Chap 20: Noël au Manoir Slytherin

C'était le 25 décembre. Harry avait passé les trois derniers jours à apprendre à connaître Mélissa et son tuteur. Les deux premiers jours, les trois élèves de première année avaient fait leur devoir ensemble, utilisant la bibliothèque de la malle de Adriana puisque le maître des lieux monopolisait celle du manoir afin de trouver un moyen d'être avec Harry sans que celui-ci n'est trop mal pour faire quoique ce soit.

Durant ses trois premiers jours, Harry avait vu une facette de Sverus Snape que personne d'autres que sa famille et ses proches connaissait: le côté pédagogue du maître des potions. L'homme lui avait montré un livre sur les potions qui était bien mieux expliqué que ceux de l'école mais inutilisable en cours puisque son auteur était l'un des rares elfes des bois ayant tenté de percer dans l'enseignement malgré les innombrables lois anti-créatures.

Harry se levant ce matin-là se demandait à quoi devait-il s'attendre aujourd'hui. Après tout, depuis la mort de ses parents, il n'avait jamais rien eu pour Noël. Lui-même n'avait pas eu le temps d'acheter quoique ce soit pour ces hôtes, alors pourquoi devait-il s'attendre à recevoir un présent de leur part ? Regardant sa montre, il vit qu'il était 5 heures du matin. « Trop tard pour se rendormir et trop tôt pour se lever », pensa-t-il en prenant son livre de DCFM. Après une quinzaine de minute, il changea d'avis et alla prendre sa douche.

Trente minutes plus tard, il était prêt et se décida finalement à descendre malgré l'heure matinale. Harry alla directement en cuisine, simplement pour observer les créatures aux oreilles pointues. Il était toujours fasciné de les voir travailler avec tant de joie. Il avait déjà interpellé un elfe de maison pour lui demander pourquoi était-il si heureux de travailler en esclave. Le sorcier se souvenait encore du regard attristé de l'elfe quand il avait sans le vouloir dit qu'il avait vécu comme un elfe de maison chez son ancienne famille. L'elfe, nommé Lómion qui voulait dire Fils du crépuscule, s'était autoproclamé défendeur de l'Enfant-éclair, surnom que lui avait donné les petites êtres magiques.

Lómion venait d'ailleurs d'apparaître devant Harry.

« - Le jeune maître ne devrait pas être ici. Le jeune maître devrait encore dormir, réprimanda-t-il.

- Je n'arrive pas à me rendormir, Lómion.

- Le petit déjeuner des maîtres n'est pas encore prêt, Enfant-éclair, informa une très jeune elfe dénommée Anardil.

- Je m'en doutais, Anardil. Mais je vais attendre que les autres se lève pour manger, ne t'inquiète pas, sourit le jeune sorcier.

- Mangez au moins ce fruit, Maître Harry, s'écria Lómion!

- D'accord mais juste un seul. Allez remettez-vous au travail tous les deux avant que Celeanar n'arrive, dit-il connaissant la terrible réputation de la sévère chef des elfes de la maison Slytherin. »

Les elfes avaient décidé d'un commun accord que le jeune maître était trop maigre pour son bien, alors dès qu'il finissait sa banane, celle-ci repoussait comme s'il ne l'avait pas touché. Il était étrange pour Harry d'avoir quelqu'un qui prenait réellement soin de lui. C'est pourquoi après la troisième « réincarnation » de la banane, il partit à la bibliothèque.

Lorsque à 6 heures, le maître des lieux entra dans la salle à manger, il fut surpris d'y voir Harry, parlant avec Nagini comme s'ils se connaissaient depuis des lustres.

§- Et c'est là où Adriana m'a rejoint, Quirrel était en train de m'étrangler mais elle a eu le courage de lancer un petrificus totalus sur lui. Bon, ça l'a pas touché mais lancé un sort de quatrième année à notre âge, c'est comme même magnifique !

- Tu oublies qui est son grand-père, Enfant-Eclair, répondit Nagini.

- Comment pourrait-on l'oublier? Il est comme même le sorcier le plus craint dans ce pays, alors qu'il est déclaré mort !

- Je ne comprends pas pourquoi les sorciers refusent de prononcer le surnom que mon sorcier s'est donné, siffla Nagini avec réelle incompréhension. C'est triste de ne jamais entendre « Lord Voldemort ».

- Et quelle idée aussi de le renommer« Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom »? Je comprends parfaitement qu'on ne prononçait pas son nom de mage noir pendant la guerre avec le sort de tabou, mais il a été déclaré mort depuis 10 ans! Normalement, les sorts de longue durée s'arrêtent lorsque le lanceur est mort, non?

- Sauf si le sort a été lié à une gemme de pouvoir, intervînt le maître des lieux de la chambranle de la porte.

- Bonjour, monsieur Tom. Je pensais que les gemmes de pouvoir n'étaient qu'un mythe?

- Elles existent encore mais leur extraction a brutalement stoppé après un éboulement qui tua des milliers de nains et de gobelins.

- Les nains et les gobelins travaillaient ensemble, s'étonna le plus jeune!

- C'est en se rejetant mutuellement la faute de cette tragédie que les deux peuples finirent par s'éloigner l'un de l'autre allant jusqu'à se détester, expliqua l'adulte.

- Merci pour cet informationBon, je vais remonter dans ma chambre. Je ne voudrais pas vous déranger pendant que vous prenez votre petit déjeuner, dit Harry sans se rendre compte qu'il parlait encore en fourchelangue.

- Ne te donne pas cette peine, Harry. Tu es ici chez toi. De plus, je voulais te voir par rapport à ta cicatrice.

- Je vous écoute, répliqua Harry en se mettant droit.

- J'ai trouvé deux sorts qui expliquerait la douleur que tu ressens en ma présence, dit-il repassant à l'anglais. La seule manière de savoir lequel de ces deux sorts a été lancé sur toi, j'ai besoin d'un cheveu avec le bulbe. Selon la couleur que prendra la potion après avoir ajouté le cheveu, je saurai la marche à suivre pour régler le problème.

- Dommage qu'il n'existe aucun sort qui annule tous les sorts, soupira Harry...

- Le finite incantatem annule la plus part des sorts blancs et même quelques sorts « noirs » basiques mais ça ne marcherait pas dans le cas présent. Ta cicatrice sent vraiment trop la magie noire pour ça. Je vais peut-être avoir besoin de ton sang pour contrer le sort.

- Bien. Vous avez un récipient et un couteau, s'il vous paît ? »

Aussitôt demandé, aussitôt apparu. D'un geste précis, Harry empoigna le couteau et se coupa la paume de la main gauche. Tom récupéra le sang dans la fiole qu'il venait de faire apparaître. Voyant que son touché empirait la douleur de Harry, il s'empressa de lâcher sa main tout en appelant Celeanar pour qu'il soigne le jeune sorcier, ce que s'empressa de faire l'elfe, tout en réprimandant Harry qui aurait très bien pu couper moins profondément. Ensuite, le jeune garçon eut le plaisir de ne pas être le seul à être réprimandé par l'elfe. En effet, le sorcier adulte avait voulu disparaître en catimini pendant que Celeanar était occupé mais c'était sans compter la rapidité de l'elfe qui fit claquer la porte d'un claquement de doigt.

«- Maître, vous n'êtes comme même pas assez fou pour penser rater votre petit déjeuner, n'est-ce pas, demanda sombrement le chef des elfes ?

- Non, mentit éhontément le propriétaire des lieux !

- Vous êtes sûr, Monsieur? Dans le cas contraire, je suis sûr que la vénérable Délia se fera un plaisir de vous donner la béqué, déclara doucereusement le chef des elfes. »

Harry eut la surprise de voir le grand-père de sa meilleur ami blanchir sous la menace. Le jeune sorcier eu le réflexe de baisser la tête lorsque son « ancien » (il en doutait encore) ennemi se rappela qu'il y avait un témoin.

«- Je vais reposer ce livre à la bibliothèque, dit rapidement Harry en sortant tout aussi vite du salon. »


Autre part dans le manoir

Adriana venait de s'habiller lorsqu'elle vit un phœnix aux plumes bleues, noires et argentées sur le rebord d'une des fenêtres de sa chambre. Après avoir ouvert la fenêtre, elle s'inclina devant la créature légendaire, attendant d'avoir une réponse de l'oiseau qui ne se fit pas prier, trillant d'acceptation. La sorcière élémentaire de feu caressa d'abord l'animal quelques minutes avant de défaire le lien qui retenait la lettre dont le cachet de cire était dépourvu d'armoiries. Il était inhabituel que le cachet de cire soit sans aucun dessin ou relief car c'était un manquement à l'étiquette. Etant l'héritière de la branche principale de la famille Prince, elle avait cacheté sa lettre aux Flamel du symbole des Princes c-à-d un dragon surmontée d'une couronne. La prudence étant le maître-mot de sa conduite, elle utilisa tous les sortilèges de détection de sa connaissance sur l'enveloppe scellée sous le regard indigné du phœnix qui avait l'air de dire « Tu penses vraiment que j'aurais laissé une enfant prendre une lettre piégée? ». Les différents sorts lui renvoyèrent simplement un charme qui ne laissait visible la lettre qu'aux yeux du destinataire et du destinateur. Rassurée, elle ouvrit la lettre.

"Chère A. Prince,

Je dois avouer que votre lettre nous a surpris, mon épouse et moi-même et que nous avons d'abord pensé à une mauvaise farce.

Mais après la soudaine disparition d'un professeur de Hogwarts ainsi que quelques discussions avec le directeur Dumbledore, nous nous sommes vus forcer de vous croire sur parole.

Pour ce qui est de votre demande de rendez-vous, nous acceptons de vous rencontrer à la banque de Londres à la seule condition que la rencontre soit faite en la présence de notre chargé de compte.

Si vous acceptez cette condition, accrochez la broche qui se trouve jointe à la lettre. Il s'agit d'un portkey qui vous mènera directement dans le bureau de notre chargé de compte à 11h le 27 décembre. J'espère que vous ne viendrez pas les mains vides.

Bien à vous,

N. Flamel"

Il s'agissait de bien plus que ce qu'elle avait espéré en écrivant sa lettre quelques jours plus tôt. Elle allait pouvoir rencontrer les Flamel! Maintenant, il ne lui restait plus qu'à trouver un moyen d'être seule lorsque le portkey s'activerait. Quoiqu'elle pouvait peut-être venir accompagné de Harry, après tout il est celui qui a récupéré la Pierre… Descendant les escaliers, Adriana se disait qu'elle se présenterait accompagnée de Harry s'il était à proximité lors de l'activation du portkey. Elle se décida à donner un mot d'explication à Misah qui aurait pour mission de le donner à son père à 11h01 le 27 pour qu'il ne s'inquiète pas de sa future disparition.

Mais aujourd'hui n'était pas un jour pour concocter des plans: il s'agissait de Noël! Pas qu'ils commémorent la naissance du Christ comme les Moldus le font. Non. Depuis qu'elles étaient de retour dans leur famille, leur grand-père avait décidé d'instaurer la tradition de s'offrir des présents ce jour-ci malgré le fait que Yule ne tombait que tous les 4 ans le 25 décembre, tombant le 26 les autres années. Elle rentra dans la salle à manger essayant de ne pas éclater de rire en voyant Celeanar, un air sévère sur le visage juste derrière son grand-père qui ,lui, tentait de ne pas paraître gêné du regard sévère de l'elfe et celui, moqueur, de Harry qui cachait son sourire espiègle derrière un bol de céréales. C'était bien la première fois qu'elle voyait son petit cousin aussi détendu en présence de son grand-père et cela lui plaisait. Bon, ils étaient tous les deux aux extrémités de la pièce mais au moins ils étaient détendus en présence l'un de l'autre, ce qui était déjà une grande avancée compte-tenu du passif de son grand-père.


…..Le soir venu…

Harry venait de se mettre au lit en ce 25 décembre, repensant à cette journée remplie de surprise et de joie. En effet, malgré le fait d'avoir fini son repas assez rapidement, Tom fit signe à Harry de rester assis et d'attendre que tous aient fini de manger. Lorsque ce fut fait, le sorcier aux yeux verts eut la surprise de voir apparaître devant lui une petite pile de cadeaux à la place de son bol. Quatre cadeaux se trouvaient devant lui mais il n'osait même pas les approcher de peur qu'ils disparaissent. Ce n'est que lorsque les regards des trois Slytherin et de la Ravenclaw se firent trop pesant que le dernier Potter comprit que les cadeaux étaient réellement pour lui.

Le premier qu'il choisi de déballer était emballé d'un papier cadeau moldu le démarquant des autres par ces couleurs criardes. Hermione avait du l'envoyer hier soir, se dit-il en découvrant la triologie de Tolkien Le Seigneur des Anneaux. Il en avait lu quelques extraits, plus jeune, les rares fois où il arrivait à entrer dans la bibliothèque de l'école mais n'avait jamais pu connaître la totalité de l'histoire à cause de Dudley et sa bande.

Le deuxième cadeau qu'il avait ouvert lui était offert par Séverus et il s'agissait d'un ouvrage marqué par le temps parlant des potions médicinales. Il n'était certes pas encore au même niveau que les filles du professeur mais il démontrait une volonté d'apprendre qui le mènerait certainement au niveau de Séverus si ce n'est au dessus, lui avait confié le potioniste.

Le troisième cadeau venait de Mélissa qui lui avait offert ce qu'elle appelait « la panoplie complète du vrai sorcier » qui comprenait deux collections fort coûteuses sur l'étiquette sang-purs pour l'une et les devoirs d'un héritier d'une noble et ancienne famille pour l'autre ainsi qu'un bon d'achat pour Chez Mrs Guipire afin qu'il ait une garde-robe "digne de son rang » avait-elle expliqué. Le dernier cadeau à déballer , offert par Adriana, était un coffret dans lequel reposait un cahier et une plume.

« Le carnet est ensorcelé pour ne jamais être à court de pages. La plume est enchantée pour retranscrire exactement tout ce qu'elle entend, contrairement aux plumes à papotte qui change les dires des personnes pour en vicier le sens. Ainsi tes notes seront toujours correctes et complètes» lui avait expliqué sa cammarade de maison. Le garçon avait remercié cette famille qui lui tendait les bras tout en leur demandant pardon pour ne rien avoir acheté pour eux. Ensuite, ils repartirent tous chacun de leurs côtés, Tom et Séverus allant au labo de potion, les trois hogwartsv ,,j ,kiens se dirigeant vers la volière pour remercier Draco, Blaise et Daphnée pour les jumelles et Hermione pour Harry et Adriana qui avait reçu de la rousse trois livres de la série « Pour les nuls » sur l'électricité, l'internet et les ordinateurs. Par la suite, les jumelles et Harry s'amusèrent dans la neige toute l'après-midi, Mélissa ne se gênant pas pour utiliser son contrôle élémentale sur la neige pour former de gigantesque boule de neige tandis que Adriana faisait fondre les dites boules avant qu'elles ne l'atteignent, ou du moins tentait de le faire. Les trois ayant enfin agi comme les enfants qu'ils sont encore, rentrèrent trempés et gelés (à par Mélissa qui de par son contrôle ne ressentait pas le froid) par la neige, profitant d'un bon chocolat chaud servis par les elfes de maison.