Versailles Drabble
Chapitre 3:
Soleil Orange
Note de l'auteure : Bien le bonjour très chers amis. Je vais vous faire lire la troisième partie de cette fiction. Bon alors vous l'avez compris, c'est plutôt chaud pour Louis et Guillaume, mais aussi pour Chevalier et Liselotte qui ont peur des représailles. Et je crois qu'ils ont raison. Mais comment vont faire nos deux blondes pour s'en sortir ? Quelle est la demande tant attendue ? Tout de suite, la réponse à vos questions dans ce merveilleux chapitre ! XD Et nous, on se retrouve en bas. ^-^
« Pour la énième fois, où voulez-vous en venir ? Faites vite, je suis pressé et peux patient. »
Suivit depuis ce début de mâtiné, Guillaume d'Orange, roi d'Hollande, fixait la jeune femme blonde aux yeux bleus qui lui avait été vaguement présentée comme étant la femme de monsieur. Elle lui parlait maintenant depuis vingt minutes d'un sujet qu'il ne comprenait qu'à moitié, ne l'écoutant pas vraiment, fatigué dès les deux premières minutes de tout les détours qu'elle et l'autre prenaient et comme elle ne semblait pas vouloir le laisser en paix, elle lui fit amèrement regretter ce jour où il l'avait vu comme étant timide et mal à l'aise, la rendant assez inintéressante. Il souffla devant le soudain mutisme de Madame ainsi que le visage quelque peut apeurer de son compagnon qui semblait presque être son frère à ses yeux. Blond, les yeux bleus et indécollable. Bref, tout aussi insupportable. N'en pouvant plus de ce mutisme et connaissant parfaitement la fin de cette discussion car il voyait le sujet abordé, il voulu tourner court à tout ça et se mit à parler.
« Est-ce que les français sont toujours ainsi ? Je veux dire, loquace dès qu'il s'agit d'une futilité incompréhensible et muet lorsque l'on pose une simple question pourtant sérieuse ?
-Je suis allemande à vrai dire.
-Oh, alors laissez-moi vous dire que vous ternissez mon image des allemands, et moi qui croyait qu'ils ne parlaient jamais pour ne rien dire. »
Il sourit, il venait de faire bouillir la jeune femme. Elle ne semblait pas apprécier la remarque et serra des poings. Oh, bien sûr il avait vu qu'elle n'était pas dans son état naturel. Il se doutait bien en la voyant, même peu, qu'elle détestait rumeurs et autres futilités, pas que française qui le faisait toujours un peu rire lorsqu'il se baladait dans les salons du monde. Mais l'énerver était tellement drôle, et puis, il fallait bien qu'il trouve un petit amusement dans cette situation assez lassante. Au moins, avec cette méthode, il était sûr de l'amener au sujet principale plus rapidement, franche et butée qu'elle avait l'air d'être.
« On vous soupçonne d'avoir une relation avec le roi. »
Gagné ! Elle était bien franche. La situation devenait intéressante, jamais il n'aurait cru qu'elle aurait pu lui présenter le sujet de façon aussi crue. Il se retint de rire, la tête du compagnon de Madame était extrêmement drôle. Il paraissait lui aussi étonné de la franchise de la jeune femme et ne l'appréciait pas trop en ce moment précis. On avait presque l'impression qu'il faisait une prière dans sa tête et il devint de plus en plus apeuré. D'accord, là, ça devenait drôle, ce petit bout de femme faisait enfin ressortir sa nature.
« Ah. Et pourquoi donc ? Demanda faussement surpris et choqué l'homme d'Orange.
-Ne faites pas l'innocent je vous prie. Vous savez très bien, et ce, depuis le début, où je voulais en venir, vous êtes au courant que l'on vous a surpris. »
Il écarquilla un peu les yeux et laissa échapper un petit sourire. Elle venait d'avouer les avoir espionnés, la scène devenait presque surréaliste. Le blond à ses côtés se décomposait, il voulait disparaître mais ne bougeait pas, voulant connaître la fin de cette histoire, de mieux en mieux.
« Oh, alors c'était bien vous ? »
Bien sûr qu'il savait que c'était eux, il les avait à peine regardé qu'une secousse leur a, et ce, très visiblement, parcourue l'échine. D'ailleurs, le sourire crispé de la blondinette bien courageuse lui montrait qu'elle n'était pas dupe, elle savait et en avait visiblement marre d'avoir peur, il avait réussi à l'énerver. Ah, il allait bien rire, plutôt intéressante la jeune femme.
« Vous n'avez pas besoin de jouer le faussement surpris avec moi vous savez ?
-Ah oui ?
-Oui.
-C'est vrai, je n'en ai pas besoin. »
Plus ils parlaient et plus l'amusement de Guillaume arrivait au galop. Il finit par souffler, il fallait qu'il mette fin à cette discussion qui, bien qu'amusante, l'ennuyait tout de même un peu, si Louis avait été là, la ! La discussion aurait redoublé d'intérêt. Le visage déconfit de son monarque jaune était vraiment trop drôle.
« Bon, le roi est dans la salle du conseil et m'attends. J'aurais bien aimé continuer cette charmante discussion avec vous, mais je suis, hélas, pris par le temps. Il était ironique.
-Oh, quel dommage. Elle était tout aussi ironique.
-Ha… Il cligna des yeux, lassé. Vous avez de ce fait gagné. Que voulez-vous, ou plutôt, qu'elles-sont vos conditions pour que je ne dise rien.
-Je vais être clair et précise.
-Faites.
-Si vous dites au roi que l'on vous a vu… Je dirais que c'est vous qui nous l'avais dit, en se vantant d'avoir le « dessus » sur les français. »
Elle souriait fièrement, mais Guillaume se demanda si c'était de sa proposition dont elle était fière ou si c'était de son jeu de mot graveleux. Mais tout de même drôle en y réfléchissant. Il sourit d'amusement, elle aurait à coup sûr plus d'impact sur Louis que lui si elle se permettait de lui dire ça.
Soufflant, amusé, il clôt la discussion, les mains sur les poignées d'or de la porte.
« Hé bien, je vais vous plaire. Je ne trouve pas l'intérêt de lui confier ce que vous venez de m'apprendre. »
Sur ces mots, il s'inclinât légèrement, suivit d'une jeune femme heureuse d'avoir eue ce qu'elle voulait, ainsi que d'un Chevalier plus qu'heureux et soulagé de ne pas mourir. Le brun, en fermant la porte, eut un sourire espiègle. Oh non, il n'oserait pas. Si ? Il se tourna vers l'assemblée sans quitter son étirement de lèvre, il revint vers les doubles portes et les ouvrit, voyant avec délice ses deux nouveaux amis.
« Il n'y a pas d'intérêt, en effet, mais je n'ai jamais dit que ce ne serait pas des plus amusant de le faire. »
Il referma les portes après un clin d'œil en direction des mines choquées et déconfites.
« Bon hé bien, qu'attendons-nous ? Nous parlions de Maastricht je crois. Lança le Hollandais, fixant un Louis neutre, sacré acteur, avec des yeux de renard.
-Asseyez-vous. »
Conclut le français, amorçant une longue discussion, qui n'avait, depuis longtemps, plus de réel but.
OoOoOoO
Attrapant la taille de Guillaume, Louis s'amusait à gouter la peau de son conjoint, mordillant, léchant et embrassant sa carotide, arrachant des gémissements de la part de brun, qui, les yeux fermés, haletait doucement. Souriant, le roi soleil avança vers le lit royal, plaçant ses mains sur la boutonnière de la culotte du hollandais, qui reculait, se laissant guider.
« J'ai envie de toi. »
Souffla le châtain, cherchant visiblement à avoir le dessus. Guillaume gémit lorsque le français mordit plus franchement la peau pâle de son cou, mais il le repoussa tout de même en sentant le matelas qui tapait contre l'arrière de ses genoux.
Louis fronça les sourcils après avoir reculé de deux pas.
« Non. »
Dit simplement le roi de Hollande, les bras croisés et un petit sourire des plus insupportables peints sur les lèvres. Louis se sentit bouillir. À chaque fois, à chaque fois ! À chaque fois qu'il entreprenait la chose pour avoir le dessus, à chaque fois, l'autre se dégageait, le poussait et se refusait. Il ne voulait jamais totalement s'abandonner à l'autre…
« Pourquoi ?
-Je n'ai aucune envie de me faire dominer par la France. »
Rit-il sur le ton de la plaisanterie, habituellement suivit par son roi, qui visiblement, aujourd'hui, n'en avait nullement envie. Guillaume le comprit et laissa tomber son sourire pour une moue plus préoccupé. Louis, s'étant déplacé, regardait par la fenêtre, se triturant nerveusement les mains. Le brun s'approcha, se plaçant juste derrière lui. Louis semblait céder à la tentation de l'énervement.
« As-tu confiances en moi ? »
Le brun souffla. Louis, en plus d'avoir cédé à la tentation de l'énervement avait visiblement aussi lâché prise devant celle du mélodrame.
« Oui, j'ai confiance en toi.
-Alors pourquoi ? »
Demanda encore une fois le soleil sans se retourner, ce qui permit à Guillaume de lui enserrer la taille et de poser son menton contre le tissu jaune de son manteau. Il ne dit rien pendant un petit moment, jeta un coup d'œil au roi qui ne quittait pas le paysage, puis il examina à son tour, le jardin qui leur faisait face.
« Tu as parlé à ton frère ? »
Louis ne parla pas, détournant un instant les yeux avant de reprendre sa position originale. Il humidifia ses lèvres devenues d'un coup douloureusement sèches, il tritura ses mains, puis après avoir avalé sa salive, il répondit d'un ton neutre.
« Non. Pourquoi veux-tu que je parle à mon frère ? Il regardait ses mains.
-Je ne sais pas, comme ça, pour lui demander un conseil peut-être. »
Lança le brun sans détacher son menton de l'épaule de son homme. Homme qui sourit sans quitter ses mains du regard d'ailleurs.
« Des conseils ? Il jeta un œil sur son épaule.
-Oui. Après tout, tu n'as jamais essayé en sortant de tes habituelles dindes. Il regarda Louis.
-Tu es jaloux ? Rit le français.
-Non. Répliqua instantanément le Hollandais. Juste un peu stupéfaits de la stupidité de certaines et un peu déçu à vrai dire que tu leur as porté un grand intérêt.
-Pour la plupart, ça n'a duré qu'un soir. Fit remarquer Louis sans quitter son sourire.
-Et heureusement d'ailleurs ! Rebondit Guillaume. »
Cette remarque un peu déplacée pour certains eue au moins le mérite de faire rire et de redonner un plein sourire à Louis qui se retourna dans les bras de son homme pour se retrouver face à lui. Il voulu l'embrasser mais le brun se déroba, lui faisant froncer les sourcils.
« Tu vas lui parler quand ? Nan, parce que, de l'expérience avec les femmes, oui, tu en as. Mais avec un homme…
-Comme si c'était important ? Et d'ailleurs, comment veux-tu que j'obtienne une quelconque expérience si tu te refuses à chaque fois ? Comment veux-tu que j'apprennes…Il avança ses lèvres. Hein ? Il voulu capturer celles du brun, mais celui-ci se déroba, encore, le faisant fortement souffler.
-Tu vas parler à ton frère ? »
Sourit Guillaume, sachant très bien comment l'autre allait réagir. Et ça arrivait vite, car instantanément, Louis se sépara du brun et lui tourna le dos pour se diriger vers le buffet qu'il fixa.
« Pourquoi veux-tu que je parle à mon frère ? Il se retourna vers le hollandais. Ce n'est certainement pas que pour des conseils. Tu veux que je partage ça avec lui c'est ça ? Il recula alors que le brun avançai. Pourquoi tu t'immisces dans la relation que je partage avec mon frère ? Tout ceci ne te regardes pas. »
Il haussa le ton et voulu éviter le brun qui, devançant ses actions, lui agrippa son bras et le retourna, se plaquant contre son dos, plaçant de nouveau sa tête sur son épaule et mit encore une fois ses bras sur la taille de l'autre.
« Je veux juste que tu parles à ton frère puisque ça te pèse dessus. L'idée même qu'il pourrait l'apprendre te perturbe et celle qu'il l'apprenne de lui-même te terrifie. Alors, va parler à ton frère. Il embrassa le cou du soleil. C'est ma fantaisie. »
Il y eut un silence pendant lequel la respiration du monarque jaune se calma, redevenant tranquille. Il observa un instant ses bagues avec lesquelles il jouait, puis…
« Et qu'est-ce que j'y gagne ? »
Guillaume eut un sourire lubrique que Louis ne put voir, mais il le sentit contre sa peau lorsqu'il l'embrassa.
« Tu veux vraiment le savoir ? Taquina le brun.
-Oui. Répondit simplement le châtain. »
Le hollandais fit exprès de laisser un temps de flottement. Puis se pinça les lèvres et reprit. Trop facile.
« Si tu le fais eh bien… Tu seras récompensé.
-C'est à dire ?
-Je t'appartiendrais entièrement. Tu pourras faire ce que tu veux de moi. »
Il disait tout ceci en embrassant le cou de son roi, puis il se stoppa pour laisser le châtain tourner sa tête vers lui.
« Avoue que ça vaut le coup. »
Son sourire était un appel à l'envie et ses yeux brulaient de luxure. Le Hollandais était diabolique. Délicieusement diabolique.
OoOoOoO
Assis à son bureau, un léger sourire au lèvres, la main agile et la plume glissante, Philippe finissait d'une belle calligraphie une lettre destinée à sa plus jeune fille. Dans un fauteuil aux teintes rouges et aux broderies dorées, à ses côté, Chevalier, détendu et somnolant, profitait du crépitement du feu qui émanait de la cheminée juste devant lui, reposant sa tête sur son poing.
Tout était calme, la stress et l'inquiétude avaient quitté les appartements depuis la matinée pour une raison qui lui était inconnu. Mais dieu, que c'était bon de ne pas les entendre piailler de peur et de voir à la place, une Liselotte qui se reposait dans le petit canapé rouge, étendue comme elle le pouvait et dormant à moitié, à moins que ce ne soit profondément.
Mais, malgré ce petit temps de paix, une question lui restait collée dans le crâne. Et s'ils avaient raison ? Il secoua un peu la tête. Au pire des cas, il en parlerait avec Louis, mais plus tard, bien plus tard. Quand toutes inquiétudes seront presque parties, ou alors trop pesantes, pour l'instant, il était troublé et ne préférait pas y penser. Ses compagnons avaient forcément dû se tromper. Confondre les deux rois avec deux autres parfais inconnus, ils en étaient bien capables. D'ailleurs, ça expliquerait leur attitude tranquille.
Ton père qui t'aime, Phil…-
Sa plume griffa le papier, l'arrachant à moitié et traçant un énorme trait sur toute la lettre qu'il avait mit un temps fou à rédiger. Chevalier se redressa d'un coup sur son dossier, regardant la porte des appartements derrière celui-ci et Liselotte s'était assise d'un bond. La porte de bois lourde venait de claquer, laissant entrer un Louis plutôt préoccupé qui s'avançait maintenant, totalement ignorant du trouble qu'il avait causé, vers Philippe.
Le brun se leva de son fauteuil un peu de mauvaise grâce et grimaça quelque peu, ce que Louis occulta naturellement, à la place, il lança sans plus de cérémonies.
« Mon frère, il faut que je te parle, c'est urgent ! »
Il avait l'air pressé, mais en rien paniqué, néanmoins, il semblait nerveux, ce qui fit relever un sourcil chez Philippe. Était-il une nouvelle fois en prise d'une crise de paranoïa ? Il ne dit rien, lui montrant simplement la chaise face à sa table, où le châtain s'assit, observé par un Chevalier à moitié caché par son fauteuil et celui de Philippe, sûrement trop curieux et de nouveau inquiet. Philippe demanda gentiment à Liselotte de fermer les doubles portes, ce qu'elle fit sans broncher avant de rejoindre son canapé, juste derrière le siège de Louis, l'observant sans même s'en cacher.
Louis, pressé, tapait à rythme régulier le sol de parquet, faisant claquer ses talons, ne se stoppant que lorsque Philippe fut assis face à lui. Le brun le considérait de façon assez suspicieuse et semblait inquiet. Louis, se raclant la gorge, commença à parler à une vitesse fulgurante.
« J'aibesoindeconseils !
-Pardon ? Demanda Philippe, qui, les yeux écarquillés, n'avait strictement rien comprit. Pourrais-tu articuler s'il te plait ? »
Louis souffla, regardant ses chaussures, puis, relevant les yeux, il fronça les sourcils en direction de la tête de Chevalier qui, dépassant de derrière le dossier, disparue aussitôt. Il se retourna et fit de même en direction de Liselotte qui détourna immédiatement le regard, puis, il revint vers son frère qui venait de se racler la gorge.
« Louis ? Il semblait préoccupé.
-Je… Oui, euh… Par où commencer… Il peinait à trouver ses mots, se mordant parfois la lèvre et se remettant à taper du pied, tremblotant quelque peu, ce qui ne passa pas inaperçu du côté de Philippe.
-Qui-y a-t-il ? C'est grave ? Ne fais pas attention à eux, dis-moi ce qui ne va pas. Louis ? »
Les yeux du brun ne reflétaient plus que l'inquiétude, mais qu'arrivait-il à ses proches en ce moment. D'ailleurs, en parlant de proches, les deux blondes se mirent d'accord d'un commun regard pour se lever et partir de la pièce, prétextant avoir quelque chose à aller chercher dans la pièce d'à côté, remerciés par un Philippe des plus perturbés. Mais, à la grande surprise générale, Louis redressa sa tête et parla d'un ton froid et totalement neutre.
« Chevalier, Liselotte, je vous prierais de ne pas quitter cette pièce pour le moment. Rasseyez-vous. Un bruit sourd de coussins écrasés se fit entendre. Merci. »
Il revint sur Philippe qui ne comprenait vraiment plus rien. Puis, tentant de paraître assuré, il fit comprendre qu'il était près à parler. Il s'exprima donc d'une voix sûre mais tout de même un peu hésitante.
« Mon frère, il y a une demande importante mais tout de même un peu gênante que j'aimerais te soumettre.
-Je t'écoute. Il avait répondu vite, il voulait savoir ce qui tracassait son ainé, était-ce dû à la guerre de Hollande ? Le châtain rougit violemment. Euh… Il abandonnait, Philippe voulait abandonner.
-Je…J'ai…Je… Hum ! J'ai une…Un…Une…UN petit problème dont je dois me débarrasser. Il y était presque. Allez ! Plus qu'un petit effort. Mais comment pouvait-on avoir l'air si sûr de sois et en même temps, hésiter autant en parlant.
-Quel est-il ? Je t'écoute. Il voulait être calme pour l'accompagner dans ce qui semblait être dur à dévoiler.
-J'ai un problème qui concerne euh… Tu dois savoir de quoi je veux parler. Il avait d'un coup prit un air sérieux et presque grave, ce qui, en plus de changer la situation, n'était pas approprié pour ce qu'il allait demander.
-Non. Je n'en ai aucune idée. Dit Philippe, totalement perdu.
-Hé bien, tu dois t'en douter quelque peu non ? Non, évidemment… Louis jeta de rapides coups d'œil vers Liselotte et Chevalier, jusqu'à ce qu'il voit que son frère avait compris.
-Oh, je vois, tu veux parler de sexualité, c'est bien ça ? Philippe n'était pas sûr, ce qui se faisait ressentir, et il avait un peu peur de connaître pleinement la réponse qu'il savait en fait déjà.
-Oui, voilà, c'est exactement ça. Souffla Louis un peu plus détendu.
-Et pourquoi me demander ça à moi ? Rit-il. J'imagine que tu t'en sors déjà très bien tout seul non ? Sourit-il en se tournant vers le siège de Chevalier, puis vers Liselotte, avant de revenir à Louis qui venait de nouveau de rougir violemment.
-Eh bien… Euh… Il se triturait nerveusement les mains, il voulait partir. Non, il se devait de continuer, il y était presque. Guillaume ! Ce qu'il ne lui faisait pas faire. Il ne s'agit pas de femmes. Il osa un coup d'œil timide vers un frère qui ne bougeait plus, le regard dans le vague, choqué. Je… J'aimerais que tu m'inculques comment… Il souffla, reprenant l'air sûr d'un roi, ce qu'il était. Comment se comporter avec un homme, mon frère. »
Le silence venait de tomber, un silence lourd, un silence qui confirmait les dires des deux commères blondes, un silence plein de révélations. Liselotte se leva et fuyait toutes remarques en rejoignant ses propres appartements à une vitesse éclaire. Chevalier en profita pour vouloir la suivre, mais se fit intercepter par Louis alors qu'il était devant la porte, dos au monarque.
« Chevalier ! Vous avez des connaissances dans le sujet n'est-ce-pas ? Dit-il d'un ton neutre, sans le regarder.
-Oui ! Couina le blond qui ne lâchait pas des yeux Liselotte qui lui tenait la porte.
-Hé bien, restez. Le châtain lui brulait le dos crispé de son regard. Venez vous asseoir avec nous… Chevalier de Lorraine. »
Le blond tressaillit lorsque la porte de Liselotte se referma sur un petit « Courage. », puis vint s'asseoir un peu de mauvaise grâce, mais surtout, raidit par la peur que lui procurait en cet instant, le monarque. Philippe ne bougeait pas, ne lâchant pas son vide. Il était comme assommé. Alors, tout ce que lui avait dit sa femme et son amant étaient vraies ? Son frère, et Guillaume d'Orange… Ont… Ils entretiennent une… Relation ?! Un éclair le foudroya et il lança le regard le plus indescriptible possible vers son frère, un regard nouveau. Il n'osait plus parler. Mais que s'était-il passé ?
Louis ravala sa salive, puis regarda les deux hommes tour à tour. Son frère le dévisageait, comme-ci la révélation de ce siècle venait d'être faite et Chevalier, peureux, tremblait sur sa chaise, et semblait presque prier, comme s'il avait quelque chose à se reprocher.
La discussion allait être longue, très longue. Et lui qui voulait simplement des conseils pour retrouver au plus vite son amant…-
« Tu as couché avec Guillaume d'Orange… Lança Philippe qui articulait de sa voix devenue pâteuse, avant de reprendre avec plus de force, comme-ci la révélation était complète, s'attirant le regard étonné de Louis et celui apeuré et quelque peu trahit du blond, qu'il ignora totalement, continuant simplement. Tu as couché avec Guillaume d'Orange ?! »
Au tour de Louis de perdre ses mots. Comment Philippe avait-il deviné ?! Ils semblaient si proches que ça ?! Il jeta un regard vers Chevalier qui se rongeait les ongles et fuyait toutes prunelles bleues, tremblant de plus belle. Et puis, le monarque jaune réalisa ce qui semblait s'être produit. Il avait vu, s'était confié à Philippe, et Guillaume le savait. Son regard se fit dur et presque noir, les explication allaient commencer.
Note de l'auteure : Fiiiiiiin ! De ce chapitre. Alors ? Alors ? Qui entre Louis ou Philippe va péter un plomb le premier ? Le Chevalier de Lorraine va-t-il mourir ? Guillaume va-t-il popper juste au bond moment ?
Dites-moi ce que vous en avez pensé. C'est important. ^-^ Et oui, je suis une grosse folle dégénérée.
Big Bisous à tous et à toutes mes petites oranges ensoleillées et pleines de sucres de Hollande française. ^-^
