Désolée pour l'attente. Bonne lecture

Chap 19: Contre-coups

Harry avait l'habitude qu'une certaine chaleur lui vienne de sa cicatrice. Même avant Hogwarts, il lui était arrivé de ressentir cette chaleur: Harry avait compris en entrant dans le monde magique que sa cicatrice le chauffait lorsqu'il était en présence de magie et que il avait du, les fois où la cicatrice chauffait dans son passé, par hasard, être à proximité d'un lieu magique ou en contact physique avec un sorcier se promenant dans les rues moldues. Le dernier cas pouvait sembler improbable mais il lui était arrivé d'être accosté par des individus qui lui ont serré la main alors qu'il ne les connaissait pas et sa cicatrice avait en effet chauffé à ces instants-là. La chaleur, généralement si douce lorsqu'il était dans le Hogwarts Express et d'autant plus à Hogwarts, était devenu bizarrement plus forte au fur et à mesure qu'Adriana et lui s'approchaient de la pièce où se trouvait le chef de famille. Il avait mis ça sur le dos de la très grande puissance magique que donnait la conjugaison de celle du lieu, de l'ex-mage noire, et des autres individus présents ici et n'y avait pas fait plus attention. Bien que s'il y avait vraiment réfléchi, il aurait pu comprendre que son raisonnement ne tenait pas debout : il était impossible que la magie de Hogwarts et de tous ceux qui y vivent soit plus faible que celle du manoir Slytherin.

Mais maintenant, il avait mal. Non, horriblement mal. Sa cicatrice le brûlait tellement. Il ne comprenait pas pourquoi mais l'augmentation de la douleur coïncidait avec la présence du maître des lieux, et plus que sa présence son regard sur lui semblait faire augmenter la douleur un peu plus. Mais ce qui l'avait abattu était la douleur ressentie lorsque l'homme rentra dans son esprit. Harry le sentait. L'adulte était arrivé directement dans le sous-sol où il avait rangé le pire de son passé. Et il avait regardé le dernier souvenir de sa mère. Il avait revu la scène qu'il connaissait par cœur puisqu'elle hantait ses cauchemars depuis son plus jeune âge. Sa mère, se tenant entre l'homme qui venait de fracassé la porte et lui. La supplique de la femme pour qu'il soit épargner. Le rayon vert touchant sa mère qui tombe sur le sol. Les yeux rouges de l'individu qui lui souriait d'un air mi-moqueur mi-prédateur. La lumière verte. Habituellement, c'était là où s'arrêtait le cauchemar mais cette fois-ci, le souvenir avait continué. A sa plus grande surprise, le professeur Snape était arrivé en courant. Il avait pris dans ses bras le corps de sa mère, pleurant en cœur avec le bébé qu'était Harry à l'époque. Après s'être calmé, l'homme avait récupéré la baguette du mage déchu et s'en était allé en lançant un dernier regard empli d'inquiétude à l'enfant puis parti en entendant un cri au rez-de-chaussé. Le professeur fut remplacé par un adulte qui était familier au jeune sorcier sans pouvoir se souvenir de son nom. L'homme avait les cheveux ébouriffés par sa course. Lui aussi se jeta sur le corps de Lilly Potter afin de vérifier si elle était morte mais dès qu'il le compris, son regard dévia tout de suite sur l'enfant qui avait essayé de lui expliquer entre deux sanglots que sa « mama fait dodo parce que le vilain a fait une lumière verte avec sa baguette » et que sa maman ne se réveillait pas. L'enfant demandait à l'homme, qu'il avait appelé « Pafou » de l'aider mais l'homme lui dit en le prenant dans ses bras « Je suis désolé, Prongslet, papa et mama ne se réveilleront plus jamais. Personne ne peut y faire quoique ce soit ». Pafou descendit l'escalier, le petit dans ses bras. Hagrid vînt à sa rencontre et lui demanda de lui donner Harry pour qu'il l'emmène voir Dumbledore. Le souvenir se termina lorsqu'un sort gris claire fonça sur le bébé.

Harry émergea dans le monde réelle. Il senti qu'il était dans l'étreinte de quelqu'un qui lui massait le dos. La brûlure dans sa cicatrice avait largement diminué mais elle restait douloureuse. Gardant les yeux fermés, il se les frotta d'une main découvrant ainsi que c'était ses , tandis que de l'autre, il massait sa cicatrice dans une vaine tentative de faire disparaitre la douleur. Les bras qui le serraient jusqu'à présent s'abaissèrent doucement, le geste était suivi d'une voix qu'il connaissait bien.

« - Harry, est-ce que ça va, demanda la voix inquiète d'Adriana ? »

Le jeune sorcier hésita : devait-il lui mentir pour la rassurer ou lui dire la vérité et l'inquiéter encore plus ? La réponse vînt de son professeur de potion.

« - Harry, est-ce que c'est la cicatrice ou autre chose qui te fait mal ?

- La cicatrice, répondit-il d'une voix rauque comme s'il avait hurlé plusieurs heures.

- Peux-tu nous dire exactement ce que tu ressens, lui demanda le maître des lieux ?

- Ca brûle plus fort que d'habitude. C'est pire que de toucher la cuisinière en marche, expliqua Harry. »

Les deux adultes blêmirent à cette explication, bien que ni l'un ni l'autre ne l'avoueraient même sous la torture.

« - Elle brûle plus ici que pendant les cours de …, s'arrêta-t-il brusquement les yeux écarquillés par la compréhension.

- Harry, est-ce que ça va?

- Quirrel était Mangemort, n'est-ce pas ?

- En effet, il avait prit la marque pendant les vacances d'été durant mon séjour en Albanie, répondu le lord sans trop comprendre où voulait en venir Harry.

- Vous aussi n'est-ce pas, demanda le jeune sorcier en se tournant vers son tuteur?

- Viens en au fait, dit Mélissa.

- Je croyais que ma cicatrice s'agitait en présence de magie mais c'est plus que ça. Elle brûle lorsque je suis en contact avec votre magie, expliqua l'héritier Potter en se tournant vers le patriarche. Mais pourquoi ? »

L'ex-ennemi public numéro 1 se mit à tourner en rond dans la bibliothèque, allant d'une étagère à l'autre feuilletant rapidement des livres. Il continua pendant cinq minutes avant de se stopper brusquement.

« -Tu as trouvé quelque chose, grand-père, demanda Adriana?

- Comment ne l'ai-je pas remarqué plutôt, s'écria l'interpellé en se précipitant sur Harry, fixant la cicatrice de ses yeux rouges ?

- Qu'est-ce qui se passe, demanda Harry qui sentait la douleur s'accroître au fil de minutes ?

- Le soir d'Halloween 1981, j'avais déjà créé septs horcruxes. Le morceau d'âme qu'il me restait était extrêmement fragile. Ta mère a du te dessiner cette rune de protection juste avant que je n'entre dans ta chambre. Quand l'avada est revenu sur moi, il est possible que ça a eu le même effet que le rituel de division de l'âme.

- Mais c'est impossible, dit Séverus ne volant pas y croire .

- Même après avoir réunifié mon âme, je ne me suis pas senti complet, Severus. J'ai pensé que c'était le simple fait que Nagini soit encore mon Horcrux à ce moment-là. Mais j'avais tord.

- Comment le retirer, demanda Adriana ? Ce n'est peut-être pas bon de garder un horcrux ainsi.

- Nagini est en pleine forme, dit Mélissa pour apaiser sa sœur. De plus, c'est à Harry de décider s'il veut garder ce morceau d'âme.

- Ce n'est pas si simple. Quand votre grand-père a repris l'horcrux en Nagini. Il y avait déjà un lien de familier qui a grandement aidé le rituel. Mais les autres horcruxes ont été détruits pour certains, grandement endommagé pour d'autres, expliqua le professeur de potion.

- Je ne veux pas m'en débarrasser, dit Harry en passant au-delà de la douleur. »

Cette phrase fit naître des regards étonnés sur le visage de chacun.

« -Quoi, s'écrièrent les trois Prince ?!

- Quand j'aurai une plus grande maîtrise des arts de l'esprit, je pourrai, si besoin est, vous appeler sans que quiconque ne le sache à part nous deux, vu que vous êtes passé outre mes défenses et êtes rentré directement dans mon placard sous l'escalier.

- Je n'y avais pas pensé, dit Tom impressionné. Séverus, tu prends en main son apprentissage en occlumensie. Arranges-toi pour qu'il passe le reste de l'année en retenue.

- Il faudrait une très grosse erreur pour justifier ça, pensa l'adulte.

- Je ne vois qu'un vol d'ingrédients ou une erreur dangereuse dans une potion, réfléchit Adriana.

- Va pour le vol d'ingrédients. Tout changement dans une potion pourrait conduire à un allée simple à l'infirmerie.

- Quelle est la prochaine potion qu'on devra faire ?

- Un philtre contre la toux.

- Si je me souviens bien de mes lectures, il y a de l'essence de belladone que l'on doit ajouter à un moment extrêmement précis, dit en souriant Mélissa.

- Exact. La rajouter trop tôt provoque une émanation de fumée tandis que la mettre trop tard ne fait qu'amoindrir les effets de la potion, expliqua le professeur.

- Père si un chaudron explose du côté des puff', tu sera qui tu dois réellement blâmer, dit Adriana, un petit sourire aux lèvres.

- Vous avez intérêt à me rendre une potion parfaite. Tous les trois, dit le père d'un air sévère.

- Il faut que tu améliores ton niveau d'occlumensie, Harry, dit le maître des lieux en s'éloignant du jeune sorcier.

- Je le sais bien, monsieur.

- Ne m'appelle pas monsieur, s'il te plaît Harry. Appelle moi Tom. Nous sommes en famille après tout.

- Une famille, murmura Harry peinant encore à y croire. »

Harry et les jumelles descendirent dans le laboratoire accompagnés de maître de potions, laissant le mage noire à ses recherches. Ce dernier voulait absolument trouver un moyen pour au moins diminuer la douleur que ressentais son neveu. Comment pouvait-il lui révéler leur lien de parenté s'ils ne pouvait être à moins de 2m sans que le plus jeune soit pris de violent maux de tête?


Après avoir réussi leur philtre contre la toux, les trois jeunes quittèrent le laboratoire qui, contrairement à ceux de l'école, était lumineux, aéré et propre, pour se rendre dans la salle d'armes. La salle rectangulaire comportait de nombreuses armures et mannequins d'entraînement alignés contre les deux plus long murs. Contre les deux autres murs se trouvait une collection impressionnante d'armes blanches et même quelques armes à feu au plus grand étonnement de Harry.

"- Voici la salle d'armes. C'est là qu'on s'entraîne, Mélissa et moi depuis nos 9 an à peu près.

- Et vous savez vous servir de toutes ses armes?

- Bien sûr! Bon, on manque un peu d'entraînement pour les armes à feu mais on les a jamais vraiment utilisé avant, répondit Mélissa.

- En même temps, c'est pas Méphisto qui t'aurait laisser ses armes en mains, vu la peur qu'il en avait, ria Adriana sans se préoccuper de Harry.

- Oui! Surtout quand tu en avais une en main, répliqua Mélissa!

- Dixit celle qui en visant devant elle touchait la cible à 3m côté de la sienne, ricana Adriana."

Elle se lancèrent quelques piques avant de se rendre compte que Harry était présent et qu'elles avaient parlé de leur apprentissage spécial sans gènes devant lui.

"- Vous ... Vous avez été entraîner à tuer dès vos neuf ans , demanda Harry, choqué?

- Nan, répondit Adriana

- Dès nos quatre ans, corrigea Mélissa.

- Vos quatre ans ! Mais comment..

- Il faut que tu saches, Harry, que nous n'avons pas vécu ici entre nos quatre et 9 ans, commença Adriana.

- Après la mort de notre mère, une famille de tueurs à gages nous a élevé comme leurs petites soeurs, continua la jumelle.

- Ceux sont eux qui nous ont appris à nous servir de ses armes.

- Dans le but qu'on fasse comme eux.

- Et vous.. Vous avez tué des gens?

- Harry, on n'avait pas le choix, dit Adriana en essayant d'apaiser son ami. Si on ne le faisait pas, ils nous auraient fait subir bien pire que la torture physique.

- Lors d'une mission avec Méphisto, j'ai refusé de tuer une fillette qui m'avait vu assassiner son père, commença Mélissa en tournant le dos à sa soeur et son petit cousin. Méphisto l'a tuée. En rentrant, il m'a enfermée dans une geôle. Lui et Samael ont ensuite enfermé Adriana dans la cellule en face de la mienne. Ils nous ont torturées jour et nuit durant une semaine. L'un torturait physiquement Adriana tandis que l'autre m'obligeait à regarder. Le peu qu'ils nous donnaient à manger n'était suffisant. Adriana ne doit sa survie qu'à sa magie et à Elisabeth qui nous avait sortie des cachots après une semaine. J'ai appris que sans notre grande soeur d'adoption, on y serait resté encore deux semaines et Adriana y serait morte et moi avec. Alors oui, nous avons tué des gens par contrat, oui nous avons tué des innocents qui ne faisaient que passer au mauvais endroit, au mauvais moment, mais c'était pour nous protéger."

Les deux expliquèrent leur histoire à Harry qui les regardait, médusé. A la fin du récit, Adriana et Mélissa se tenaient dans les bras l'une de l'autre, s'empêchant mutuellement de verser les larmes qui menaçaient de couler dès qu'elles pensaient à leur passé.

"- Je comprends mieux maintenant pourquoi tu pouvais me rassurer sur l'aspect de mon paysage mental, lâcha Harry après un instant.

- Je te l'ai dit, les événements du passé et du présent changent le palais mental d'une personne, dit Adriana.

- On a encore 1h30 avant le repas, signala Mélissa. Vous voulez faire quoi?

- On pourrait te faire visiter cet aile du manoir, si tu veux Harry, demanda la jumelle?

- On est dans une salle d'arme, alors pourquoi pas revoir les sorts qu'on a vu cette année. J'ai quelques difficultés avec certains sorts en charme.

- Ah oui? Pourtant tu les réussis à chaque fois, s'étonna l'aiglon?

- Jamais du premier coup.

- Je ne vois aucun problème à ça, à part un manque de concentration, commenta la slytherin.

- Le problème est qu'à chaque fois que je lance un sort, soit rien ne se passe, soit le sort agit beaucoup trop bien.

- Commença beaucoup trop bien, demanda son amie?

- Par exemple, le sort de lévitation. Soit j'y arrive pas, soit l'objet en lévitation s'élève rapidement pour se cogner au plafond et redescendre ensuite lourdement. Dans le deuxième cas, je me sens fatigué après.

- Je vois. C'est un problème de dosage, compris la vert et argent.

- De dosage?

- Soit tu ne laisses pas assez ta magie s'étirer vers l'objet à ensorceler et donc il ne se passe rien, soit tu utilises trop de magie d'un seul coup, et donc le sort fonctionne trop bien, expliqua la bleu et argent.

- Et qu'est-ce que je peux faire pour arranger ça?

- Il faut t'entraîner sur des mannequins spéciaux. Ceux que nous avons ne sont pas fait pour ça.

- Quelle est la différence?

- 20 000 gallions supplémentaires à l'achat.

- Mais il n'y a pas que ça. Ces mannequins sont ensorcelés pour être insensible aux effets réels des sorts qu'on lui lance.

- Il change de couleur selon si tu y mets trop peu ou trop de magie ou la quantité parfaite de magie. Bien sûr, il peut aussi agir comme les mannequins normaux en activant les modes combat ou duel.

- "Combat ou duel", il y a une différence?

- Les duels sorciers sont régis par une multitude de règles qui sont différentes d'un pays à l'autre, bien qu'il y ait des ressemblances. Les combats sorciers... Et bien comment dire, réfléchit Mélissa?

- Tous les coups sont permis. Tu peux te battre avec des armes blanches, ta magie ou tes poings. Mais c'est très mal vu de se battre avec autre chose que sa magie."

Et ils continuèrent à parler jusqu'au souper qu'ils prirent avec leur tuteur mais le maître des lieux avait décidé qu'il mangerait dans la bibliothèque dans laquelle il s'était enfermé et avait exigé de n'être dérangé que s'il y avait danger de mort imminente pour l'un des membres de sa famille.

Review?