Chapitre 5: Hogwarts Express

Mélissa fermait sa valise après avoir vérifié son contenu pour la cinquième fois tandis que Adriana prenait la malle qu'elle avait trouvé chez Ennock Ravenclaw, pour la descendre au rez-de-chaussée. Son grand-père les attendait, il s'était rajeunie de plusieurs années le faisant ressembler à un adulte d'une quarantaine d'années, cheveux brun tirant vers le noire.

« -Vous avez bien tout pris les filles, demanda le grand-père ?

-Oui, papy, répondirent en même temps les jumelles.

-Vous êtes sûre ? Parce qu'il y a deux vipères qui s'impatientent devant la cheminée, répondit l'homme avec un sourire en coin. »

Les jumelles coururent vers le salon, se précipitant sur leurs familiers respectifs abandonnés la veille. Les deux serpents allèrent sur les poignets de leur maîtresse et se transformèrent en deux élégants bracelets argentés. Tout de suite après, ils utilisèrent la poudre de cheminette pour aller directement sur le quais 9.3/4.

Lorsqu'ils arrivèrent, seuls leurs amis étaient déjà arrivés. Sur le quais, se tenaient Blaise Zabini, son oncle, Théodore Nott, le père de celui-ci, Pansy Parkinson, dont la mère lissait vainement son uniforme de Hogwarts, Drago qui parlait avec Blaise et Théodore, et Narcissa, la mère de Drago n'était pas accompagnée de son époux, absent à cause d'une affaire urgente au Ministère. L'oncle de Blaise regardait attentivement les amis de son neveu et leurs familles, les jugeant. Il s'arrêta plus particulièrement sur l'adulte accompagnant les jumelles, il sentait plus qu'il ne voyait l'aura de magie sombre émanée légèrement de l'homme mais très brièvement si bien que l'oncle de Blaise cru avoir rêvé. Il avait ensuite entamé une conversation avec le Lord Nott. Lord Voldemort ne voulait pas croiser de traitres-à-leur-sang ou de sang-de-bourbes et décida de partir après avoir rassuré Adriana qu'elle pourra faire changer de camps « H » pour ne pas dire « Harry Potter ».

Adriana fit un signe de tête à sa jumelle et partit du côté des nés-moldus afin de repérer le Survivant. Après un quart d'heure de recherches, elle le vit rentrer sur le quais juste après une famille de rouquins, les Weasley. En voyant cela, elle se dit que ce n'était pas gagné s'ils avaient parlés des Death-Eaters et des préjugés qui existent sur les sangs purs traditionalistes. Adriana suivit le jeune Harry sans se faire remarquée. Lorsque le train démarra, elle vit Harry se mettre dans le dernier compartiment du wagon. Après que l'agitation des au revoir soit passée, elle toqua à la porte du compartiment respectueusement et entra dans celui-ci dès que Harry l'y invita.

« -Bonjour. Est-ce que je peux m'asseoir ? Les autres compartiments sont pleins, mentit Adriana.

-Bonjour et oui bien sûr, lui répondit gaiement Harry. Je suis Harry, Harry Potter, et toi ?

-Je me nomme Adriana Snape, enchantée de vous connaître, Héritier Potter, dit-elle en se fustigeant mentalement qu'il ne connaissait pas l'étiquette sang pur et qu'il la prendrait pour une folle.

-Pourquoi tu m'as appelé « Héritier Potter » ?

-C'est le seul de tes titres que je connaisse. Cela compte en termes de présentation selon l'étiquette. Je pensais que tu l'avais apprise.

-En fait, j'ai été élevé dans une famille moldue, révéla Harry tout en cachant quelque chose à sa possible nouvelle amie.

-Si tu veux, je pourrais t'apprendre les bases de l'étiquette sang-pure.

- « Pourrais » ?

- Oui mais à une condition, tu réponds à mes questions sur les moldus et leurs inventions, répondit Adriana en souriant.

- Ça me va. Dis-moi tu sais dans quelle maison tu iras à Hogwarts ?

-J'hésite entre Slytherin et Gryffindor, répondit sincèrement Adriana. Mon père est le directeur de maison des Slytherin mais j'ai assez de courage d'après mon père pour terminer à Gryffindor. Et toi ?

-En fait, je ne sais pas les caractéristiques des différentes maisons, à part Gryffindor, expliqua un Harry très embarrassé.

-Slytherin est la maison de l'ambition, Ravenclaw, celle du savoir et de l'érudition tandis que Hufflepuff est la maison des loyaux. Il faut que tu saches que ceux répartis à Hufflepuff sont considérés comme des faibles.

-Comment sont considérées les autres maisons ? Réponds-moi franchement, s'il te plaît.

-Ceux de Ravenclaw sont considérés comme des miss et mister je-sais-tout, les rendant insupportables aux yeux de tous, les Gryffons sont des têtes brûlées ne réfléchissant pas avant d'agir.

-Et les Slytherin?

-La plupart des personnes voient des Death-Eaters en herbes ou des mages noires, ce qui rend tous les étudiants de Slytherin sur leurs gardes et ça envenime encore plus la relation avec les Hufflepuff et les Gryffindor.

-Je ne me serais jamais douté de cela , s'exclama Harry après avoir assimilé les faits ! Du coup, je ne suis pas sûr de la maison dans laquelle je vais être réparti.

-Va à Gryffindor, si tu veux être vu en tant que Survivant courageux. Va à Slytherin, si l'ambition te dévore et que tu n'as que faire des histoires de Death-Eaters. Si ça ne te dérange pas d'être vu comme un pion , tu n'as qu'à aller à Hufflepuff et si t'as envie d'apprendre dans le calme, va à Ravenclaw. Sincèrement, je te conseille Ravenclaw car là bas, on ne fixeras pas ta cicatrice tous les jours. Enfin, c'est le Choixpeau qui choisit au final mais il paraît qu'il prends en compte les sentiments des élèves.

-Merci. »

Un silence pesant s'installa entre les deux jusqu'à ce que Harry reprenne la parole.

« -J'ai lu qu'on avait le droit d'emporter un animal avec nous. Moi, on m'a offert une chouette Harfang des neiges que j'ai nommée Hedwige. Tu en as un ?

-Oui mais il n'est pas sur la liste. C'est mon familier.

-C'est quoi la particularité d'un familier ?

-Un familier complète magiquement un sorcier. Le familier est l'ami, le confident du sorcier. C'est la magie qui choisit le familier d'un sorcier. Dès qu'un sorcier rencontre et prend en possession son familier, un lien mental se crée leur permettant de discuter sans que personne ne puisse couper le lien. Si un familier meurt, son sorcier ne meurt pas mais si l'inverse se produit le familier meurt en même temps que son sorcier, si et seulement si le lien mental a été établi.

-Merci de me l'apprendre. C'est quoi ton familier alors ?

-Un cobra de feu, révéla-t-elle après avoir lancé un sort d'intimité, un sort pour verrouiller la porte et un sort pour les prévenir d'une tentative d'écoute.

-Waw, prononça-t-il très intelligemment !

-C'est vrai qu'elle est impressionnante, ria Adriana.

-Tu sais que tu es magnifique, toi , dit Harry sans s'être rendu compte de son changement de langue ?

-T'es fourchelang, demanda Adriana surprise d'entendre la langue de son illustre ancêtre dans la bouche d'un Potter ?

-Fourche quoi ?

-Fourchelang, la langue des serpents. Tu l'as parlé ce qui n'est pas normal, Harry. Le plus connu des parleurs de serpents est Salazar Slytherin, l'un des 4 fondateurs de Hogwarts. Et le dernier à s'être proclamé héritier de Slytherin était l'assassin de tes parents. Harry, le Fourchelang est avant tout un don héréditaire, seul les descendants de Salazar l'ont reçu dans notre pays.

-Toi aussi tu l'as, n'est-ce pas ? Ce qui veut dire que tu descends de Slytherin mais aussi de Voldemort, réfléchi tout haut Harry.

-Harry, fais-moi un serment inviolable pour que tu ne le révèles à personne sauf si je te le permet, dit-elle en se levant devant lui, tout a fait sérieuse et le menaçant de sa baguette magique.

-Je veux bien mais je ne sais pas comment on fait.

-Pointes ta baguette sur ton poignet et répètes après moi, expliqua Adriana. Moi, Harry James Potter, jures sur ma vie et ma magie.

-Moi, Harry James Potter, jures sur ma vie et ma magie, répéta Harry incertain des conséquences de cet acte.

-De ne révéler ni l'ascendance de Adriana Circé Prince, ni tout ce que me diras à l'avenir Adriana Prince, continua la pré-ado.

-De ne révéler ni l'ascendance de Adriana Circé Prince, ni tout ce que me diras à l'avenir Adriana Prince.

-A quiconque sauf permissions de Adriana Circé Prince et de quelconques manières que ce soit.

-A quiconque sauf permissions de Adriana Circé Prince et de quelconques manières que ce soit.»

Un fin trait rouge s'illumina sur le poignet du Survivant pendant quelques secondes, lui donnant la sensation de s'être approché un peu trop près des flammes. Satisfaite, Adriana se rassit calmement dans la banquette à coté de Harry. Harry regarda tour à tour Adriana et son poignet pendant quelques minutes avant de se rasseoir.

« -Tu as raison, Harry. Je suis liée à Voldemort par le sang mais je n'ai jamais été en accord avec le fait que les moldus et nés-moldus seraient inférieurs aux sangs-mêlés, eux-même inférieurs aux sangs-purs. Je trouve ça d'une bêtise sans nom. Par contre, je trouve qu'on devrait organiser des cours de civilisations sorcières, obligatoires pour faire connaître notre monde aux nés-moldus et aux sorciers qui ont été élevés chez les moldus.

-C'est vrai que ça aiderait mais pourquoi ne pas mettre aussi en place des cours de civilisations moldus ?

-Ce sont les sangs-purs qui sont aux pouvoirs, Harry et ils ne peuvent pas s'empêcher de parler des moldus en les traitant moins que des Créatures magiques qui sont traités comme moins important que des animaux. Peu de personnes s'intéressent au monde des non-magiques et il y a encore moins de personnes qui veulent en faire un vrai cours à Hogwarts. »

Quelqu'un toqua à la porte et ouvrit. C'était un garçon roux dont les vêtements étaient de mauvaise qualité et bon marché. Il traînait derrière lui sa valise, d'une main et de l'autre tenait une cage avec un rat dedans. Heureusement, Angitia, le cobra de feu s'était retransformée en bracelet au poignet de sa maîtresse.

« - Je peux venir ? Tous les autres compartiments sont pleins, mentit le garçon en commençant à rentrer.

-Moi, ça ne me dérange pas. Et toi, Adriana ?

-Je n'y vois pas d'objections. Du moment, que ton rat ne sorte pas de sa cage, ça me va.

-Oh ! Ne t'inquiètes pas, Croûtard ne mords pas, dit-il en s'asseyant en face de Harry. Moi, c'est Ron, Ron Weasley.

-Adriana Snape, se présenta platement la jeune fille.

-Et moi, Harry, Harry Potter, dit-il enjoué à la possibilité de se faire un nouvel ami.

-Alors, tu… tu as la… la cicatrice, demanda Ron en bégayant d'excitation ? »

Harry releva en souriant sa mèche de cheveux pour montrer sa cicatrice en forme d'éclair. Ron laissa tombé un « Waw » impressioné, pendant que Adriana fixait intensément Ron.

« -Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça, finit-il par demander ?

-Ce que j'ai, moi? Regardes un peu ta réaction. Tu ressembles à un enfant qui regarde un monstre de foire demandant qu'il fasse des tours pour t'amuser ! Harry n'est pas une bête de foire ! C'est un sorcier en devenir comme toi, se fâcha Adriana!

-C'est comme même le Survivant, il a vaincu Vous-savez-qui !

-Il est surtout un orphelin qui par miracle a survécu face à la mort de ses parents ! »

Harry écoutait attentivement l'échange et repensa à son cousin Dudley lorsqu'ils avaient été au zoo. Quand on y pense, Ron a eu au final la même réaction que Dudley face à la fosse aux lions. Son cousin avait failli tombé dedans tant il bondissait d'excitation. Harry s'en voulait de ne pas l'avoir compris et d'avoir satisfait la curiosité de Ron.

Peu de temps après, la vendeuse de bonbons arriva et Adriana lui acheta des choco-grenouilles et des sucettes colorantes, tandis que Harry voulut acheter tout le cadis de friandise mais se freina sous l'impulsion de Adriana qui lui conseilla d'acheter un peu de tout. Au final, Harry avait acheter un quart du contenu du cadis de marchandises, qu'il partageas avec Ron, qui faisait pitié avec ses petits sandwiches.

Après le passage de la marchande, la porte resta ouverte. Plusieurs dizaines de minutes et de choco-grenouilles dévorées plus tard, une fille rousse, probablement en première année comme eux, se plaça devant l'entrée du compartiment.

« -Vous n'auriez pas vu un crapaud ? Un garçon nommé Neville a perdu le sien.

-Non, aucun, répondit Harry.

-Bonjour, au fait, dit Ron. Je m'appelle Ron Weasley, et toi?

-Je suis Hermione Granger, en regardant dédaigneusement Ron qui avait une tache sur le nez. Et vous, demanda-t-elle se tournant vers Harry et Adriana ?

-Adriana Snape.

-Harry Potter.

-LE HARRY POTTER ! Tous les livres de l'actualité des 50 dernières années, ne parlent que de toi pendant une vingtaine de page !

-Peux-tu épargner nos oreilles, s'il te plaît, demanda avec énervement Adriana? Et puis, tes parents ne t'ont pas appris à te comporter normalement avec autrui, même avec une célébrité dont tu ne connais que ce que les livres racontent ? D'ailleurs, comme chacun d'entre-nous ici, les auteurs de ses livres ne savent pas tout de Harry, ils ne savent que la coïncidence entre la chute de Vous-savez-qui et le meurtre des parents de Harry. Ils l'ont surnommé le Survivant et se sont fait du fric sur son dos. Au fait, juste pour info, l'Histoire est écrite par les vainqueurs et donc la vérité a pu être cachée en partie voir déformée totalement, déclara-t-elle calmement et dans un souffle. »

Hermione avait blêmit de plus en plus au fil de ce discours et lorsque celui-ci fut fini, elle présenta des excuses à Harry et quitta le compartiment mais Adriana la rattrapa dans le couloir.

« -Hermione, tu es une née-moldu pas vrai ?

-Ça te dérange, peut-être, demanda méchamment la jeune fille qui essayait de retenir ses larmes ?

-Non, je suis même fière d'avoir trouvé au moins une née-moldu qui veut apprendre à connaître le monde sorcier.

-Ah oui ?

-Je voulais m'excuser de mettre fâchée autant contre toi. C'est juste que la plupart des gens prenne Harry pour une bête de foire ce qui m'enrage car ils négligent ainsi son humanité et le fait qu'il ne soit qu'un orhelin de la guerre, comme tant d'autres.

-Excuse acceptée.

-Je vais te donner un conseille. Si tu veux te faire des amis ici, reste toi-même si tu vas à Ravenclaw ou à Gryffindor ou encore à Hufflepuff. Mais si jamais tu es répartie à Slytherin, tu auras besoin de mon aide pour te faire des alliés.

-Et en quoi aurais-je besoin de ton aide ?

-Il n'y a que des Sang-purs et de rares Sang-mêlé à Slytherin et hélas la plupart sont tout à fait contre la venue de nés-moldus dans notre société. Tu te ferais attaqué dès la première nuit là-bas... Si tu veux, je peux t'apprendre la culture at l'étiquette sorcière. Il existe des livres mais ils sont bien trop chers pour les nés-moldus. A moins qu'ils soient riches chez les moldus, et encore ça dépend du taux de change et de l'édition des livres.

-Ça ne t'embêtera pas?

-Si je te le propose. Si on est dans la même maison, tu veux bien être dans la même chambre que moi ?

-Bien sûr. »

Les deux filles se séparèrent, repartant chacune de leur côté.