Un nouveau chapitre assez rapidement, je ne vous garantis pas une qualité de ouf mais bon. Chapitre assez calme mais qui introduit le plan de reconquête « d'amitié » de Lou Ellen donc voilà, j'ai essayé de mettre pas mal de dialogue don dites moi ce que vous en pensez. Bonne lecture !

L'heure était au départ, les sacs étaient faits, les déguisements remballés et adieu les tenues de soirées qui avaient laissées place aux tenues confort pour le long trajet à venir. Nous étions sur le seuil de la porte et juste après les embrassades je pris la parole.

« - Bon tant que vous êtes tous là, je voudrais vous dire un truc. Personne ne parlait ou blaguait, pas même Léo, ce qui voulais dire que cette situation n'était pas complètement résolue.

- On t'écoute Nico. Et bah merci Reyna.

- Je sais que j'ai été quelque peu chiant ces derniers temps et je ne peux pas tout mettre sur la distance qui nous sépare, c'est évident. Et ça me fais peur de me dire que notre amitié pourrait s'effriter parce que vraiment vous êtes ce que j'ai de plus cher, vraiment et je ne supporterai pas de vous perdre. Vous êtes vraiment des gars en or, je ne connais vraiment pas beaucoup de gens qui ferait toute cette route pour remonter le moral de leur ami. Alors je … je voulais vraiment vous dire que je vous aimais … et que bah je vous aime. Super et dire que je voulais faire un petit discours émouvant, je me suis empêtré dans mes propres mots.

- Qu'avez-vous fait de Nico Di Angelo, dites-moi ou il est caché ! Bien évidemment Reyna se moquait. Nous aussi on t'aime gros con, même si tu nous en fais voir de toutes les couleurs malgré ton style plutôt triste.

- Tu sais Nico, ce que je t'ais dit ce matin, je le pensais vraiment, juste laisse passer l'eau sous les ponts, tu sais bien que je ne pourrais jamais arrêter de vous faire chier, qui me supporterais sinon. Et alors que les larmes montaient, Frank me mit un gros coup de poing dans l'épaule.

- Non mais ça va pas Frank ?

- Si si très bien merci, mais comme ça tu pleureras pour une vrai raison mauviette. » Quel petit con, lui aussi se moquait, ça se voyait sur son sourire narquois.

Et alors qu'ils partaient, en voiture et que je faisais un sourire à Reyna, elle me sourit puis me fit un doigt, typique, que je lui rendais et ils partirent. Cette fois j'avais vraiment merdé mais il semblerait que le problème soit réglé. Je rentrais me reposer dans ma chambre, quand une vérité me frappa de plein fouet. J'étais tellement focalisé sur mes problèmes avec mes amis que j'avais oublié ce qu'avait dit Will, l'état dans lequel je m'étais mis et surtout que j'allais devoir le revoir dans deux jours. Comment je devais réagir ? La réponse me semblait évidente, redevenir celui que j'avais l'habitude d'être et attendre patiemment la fin de l'année.

Ces deux jours passèrent beaucoup trop vite à mon avis, ma mère avait compris qu'il s'était passé quelque chose durant la soirée au vu de mon humeur massacrante mais comme j'avais la mère la plus compréhensive de la terre, elle ne posa pas plus de questions. J'avais bien essayé de me faire porter malade mais ma maternelle à beau être compréhensive elle est loin d'être idiote et m'avait enlevé mes draps pour que je me lève, non mais rendez-vous compte !

Et c'est ainsi que je partis la mort dans l'âme dans ce lycée de l'enfer. Et alors que j'arrivais, j'enfilais mon masque d'impassibilité, l'ancien moi, le Nico émotions zéro comme aimait m'appeler Léo. Je dois bien avouer que c'est à la fois frustrant et effrayant, parce que personne, mis à part Léo, Reyna et Frank, même pas ma mère n'est capable de savoir à quoi je pense. Bien évidemment, la malchance me colle et je remarque Will à côté de la porte d'entrée avec ces soi-disant copains. Je ne ralentis ni n'accélère, je passe juste à côté, comme prévu ils arrêtent de parler mais je ne leur accorde même pas un regard, et encore moins à l'autre connard.

Reste à savoir s'il va m'appeler pour qu'on s'explique ou faire encore plus le faible et ne rien dire. C'est du 50 – 50.

« Nico attend ! Ah, intéressant, comment vais-je faire pour ne pas lui cracher dessus, le plus important c'est de montrer qu'il n'est plus rien pour toi.

- Oui ? Aucune émotion dans ma voix, c'est pas mal.

- Je voudrais te parler s'il te plait … Hum mais c'est une voix bien faible ça mon cher Will.

- Bien sûr, je t'écoute ? Ah, c'est une surprise hein ? tu pensais que j'allais m'énerver ? Et bien non beau blond.

- Euh, pour ce qu'il s'est passé vendredi soir je voulais te –

- T'en fais pas, c'est du passé, autre chose ? Et aller gros con, ça te la coupe hein ?

- Ah euh d'accord, et pour l'histoire avec Drew, je n'ai pas vraiment été cool avec toi et encore moins honnête avec moi. Ah bah tiens, bonne déduction mais trop tard.

- T'en fais pas, vous êtes supers beaux ensemble. Bon aller j'ai cours salut. »

Et sur ce, je m'en allais en classe, en tout cas la surprise pouvait se lire sur son visage, ce qui m'arrachait un petit sourire je dois bien l'avouer. Non mais sans déconner, il s'attendait à ce que je lui pardonne, il n'y a que trois choses que je ne peux pardonner, qu'on fasse du mal à mes amis, vu leurs réactions vendredi soir il doivent partager cette valeur, et à ma mère bien entendu et enfin qu'on salisse la mémoire de mon père de quelque manière que ce soit.

Ce fut également sans surprise que je reçus un appel de groupe lors de la pause de 10h, ou je fus harcelé de question sur le déroulement de mes retrouvailles avec Will bien que Léo fût quelques peu silencieux, enfin, normal après tout. Je leur racontais l'échange et ils me félicitaient quand je vis Will s'approcher de moi et quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'il me demanda un briquet. J'avoue que sur le coup, j'étais un peu surpris, Mais je me repris vite, lui tendit et recommença à parler à parler avec les autres au téléphone.

La sonnerie retentit mais Will était toujours avec moi mais alors qu'il allait ouvrir la bouche je le devançais, bien évidemment toujours d'une voix neutre :

« - je peux avoir mon briquet s'il te plait, je dois aller en cours.

- Tiens, le voilà ton briquet. Mais peut être que tu ne veux pas l'entendre ou pas l'accepter mais je suis tellement désolé Nico, je n'ai presque pas dormi ce week-end, il devait dire vrai au vu de ses cernes horribles, et je n'arrête pas d'y penser. J'aimerais vraiment que tout redevienne comme avant. Touchant, mais non merci

- Quand on est poli on dit merci.

- Hein ?

- Pour le briquet, bon j'ai cours moi, salut. »

Ahhh intéressant, le regard de surprise s'est transformé en colère, mais n'inverse pas les rôles mon grand c'est toi le connard dans l'histoire et tu ne me le feras pas oublier. En plus j'ai trois chiens de garde qui me le rappellent tous les jours en t'insultant, enfin en ce moment plutôt deux mais bon. Donc pour ce regard tu repasseras quand je me serai moqué de ton père en fauteuil, ce qui n'arrivera jamais puisque je ne suis pas comme ça moi. Quoi ? il faut bien que je me défoule puisque je ne peux pas lui dire. Après tout, la colère est bien plus facile à gérer que l'indifférence.

La journée se finit et je me fis encore une fois félicité par mes amis pour ce que j'avais dit à Will. J'étais moi aussi satisfait de mon comportement, je veux dire il l'avait bien mérité mais dans le fond quelque chose me gênait. Pourquoi devais-je à chaque fois me justifier, je veux dire je suis dans le juste. Rah ça m'agace. Enfin on verra bien comment lui réagira.

Point de vue Will :

Bon sang, il me casse les couilles ! Ça fait presque deux semaines qu'il me calcule plus, c'est comme si je n'existais pas. C'est tellement frustrant. J'ai tout essayé, petit sourire, regard de forceur, lui redemander son briquet une deuxième fois, je me suis même engueulé au téléphone avec Drew à côté de lui pour au moins le faire réagir mais rien. Pas même un regard. Je veux dire on était amis quand même, bien sur c'est horrible ce que j'ai fais mais bon.

Juste après la sonnerie des cours Lou Ellen m'appela, et connaissant son tempérament de merde il valait mieux que je décroche, d'autan plus que je la soûlais avec Nico depuis maintenant un bout de temps.

« - Allo ? Lou ?

- Oui oui, passons les convenances un peu tu veux. Alors avec ton noiraud ?

- Lou je t'ais dit qu'on était potes, arrête de l'appeler comme ça tu veux ? Elle était fatigante, elle s'était mise en tête que Nico était amoureux de moi et que j'avais également des sentiments, n'importe quoi vraiment.

- Ouais t'inquiète, bon du coup ?

- Bah toujours rien, il ne me calcule pas. Rah le dire à haute voix m'énervait encore plus.

- Bon clairement t'es un gros connard à avoir dit ça mais c'est quand même bizarre qu'il ne s'énerve même pas, c'est comme s'il souhaitait t'oublier.

- M'oublier ? Mais pourquoi ?

- Bah tu sais, quand notre petit cœur est blessé, on essaie de le réparer en passant à autre chose.

- Bordel mais arrête avec ça, je le saurais quand même si Nico avait flashé sur moi, et qu'est-ce qui te dit qu'il aime les hommes d'abord ?

- Hummm d'après la description que tu m'en fais, je dirais plutôt qu'il aime les deux.

- Mais t'es vraiment tarée ma pauvre, tu l'as à peine rencontré quelques fois.

- Oui et ça m'a suffi et je suis peut-être tarée mais au moins je ne dis pas des choses horribles aux gens que j'aime moi.

- C'est bon tu peux arrêter avec ça aussi, j'ai compris que j'étais un enfoiré de première.

- Bien c'est déjà ça. Bon le problème c'est qu'à ce rythme il ne va plus t'adresser la parole jusqu'à la fin de l'année, surtout que vu la description que tu m'as faites de ces meilleurs amis, ils doivent le pousser dans cette voie.

- C'est sûr, et en plus si j'essaye de renouer des liens ave Nico, cette brute chinoise viendra me tuer immédiatement et sa copine Reyna viendra cracher sur mon cadavre.

- Hm, essayons de gérer un problème à la fois veux-tu. S'il n'a réagi à aucune de tes pitoyables provocations, je ne pense pas que tu arriveras à faire grand-chose sans une aide extérieure, mais ça ne peut pas être moi, il me connait et est au courant de notre amitié, autrement dit, il fuira dès qu'il me verra approcher.

- Tu me fatigues Lou, on dirait que t'es en train d'élaborer un plan pour capturer un putain de Pokémon.

- Un peu de respect jeune homme, j'essaie de te sortir de la merde dans laquelle tu t'es mis tout seul je te rappelle ! Mon dieu qu'elle était épuisante.

- Oui oui désolé. Mieux valais la jouer profil bas, elle avait bien raison sur un point, je ne pouvais rien faire seul.

- Bien, ou en étions-nous ? Ah oui ! Il nous faut quelqu'un que Nico n'a jamais rencontré, le but étant de le provoquer, il faut qu'il réagisse, même la colère serai bien.

- Mais pourquoi ? Déjà qu'il m'ignore, si en plus il à envie de me tuer, ça n'avance à rien.

- Bon sang mais t'es attardé ou quoi ? C'est bien plus dur de parler avec quelqu'un qui t'ignore qu'avec quelqu'un qui est en colère contre toi, d'autant plus que je suis persuadée qu'il veut déjà te tuer.

- Hm.

- Bon je pense qu'il nous reste plus qu'à lui demander à lui.

- Qui ça lui ?

- Will Will Will, qui d'autre que moi voudra bien t'aider à renouer des liens avec le mec chelou de ton lycée ?

- Cecil ? Mais t'es malade ou quoi ?

- C'est la seule solution, en plus il arrive à Lyon dans deux jours. Ça me tuait de l'admettre mais elle avait raison la fourbe.

- Bon j'arrive chez moi, je te laisse te charger de le mettre au courant, je n'aurais pas la patience de tout lui expliquer.

- Oui t'en fais pas, laisse-moi me charger de tout.

- C'est ça, aller salut. »

Bon c'était officiel, je n'avais plus aucune maitrise sur cette histoire.

Point de vue Nico :

Nous étions déjà mi-Mars et je pensais que Will avait abandonné, mis à part ses regards persistants il n'avait plus essayé de revenir vers moi. D'un côté j'étais soulagé parce que je n'avais plus à faire d'efforts pour rester impassible mais d'un autre j'étais quand même un petit peu frustré à croire que j'avais des tendances masochistes. Puis bon ça ne servait à rien de se mentir, je me l'avoue, je le fixais plus que de raison quand lui parlait à d'autres personnes.

Nous étions donc le 16 Mars, je fumais tranquillement lorsqu'un mec, pas moche mais un peu perché, s'assit à côté de moi. Je ne l'avais jamais vu au lycée, je supposais donc que soit il venait d'un autre soit il en avait fait partie avant que je n'arrive. Enfin bon, je relâchais mes défenses parce que ce gars n'était clairement pas le genre méchant ou à se moquer des autres c'était écrit sur son front.

« Yo ! Ok, clairement bizarre. Enfin, j'étais très mal placé pour parler.

- Salut.

- La forme ? Bordel qui disait encore – la forme – sans déconner. Enfin ça avait eu le mérite de me faire rire au moins.

- Euh, oui ça va, et toi ? Qu'est-ce que tu réponds à ça sans déconner.

- Très bien merci. »

Quoi ? C'était une blague ou quoi ? Le mec venait, engageait la conversation et la terminait aussi tôt, mais bon après tout j'aimais bien les gens comme ça et puis sa présence était tout sauf dérangeante. Ah tiens, Will était en train de se faire engueuler par Lou Ellen, qui semblait être la personne la plus censée de son entourage. D'ailleurs il me semble bien qu'il m'avait parlé d'un deuxième ami non ? Et si c'était ce gars et qu'il l'avait envoyé pour m'amadouer. T'es fada Nico, déjà ce gars ne doit surement même pas connaître Will et puis qui irait inventer un plan pareil franchement.

Point de vue Will :

Bordel mais qu'est-ce que faisais Cecil bon sang, il avait pourtant engagé la conversation et Nico avait répondu, il avait même souri, je ne savais pas Cecil aussi drôle pourtant. Et maintenant voilà qu'il se taisait. Rah qu'il m'agaçait !

« - Bah alors mon cher Will, on est jaloux parce que Cecil à réussi à faire sourire son namoureux alors qu'on à pas réussi à tenir une conversation en plusieurs semaines ? Tu peux tout dire à maman Lou tu sais. Mon Dieu quelle sorcière celle-ci, non seulement elle racontait n'importe quoi mais en plus elle sortait de nulle part à chaque fois.

- Tu racontes toujours autant de la merde toi.

- Et soit poli un peu tu veux, je te rappelle que je suis ton aînée.

- Aînée tu parles oui, t'es la plus immature de nous trois.

- Immature peut être mais qui est-ce que bébé Will appelle quand il à fait une grooosse bêtise ? Elle est vraiment insupportable, pourquoi je suis ami avec cette chose sans déconner.

- Très drôle, tu es sûr que t'as bien dit à Cecil tout ce qu'il devait faire et ne pas dire ? Parce que bon, tu connais Cecil quoi.

- Oui oui, ne t'inquiète pas, je lui ai donné mes ordres.

- Tes ordres ? Lou, qu'est-ce que tu lui as dit ?

- Rien de spécial, je lui ai juste soufflé quelques idées ne t'en fais pas… enfin, pas trop. »

Quelle fourbe, je mettrai ma main au feu que c'est une descendante d'une lignée de sorcière. Et je n'ai aucune idée de ce qu'elle à raconté à Cecil, alors si en plus on ajoute la variable que ce gars est totalement imprévisible, on n'est pas sorti de l'auberge. Enfin bon, le mal est fait, advienne que pourra.

Point de vue Nico :

Au moment où j'allais me lever pour partir, le mec étrange reparla.

« - Et donc tu t'appelles Nico ? …

XXX