Chapitre 6
Je t'écris ces lettres à l'encre orange-doré :
Note de l'auteure : Hey ! Comment ça va très chers amis ? Donc, Guillaume est rentré et Louis se retrouve maintenant seul. Enfin, seul…Sans amant quoi. Si l'on récapitule, Guillaume est resté trois mois en France auprès de son Louis, puis, il est rentré avec une alliance au texte un peu truqué. Bon, maintenant que notre bonne orange est rentrée dans sa coupelle de fruit, (oui, j'assume) il faut qu'il se réintègre dans la vie active et retrouve son pouvoir. Je vous laisse découvrir ce petit chapitre à base épistolaire où beaucoup de lettres vont être échangées. Nous, on se retrouve en bas, bonne lecture, à tout de suite !
Très cher Louis,
Je suis bien arrivé en Hollande. Ce matin, alors que j'arrivais dans les salons, on vint m'apprendre qu'un groupe de rebelle s'est fait arrêter par mes soldats et qu'il s'agissait de nobles. Je crois que nos histoires se rapprochent. Je viens de sortir de ma première réunion de conseil depuis que je suis rentré et ai pu voir que mes conseillers, me jetaient, enfin pour certains, un très mauvais œil. Pour l'instant, tout est calme, ou du moins, l'est redevenu. Mais je crains que la situation ne reste pas ainsi. En effet, si même mon conseil ne veut pas me voir, je doute que tout les aristocrates du pays soient de mon côté, sans parler du peuple à qui je viens d'enlever sa république. Mais ne t'en, vous en faites pas, je me débrouille et je connais déjà certains repères de comploteurs, j'ai même quelques noms qui ne m'étonnent pas trop. Ils prévoient d'agir, ils se sentent protégés par les codes, mais je sais les lire. Ou du moins, un homme qui travail pour moi le sait. Ils veulent me tuer d'ici un an, grand maximum. Il ne faut pas s'inquiéter, je pense avoir assez d'informations pour en arrêter la plupart assez facilement. Ce complot qui me vise ne durera pas bien longtemps.
C'est donc avec inquiétude quand aux imprévus mais aussi avec sureté de ne pas me faire avoir que je vous écris, mon ami. L'alliance se passera bien.
Je vous salue respectueusement, roi de France.
Guillaume d'Orange, roi de Hollande.
Louis sourit en lisant la lettre. C'est bien, son homme prenait ses précautions. Il posa le papier sur la table qui lui servait de bureau puis s'étira comme un chat, faisant un signe de tête affirmatif à son frère qui s'emparait de la lettre pour la lire. Les yeux passants d'une ligne à l'autre, le brun détaillait la situation du pays, puis souffla en reposant l'écrit à sa place. Le jeune roi semblait confiant. C'était bien mais, lui serait-ce réellement salutaire ? Il préférait ne pas poser cette question face à son frère, après tout, il semblait lui aussi serein. Peut-être bien que Philippe s'inquiétait pour rien.
Le cadet s'assit sur le coin du buffet de son frère, attrapant une grappe de muscat qu'il avalait, grain à grain tout en détaillant le soleil qui remettait son ruban droit devant son miroir. Philippe, une idée lui trottant dans la tête, rebattit le dos de sa main contre l'un de ses genoux, mettant ses fruits en suspend, puis, après avoir avalé le dernier grain, il éleva la voix.
« Mais, tu penses vraiment que celui qui déchiffre les codes en sa compagnie est digne de confiance ? »
Louis arrêta son mouvement et tourna la tête vers son cadet. Son visage indiquait qu'il ne comprenait pas là où il voulait en venir.
« Je veux dire, ce n'est pour t'inquiéter mon frère, loin de là. Mais ne trouves-tu pas ça étrange que l'homme engagé sache déjà lire les codes ? Ne ferait-il pas confiance trop vite ? »
Louis fronça les sourcils puis revint sur le miroir, c'est vrai, c'était étrange. Fabien avait mis un certain temps avant de pouvoir les déchiffrer et les hommes ne faisaient passer leurs messages que par énigmes. Il finit de rectifier sa tenue et se retourna, visiblement préoccupé vers son frère. Philippe finit sa grappe de raisin et descendit de son meuble puis suivit du regard son ainé qui se dirigeait vers la porte.
« Après, peut-être que je m'inquiète pour rien. Mais poses-toi les bonnes questions Louis. »
Le roi acquiesça puis sortit des appartements, soucieux et un peu fébrile. Traversant les couloirs rapidement, il ignorait les nobles qui s'inclinaient et souriaient hypocritement, ayant d'autres choses bien plus importantes à l'esprit.
Il s'engagea dans un premier escalier de marbre, frappant de ses talons les marches blanches finement zébrées de noir, puis atteint passa devant la porte qui menait aux jardins sans s'engager. Se triturant les bagues, il augmenta le rythme de ses pas, trottinant presque dans ces grands couloirs aux décorations de plus en plus menues où les peux de nobles qui passaient s'inclinaient et offraient au roi un regard inquiet. Il n'avait pas besoin de leur inquiétude, de leur…Compassion ? Mais pourquoi serait-il compatissant ? Ils ne savaient même pas ce qu'il vivait. Il secoua la tête, toujours fixé sur son trajet, ce n'était pas le moment de s'inquiéter de ça…Pour plus tard, il y réfléchirait plus tard.
Il prit un autre escalier. Les sous sols, enfin. Tournant la tête, il put voir par des vitres les derniers appartements provisoires d'où sortaient les malles des nobles qui changeaient de place pour avoir plus grand parmi leurs semblables. Il observa un instant une jeune femme qui aidait une vieille dame. Depuis quand était-elle arrivée ? Peut de temps sans doute, au vu de l'endroit où elle se trouvait. Il détailla un moment la frêle blonde qui ne l'avait encore pas vue. Quel âge avait-elle ? Vingt et un, vingt deux ? En réalité, il se fichait bien depuis combien de temps ses grands et innocents yeux bleus s'étaient ouverts pour la première fois. Non, ce qu'il voulait comprendre, c'était pourquoi cette jeune fille ne l'intriguait pas autant qu'il le faudrait. Il y a trois mois, elle ne lui serait pas restée inconnue bien longtemps, mais là, maintenant, il ne se sentait pas aimanté par sa beauté douce ni même par son charme certain. Non, il ne voyait pas en elle une quelconque attirance, sympathique, peut-être.
La belle demoiselle tourna sa tête vers lui, le voyant au travers de la vitre. Étonnée par cette apparition, elle mit un peu de temps avant de légèrement s'incliner, se faisant répondre par un simple hochement de tête. L'homme face à elle fit volte-face alors qu'elle semblait toujours surprise. D'un coup, ses yeux s'illuminèrent et un fin sourire naquit sur le bord des lèvres. Puis, elle revint sur la vieille dame qu'elle était en train d'aider avec un grand sourire.
Louis emprunta enfin ce dernier escalier. Cet escalier de pierres épaisses qu'il descendit assez vite. Il observa un instant le couloir menant aux prisons, y distinguant quelques nobles qu'il ignora royalement, puis jeta un œil sur les objets de tortures devant lesquels il s'arrêta un petit instant, les détaillants, bizarrement étonné par leur brillance. Il porta un doigt à l'un d'entre eux et le toucha, les sourcils froncés. Il les nettoyait ? Dans un sens, c'était logique.
Marchal arriva, baissant la tête sous l'arche de pierre pour ne pas se cogner le front et, ne s'attendant pas à le voir ici, il s'arrêta devant son roi qui semblait passionné par se qui se trouvait sur sa petite table de bois sur laquelle se trouvait son plateau argenté où reposaient ses objets.
« Sire ? »
Louis, surpris, se retourna et se plaça face à Fabien, quittant ses pensées. Il s'avança et se posta face à lui, lui demandant de répondre à ses questions de la façon la plus honnête possible, ce à quoi Marchal répondit par l'affirmative. Le roi stressé, se triturait les bagues, puis parla d'un ton rapide.
« Imaginons qu'un quelconque complot se fasse apercevoir, et imaginons aussi que ses membres s'échangent des codes ? Comment feriez-vous pour pouvoir lire les messages ? »
Marchal réfléchit un instant puis sortit différentes feuilles de papiers et d'anciens codes. Il bougea un peu ses outils et posa son matériel sur le bois, les étalas et montra à son roi ce qui lui permettait de déchiffrer les codes, comment il décryptait les alphabets, les chiffres, les lettres. Il lui indiqua aussi le temps qu'il mettait en partant d'aucunes informations, ce qui était assez souvent, même tout le temps d'ailleurs, le cas. Puis, une discussion entre les deux hommes se fit sur l'utilisation d'un vieux code. Assez fréquemment, les comploteurs le changeaient par doute ou par peur de se faire découvrir, bien qu'il puisse arriver qu'ils ne le fassent pas s'ils sont sûr d'eux. L'utilisation d'un vieux code était, par contre, assez délicat. Imaginons qu'on ai effectivement décrypter le code, il serait trop dangereux d'en réutiliser un vieux, à moins que l'on prenne le chef de police pour un abrutit finit, que l'on pense qu'il a changé et que l'ancien à porter ses écrits avec lui jusque dans la tombe, ou bien tout simplement s'ils ne trouvent aucun autre moyen de tendre un quelconque piège.
Louis hocha la tête, le remerciant pour les informations données puis remonta rapidement les marches des escaliers de pierre. Il observa de nouveau ce couloir, mais n'y trouva pas la jeune femme. Pourquoi l'intriguait-elle autant. Il n'en était pas attiré pourtant… Non, il avait simplement l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Impression stupide.
Il atteignit finalement les salons, perdu dans ses pensées, inclinant légèrement la tête aux salutations, souriant sans le faire aux femmes qui lui faisaient les yeux doux. Ces poules pouvaient se rhabiller, ça ne l'intéressait plus. Quoi que celles là. Il se stoppa et les observa de haut en bas puis reprit sa marche en secouant légèrement la tête. Elles ne l'auraient jamais intéressé de toutes façons.
Arrivé près de ses appartements, il entendit un bruit sourd, étouffé, puis lorsque ses oreilles ne bourdonnèrent plus et s'ouvrirent au monde extérieur, il tourna la tête. Une jeune femme venait de l'appeler. Il vit avec surprise la jeune femme d'un peu plus tôt. Que faisait-elle ici ?
Elle courrait presque, tenant une lettre dans sa main, elle semblait pressée, sûrement lui avait-on donnée l'ordre de se dépêcher. Elle s'arrêta, les joues rougies, face à lui et s'inclina respectueusement en reprenant son souffle.
« Sire, une lettre pour vous. Le messager a voulu vous rattraper mais il devait aussi amener un courrier de toute urgence à monsieur Marchal. Je me suis donc donnée la liberté de vous l'amener à sa place. »
La jeune fille baissa la tête, n'osant pas regarder le roi en face, comme si elle avait fait une faute. Louis ne dit rien, l'observant calmement puis se saisit de la lettre sans la quitter du regard. Il la décacheta et la parcourue du regard. Le complot n'existait plus et la Hollande ne produirait plus aucun soutient envers un quelconque rebelle, visiblement son amant faisait toujours du bon travail. Il eut un air satisfait puis releva son regard vers la demoiselle et hocha la tête en lui faisant un petit sourire entendu. Elle y répondit et s'inclina de nouveau puis parti. Louis baissa la tête mais l'appela, ce qui la fit se retourner, un peu perdue.
« Comment vous appelez-vous ?
-Aurtance, sire. Aurtance de la Veine. »
Louis hocha de nouveau la tête en lui souriant plus franchement mais tout de même un peu perdus. Il rentra finalement dans ses bâtiments et ferma les portes en soufflant. Son frère était parti. Il tourna la tête et observa un valet puis claqua des doigts, demandant feuille, papier et plume.
Très cher Guillaume,
Je tenais à vous informer que j'ai bien reçu votre courrier.
Mes inquiétudes se trouvent apaisées, vous avez fait bon voyage, ou du moins, vous ne vous êtes pas fait attaquer. Vous semblez sûr de vous en me parlant du complot que vous venez de cerner. C'est bien, excellent même que vous soyez sûr de vous. Mais un doute s'empare de moi. Êtes-vous bien sûr de vous ? Je me dis évidemment que oui mais, ne pensez-vous pas que tout va trop vite ? Que votre chef de police délie tout ces secrets trop vite ? Vous penserez que je m'inquiète trop peut-être, et je le conçois, mais je préfère vous en faire part. J'espère sincèrement que mes pensées sont fausses et m'être une nouvelle fois emporté par ma paranoïa naturelle. Votre absence s'est faite remarquée à la cour. Certains hommes et certaines femmes sont soulagés, tandis que d'autre femmes sont extrêmement déçue. Peut-être auraient elles voulues une petite faveur du roi hollandais. Comme vous me donnez des nouvelles de vous, j'imagines que vous en attendez de moi. Sachez que je vais bien, je pourrais, certes, mieux me porter, mais disons qu'il n'y a pas l'élément nécessaire à ma bonne santé totale. Sinon, mon frère et moi-même sommes en partance pour monter un plan d'attaque contre l'Espagne pour gagner la seconde moitié de Maastricht, et j'imagine que vous en faites de même. Ici, tout est toujours aussi calme et rien ne change, il se trouve juste que tout devient morose par l'habitude. Vous me manquez mon ami, nos discussions tardives autour d'une chandelle et d'une table où trône une nouvelle copie de contrat me manque je dois le dire. Moi qui ne dort jamais, je devrais me trouver une autre occupation.
Je vous ai tout donné mon cher. Mes inquiétudes et mes doutes, tout comme mes états d'âme, d'esprit et de santé. J'attends maintenant des réponses, voulez-vous une quelconque aide ?
Je vous salue, mon ami, et espère de tout cœur que vos soulagements soient vrais.
Amicalement, Louis
Guillaume eut un petit sourire en lisant la lettre, puis la reposa sur la table qu'il frappa du plat de ses mains. Il reprit son air sérieux et fermés, regardant de ses yeux bleus, acérés comme des serres d'aigles, ses conseillers qui se payaient, d'après lui, sa tête. Le prenaient-ils pour un idiot ? Pour un enfant de quatre ans ? C'est ce qu'il leur demanda, les faisant pâlir. Il continua, furieux par les paroles qui avaient osées sortir de la bouche de l'un des siens. Pensaient-ils vraiment qu'il était nécessaire de lui rappeler qu'un complot était dangereux, qu'il pouvait y laisser la vie ? Pensaient-ils aussi qu'il était nécessaire aussi de lui rappeler qu'être roi allait lui demander bon nombre de sacrifice, de devoir ? Mais que pensaient-ils avoir en face d'eux ? Un enfant capricieux ? C'était ça ? Oui, c'était ça. Il fit le tour de la table, arrivant dans leur dos, continuant de marcher en essayant de calmer ses nerfs. Il parla d'une voix caverneuse. Ils osaient lui reprocher sa longue absence, son alliance, ses choix. Durant ces trois mois, ils n'étaient pas là, ils avaient laissé leur propre roi seul dans un pays inconnu, profitant d'une régence durant son absence. Il revint vers son siège de bois brute qu'il saisit, baissant un moment la tête pour réfléchir avant de la relever, prit dans l'obscurité des pierres épaisses. Il les observa tous un à un avant de nouveau d'hausser la voix. En clair, ses propres conseillers, ses propres hommes censés être de confiance l'avaient laissé là, dans un pays étranger comme des traitres abandonneraient leur capitaine sur une ile déserte. Et après tout ça, ils osaient lui faire une leçon de morale sur le temps qu'il a mit et sur son alliance ? Il avait trouvé plus de réconfort et de sécurité dans les bras de l'ennemi, dans le château français que dans sa propre demeure, dans son propre pays ! Il cessa de parler, il les détailla de nouveau, tous tremblaient en baissant la tête. Il se redressa, calma ses nerfs et replaça ses cheveux en arrière. Il leur fit signe de partir et ignora leurs courbettes peureuses et hypocrites. Il s'avança près de sa fenêtre et croisa ses mains dans le bas de son dos, contemplant sans réellement le faire, les immenses pins qui dominaient la forêt face à lui.
On toqua à la lourde porte, et sans bouger, il acquiesça. Il jeta un œil par dessus son épaule et vit un jeune messager s'approcher de lui à petits pas pressés. Timide, il baissa un peu la tête et tendit son message à caractère urgent à son roi qui le saisit, sans quitter le jeune homme châtain aux yeux bleus de ses prunelles de même couleur. Tout en lisant, il tint une discussion avec le jeune.
« Merci bien. Comment t'appelles-tu ?
-Adrien…Votre majesté.
-Je vois. Et d'où viens-tu ?
-De la côte est sire.
-Je vois. »
Guillaume replia la lettre avec un petit sourire et la posa avec l'autre. Son espion avait fait du bon travail, garder un œil sur le roi français allait être facile maintenant que son agent se trouvait sur place. Il observa un instant le messager de bas en haut et lui fit signe de partir, ce qu'il fit. Ce jeune homme l'intriguait, il n'était certes qu'un simple messager, mais il avait cette impression que quelque chose n'allait pas chez lui. Guillaume haussa les épaules. Ce n'était rien, peut-être était-il juste un peu paranoïaque. Il fit demander une chandelle, une plume et du papier avec un encrier. Une fois que le tout lui fut amené, il s'installa et se mit à écrire avec un fin sourire. Louis ne changerait donc jamais.
Très cher allié,
Je comprends vos inquiétudes et les considères, mais je me vois aussi dans l'obligation de les contredire en vous rassurant. En effet mon homme de main est rapide mais c'est parce qu'il m'a aidé à en élaborer quelques uns. Donc il sait ce qu'il fait j'imagine. Je n'ai pas trop de temps, voilà pourquoi j'ai mis quelques semaines avant de pouvoir vous répondre, je m'en excuse, vous avez sûrement dû vous inquiéter. Sachez qu'ici la situation se complique un peu, le complot s'est quelque peu réveillé, rien de bien grave, je vous rassure, mes hommes sont sur le coup. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter un peu, le peuple se secoue de plus en plus et il devient difficile pour mes hommes de tout canaliser. Je viens de me rendre compte d'une chose. Cela fait depuis maintenant deux mois que j'ai quitté la France. Tant de choses se sont passées ici, le pays bouge beaucoup et change autant que mon rythme de sommeil, m'oppressant quelque peu. Heureusement, je me suis trouvé un homme de confiance. Un valet avec qui je partage mes inquiétudes, il est de bon conseil, c'est assez agréable d'avoir quelqu'un à qui se confier.
Je vous laisse, on me demande, je crois qu'un nouveau groupe de comploteurs vient d'être intercepter. J'ai tellement hâte, mon ami, de vous envoyer une lettre pour vous avertir que tous mes problèmes sont finis.
Guillaume d'Orange
Mon roi,
Je tiens à vous informer que j'ai réussit à m'approcher du roi de France. Je crois bien avoir gagner sa confiance. Que dois-je faire maintenant ?
AV
Louis remercia la jeune fille qui partait en riant quelque peu. Quelle jolie petite colombe, toujours pleine de vie et prête à aider son prochain. Allez savoir pourquoi, elle avait réussi à rapidement gagner sa confiance pourtant si dure à atteindre habituellement. Tout le monde la désignait comme favorite à la cour maintenant, mais il s'en fichait, elle s'en fichait aussi. Ses proches ne prêtaient attention à cette rumeur. S'il leur plaisait de s'imaginer qu'il avait une relation avec, alors qu'ils l'imaginent. Dans un sens, ça l'arrangeait.
Il souffla, attrapant la lettre sur sa table. Étais-ce Guillaume qui lui écrivait ? Il l'espérait, après tout, voilà longtemps qu'il ne lui avait pas écrit, le rendant inquiet. Il retourna l'enveloppe et reconnu le seau du roi de Hollande, le faisant sourire sans qu'il ne puisse se contrôler. Il mit pour une fois ses papiers d'état de côté et il se laissa tomber dans son fauteuil de velours, lisant tranquillement les dernières nouvelles. Il sourit à l'évocation de ses inquiétudes et s'inquiéta en apprenant que les changements se faisaient nombreux. Puis, d'un coup, en relisant la lettre, il rit. Adrien avait fait un travail remarquable. Son espion avait réussi à briser le mur que s'efforce à construire Guillaume entre lui et tout individus. Il ne tarderait pas à avoir des nouvelles de son agent. Ce que la jalousie pouvait leur faire faire.
Il souffla en partie soulagé et posa le papier sur la table d'à côté, attrapant un verre à pied emplit d'un nectar rouge à l'odeur fruité, quelque peu effacé par l'alcool. Il humecta la douce odeur et en but une gorgée, se concentrant sur les dernières nouvelles d'état. Marchal supposait qu'un espion se trouvait au sein de la cour. Certaines lettres arrivaient à passer sans l'intermédiaire des vérifications royales en direction de pays étrangers. Certains points de relais venaient d'être découvert. Louis souffla, fatigué, qui étais-ce cette fois ? Les espagnols ? Les anglais ? Il n'en pouvait plus. De toutes manières, Marchal était sur le coup, il allait rapidement découvrir l'espion, ce n'était plus qu'une question de temps.
Mon roi,
Certains de mes points de relais se sont fait prendre. J'ai peur de bientôt me faire repérer. Dois-je revenir en Hollande ? Dois-je demander conseil à un ministre ? D'ailleurs, je n'ai pas bien compris. Pourquoi cacher ma présence en France à vos conseillers ? Je m'excuse pour vous présenter plus de questions que d'éléments, mais je m'inquiète.
AV
AV,
Je comprends vos inquiétudes mais continuez. Si vous vous faites attraper, ne demandez à parler qu'en présence du roi et soyez honnête sur votre mission ici. Il comprendra mes motivations qui vous doive ainsi qu'à mes conseillers, rester inconnu.
Soyez forte, vous détenez toute ma confiance.
Guillaume d'Orange
Mon roi,
Je n'ai plus de point d'envoie, j'ai réussit à vous envoyer cette lettre par un autre intermédiaire. Je suis navré mais je crois bien que ma mission va bientôt prendre fin. Je vous prie de m'excuser pour mon court travail. Mais je dois vous informer que vos méthodes d'envoie sont très voyantes. Étais-ce voulu ?
AV
AV,
Continuez votre travail, vous le faites très bien. Je vous fait confiance.
Guillaume d'Orange
Mon roi,
Je vous envoie ce message en urgence. Je me suis faite avoir sire. Ce message sera surement le dernier.
AV
Louis ne comprenait pas, on venait d'attraper l'espion, ou plutôt l'espionne. Pourquoi elle en particulier ? Elle avait l'air tellement gentille, elle était de si bonne compagnie. Il souffla, trahit. Alors, pour qui travaillait elle ?
« Pour qui travaillez-vous ? »
Elle ne dit rien, se contentant de baisser la tête, ignorant le chef de police qui la fixait, sévère. Elle sentait qu'il perdait patience, qu'il allait bientôt s'énerver, mais elle s'en fichait bien. Elle était habituée aux coups. En un éclair, sa joue chauffa après un bruit retentissant, résonnant contre les murs de pierre. Elle ne couina pas, ne gémit pas de douleur, se contentant de fermer les yeux, de serrer les dents et baisser la tête. Sa pommette était rouge, elle le savait. Il s'éloigna, provoqua un bruit, un tintement métallique qui lui arriva aux oreilles de la jeune fille, redressant les poils de ses bras. Non, ce n'était pas le moment. Elle ne devait rien dire face à lui, elle ne dirait rien sauf si elle se trouvait face au roi.
« Je vous conseil de répondre. Il serait dommage d'amocher ce joli visage. »
Elle resta muette, fixant le sol de ses grands yeux bleus, ferme, sûre d'elle. Elle ne dirait le nom de son employeur qu'à un seul homme. Elle regarda le châtain et entrouvrit les lèvres quelques secondes trop tard. Mince, il agissait trop vite. Elle cracha du sang cette fois, il frappait fort. Avant de prendre un autre coup, elle redressa la tête et commença à articuler. Le policier posa son outil, prêt à l'écouter.
« Le roi, je veux parler au roi. »
Marchal haussa un sourcil. Parler au roi ? Tout le monde le demandait, voulant être gracié, mais pourquoi une espionne aurait ce droit ? Il la fixa un instant puis comprit qu'elle était assez forte pour ne pas parler, même sous la douleur. Il grogna et s'engagea dans les escaliers, demandant aux gardes de la surveiller. Il ne laisserait plus jamais un espion s'échapper. Une fois, pas deux.
Louis se tourna vers Marchal au moment où celui-ci s'inclinait. Avait-elle parlée ? Il se leva, qu'avait-il à lui dire ?
« Elle ne veux pas parler. Elle exige votre présence, elle ne veut parler qu'à vous. »
Louis hocha la tête, compréhensif et fit signe à Marchal qu'il venait, partant à sa suite. Parcourant les couloirs, le monarque tritura ses bagues, stressé, s'évertuant à ignorer ses semblables. Ils croisèrent Bontemps sur le chemin qui se greffa au petit groupe, inquiet quand au stress voyant de son monarque. D'un petit regard, il demanda si son roi allait bien, et se fit répondre par un petit sourire, il ne fallait pas s'inquiéter, tout allait bien. Ils atteignirent rapidement les prisons. Louis s'arrêta au seuil de la salle, observant un instant la jeune femme, les cheveux un peu décoiffés et la tête basse. Le roi, soufflant, s'approcha de la jeune femme, s'accroupissant face à elle pour être à sa hauteur, la détaillant un peu plus. Il se releva ensuite, prenant le menton de la blonde entre ses mains pour la relever. La fille sourit, se disant que son calvaire prendrait probablement fin bientôt. Louis, le visage fermé, lui faisait signe de parler, et elle répondit en regardant de façon insistante les deux autres hommes ainsi que les gardes qui partirent lorsque Louis le leur demanda d'un hochement de tête. Le roi se racla la gorge puis s'exprima en détaillant les objets de tortures.
« Vous vouliez me parler ? Me voilà. Alors…Il se tourna vers elle. D'où venez-vous ?
-De Hollande. »
La réponse était calme, sereine, elle était vraie. Louis, étonné par la nouvelle, fronça les sourcils, une pointe traversant quelque peu son cœur pour une telle trahison. Il ne laissa rien paraître et attrapa une chaise, s'asseyant dessus à l'envers, observant sa cible tout en faisant reposer ses bras sur le dossier en bois.
« Et pourquoi mon allié voudrait me faire espionner ? Nous ne sommes plus en guerre. Voudrait-il connaître mes plans ? Sa voix tremblait un peu. Il était en colère. Les plans de mes alliés peut-être ? Ou bien, je ne sais pas moi… Peut-être voudrait-il trouver le meilleur moyen pour mettre fin à mes jours. Il haussa la voix et cria presque, parlant d'une voix grondante. Dites-moi, ce que me veut Guillaume d'Orange !
-De vos nouvelles. »
Louis se stoppa un instant, étonné par cette réponse. Voyant la réaction du roi français, elle reprit, y repérant une invitation à en dire plus.
« Il m'a demandé de me rapprocher de vous pour connaître vos affections, vos amitiés, votre santé. Bref, il veut savoir comment vous allez. Il m'a demandé de lui parler à partir de points relais pour ne pas que ses conseillers les voient. Il était le seul à lire mes messages, mais je n'ai aucune idée de la raison. »
Louis eu un fin sourire qu'il fit disparaître, le cœur soulagé et se réchauffant quelque peu. Comment en vouloir à Guillaume ? Après tout, il avait fait la même chose en envoyant Adrien en temps que valet alors qu'il s'en servait comme espion. Il se leva de sa chaise et la fit glisser sur le côté, puis lança un regard tranquille à la jeune fille qui s'inquiétait quand à la suite. Le roi l'observa un instant, puis lui sourit, rassurant et hocha la tête avant de faire demander Marchal qui se présenta immédiatement. Il lança un regard à la jeune hollandaise puis ordonna à son homme de main de libérer la blonde de ses chaînes, ce qui étonna grandement le policier.
« Êtes-vous sûr sire ?
-Faites-le. Il tapota l'épaule de Fabien. Ne vous en faite pas Fabien, Guillaume d'Orange m'envoi juste une compagnie. Libérez là et veillez à ce qu'elle soit présentable puis envoyez-la dans mes appartements, je dois lui parler d'une affaire importante. »
Marchal hocha la tête, observant son roi quitter les prisons en compagnie de Bontemps et libéra la belle, qui, soulagée d'être encore en vie, souffla longuement en souriant. La vie pouvait parfois être belle, même dans les plus durs moments.
Mon ami,
Sachez que, inquiet, j'ai bien faillir venir en Hollande pour voir comment vous alliez. Je plaisante bien sur. Comment allez-vous aujourd'hui ? Je m'inquiète pour vous, voulez-vous des hommes de mon armé pour vous aider à maîtriser le complot ? Je suis à vous en envoyer une petite cinquantaine. Qu'en pensez-vous ? De mon côté j'attends toujours impatiemment de vos nouvelles qui m'inquiètent de plus en plus je l'avoue. Je tenais aussi à vous faire partager mon expérience de la journée. Tout d'abord, je tenais à m'excuser. En effet, je vous ai confisqué vos points de relais pour pouvoir communiquer avec votre espionne qui devait vous donner de mes nouvelles. Comme vous semblez impatient, j'ai décider de laisser d'autres points se créer et de laisser votre jeune alliée vous envoyer les messages auxquels vous tenez tant. Comment va votre ami le valet ? Vous semblez en être proche. J'attends de vos nouvelles avec impatience, vous me manquez mon ami et j'ai tout aussi hâte que vous de recevoir cette lettre de pleine paix.
Louis XIV de France
Mon ami,
Je dois vous remercier pour m'ouvrir le moyen de connaître votre santé plus vite et aussi pour ne pas trop avoir amoché ma petite Aurtance. Elle vient de m'envoyer un message pour me dire qu'elle peut de nouveau travailler et ça me rend plus qu'heureux. Je dois vous dire, mon ami, que la situation s'aggrave. J'ai quelques doutes quand à l'homme de main avec lequel je me suis entouré. Il a une fois de plus loupé un groupe de comploteur et n'arrive plus à lire les codes, ne tombant que sur des faux. Je dois dire que j'ai bien peur quand au fait que vous ayez peut-être raison et qu'il n'agisse pas dans mon intérêt. Mais pour le moment, il travail toujours aussi activement, alors peut-être que ce n'est que moi qui m'inquiète de rien. Pour ce qui est de mon état général, je vous dirais seulement que je dors mal, voir très peu. J'ai peur chaque soir de ne pas m'éveiller le lendemain, faisant cauchemars sur cauchemars. Je m'inquiète pour rien, j'en suis sûr. Votre espion va bien Louis, nous parlons toujours ensemble et je dois dire que sa compagnie est apaisante. Mais je ris en pensant que nous sommes pareils vous et moi.
Je me dois de raccourcir cette lettre, on me demande.
Avec tout mon respect,
Guillaume d'Orange
Mon ami,
Je suis heureux de voir que vous appréciés Adrien, c'est un homme cultivé pour sa position de valet. Je suis inquiet, je viens d'apprendre qu'Aurtance a perdue tout contact avec vous. Allez-vous bien ? Je l'espère en tout cas car la peur m'envahit. Pouvez-vous recevoir mes lettres ? Je l'espère aussi. Sachez qu'ici, rien n'a changé, tout le monde ne parle plus que d'une relation supposée entre moi et votre espionne, à croire que je ne peux parler à aucune femme sans avoir de commérages. J'attends avec impatience de vos nouvelles mon ami. Ma lettre peut vous paraître décousue et c'est tout naturelle à vous. J'écris au fil de mes pensées et elles ne se trouvent aucunement organisées. J'espère vous voir bientôt et en bonne santé.
Avec tout mon respect et mon espoir que vous alliez bien.
Louis XIV de France
Mon ami,
Nous sommes aujourd'hui le 30 avril et je n'ai pas le temps de profiter du doux soleil printanier. En effet, c'est avec une certaine panique que je vous apprends que votre inquiétude n'était pas vaine. En effet, je n'aurai jamais dû faire confiance à mon homme de main. Adrien a découvert son secret, il s'agit d'un membre du complot et leur permettait d'avancer sereinement. J'ai peur mon ami, certains de mes conseillers faisaient eux aussi partis de ce complot qui me vise. Le peuple vient une nouvelle fois de lancer une attaque et une partie de mes soldats me lâchent. Je n'ai plus qu'une moitié de protection. À mes côtés, quelques conseillers, gardes, soldats et servantes tentent en compagnie d'Adrien de trouver un endroit sûr où me cacher. Louis, je ne veux pas partir. Je ne veux pas abandonner mon trône, mon domaine, mon pays. Mais je veux bien de votre aide. Envoyez-moi des hommes s'il vous plait, j'en manque. Avec votre aide, je pourrais mater la rébellion, il me faut juste votre soutien. Je note mes lettres à partir de maintenant. Étant en état de crise, je pense qu'il est important que vous sachiez là où j'en suis et depuis quand je vous ai fait cette demande.
En espérant que l'état s'améliore,
Guillaume d'Orange
Mon ami,
Nous sommes le 3 mai. L'état ne s'est en rien amélioré, la ville a commencée à brûler hier et une guerre civile a éclatée. De mes fenêtres je peux voir la fumée créée par les flammes. J'angoisse, je ne reconnais plus le pays qui m'a vu grandir. Aujourd'hui, il est à feu et à sang car un complot manipule les pauvres gens en leur faisant croire que je leur ai volé des droits qui ne leur ont jamais appartenus. Mes soldats ont réussi à avancer, faisant renaître un peu d'espoir et je refuse toujours que l'on m'envoi ailleurs. Je resterais ici jusqu'au bout. C'est mon château, mon peuple, mon pays. Je suis leur roi et je ne fuirais pas tant que je pourrais arranger les choses. Comme vous n'avez pas répondu à ma précédente lettre, je vous envoie celle-ci en espérant que vous les recevrez toutes deux très bientôt.
Je vous laisse la boule au ventre mon ami, les flammes mangent la ville et les coups de mousquets s'entendent d'ici.
Guillaume d'Orange
Mon ami,
Nous sommes le 5 mai. Vous ne répondez pas, j'espère de tout cœur que c'est parce que vous n'avez pas reçu mon courrier. Adrien est partit enquêter sur place et n'est toujours pas revenu. Je m'inquiète. Mes soldats arrivent encore à avancer et une partie des rebelles vient d'être maté. Peut-être que vos hommes ne me serviront à rien finalement. Le feu a été calmé peut après l'envoi de ma dernière lettre et j'ai bien faillit me faire tuer par un soldat qui avait réussit à pénétrer l'enceinte du château. Il est arrivé dans mes appartements mais s'est fait tuer au moment où il armait son mousquet face à moi. Il s'est fait abattre par l'un de mes conseillers. Un homme que je pensais au dépars enclin au partit adverse tant il me critiquait. Mais il s'est trouvé qu'il reste en ma compagnie chaque jour et suis chacun de mes ordres sans même broncher. Je m'en veux un peu de mal avoir vu en lui. Mais là n'est pas la question. J'entends des cris, je crois que mon armée recule quelque peu. Vous ne pouvez imaginer la situation, elle semble presque irréelle, la guerre se passe à mes pieds, je ne vois plus que ça, peut importe de quel angle je vois la ville devant laquelle mon château fait face. Le seul moyen de voir un paysage de paix, c'est lorsque j'observe l'arrière de mon château, lorsque je fais face à la déserte forêt.
J'espère vivement avoir de vos nouvelles mon ami. J'ai peur.
Guillaume d'Orange
Mon ami,
Nous sommes aujourd'hui le 6 mai. L'angoisse est sommet. J'espère encore une réponse de votre part et prend petit à petit conscience que mes lettres arriveront sûrement trop tard. Ils veulent que je parte Louis, je sais que si vous aviez pu me répondre, vous m'auriez écrit en lettres grâces de m'en aller. Mais je ne peux pas partir, je ne peux pas quitter mon pays, c'est impossible. Adrien vient d'empaqueter mes affaires et se fiche bien de ce que j'ai à dire. Ton espion suit bien tes ordres Louis, il prend bien soin de moi et s'inquiète tout le temps de ma santé. Continue-t-il de te contacter ? Je sais que cette question n'est pas forcément ce que tu veux, que tu souhaites avoir des nouvelles de ma situation. Mes soldats ne cessent de reculer et parfois, d'avancer. Aujourd'hui, les organisateurs du complot ont essayé de faire tomber la porte mais se sont à temps fait arrêter par un petit groupe de soldat qui reste de mon côté. Je les entends frapper contre les murs de pierre Louis, ils viennent d'arrêter mon ancien chef de police, celui qui était censé me protéger, m'aider. J'ai peur Louis, un roi ne devrait pas avoir peur. Mais j'ai bien retenu votre leçon, un roi ne doit pas montrer ses sentiments, ses émotions. Seul Adrien connaît mes inquiétudes, mes autres alliés ont besoins de force, je ne dois pas leur montrer que j'ai peur. Adrien est blessé. Il s'est fait tirer dessus en sortant hier mais ne vous en faites pas, il va bien. La balle ne lui a que frôlé le bras. Pas d'inquiétude pour lui donc. Enfin, pour l'instant. Ils frappent à la porte. Nous sommes tous coincés dans mes appartements, armés, prêt à attaquer. Ils cognent Louis. La porte va céder. Je me dois de signer.
En espérant vous revoir avec votre armée bien vite,
Guillaume d'Orange
Louis,
6 mai.
Viens me chercher !
Guillaume d'Orange
Note de l'auteure : Et voilà ! Le chapitre est fini. Il m'a pris du temps comme il est assez spécial à cause des lettres que je devais organiser d'une certaine manière. Alors, qu'en avez-vous pensé ? Oui, je sais, il se passe plein de choses dans ce chapitre. Laissez-moi une petite review, ça me fait toujours plaisir vous savez, et puis c'est le seul salaire de l'auteur. Je vous dis à la prochaine et vous laisse méditer quand à la suite de cette histoire.
Big bisous à tous et à toutes mes petits canards aux esquimaux des neiges du Sahara !
