J'ai fait quelques modifications à ce chapitre en plus de le corriger

Bonne lecture

Chap 18: Train et Bienvenue au Manoir Slytherin

Le trio d'azur se trouvait dans le train du retour. Hermione avait commencé une tirade dès le départ du train de Hogsmeade, sur Noël, ses origines, ses repas spécifiques et le but de la fête. Cela faisait une demi-heure qu'elle en parlait et Adriana bien qu'intéressée au début commençait à se lasser. Harry décida d'interrompre son amie qui reprenait son souffle.

«- Mione, tu recommences à le faire.

- Faire quoi?

- Tu recommences à déballer tout ton savoir sans nous laisser discuter. En plus, tu te répètes, répondit le garçon.

- Ça doit être l'âge, taquina gentiment Adriana.

- Roh ça va! Je vous rappelle que je ne suis que 8 mois plus vieille que toi, Adriana. Et puis, c'est pas souvent que je peux t'expliquer quelque chose.

- Oui mais de là à remonter plusieurs siècles en arrière pour me parler de l'origine des cadeaux, c'est un peu fort.

- Au fait, Adriana vous fêtez quoi chez les sorciers ?

- Là, nous allons fêter Yule qui a deux points communs avec votre Noël : ça ne se fête pas seul et on s'offre des cadeaux. Jusqu'à minuit, on dépose nos offrandes pour Magia. Et à minuit, le maître des lieux devient le maître de cérémonie et demande dans un très vieil anglais à Magia si elle accepte les offrandes. Si c'est oui, toutes les offrandes disparaissent totalement absorbés par la terre, ce qui est une bénédiction pour tous ceux présents.

- Et si Magia ne les accepte pas, demanda Hermione?

- Ça fait des siècles que ça ne s'est pas passé mais on raconte que les offrandes ont pourri et que l'odeur s'était encrée à la famille qui organisait. Il paraît même que tous le membres de la famille sont morts dans d'atroces souffrances, sauf les déshérités et les enfants en bas âge qui sont morts dans leur sommeil.

- Mais c'est horrible, s'écria Hermione !

- Adriana, est-ce que la légende raconte ce qu'ils ont fait pour énerver ainsi la déesse, demanda Harry inquiet ?

- Et bien, tout dépend des versions. Depuis quinze ans, la version raconté dans les livres est qu'ils avaient pratiqué de la magie noire pour amener le mauvais œil sur leurs opposants. Les versions plus anciennes racontent qu'ils n'avaient jamais offert de bonne chose à Magia, même lorsqu'ils en avaient les moyens, que des vivres inconsommables et qu'ils avaient aspiré la magie de leurs ennemis.

- Adriana, t'es sûr que tu n'exagères pas un peu là, demanda Harry en voyant Hermione se liquéfier face à l'idée d'être séparée de sa magie ?

- Bien sûre que j'exagère ! La magie n'est pas noire, dit-elle en souriant.

- Attends! Tu veux dire qu'on peut vraiment être totalement coupé de sa magie, demanda Hermione ?

- Oui. N'utilise jamais de cadeaux dont tu n'es pas sûre de l'expéditeur. Même si ça ne va pas forcément te coûter ta magie, c'est toujours des sorts que tu préfères éviter.

- C'est quoi les plus fréquents, demanda intéressé Harry ?

- Les potions d'amour dans les cadeaux de Saint-Valentin : ça t'oblige à tomber amoureux de quelqu'un, même si tu ne l'as jamais apprécié. Il y a aussi les poisons qui sont présents pour toutes les fêtes, surtout s'il y a des votes politiques importants en approche, mais ils sont plutôt rares de nos jours. En vérité, les sorts qui coupent de sa magie étaient surtout utilisés lors d'héritages de grosses sommes ou d'un grand pouvoir politique. D'ailleurs, cela ne m'étonnerait qu'à moitié si tu recevais ce genre de cadeau, Harry.

- Et pourquoi, demanda le concerné ?

- Qui voudrait la mort du Garçon-qui-a-survévu ? Et puis sans compter ce statut, rien que le fait d'être l'Héritier Potter te fait accumuler la richesse et le pouvoir politique. Le titre de Survivant te donne la gloire et peut-être plus de richesse encore.

- Pourquoi aurait-il beaucoup plus d'argent de par ce stupide titre, questionna Hermione ?

- Tout simplement parce qu'il y a du avoir des personnes qui ne voulaient pas donné leur héritage à leurs héritiers potentiels qui ont décidé de mettre le Survivant en héritier totalitaire ou même la magie familiale qui te désigne comme héritier. C'est ce qu'il s'est passé avec Albus Dumbledore lorsqu'il a vaincu Grindelwald.

- Comment est-il possible que la magie familiale puisse désigner un héritier, demanda Hermione?

- Je suppose qu'un chef de famille a utilisé durant les siècles de l'histoire de sa famille un sort ou un enchantement pour désigner l'héritier grâce à un fait guerrier, par exemple. Il praît que c'est le cas de la famille Gryffindor: pour devenir le lord ou la lady de cette famille il faudrait entre autre avoir fait un acte guerrier. Mais il ne s'agit que d'une rumeur.

- Et sinon, vous allez faire quoi à part fêter Yule, changea Hermione de sujet ?

- Adriana m'a gentiment invité chez elle mais les Dursley m'attendent à l'entrée de la gare.

- Comment ça se fait, je pensais que tu venais chez moi directement, s'étonna l'héritière !

- Mc Gonagal m'a fait savoir que les Dursley avaient déjà été prévenu et qu'ils viendraient me chercher, dit-il penaud .

- On part directement chez moi. De toute façon, les Dursley n'ont plus aucun droit sur toi grâce à père, rappela Adriana.

- Oui, c'est vrai. »

Ils continuèrent à parler de tout et de rien, leur discussion seulement entrecoupée par la vendeuse de confiseries à laquelle ils achetèrent des choco-grenouilles. Dès que le train arriva dans la gare, Hermione parti, ne voulant pas faire attendre ses parents plus longtemps, tandis que les deux autres restèrent dans la cabine pour parler.

"-Ad', je crois qu'il vaut mieux que je retourne chez les Dursley.

- Tu n'es pas sérieux, là ? Harry, est-ce que tu as croisé le regard du directeur avant de partir, commença à s'emballer Adriana?

- Non, c'est pas ça. Le fait de ne pas aller avec eux va forcément amener des soupçons. J'avais cru comprendre qu'il fallait justement les éviter.

- Je n'y avais pas pensé... Dis-moi ton plan.

- Il y a un parc assez proche de chez les Dursley. Je m'y cacherais jusqu'à ce que tu arrives. L'adresse du parc est

- Pas besoin de l'adresse. Je viens avec toi. Je me charge des Dursley. Arriver là-bas, j'appellerais mon elfe de maison qui nous amènera chez grand-père. C'est bien pour toi ?

- Oui, c'est parfait, bien que je doute que les Dursley t'acceptent dans la voiture. D'ailleurs, on devrait y aller si on ne veut pas se les mettre à dos encore plus."

D'un coup de baguette, Adriana rapetissa leurs malles tandis que Harry calmait Hedwige. Les deux sortirent de la gare. Harry reconnut très facilement son oncle et s'avança vers lui en jetant des regards incertains à la jeune fille confiante à ses côtés.

"- Monte dans la voiture, je suis pressé, fit Vernon sans regarder qui était avec Harry.

- Bonjour, Mr Dursley, dit Adriana en interrompant Harry qui s'avançait vers la voiture. Je me nomme Adriana Prince. De part ses affaires avec notre bien aimée souveraine, Père n'a pas pu venir me chercher et vu qu'il s'agit du jour de congé de nos employés, je n'ai aucune solution pour rentrée au manoir. Harry m'a proposé de vous demander de l'aide. Il m'a dit que sachant tout cela, vous seriez fort heureusement enclin à m'aider.

- Euh, je... Oui, bien sûr, venez dans ma voiture. Ma femme sera ravie d'apprendre que Harry s'est fait d'aussi bonne fréquentation que vous, Miss Prince. Allez, dépêche-toi Harry, ne vois-tu pas que ton amie attends?"

Harry ouvrit la portière à Adriana puis la referma derrière elle et monta dans la voiture. De temps en temps, Vernon lançait des regards interrogateurs aux deux jeunes assis à l'arrière qui se faisaient des messes basses.

"- Comment t'as fait pour te faire accepter si vite, demanda Harry en fourchelangue choqué de la facilité déconcertante de son amie à obtenir quelque chose de son oncle?

- La famille Prince a été anoblie dans les années 1880 après une fusillade de Londres. Depuis, notre famille est encore connu bien que depuis la guerre contre Grindelwald, on n'a pas vraiment eu le temps de renouer avec la royauté.

- Attends-toi à apprendre beaucoup de choses sur Dudley, chuchota Harry."

Arriver chez les Dursley, Adriana fit le même manège devant Pétunia et Dudley, la femme essayant de mettre en avant son "merveilleux" fils au détriment de Harry.

"-Vous savez mon fils étudie à Smelting, avait commencé fièrement Pétunia.

- Et ma famille étudie à Hogwarts et à Oxford depuis la création de ses deux écoles, Madame Dursley. Honnêtement, je ne vois pas ce qu'il y a de satisfaisant à envoyer son fils à ce stupide collège qu'est Smelting. Vous pourriez peut-être lui offrir mieux, si vous ne dilapidiez pas un bon quart du salaire de Monsieur votre mari dans vos repas, dit d'entrée de jeu Adriana tout en laissant apparaître un magnifique bracelet qui n'était autre que Angitia son cobra de feu.

- Comment osez-vous?

- Comment osez-vous hausser le ton alors que je ne vous donnais qu'un simple conseil qui bénéficierait à la santé de votre famille et à votre compte bancaire? Ne pouvez-vous point voir la vérité dans mes dires? Votre fils, comme votre mari, court un grand danger avec leurs surpoids morbides. Je ne fais que sonner une alarme qui a du être sonnée par les soignants devant lesquels votre fils a du forcément passé. Comment pouvez-vous vous dire parfaite mère lorsque votre enfant atteint le poids de trois jeunes de son âge? Il n'a peut-être pas encore de problèmes de santé mais ça ne serait tardé. Je n'ai pas besoin d'être sorcière pour le voir."

Après sa diatribe, Adriana et Harry partirent de la maison et marchèrent un peu sans rien dire, la fille étant réellement énervée contre Pétunia et Vernon qui restaient obstinément aveugles aux problèmes qui les menaçaient. Elle se calma alors qu'ils arrivaient au parc de Magnolia Road. C'est là que Adriana appela son elfe, Misah qui les fit transplanner.

Les deux adolescents arrivèrent dans une salle dénuée de meuble si ce n'est le porte manteau, une cheminée illuminait la petite pièce de son feu.

"- Suis-moi. Je vais te montrer ta chambre puis je t'emmène voir grand-père.

- Euh... Es-tu sûre qu'il ne me fera aucun mal, demanda Harry, toujours pas rassuré de rencontrer Lord Voldemort? Enfin, je veux dire: Quirrel a essayé de me tuer pour m'offrir à ton grand-père. Et je te rappelle que Voldemort avait bien essayé de me tuer, alors que je ne lui avait strictement rien fait.

- Harry, c'est lui qui m'a demandé de t'emmener ici dès aujourd'hui au lieu d'aller à l'Impasse du Tisseur, la maison de mon père. Il voulait passé du temps avec toi, plus que simplement le jour de Yule.

- Il veut apprendre à me connaître? Comment peux-tu être sûre que ce n'est pas un piège?

- Ce n'est pas un piège, Harry! Je lui ai dit, dès le premier weekend de septembre, que tu étais fourchelangue. Dès qu'il l'a su, il nous a demandé de veiller sur toi et de te préparer à savoir d'où te venais ce don.

- Oh.. C'est bizarre que le meurtrier de mes parents et de beaucoup d'autres veuille me protéger, dit-il en emphasant le "meurtrier".

- Harry! C'était la guerre! Tous les jours, on apprenait de nouvelles morts. Tu n'es pas le seul à avoir perdu ta famille. A la fin de la guerre, il n'y avait pas un seul élève de Hogwarts qui ne pleurait pas un être cher. Qu'ils soient enfants de Death Eater ou de partisants de Dumbledore, ils pleuraient tous leurs morts.

- Je sais bien ce qu'est une guerre Adriana mais ça n'excue en rien tous ces morts!

- Sais-tu combien de famille neutre sont tombés réellement sous les sorts des partisans de Lord Voldemort, demanda calmement la jeune sorcière?

- Je ne sais pas. Une vingtaine peut-être.

- Faux. Le camp de grand-père n'a décimé que deux familles neutres. En tout, Dumbledore et ses sbires ont détruit 32 familles, entièrement. Et ce n'était pas que des familles de Death Eater. Des enfants en bas âge qui n'avaient rien demandé! Après la guerre, Dumbledore s'est arrangé pour falsifier les documents, imputant les crimes à des partisants de grand-père ou rajoutant des soi-disantes preuves d'affaires avec l'ennemi! Alors oui, j'admet que grand-père s'y est pris mal et qu'il n'aurait pas du s'investir dans une guerre, mais prends conscience, Harry, que tes parents y ont participé et que leur côté n'était pas si irréprochable qu'on nous laisse le croire.

Un silence s'installa entre les deux alors que Harry assimilait ce que venait de lui dire son amie. Après un certain temps, il finit par dire:

"- Je comprends."

Après un silence moins pesant, le jeune garçon se décida à demander d'une voix plus enjoué:

"- Dis, t'as pas un conseil pour moi. Pour quand je serais devant ton chef de famille?

- Tiens-toi bien et ne fonce pas tête baissée dans les conclusions faciles. Mais sois le plus naturel possible. Tu es chez toi ici."

Ils parcoururent un long couloir sans fenêtre ni portrait puis débouchèrent dans un hall d'entrée en parquet. Ils montèrent l'escalier de marbre blanc jusqu'au deuxième étage.

"- Harry, tu nous excuseras mais les elfes n'ont pas encore fini de reconstruire l'aile Nord où nous dormons habituellement. Du coup, tu vas devoir dormir dans la plus petite chambre du château, désolée."

Avant que Harry puisse la rassurer, elle ouvrit la porte laissant le garçon voir la pièce qui serait désormais sa chambre pour ces vacances. Il resta muet, et si ses muscles n'étaient pas aussi tendus d'appréhension pour la rencontre avec le tueur de ses parents, sa mâchoire serait certainement au sol. Il n'avait jamais vu de chambre aussi grande et encore moins en occupé une. Un lit pour deux personnes occupait le milieu du mur en face de la porte, de chaque côté du lit se trouvait une table de chevet. Un grand bureau de chêne était face à la baie vitrée, avec une chaise dont le dossier laissait entendre le confort que le jeune sorcier aurait en s'y asseyant. Une penderie et une commode étaient placées derrière un paravent en toile claire. A quelques pas de la penderie se trouvait un lavabo accompagné d'un miroir.

"- Je t'avais prévenu que la chambre était petite. Est-ce qu'elle te plaît comme même, demanda Adriana en jouant avec ses doigts?

- Ad', je n'ai jamais eu de chambre aussi grande. Bien sûr qu'elle me plaît !

- Oh, excuse-moi, je ne savais pas.

- C'est pas grave. Tu dois encore me montrer quelque chose avant d'aller voir ton grand-père, demanda-t-il en essayant de mettre de côté que le patriarche était le meurtrier de ses parents?

- Ma chambre est juste à ta droite lorsque tu sors de ta chambre. Maintenant, allons dans le salon, Grand-père nous y attends."

Les deux jeunes descendirent un étage puis allèrent à la première porte à leurs droites. Après un regard d'encouragement, Adriana toqua à la porte, un "entrez" étouffé leur répondit. Dans un fauteuil, devant une cheminée, un homme aux cheveux châtain foncé fermait un livre qu'il déposa sur la table basse. L'homme se dirigea vers sa famille tout en gardant son regard fixé sur Harry.

"- Alors c'est toi, Harry Potter. Je dois t'avouer qu'on pourrait imaginer tout autre chose en pensant au Survivant, dit-il d'un ton moqueur.

- Cela a un certain avantage pour se fondre dans la masse. Je ne me doutais pas non plus de vous voir si en forme, dit Harry encore totalement crispé.

- Tu as raison Harry, les fausses idées sont à notre avantage à tous les deux, dit-il en les invitant à s'asseoir. Adriana m'a dit pour ce qu'il s'est passé avec Quirrel. C'était courageux mais stupide de te jeter sur un sorcier adulte ainsi. Tu as bien failli mourir, ne refais plus jamais ça."

Harry sourit à cette déclaration, malgré le ton menaçant qu'avait pris on interlocuteur.

"- Tout le monde, moi le premier, pense que vous m'en voulez pour ce qu'il s'est passé il y a dix ans et ne souhaitez que me voir mort. C'est déroutant mais pourtant si plaisant de voir combien je semble compter pour vous, s'expliqua-t-il.

- Tu comptes réellement, corrigea l'adulte dans un murmure. J'aimerais bien être là pour voir la tête du vieux directeur lorsqu'il s'en rendra compte, sourit le chef de famille. Par contre, j'aimerais bien savoir ce qui vous a prit au tant de temps pour revenir. Il me semblait avoir prévu ce rendez-vous à trois heures , il y a donc deux heures.

- Les Dursley attendaient Harry à la sortie de la gare, commença Adriana.

- Ne pas retourner chez les Dursley aurait amené les soupçons du directeur, alors j'ai eu l'idée d'y retourner et d'y rester jusqu'au soir, répondit Harry encore sous le choc de ce qu'avait dit l'adulte. A ce moment-là, je serais parti pour le parc dans lequel j'aurais donné rendez-vous à Adriana.

- Mais cela voulait dire te faire attendre encore plus alors je suis montée dans la voiture de ce moldu. Arrivés chez eux, nous sommes partis vers le parc où j'ai appelé Misah pour qu'elle nous emmène ici.

- Oui après avoir frappé ma chère tante dans son estime, sourrit Harry en repensant à la tête de Pétunia.

- C'était bien vu. Il est vrai que je n'y avais pas pensé. Maintenant, voyons voir ces barrières qui repoussent mon potioniste."

Dans la tête de Harry, au lieu de trouver une résistance, il rentra facilement dans l'esprit du plus jeune. Haussant mentalement les épaules, il partit à la pêche aux infos. Il se trouvait dans une pièce sombre et sans fenêtre, dos à lui une porte en dessous de ce qui restait d'un escalier. Il regarda les autres portes qui portaient des traces évocatrices du douloureux passé qu'elles renfermaient. Par curiosité, il ouvrit la petite porte sous les escaliers et vit le souvenir qui y était. Il se voyait pointant sa baguette sur Lilly, se surprenant à penser qu'il aurait du remarquer la ressemblance avec sa propre fille: même nez, même menton, même forme des yeux. Il se vit la tuer sans hésitation. Il se vit se pencher sur le bébé, ricanant de l'idée même q'un enfant puisse le tuer. Il se vit lancer le sort de mort. Il vit ce sort qui l'avait fait l'être le plus craint du monde magique britannique, le détruire. Néanmoins, le souvenir ne s'arrêta pas là. Il vit un faisceau vert frapper le front de Harry mais contrairement à l'émeraude de l'impardonnable, ce vert-là était teinté de quelque chose de bien plus sombre. Il prit note de faire de plus amples recherches. Le souvenir se termina sur Harry, venant d'être confié par Sirius Black à Hagrid et emporté par le garde-chasse.

Il sortit du souvenir et n'ayant pas envie de faire souffrir son neveu en allant fouiner dans ses autres mauvais souvenirs décida de sortir de l'esprit de Harry. Lorsqu'il ouvrit les yeux, Séverus et Mélissa, baguettes en mains, le fusillaient du regard comme s'il venait de leur annoncer qu'il avait assassiné l'entièreté des sorciers, tandis que Adriana tenait un Harry tremblant et se tenant la tête. "Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?" se dit-il.