés, Hippolyte ne réagit pas. Alors la jeune femme prit les devant et arracha elle-même sa robe, dévoilant son sein droit, à la manière des Amazones.
Hippolyte s'écarta, franchement apeuré. Et avant que la reine ne put ajouter quoique ce soit de plus, il prit la fuite.
Phèdre hurla.
§...§
Elle avait crié à s'en arracher les poumons, pleurer à s'en vider le cœur. Et maintenant, elle sanglotait.
« Ma Dame ! Ma Dame ! »
Phèdre sursauta. Quelqu'un approchait !
Un seul regard à l'état de ses vêtements et la honte l'envahit. Elle tenta de se couvrir avec ses bras.
« Ma Dame ! Est-ce que tout va bien ? J'ai vu le seigneur Hippolyte courir vers l'autre- Oh par tous les dieux ! Ma Dame, que vous est-il arrivé ?! »
Prise de panique, Phèdre énonça la première explication qui lui passa par la tête.
« Le seigneur Hippolyte... c'est lui... il m'a fait violence... »
§...§
Hippolyte était perdu. Il ne se savait où il était, ni combien de temps il avait erré dans la forêt.
En fait, il ne savait plus grand chose.
Aime-moi Hippolyte.
Hippolyte s'attrapa le crâne et le serra fortement. Il ne voulait pas repenser à ça. Mais c'était peine perdue.
Que devait-il faire maintenant ? Qu'était-il censé faire ? Devait-il en parler à Père ?
Le chasseur rejeta rapidement cette option. Thésée et Démophon aimait Phèdre : ils en seraient anéantis !
Prétendre que rien ne s'était passé alors ? Pourquoi pas. Il se contenterait d'esquiver la reine et de continuer à gouverner.
Les choses se tasseraient alors.
Et peut-être même qu'elle se sera libérée de sa folie d'ici là.
Hippolyte opta pour cette solution et prit la direction du palais.
§...§
Pendant que tout le palais était en émoi, Phèdre, assise dans un coin, ressassait ses pensées.
Toutes les personnes qu'elle aimait la quittait pour Thésée. Ariane, Hippolyte. Sa sœur l'avait abandonnée pour suivre Thésée. L'homme qu'elle aimait avait préféré voir un monstre en elle plutôt qu'en lui.
Les larmes jaillirent des yeux de Phèdre.
Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi lui ?
Pourquoi toutes ces personnes vouaient un amour sans bornes pour Thésée ? Pourquoi cet homme qui utilisait les gens pour sa propre gloire avait-il droit à autant d'égard ? Pourquoi lui alors qu'il se débarrassait continuellement des gens qui l'entouraient ? Qu'avait-il de si spéciale, cet homme, ce monstre ?
« Hippolyte, Ariane... »
Elle pleurait leurs noms, le nom de ses gens si chers à son cœur mais qui l'avait renié pour Thésée.
« Hippolyte, Ariane, pourquoi vous m'abandonnez tous... C'est tellement injuste. »
Si toutes les personnes qu'elle aimait étaient destinée à la lâcher, est-ce qu'il en serait de même pour Démophon ? Est-ce que Démophon aussi préfèrerait Thésée à elle ? Lui qui avait passé sa vie à imiter les aventures de son père...
La question lui fit horreur.
La réponse encore plus.
Lorsque Hippolyte rentrerait, son mensonge éhonté sera révélé au grand jour, la vérité se saura et Thésée la jettera. Quant à Démophon...
Phèdre réalisa qu'elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas être là pour voir le regard brisé et méprisant de Démophon. Elle ne voulait pas lire le dégoût dans les yeux de son fils. Elle se détestait suffisamment pour ne pas avoir à souffrir cela en plus.
Alors profitant du chaos qu'elle avait engendrée, elle se rendit dans sa chambre et se coula un joli nœud.
« Ariane, Hippolyte, Démophon... »
§...§
En voyant les pieds ballants de son épouse, Thésée s'effondra au sol. Sa femme, sa douce femme qui avait passé jour et nuit à son chevet. Sa femme qui lui avait pardonné son affront, qui avait continué à l'aimer malgré ses écarts...
« Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi Phèdre ? »
Un serviteur lui apporta la réponse. Le regard de Thésée se vida à mesure des explications.
À la fin du récit, Thésée n'était plus que fureur et haine.
§...§
« Morte ? Elle est morte ? »
Hippolyte venait de pénétrer dans la chambre.
« Oui, et c'est toi qui l'a poussé à la mort ! » Hurla Thésée.
— Père...
— Tu lui as fait violence ! »
— Violence ?! Non, c'est faux ! Père, tu dois me croire, jamais je- »
— Oserais-tu mettre en doute sa parole ?! Elle s'est donnée la mort après t'avoir accusé !
— Père... »
Puis après un long moment de silence, Hippolyte parla.
« Père, jamais je ne t'ai trahi. Jamais je ne te trahirai. Je suis ton sang, je suis ta chair et je te suis dévoué, corps et âme. Si tu ne crois pas en mes paroles, alors crois en la force du sang qui nous lie. Jamais je ne lui aurais fait du mal. »
§...§
Thésée savait où se trouvait la vérité. Il le savait. Mais la vérité ne l'arrangeait pas. Elle ne l'avait jamais arrangée d'ailleurs.
Et c'est pourquoi, à la justice elle-même, il préféra l'apparence d'une bonne justice.
« Phèdre était mon épouse. Elle était sous ma protection. Elle, dans toute sa misère de femme, ne pouvait se faire justice à elle-même. Alors elle m'a confié le nom de son bourreau. Et moi Thésée, lui rendra cette justice ! »
D'un geste, le fils d'Égée sortit sa lame de son fourreau et la pointa sur Hippolyte.
« Quitte cette cité. Aucun criminel ne peut vivre au sein de ce royaume qui était celui de mon grand-père.
— Père...
— Quitte ces lieux, Hippolyte fils d'Antiope la rebelle ! »
§...§
Beaucoup de ses sujets avaient protesté à son départ, beaucoup contestaient la légitimité de Thésée à bannir le roi de Trézène mais Hippolyte avait mis fin à tous les débats.
Thésée avait tous les droits, il était le véritable souverain de Trézène.
Parole de Thésée, parole de vérité.
Et c'est ainsi que le roi aimé de tous quitta sa patrie, tiré par son char à quatre chevaux.
Désormais seul, Hippolyte se demandait où aller. À qui pouvait-il demander l'asile ? Son père, sa seule famille, l'avait renié.
Les paroles de son vieux précepteur lui revinrent en mémoire.
« Ta mère était une femme très différente d'ici. Elle refusait les habits grecs, n'aimait pas les occupations des athéniennes et s'isolait souvent dans la forêt, avec sa monture. »
Jamais il n'avait connu sa mère, jamais il ne s'était interrogé sur ses origines. Alors pourquoi ne pas aller à la rencontre de ces fameuses amazones ?
Un périple dangereux et risqué mais au moins, il avait un but dans sa vie...
§...§
Le sable doré prenait une teinte rouge, une teinte sang.
Son sang.
Le regard brumeux, Hippolyte essayait de trouver une explication à ce qu'il venait de se passer. Pourquoi ses chevaux s'étaient brusquement emballés ? Qu'est-ce qui avait pu à ce point les terrifier au point de le faire s'écraser contre les parois rocheux ?
Hippolyte fit un effort surhumain pour se placer sur le dos. Sitôt fait, une ombre apparut dans son champ de vision. Une personne.
« Qui êtes-vous ?
— Quelqu'un qui souhaitait te rencontrer. »
Hippolyte plissa les yeux pour mieux voir. Son interlocuteur était une femme. Mais Hippolyte comprit qu'il ne s'agissait pas de n'importe quelle femme.
« D'ordinaire je ne me mêle jamais aux affaires des humains. Ni même à celles des dieux. »
Une déesse. La femme qui se tenait au-dessus de lui était une déesse.
« Mais ta façon d'être, ton histoire, ton amour pour ta famille, m'ont touchée. Et c'est pourquoi, j'aimerais te faire un dernier cadeau. »
— Dernier ? Alors je vais mourir.
— Malheureusement. »
Hippolyte perdit son sourire, amer. Alors c'était ça ? Il allait rejoindre le royaume des morts ?
« Je suis Hestia, la déesse du foyer et mon cadeau pour toi Hippolyte, c'est la vérité. La vérité sur le genre d'homme qu'est ton père... »
Et Hippolyte écouta.
Il écouta l'histoire de Thésée et son obsession maladive pour le pouvoir.
Il écouta l'histoire d'Ariane et de son abandon à Naxos.
Il écouta le comment Thésée omit sciemment de changer les voiles de son navire pour pousser Égée au suicide afin de lui succéder.
Il écouta l'histoire de sa mère Antiope et de comment il la berna pour obtenir la ceinture d'Hippolité.
Il écouta l'histoire d'Hélène, de comment il l'enleva à sa famille.
Il écouta l'histoire de Pirithoüs et de comment il convainquit Héraclès de l'abandonner aux enfers.
Et enfin, il écouta sa propre histoire et de comment son père, jaloux de sa réussite, utilisa le suicide de Phèdre pour lui reprendre le trône.
De comment il avait supplié Poséidon de précipiter sa mort.
« Alors Père ne m'a jamais aimé ? »
Hestia secoua la tête. La larme coula.
« A-t-il jamais aimé ?
— Oui, mais seulement les personnes qui ne lui étaient pas acquises : Ethra, Hélène, Phèdre, Démophon...
— Grand-mère Ethra...
— Thésée est né d'un viol. Elle n'a jamais réussi à l'aimer. Alors que toi, elle t'a aimé comme un fils. Cette douleur a conduit ton père à t'élever en frère rival et non en fils. »
Hippolyte fut prit d'une quinte toux. Il n'en avait plus pour longtemps.
« Il y a une dernière vérité que tu dois savoir. Une vérité que tout le monde ignore. Même les dieux. »
Hippolyte était fatigué, las. Il voulait dormir.
« Tu as une fille. »
Même l'agonie ne put masquer la surprise d'Hippolyte : « Une fille ? C'est impossible... Je n'ai jamais... »
« Toi Hippolyte, seigneur qui a fait vœu de chasteté, a une fille. Et son nom est... »
§...§
Le regard attristé, Hestia observa le cadavre d'Hippolyte. La déesse du foyer émergea de ses pensées en sentant l'arrivée d'une autre déesse.
« Tu arrives trop tard, ton favori est déjà mort. »
Artémis réduisit la distance entre elles et ne put que constater ses dires. Elle serra les poings.
« Poséidon me le paiera. Sois-en certaine ! »
Hestia ne répondit rien. Les dieux étaient immuables. Ils étaient figés dans leur traits et leurs caractéristiques. Et la nature d'Artémis était d'être revancharde et implacable.
Rien ne pourrait y changer.
Rien...?
Hestia reposa ses yeux sur le corps sans vie d'Hippolyte. Le favori d'Artémis. Le seul et l'unique.
Peut-être que pour lui, pour sa mémoire, sera-t-elle un jour capable de clémence ?
Seras-tu l'élément déclencheur du plus grand changement du monde grec, Hippolyte fils de l'Amazone ?
...
...
Et voilà, c'était le dernier chapitre de "Hippolyte". Avec celui-ci, vous avez tous les éléments pour répondre aux trois questions suivantes :
- Qui est la fille d'Hippolyte ?
- Qui est la mère de la fille d'Hippolyte ?
- Quand est-ce qu'elle a été conçue ?
La réponse à ces trois questions sera dans l'épilogue ! :-D
Allez pour finir...à vos marque, prêt, feu... partez !
