Il avait toujours détesté ces satanés volatiles. Ils ne faisaient que trainer sur les cheminées ou dans la rue en maculant les briquettes rouges des trainées blanchâtres de leurs déjections. Ils étaient si sales, si gros et dégoutants. Et pourtant ils le regardaient d'un air snob lorsqu'il les dépassait rapidement d'un air affairé. Il n'en pouvait plus de ces pigeons de rue crasseux qui passait leur temps à ne rien faire alors que lui trimait à délivrer lettre après lettre. Il avait hâte que la retraite approche et qu'enfin il puisse se reposer. Mais en attendant il continuait avec fierté de délivrer son courrier en faisait fi des regards moqueurs de ces vauriens qu'il supportait de moins en moins. C'était peut-être l'âge qui le rendait acariâtre ? Ou peut être qu'il l'avait toujours était ? En tout cas une chose était sure plus ça allait et plus il sentait la moutarde lui monter au bec quand ils les voyaient se moquer de lui et ses lettres. En attendant lui il ne faisait pas rien de son temps. Il avait un métier et une cage bien douillette qui l'attendait chez sa famille de sorcier. Se rengorgeant, il tourna la tête de l'autre côté pour ne plus regarder les pigeons perchaient sur la cheminée du terrier sans voir la fenêtre fermée de laquelle il se rapprochait dangereusement. En un bang sonore il se pris soudain la vitre avant de glisser le long de la fenêtre et d'atterrir pile dans les géraniums de la jardinière sous le regard goguenard de ces maudits piaffes.