Yo ! Je reprends cette fiction, et ne vous inquiétez pas, je vais la terminer.
J'ai relu l'histoire hier, et je ne sais pas trop pourquoi, mais cette fiction c'est un peu mon bébé, je l'adore (alors que l'idée est quand même un peu tordue j'avoue x)). J'ai écrit ce chapitre, petit c'est vrai, en quelques heures, j'en suis honnêtement assez fière^^.
J'espère que ça vous plaira aussi ! Enjoy !
Zoro tenait ses résolutions. Il n'approchait pas Sanji, le laissait vivre, le laissait venir à lui. Il avait cessé d'accorder à Sanji des plages de sommeil, sans non plus forcer la main du destin. C'est-à-dire qu'il ne changeait pas d'habitudes, continuait ses entraînements et faisait une sieste lorsqu'il le désirait. A ce rythme, Sanji finirait par s'endormir en même temps que lui tôt ou tard, il le savait tout deux. Pour être honnête, Zoro préférerait que le blond se résigne, et vienne vers lui de lui-même, dans la réalité. Il le voulait totalement consentant et conscient de son emprise, plutôt que de le voir cacher ses sentiments derrière une prétendue malédiction. Mais bon, il prendrait ce qui viendrait, et verrait ce qu'il advient.
Sanji, lui, était écartelé entre des sentiments contradictoires. Chaque fois qu'il croisait Zoro, celui-ci lui souriait, ou lui faisait un clin d'œil. Il le soupçonnait même de se rendre de plus en plus souvent dans la cuisine torse nu, le corps trempé de sueur, simplement pour s'exposer devant lui. Et il devait admettre que ça ne le laissait pas indifférent. Il se masturbait de plus en plus, ce qui en retour, lui donnait envie de dormir. Et s'il essayait toujours de le faire en pensant à de belles jeunes femmes, il ne pouvait nier que l'image de Zoro se glissait parfois dans ses pensées. De plus en plus, il le déshabillait du regard, chaque fois que le bretteur tournait les yeux. Il se plaisait même à imaginer sa défaite, toutes les manières délicieuses de se rendre à Zoro, d'exulter entre ses bras, alors même qu'il avait bien trop de fierté pour rendre ces songes réels.
Pourtant, Sanji savait que le vert avait raison, et que le temps jouait contre lui. Les rêves partagés ne s'arrêteraient pas de si tôt, pas avant d'être allé au bout, tout au bout. Les sensations semblaient si réelles, ce serait comme l'avoir fait en vrai. Dominé par le Marimo... Au moins, s'il se rendait en face, il pourrait poser ses conditions, et éviter que ses rêves ne le posent dans une situation trop honteuse. Il s'imaginait totalement soumis et désireux face au bretteur. Tout bonnement impensable. Et en même temps, aller voir le Marimo et lui dire qu'il jetait l'éponge, et le laissait faire ce qu'il avait à faire ? Ahaha, non. Bref, il était coincé.
Alors les jours s'écoulaient, le cuisinier ne faisait que de brèves siestes, trop rapides pour rêver. Son état physique ne laissait plus de place au doute, il était au bout du rouleau, et plus personne ne savait comment l'aider sans le vexer. Une île approchait, ils accosteraient dans quelques jours, mais ils en étaient à se demander si le cuistot pourrait tenir le coup jusque là. Sanji se posait la même question. Un soir où l'équipage était vraiment inquiet, l'épéiste se glissa dans la cuisine. Il trouva le cuistot assis sur un banc, une tasse de café fumante entre les mains, sursautant presque à son arrivée :
- Oï cook, tu viens faire une sieste avec moi ?
Quel connard. Il le provoquait, ne lui épargnait rien. Sanji lui répondit d'un simple doigt d'honneur.
- J'ai rarement vu une loque pareille. Même Usopp te battrait en combat singulier, et sans son arme.
Sanji fulminait. Il savait que le bretteur avait raison, mais il voulait tellement le frapper, le faire souffrir pour oser énoncer ces vérités. Toutefois, il ne pouvait se résoudre à subir l'humiliation d'une défaite face à son rival, alors qu'il lui avait toujours résisté.
- Qu'est-ce que tu trouves le plus humiliant, continua Zoro, être absolument incapable de te battre, ou baiser avec un autre homme ?
Mais il allait se taire bordel ? A défaut de faire sens pour tout le monde, la logique de Zoro s'accordait parfaitement à celle de Sanji. Ses capacités de combat, peut-être même plus que sa cuisine ou sa galanterie, étaient l'essence de sa fierté. Et son rival piétinait celle-ci au sol sans le moindre remord. Le bretteur s'assit en face du blond, se penchant vers lui :
- D'ailleurs, tu n'es même pas obligé de parler. Tout le monde en a marre de te voir dans cet état. Ecoute, embrasse-moi, je prendrais ça pour un oui. On fera ça tranquillement, ici ou dans une chambre, comme tu veux. Ne t'inquiète pas, je sais m'y prendre.
Sanji cligna des yeux. Il lui proposait de se rendre comme ça, si « simplement » ? Il n'allait pas en profiter pour se moquer de lui et l'obliger à reconnaître à haute voix sa défaite ? Le blond ricana. Ils devaient être tous en effet bien inquiets. Les lèvres de Zoro, à une distance respectable mais atteignable, étaient tellement tentantes. Elles avaient l'air douces, avec une douce odeur de rhum qui s'en échappait. Si simplement, il pouvait les toucher... Ecourter ce cauchemar au plus vite, il était las de se battre. Quoi qu'il arrive, il perdait à la fin. Toutefois, il ne voulait pas laisser au bretteur la satisfaction d'avoir réussi à le convaincre. Il se leva, et quitta la pièce. Il était temps d'aller prendre une bonne nuit de sommeil.
Tout l'équipage le vit avec surprise quitter la cuisine et se rendre dans le dortoir des garçons. Zoro avait réussi ? Alors qu'il pensait être tenu en éveil par ses appréhensions, et peut-être avoir l'occasion de pré-imaginer un rêve qui ne heurterait pas trop sa sensibilité, Sanji s'endormit en fait au moment même où il posa la tête sur l'oreiller.
zZz
Sanji se trouve dans une chambre d'allure confortable, éclairée par une lumière matinale. Par la fenêtre, il aperçoit des champs à perte de vue, remplis de fleurs en pleine éclosion. Se tournant vers le lit, il voit… PUTAIN DE BORDEL DE MERDE… Zoro, diablement excitant, entièrement nu, les poignets fermement liés aux barreaux du lit, le souffle court et une trique d'enfer entre les jambes. Le blond perçoit dans son regard un flot d'excitation, mais aussi, semblerait-il, une pointe d'inquiétude, qui s'évanouit aussitôt.
- Sourcil-en-vrille, c'est bien toi ? Je veux dire, le vrai toi ? demande le bretteur
Sanji réfléchit. Oui, il semblerait qu'il ait bien possession de tous ses moyens d'action et de réflexion. Foutu esprit tordu. C'était quoi cette situation de merde ? Comment il allait s'en sortir ? Son indécision ne trompe pas Zoro. Il a bien affaire à son vieux rival, tout à fait conscient de la situation. Le bretteur se met à rire, s'attirant le regard interrogateur du blond, qui ne voit vraiment pas en quoi sa position pouvait lui sembler risible.
- Je ne t'imaginais pas pervers à ce point. Et tu oses prétendre que tu ne me désires pas ? C'est quoi le plan maintenant ?
Sanji détourne le regard du corps attaché. Ce n'est pas que la vue de l'érection de Zoro le dégoûte, mais elle l'empêche de réfléchir. En effet, quel est le plan maintenant ? Il se dirige vers la porte, fermée évidemment. Il va devoir rester dans la même pièce que Zoro dieu sait combien de temps.
- Oï cook, tu as le choix. Soit tu restes là à me regarder, soit tu t'occupes de moi, soit… tu me détaches. Crois-moi je saurais quoi faire, moi.
Le blond veut s'allumer une cigarette, mais il n'en a pas. Décidément, l'attente risquait d'être longue. Surtout avec ce Marimo, qui ne peut s'empêcher de parler. Ce Marimo, dont le corps si désirable est magnifié par les premières lueurs du soleil. Ce Marimo, qui l'avait tant provoqué, et qui lui était enfin offert, vulnérable et soumis. Attendre face à cet appel à la débauche, c'était mission impossible. Si Sanji décidait de faire quelque chose, ça voulait dire qu'il acceptait une relation avec le Marimo. Jusqu'au bout, sa conscience voulait qu'il cède de sa propre volonté, hein ?
- Dépêche-toi de prendre une décision, ça commence à devenir inconfortable ici, le provoque le Marimo
Sanji lui jette un regard froid, calme. Il sait ce qu'il va faire. Il se rapproche du lit et déclare, toisant son rival :
- Tu n'es pas vraiment en position de me donner des ordres.
- Ah oui ? Et qu'est-ce que tu vas me faire ? M'étrangler ? Boh, je ne mourrais qu'en rêve. M'exciter ? Je n'attends que ça, et crois-moi, tu le seras autant que moi.
Le cuisinier s'assoit tranquillement au bord du lit, et pose doucement sa main sur le torse de l'épéiste. Si dur, si parfait... Il n'avait jamais autant admiré un corps d'homme. De son côté, Zoro est surpris par la douceur et la chaleur que lui transmettent ces caresses minimes. De plus, le calme certain du blond ne lui annonce rien de bon.
- Mais, vois-tu Zoro, je suis en possession de certaines informations que tu n'as pas.
Son nom dans la bouche de son rival fait tressauter la virilité du bretteur. L'autre sait pertinemment à quel point cela l'excite.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Alors Sanji lui sourit, un sourire de prédateur que le vert connaissait bien, car c'était généralement lui qui l'arborait.
- Tu es actuellement sous l'effet de puissants aphrodisiaques.
Zoro écarquille les yeux. Cela expliquait tout, la chaleur qui bouillait dans ses reins, son excitation douloureuse et l'effet que lui faisait Sanji. Ce dernier se complaît à le voir réaliser la délicatesse de sa situation. Le blond a accès à ses souvenirs, et notamment aux scènes précédant l'instant présent. Il semblerait qu'il ait fait prendre à Zoro, à son insu, une bonne dose d'aphrodisiaques et des calmants. Qu'il ait profité de son hébétude pour l'amener ici et l'attacher lui-même au barreau. Qu'il l'ait laissé en place quelques heures, le temps que les calmants cessent de faire effet, et qu'il ait ensuite renouvelé la dose d'aphrodisiaques. Bref, il l'avait piégé, et en grande pompe. Le vert devait littéralement brûler de désir.
- Tu souris moins, reprit Sanji, qu'est-ce qui t'arrives ? Est-ce que l'excitation redouble, maintenant que tu sais qu'elle est multipliée, ou bien c'est l'idée d'être entièrement à ma merci qui t'impressionne ?
Zoro, un peu effrayé, mais toujours impertinent, réplique du tac au tac :
- Quand bien même tu m'aurais drogué, tu ne connais tellement rien au corps des hommes que je doute que tu puisses me faire grand-chose.
Sanji hausse le sourcil :
- Alors, que le jeu commence.
Un chapitre court, mais parce que j'avais vraiment envie de l'interrompre ici xD. La suite arrive bientôt, c'est promis (pour de vrai pour une fois). Pas sûre qu'elle soit très longue non plus cela dit, car j'ai pas en tête toute la transition vers la fin de l'histoire encore.
N'oubliez pas, une review fait toujours plaisir :) ! (Et accélère l'arrivée de la suite^^)
