Bonjour, bonjouuur ! Alors pour tout vous avouer, on arrive dans une partie de l'histoire où on commence à aborder des thèmes sensibles et qui me tiennent à cœur, du coup je stresse un peu mdr. Je suis à nouveau dans cet état d'esprit où je passe rapidement de "WOW j'adore ce que j'ai écrit !" à "WOW c'est vraiment pourri je veux tout supprimer et oublier cette horreur à jamais !" :D

Qu'à cela ne tienne ! N'oubliez jamais que si vous, vous aimez ce que vous avez écrit, alors n'hésitez pas à le partager ! Car si ce que vous faites vous plaît à vous, c'est bien que c'est susceptible de plaire à d'autres gens !

*Ceci était le petit message positif de Nore, merci de votre attention*

Et aussi j'suis navrée, pour la conversation SMS que vous trouverez au cours de ce chapitre (dans lequel un perso m'a encore échappé lol), j'avais fait une belle mise en page sur Word, mais FF a pas voulu la garder :( Du coup j'espère que ce sera quand même lisible ^^'

Trêve de blabla, j'espère que ce chapitre vous plaira !


Cassette 5, Face A

Le lendemain matin, Naruto se surprit à se réveiller beaucoup plus tôt que d'habitude, lui qui était enclin à faire de longues grasses matinées lorsque l'occasion se présentait. Il n'était que huit heures à peine passées, et il se sentait en pleine forme. Il avait continué à marcher un peu la veille au soir, dans le calme et la fraîcheur, puis était rentré et s'était endormi relativement tôt, sans se réveiller une seule fois pendant la nuit.

Parfaitement reposé, il décida de se faire un bon petit-déjeuner bien copieux pour tenir jusqu'à midi. Il n'était pas bon cuisinier, alors son repas consisterait surtout à prendre un bol de céréales plus grand que d'habitude et un verre de jus d'orange, ainsi qu'un des rares fruits qu'on pouvait trouver dans sa cuisine, mais il se faisait plaisir, et cela le mettait de bonne humeur.

Après s'être habillé, il ouvrit en grand la fenêtre de sa chambre et prit une longue inspiration. Il expira en se disant que la journée promettait d'être bonne. Il prit même le temps de faire son lit, ce qu'il avait tendance à négliger.

Il regarda les cassettes de Gaara. Il se disait qu'avec toute la positivité qui l'envahissait à cet instant, c'était peut-être prendre le risque de la gâcher que de reprendre l'écoute des cassettes. Mais au contraire, il se sentait plus motivé que jamais à les continuer.

Il sortit la cinquième cassette de la boîte à chaussures et la retira de son petit boîtier en plastique. Il observa le 9 et le 10 inscrits sur les deux faces : ils étaient pile au centre, et même si on voyait que Gaara avait dû repasser son feutre plusieurs fois, les chiffres étaient parfaitement tracés. Gaara avait toujours été rigoureux et appliqué. Il se souvint d'ailleurs s'être fait la réflexion en découvrant le paquet de Gaara, une semaine plus tôt ; l'écriture était trop soignée pour être celle de son père.

Une semaine déjà… Et il lui restait encore trois cassettes à écouter. Qu'est-ce qu'il attendait exactement ? Rien en particulier, il ne voulait juste pas tout expédier comme pour se dire « ça, c'est fait. » Gaara ne méritait pas ça. Naruto voulait prendre son temps pour tout entendre. Il se demanda combien de temps Gaara avait mis pour tout préparer, et surtout, pour tout enregistrer.

Bon, ça ne l'aurait avancé à rien de le savoir. Il s'installa sur son lit et inséra la nouvelle cassette dans son fidèle walkman.

« Nous allons faire une avance rapide de quelques mois. Quelques mois durant lesquels j'ai donc choisi de ne pas tenir compte de ce ressenti que j'avais eu lors de cette fameuse après-midi. La vie a repris son rythme petit à petit, comme l'année précédente…

Je m'apprêtais à dire, 'et soudain arrive l'élément déclencheur.' »

Naruto s'y attendait un peu aussi, à vrai dire.

« Au collège, on nous apprend que le schéma narratif classique se présente de la façon suivante : la situation initiale, l'élément déclencheur, les péripéties, le dénouement et la situation finale. »

Ça remontait à loin… Naruto ne se souvenait même pas avoir appris ça, même si ça lui parlait très vaguement, maintenant qu'on le lui rappelait.

« J'allais parler d'élément déclencheur comme si je venais de décrire la situation initiale, mais je crois que c'est encore un effet des œillères que j'ai évoquées sur la cassette précédente.

Parce qu'on sait tous les deux que l'élément déclencheur est arrivé bien avant, quand tu es venu vers moi. »

« Non, sourit Naruto. Le véritable élément déclencheur, c'est toi. Moi, je n'ai fait qu'aider. »

D'ailleurs… Les personnages qui viennent en aide au protagoniste, n'appelait-on pas ça des adjuvants ?

Naruto se promit de vérifier plus tard.

« J'étais déjà en plein dans les péripéties. Je le suis encore.

Bref. Je me corrige donc : et soudain arrive une nouvelle péripétie. C'était vers le début du deuxième semestre, peu de temps après la période d'examen. Il faisait particulièrement froid. Tu te souviens ? »

« Un peu, mon neveu… Brrr ! » Naruto détestait le froid. Le froid, ce n'était intéressant que s'il était accompagné de neige.

« On sortait du resto U, et tu as proposé d'aller nous mettre à l'abri du froid, parce que ni toi ni moi ne reprenions les cours avant plusieurs heures.

Pour cette histoire, plongeons-nous directement dans le bain, sans grande introduction, pour une fois. Tu peux te rendre au numéro 9 sur la carte, ou bien y rester, si tu y es déjà. Je suis presque certain que tu n'avais pas vu qu'il y avait un repère à cet endroit-là. »

Quoi ? De quoi parlait-il ? Naruto attrapa la carte qui était encore sur son bureau. Il chercha le numéro 9, qui se trouvait… A son adresse. Gaara avait vu juste.

En même temps, à chaque nouvelle histoire, il ne se préoccupait que du numéro correspondant et ne faisait pas attention au reste ; il le trouvait, et ensuite seulement il analysait à quel endroit de la ville il renvoyait. Il avait déjà vu le numéro 9, mais il n'avait pas cherché à savoir où il l'emmènerait.

Bon… C'était une excuse un peu ratée, car le repère se trouvait juste à côté du nom de sa rue sur le plan…

Eh bien, puisqu'il était déjà sur place, autant prendre ses aises : il s'allongea sur son lit, les mains derrière la tête.

« Comme à chaque fois que tu fais venir quelqu'un chez toi, tu m'as demandé de patienter un peu dans l'entrée, le temps que tu fasses un brin de rangement. C'est-à-dire débarrasser au moins les vêtements sales et mettre les paquets de ramen vides à la poubelle. Je t'ai souvent embêté avec ta tendance à être désordonné, même sur ces cassettes, mais je dois t'avouer quelque chose : j'aime bien aller chez toi. Je trouve que c'est une ambiance particulière. Tu as réussi à t'approprier le lieu, à y apposer ta marque, et on s'y sent bien.

J'aime beaucoup les peintures que tu as accrochées sur tes murs. Je ne te l'ai jamais dit, et c'est un tort : tu as vraiment du talent. »

Naruto sourit ; cela lui faisait drôlement plaisir.

Il n'avait jamais été très bon à l'école. Il avait la moyenne, mais pas beaucoup plus. Il n'arrivait pas à suivre en mathématiques, il avait des difficultés en langues, il ne retenait pas très bien les dates en histoire… Et ce n'était pourtant pas faute de faire des efforts.

Par contre, il avait toujours adoré le dessin et la peinture. Il en faisait depuis tout petit et n'avait jamais arrêté. Iruka lui disait qu'il ne l'avait jamais vu aussi heureux que le jour où il lui avait offert une boîte de crayons. Naruto avait beaucoup appris par lui-même, mais il avait souhaité une formation plus vaste, et surtout plus encadrée. Quand il avait fait part de son envie de faire une licence d'arts plastiques pour commencer, Iruka lui avait dit : « Tu ne choisis pas la voie la plus facile. Mais de toute façon, tu ne supporterais pas d'aller dans une voie qui t'offrirait plus d'opportunités d'emploi mais dans laquelle tu ne serais pas heureux. Tu choisis de poursuivre ta passion, et je trouve ça important. Je te soutiendrai jusqu'au bout. »

Naruto avait le meilleur père du monde. Il en était fier. Il ne savait pas encore ce qu'il ferait après sa licence, mais il était déterminé à poursuivre dans cette voie tant qu'il le pourrait. Et il était heureux d'avoir le soutien de ses proches.

Il était heureux d'avoir le soutien de Gaara.

« Enfin, je ne suis peut-être pas totalement objectif non plus.

Insère ici un petit clin d'œil gênant. Et gêné. »

Il émit un petit rire embarrassé. Il essayait de détendre l'atmosphère et de dédramatiser. Pour Naruto, mais aussi pour lui, aurait-on dit. Néanmoins, Naruto trouva sa réplique amusante.

« Toi aussi tu t'es senti gêné, parce que tu n'avais rien à me proposer à boire autre que de l'eau. Je t'ai dit que ce n'était pas grave, de toute façon on sortait de table. J'étais d'ailleurs étonné, parce que d'habitude, c'était plutôt toi qui, justement, me disais que tu n'allais pas me proposer à boire, puisqu'on sortait de table. Je n'ai rien dit, et tu as lancé la conversation comme d'habitude, l'entretenant bien plus que moi. Comme d'habitude aussi.

Mais quelque chose n'était pas comme d'habitude. Une espèce de je ne sais quoi dans ton discours, dans ta gestuelle. Tu me semblais ailleurs, un peu soucieux. Je pensais que tu stressais pour les résultats des examens, mais c'est pourtant le genre de sujets que tu aborderais de toi-même. »

« Qu'est-ce que j'ai sorti, encore… » Se demanda-t-il, agacé par lui-même.

« Tu as beau dire de moi, toi non plus tu n'aimes pas trop admettre que quelque chose te tracasse. Même si nos raisons sont différentes. Toi, c'est parce que tu ne veux pas inquiéter ton entourage. Moi… Parce que je préfère mettre les problèmes sous le tapis.

J'ai fini par te demander si tout allait bien. Tu as eu l'air très surpris, comme si c'était inhabituel que je pose ce genre de questions.

Bon… Je te le concède, c'est le cas. »

Naruto pouffa.

« Tu as eu un instant d'hésitation avant de répondre, 'Non, non, tout va bien !' Avec ton rire nerveux caractéristique lorsque tu caches quelque chose ou que tu mens. Et en plus, tu as rougi. »

Il ne savait vraiment, vraiment pas mentir. De toute façon, la plupart des gens n'étaient pas dupes. Il était un vrai livre ouvert.

« L'occasion était trop belle pour que je la laisse filer.

'Ne me fais pas ce coup-là,' t'ai-je prévenu. 'Je suis bien placé pour reconnaître quelqu'un qui cache quelque chose et ne veut pas le dire. Pas la peine de me mentir.' »

C'était de bonne guerre.

« Tu as lâché un long soupir de résignation. Contrairement à moi, tu ne mets pas longtemps à admettre que tu as été démasqué. J'ai préféré te rassurer : 'Ne t'en fais pas. Si tu ne veux pas en parler, je n'insisterai pas.' Une partie de moi plutôt mesquine a hésité à rajouter '… Moi.' Mais ça aurait été de la méchanceté gratuite, une pique déplacée alors que nous nous étions expliqués là-dessus, et je n'avais tout simplement pas envie de le dire. Je crois que c'était un vieux réflexe de rejet. Je suis désolé. Je sais que je n'ai jamais fait cet ajout à ma phrase, mais je ressens le besoin de m'excuser d'y avoir pensé. »

Naruto écarquilla les yeux. Ce n'était pas le genre d'aveux qu'il aurait pu oser faire. Il apprécia l'honnêteté de Gaara ; même si ça aurait un petit peu été de bonne guerre aussi.

« Tu as encore hésité. Je voyais bien que tu bouillais de l'intérieur, que tu avais envie de tout déballer, sauf que quelque chose te retenait. 'Mais si tu veux parler, je t'écouterai, je te le promets,' ai-je fini par dire.

Je crois que c'était le signal que tu attendais. Le soulagement se lisait sur ton visage. Il ne t'en avait pas fallu beaucoup. »

« Mais qu'est-ce que je voulais dire ? » Dit-il en se passant les mains dans les cheveux, sincèrement incapable de se souvenir de ce moment.

« Tu t'es donc expliqué : 'Voilà, en fait, c'est un peu délicat, et je n'osais pas t'en parler à toi parce que…' D'un regard impatient, je t'ai pressé de continuer. '… Parce que ça concerne une fille.' »

« Oh, zut ! » S'exclama-t-il, utilisant ses mains cette fois pour se cacher le visage. Il se souvenait. A présent, il avait un peu peur d'entendre comme Gaara avait réagi. Intérieurement, en tout cas. Il ne se rappelait pas que Gaara ait eu une réaction visible. Ou alors, il n'avait encore rien vu.

« Je n'ai pas su comment réagir. Littéralement. Je suis resté sans rien dire, pendant que mon corps cherchait encore ce que je devais faire et que mon cerveau cherchait une réaction à avoir. »

Ah. Bon, eh bien ça expliquait tout.

« J'ai juste lâché un '… Et ?'

Tu as eu l'air aussi déconcerté que moi. 'Bah… Entre la fois où je t'ai demandé si tu avais déjà eu une copine, et cette fille qui avait voulu sortir avec toi, j'ai l'impression que c'est quelque chose que tu n'aimes pas aborder, du coup…'

Ah oui, ça faisait sens. Alors que j'allais te dire que ça m'était égal, que tu pouvais m'en parler si tu le voulais, une petite alarme s'est déclenchée dans un coin de ma tête : ne continue pas sur cette voie, me disait-elle. J'ai décidé de l'ignorer. Je t'ai dit, 'Je ne suis pas en sucre. Et puis surtout, ça ne me concerne pas directement.'

'Ok,' m'as-tu répondu. 'C'est à propos de Sakura.'

J'aime bien Sakura. Elle est très ouverte à la discussion et très patiente. Elle a de l'humour, et puis elle est jolie.

Je n'ai pas eu besoin de la petite alarme pour deviner ce qui allait suivre. »

Naruto grogna. C'était la première fois qu'il se sentait aussi gêné en écoutant les cassettes. C'était comme regarder une scène de film avec un énorme quiproquo, lorsque l'on est terriblement embarrassé pour les personnages, qui ne se doutent encore de rien.

« Tu m'as expliqué qu'au collège, tu lui avais demandé maintes et maintes fois de sortir avec toi, mais elle avait toujours refusé. Je t'ai rétorqué que ce n'était pas très étonnant, le harcèlement n'est pas réputé très efficace pour démarrer une relation saine avec quelqu'un. »

Il avait fini par demander conseil à Iruka, et ce dernier lui avait sérieusement remonté les bretelles. Honteux, il était rapidement allé présenter ses excuses à Sakura.

« C'est d'ailleurs ce que t'a dit ton père, et c'est à partir de là que tu l'as laissée tranquille, m'as-tu raconté. Vos relations se sont améliorées, de plus en plus, jusqu'à la période qui nous intéresse aujourd'hui. Tu avais senti un rapprochement entre vous deux depuis quelques temps, et tu voulais retenter ta chance. Mais tu ne savais pas comment le lui dire.

La petite alarme se faisait plus insistante. Mais je pensais que la conversation n'irait pas vraiment plus loin, vu que tu avais fini de me dire ce que tu avais sur le cœur. Sauf que non. Tu m'as demandé : 'Comment tu ferais, toi ?' »

Naruto aurait pu se dire que c'était une question stupide. Il lui avait dit un peu plus tôt qu'il n'osait pas trop lui en parler parce que le sujet le mettait mal à l'aise, et voilà qu'il lui demandait ça.

Soudain, il remarqua que son téléphone émettait de la lumière. Il mit la cassette en pause et s'empara de son portable, pour s'apercevoir qu'il venait de recevoir un message.

De Sakura.

« L'univers se fout de ma tronche, ou quoi ?! » S'écria-t-il en levant les yeux au plafond, comme s'il avait une chance d'y trouver ses réponses, ou de s'adresser à l'univers même.

Salut ! ;) Ça te dit de manger en ville avec moi ce midi ?

Salut ! Désolé j'ai pas mal dépenser ces derniers temps…

*Dépensé !

Oups pardon ! D:

Je fais des efforts mais des fois…

Haha pas grave !

Mais en vrai si y a que ça je t'invite !

Oh mais non, t'embête pas pour ça :o

Mais ça me fait plaiisr !

*plaisir, je tape trop vite

En plus j'ai vraiment besoin de sortir…

Bon ok mais c'est bien parce que c'est toi ;p

Trop aimable :p C'est ok si je sonne chez toi vers midi ?

Impec !

Merci ! :3 A tout à l'heure !

Sakura ne sortait plus que très rarement depuis deux ans. Etudes en médecine oblige… Elle travaillait d'arrache-pied pour y arriver, mais elle avait quand même raté le concours de première année la première fois. Elle l'avait réussi cette année, et même si elle avait décidé de s'autoriser un peu plus de libertés pour ces vacances d'été, elle buchait encore beaucoup. Elle avait l'air d'avoir besoin de souffler.

Naruto avait encore une heure et demie devant lui avant qu'elle n'arrive. Largement le temps de finir son écoute.

« Je m'attendais à tout, sauf à cette question. Je crois que je t'ai fixé bêtement pendant quelques secondes avant de te répondre, incrédule : 'C'est à moi que tu demandes ça ?'

'Et pourquoi pas ?' As-tu dit en haussant les épaules.

'Tu devrais plutôt demander à quelqu'un d'autre, si tu veux une réponse utile.'

'Je sais déjà ce que les autres vont me répondre,' m'as-tu affirmé. 'Je voudrais ton avis à toi. Si tu veux bien !' »

Gaara n'était pas sociable, mais ça ne voulait pas dire qu'il n'avait pas de réponse à donner ! Il aurait peut-être quelque chose de plus pertinent à dire que « bah lance-toi, au pire, » avait pensé Naruto.

« Ça ne m'aurait pas dérangé de te donner mon avis… Si j'avais eu un avis à donner. Le flirt est un domaine où je n'ai absolument aucune expérience. Je ne sais pas comment on fait pour dire à quelqu'un qu'il nous plaît. La preuve : j'ai dit à un garçon que je l'aimais en lui envoyant six cassettes audio pour lui raconter ma vie. Je ne suis pas vraiment un modèle. »

Malgré un peu de gêne, Naruto explosa de rire. Effectivement, ça sortait de l'ordinaire.

Une petite minute… Il fronça les sourcils. Gaara avait bien dit « six » cassettes ? Mais… Il y en avait pourtant bien sept ? Naruto revérifia par acquis de conscience, mais il ne s'était pas trompé. Il ouvrit la boîte de la dernière cassette et vit un 13 dessus. Peut-être que Gaara n'avait planifié que douze histoires et que quelque chose d'imprévu s'était produit ?

Bon. Il verrait bien le moment venu.

« J'imagine que tu te demandes comment ça s'est passé avec… Durant ma relation passée. Et bien, ce n'est pas très difficile à deviner, c'est surtout venu de lui. Moi, je n'avais même pas compris que je lui plaisais. Je savais que lui, il me plaisait, mais tu penses bien que jamais je n'aurais osé lui dire. D'une part, parce que j'étais déjà tellement étonné d'être devenu ami avec lui que je n'aurais jamais pensé une seule seconde que ça pouvait être réciproque. Et d'autre part, parce que je pensais que je n'étais pas normal à être attiré de la sorte par un garçon.

Je développerai plus tard. »

Oh non… Ça n'augurait rien de bon.

« Je t'ai dit, pour te répondre, que je ne savais pas. Tu n'as pas insisté. Et puis, ignorant encore une fois l'alarme qui me disait que je n'aimais pas cette conversation, sans me dire pourquoi, j'ai rajouté : 'J'imagine que si la situation avait été inversée, tu m'aurais dit de lui en parler directement, comme ça, au moins, je serais fixé, et j'arrêterais de me torturer l'esprit avec ça. Et que si ça ne marchait pas, tant pis, au moins j'aurais essayé et je n'aurais pas de regrets.' »

Ça avait le mérite d'être clair, et plus étoffé que « bah lance-toi, au pire. » Et puis c'était effectivement ce qu'il aurait dit, selon toute probabilité.

« Tu as considéré la chose un instant. Puis ça t'a semblé parfaitement logique, et tu as souri en me remerciant. Tu t'es même redressé sur ta chaise en bombant légèrement le torse, fier comme un paon, en proclamant : 'Je suis de bon conseil, quand même !' »

Gaara avait souri, et Naruto rit à son tour. Ça ne faisait pas de mal de se complimenter de temps en temps !

« Tu t'es détendu, et nous avons… »

On pouvait entendre les vibrations du téléphone de Gaara. Il avait appuyé sur pause avant de reprendre.

« Excuse-moi, c'était ma sœur. Les aléas du direct, j'imagine. »

C'était cocasse. Naruto était presque content de se dire qu'il n'avait pas été le seul des deux à avoir été interrompu en enregistrant ou en écoutant ces cassettes.

« Donc, nous avons continué à parler un peu. Cette fois, c'est moi qui suis parti ailleurs. Je crois que tu ne l'as pas vraiment remarqué. Je ne peux pas t'en vouloir, j'avais sûrement l'air de ne pas trop participer à la conversation, comme souvent.

La petite alarme avait raison, je n'avais pas aimé la conversation. La question était maintenant de savoir pourquoi. Je n'ai pas vraiment eu de peine à identifier le sentiment principal qui surgissait quand j'essayais de comprendre ce qui n'allait pas : la jalousie.

Mais pourquoi j'étais jaloux ? Jaloux de qui ? De toi, parce que tu t'étais peut-être trouvé quelqu'un ? Non. De Sakura ? Oui. Pourquoi ?

La conclusion à laquelle je suis arrivé, c'est que si tu sortais avec elle, tu allais passer moins de temps avec moi. C'est parfaitement normal, me diras-tu. Et je le savais. Mais malgré tout, ça me rendait jaloux, parce que tu es mon ami le plus proche et que, en toute honnêteté, parmi tous les gens que je connais ici, c'est avec toi que je préfère passer du temps. Logique. Parfaitement logique. Pas besoin de chercher plus loin. »

C'était logique, oui. Mais…

« Mais ça sonnait faux. Et au fond de moi, je connaissais déjà la vraie réponse. Je ne voulais juste pas l'admettre. Je savais qu'avec toi, j'avais un lien différent d'avec les autres. Parce que tu avais été la première personne à venir vers moi. En tout cas, depuis le lycée. Et ça m'était précieux. Je préférais me dire que ça s'arrêtait là. »

Et Gaara était la première personne vers qui Naruto était allé en arrivant à l'université, dans une nouvelle ville qu'il ne connaissait pas. Ce n'était pas rien pour lui non plus.

« Et puis il a fallu repartir en cours. Nous nous sommes motivés pour affronter le froid, et en sortant de ton immeuble, il s'est passé quelque chose. »

Il avait neigé ce jour-là. Naruto s'en souvenait, maintenant. C'était la seule journée de neige qu'ils avaient eue durant l'hiver.

« J'ai un peu honte de raconter la suite… Pourtant, je sais qu'il n'y a pas de quoi, mais… Je ne sais pas. C'est peut-être parce que c'est à toi que je le raconte et que… Voilà, c'est un peu gênant, ou bien parce que j'ai peur de paraître extrêmement cliché… »

Naruto aurait adoré voir sa tête alors qu'il disait ça.

« Il neigeait. Depuis sûrement pas mal de temps, mais nous n'avions pas remarqué. C'était en fin d'après-midi, le soleil commençait déjà à décliner. Les flocons virevoltaient sur un ciel orangé, et une fine couche de neige recouvrait le sol. La neige m'a toujours laissé indifférent, mais ce jour-là, j'ai trouvé la scène particulièrement jolie. »

C'était vrai. C'était très joli à voir.

« Toi aussi. Tu étais extatique. Tu tournais sur toi-même en riant et en regardant les flocons tomber au-dessus de toi. Tu me répétais : 'Regarde, il neige !' Tu as même sorti ta langue dans l'espoir qu'un flocon tombe dessus, comme si tu étais redevenu un petit garçon. »

Naruto sourit. Il avait tellement de bons souvenirs liés à la neige… Les batailles avec Iruka, avec ses amis, les descentes en luge, les bonhommes de neige… C'était la première fois qu'il voyait de la neige depuis plusieurs années.

« Tu t'es tourné vers moi. Tu irradiais de bonheur. Tes yeux brillaient, et tu avais le sourire jusqu'aux oreilles.

Tu étais beau. Mes… Mes sentiments personnels mis de côté… Tu étais beau. La scène était belle. Il ne manquait plus qu'une musique de fond, et on se retrouvait dans une comédie romantique. Mais il n'y en avait pas besoin. Tout m'a semblé parfait, en cet instant où tu me regardais en étant si heureux. Je crois que… Je crois que j'étais heureux, moi aussi. Pour la première fois depuis un moment. Malgré le froid, j'avais chaud au cœur. »

Gaara avait eu l'air heureux. C'était plaisant de l'entendre le confirmer. Naruto en avait chaud au cœur lui aussi.

« Je ne suis sorti de ma contemplation que lorsque tu m'as lancé une boule de neige sur le bras. Tu as épié ma réaction, ne sachant probablement pas si j'allais m'énerver ou non, vu ton air à la fois hésitant et content de toi.

J'ai souri, et je me suis baissé pour ramasser un peu de neige. Tu as commencé à courir en comprenant ce que j'allais faire, et on s'est poursuivis l'un l'autre en se mitraillant. C'était la première fois de ma vie que je faisais une bataille de boules de neige. »

Et mine de rien, Gaara savait bien viser !

« Et puis il a bien fallu qu'on se sépare pour aller en cours, chacun de notre côté. Je crois que je n'ai pas écouté grand-chose.

Alors que je rentrais chez moi, la neige avait arrêté de tomber, et sur les trottoirs ne se trouvait plus qu'une bouillie grisâtre. Mais ça m'était égal. Rien que de voir les restes de neige me rappelait ces moments magiques qui s'étaient déroulés à peine deux heures plus tôt.

Quand je suis rentré, je me suis appuyé contre la porte de mon appartement et j'ai souri bêtement. »

Gaara semblait content de raconter cet épisode. Cela donnait à Naruto encore plus envie de sourire.

Pourtant, il savait très bien que ça n'allait pas durer. C'était sa petite alarme à lui qui le lui rappelait.

« C'est là que j'ai compris. Ce que la petite alarme essayait de me dire. Ce que je savais déjà.

J'étais amoureux de toi.

Mais avec cette réalisation – cet aveu à moi-même, devrais-je dire – avec cette réalisation en est venue une autre : ça ne me mènerait nulle part.

Parce que tu voulais sortir avec Sakura. »

Naruto avait beau s'y attendre, ça faisait mal quand même.

« Et même si ça n'avait pas été le cas, même si tu avais été attiré par les hommes, même si, par miracle, tu avais été attiré par moi en particulier… Ça n'aurait pas marché.

Tu n'y es pour rien. Et Sakura non plus.

C'est juste que les jolies scènes de comédies romantiques, ce n'est pas pour les gens comme moi. Les gens hors normes. »

Ça, par contre, il ne s'y attendait pas. Il se redressa sur son lit, le cœur serré. Il pressa ses écouteurs sur ses oreilles, comme pour être sûr de mieux entendre la suite.

« Tu as déjà fait attention au nombre de couples d'hommes ou de femmes en personnages principaux dans les livres, les films ou les séries ? Oui, très peu. Et pas vraiment dans les œuvres mainstream. On est bons pour le second plan. Souvent pour faire rire. Ou pour décorer. Et si on est en couple, ça ne dure pas. Ça finit mal. Toujours mal. »

Naruto ferma les yeux et soupira. C'était vrai. Il n'était pas capable de citer beaucoup d'œuvres mettant en scène des couples de femmes ou d'hommes. Et parmi celles qu'il connaissait, il n'était pas sûr de pouvoir en citer plus d'une ou deux où l'histoire se finissait bien pour eux.

Comme s'ils n'y avaient pas vraiment le droit.

Comment croire alors que c'est possible pour soi ?

« J'ai voulu croire que ce ne serait pas le cas pour moi, que ça pouvait être différent. J'ai cru dur comme fer que ça allait durer. C'était si beau, si agréable… Et puis la réalité m'avait rattrapé en me donnant une gifle monumentale. Une gifle dont je commençais à peine à me relever. »

Naruto était à présent certain que si Gaara et son copain s'étaient séparés, c'était à cause de quelque chose – ou quelqu'un – d'extérieur à leur relation. Il préférait ne pas y penser, il ne voulait pas passer en revue les différents scénarios qu'il imaginait dans sa tête.

« Et là, alors que j'étais encore le dos contre la porte, je venais de recevoir une piqûre de rappel. Je me suis laissé glisser sur le sol. Je ne sais pas combien de temps je suis resté assis par terre, mais j'ai fini par remarquer que mes joues étaient humides. C'est là que je me suis relevé. Je n'avais même pas encore enlevé mes chaussures. »

On entendait Gaara inspirer et expirer profondément, comme pour se calmer. Sa voix était de plus en plus brisée.

« Je suis sincèrement désolé de t'imposer tout ça… Ces souvenirs, cette douleur… Cette impression qu'il y aura toujours quelque chose pour m'empêcher d'être heureux… »

Il était en train de retenir un sanglot. Le cœur de Naruto se serra d'autant plus.

« Je comprendrais que tu veuilles arrêter là. Je comprendrais que tu en aies marre de m'entendre, que ce soit trop… Trop, ce que tu veux. »

« Bien sûr que non, j'en ai pas marre ! »

« Mais dans tous les cas, garde en tête que tout ça, ce n'est pas de ta faute. Si cette réalisation m'a fait si mal, ce n'est pas à cause de toi. Ce n'est à cause de personne en particulier. Tu ne m'as jamais rendu malheureux. C'est comme ça, c'est tout. »

« Non, c'est pas tout ! »

Il s'était à peine rendu compte qu'il avait crié. C'était injuste. Gaara croyait-il vraiment qu'il n'avait pas le droit au bonheur ? La tentation de l'appeler, de lui parler, devenait de plus en plus forte. Naruto voulait lui dire que ce n'était pas de sa faute non plus, qu'il pouvait être heureux, qu'il en avait le droit.

Il voulait écouter la suite immédiatement, mais il savait que ce n'était pas une bonne idée. Même si, concrètement, il avait le temps d'écouter la deuxième face, il voulait aussi se rendre au lieu qui y serait indiqué. Mais dans ce cas-là, il risquait de ne pas être rentré à temps pour accueillir Sakura qui, de plus, arrivait souvent en avance. Pour la première fois depuis qu'il avait reçu les cassettes, Naruto décida de tricher : il prit le plan et regarda où devait le mener la dixième histoire.

« C'est une blague… » Le dixième repère était à l'adresse de Sakura. Et Naruto savait très bien à quel événement il renvoyait. Qu'est-ce que Gaara avait vu ou entendu ?

C'était définitivement une mauvaise idée d'écouter la dixième histoire maintenant. D'autant plus qu'il voulait retrouver une contenance avant l'arrivée de Sakura. Retrouver un peu de la positivité qu'il avait au début de la matinée.

Il prit le temps de respirer, de s'étirer et de penser à des choses positives. Gaara était avec sa sœur en ce moment, il n'était pas seul. Et Naruto avait presque fini les cassettes. Encore un peu de patience.

Même s'il craignait de ne pas encore avoir entendu le pire.


« Bon, j'imagine que tu préfères éviter le fast-food ?

- Celui où je bosse, en tout cas ; surtout que j'y retourne cette après-midi ! »

Comme attendu, Sakura était arrivée en avance. Elle semblait joviale, quoi qu'un peu fatiguée. Elle décida de traîner Naruto dans un petit restaurant qui proposait des repas équilibrés, ce dont il avait grandement besoin, selon elle. Naruto se plaignit un peu pour la forme, mais la suivit sans insister.

Une fois qu'ils furent installés et après avoir passé commande, Sakura prit un air sérieux. « Bien, autant ne pas tourner autour du pot… J'ai plusieurs choses à te dire.

- Tu veux dire que je t'ai laissée m'amadouer pour qu'en fait je me fasse enguirlander ?! S'exclama Naruto, l'air faussement choqué, mais néanmoins un peu inquiet.

- Mais… Qui t'a dit que j'allais t'enguirlander, andouille ?! Bref… Premièrement, je tenais à te présenter mes excuses pour samedi soir.

- Pour samedi soir ? Comment ça ?

- Pour ta cassette audio, expliqua Sakura. C'était vraiment pas malin de te faire tourner en bourrique comme ça, surtout en voyant que tu n'aimais pas du tout ça. Je suis désolée. En plus, j'avais déjà une bière dans le nez, j'ai pas vraiment agi intelligemment.

- Tu sais pourtant bien que tu tiens pas l'alcool ! Plaisanta Naruto.

- Oui, certes… Sinon… J'ai reçu un message de Lee.

- … Ah ? » Naruto pressentait qu'il savait de quoi Sakura allait parler.

- Il m'a dit qu'il ne t'avait pas trouvé très en forme, même si tu lui disais que ça allait rapidement passer. Il m'a demandé si je savais quelque chose. Je lui ai répondu que non, et j'ai décidé de t'en parler directement. Est-ce que tu vas bien ? »

Elle semblait sincèrement soucieuse. Naruto lui sourit. « Ne t'inquiète pas, je vais bien. Je te le promets. Je suis juste… Inquiet pour quelqu'un. Mais je vais avoir de ses nouvelles bientôt, ça ira mieux à ce moment-là.

- D'accord, je comprends. Mais fais attention à toi, il ne faudrait pas que les problèmes de quelqu'un d'autre deviennent un poids qui t'affecte toi.

- Ne t'en fais pas pour ça, je connais mes limites.

- Bon, tant mieux. »

Rassurée, elle sourit à son tour. Leurs commandes arrivèrent, et Naruto en profita pour dévier le sujet.

« Et toi, sinon ? Comment ça va ? On a pas vraiment eu l'occasion de parler, samedi. Contente de passer en deuxième année ?

- T'imagines pas le soulagement ! Enfin, ça ne veut pas dire que je dois me reposer sur mes lauriers. Mais j'ai l'impression de pouvoir souffler un peu. Peut-être même que je vais pouvoir retrouver un semblant de vie sociale. J'ai l'impression de n'avoir quasiment rien eu depuis deux ans ; à part samedi, l'une des dernières fois que j'ai vu des gens, c'était à ma…

- A ta soirée d'anniversaire, compléta Naruto, alors que Sakura rougissait.

- Euh, oui, voilà… De toute façon, il n'y a rien eu d'intéressant depuis. Et c'est bien parti pour continuer, j'ai l'impression que ces études vont me faire finir vieille fille. Oh, désolée, je ne t'ai pas non plus invité pour m'épancher sur le néant qu'est ma vie sentimentale !

- T'inquiète, ça me dérange pas ! Et puis t'es tellement cool, tu finiras forcément par trouver un mec bien ! » Soudain, les cassettes de Gaara lui revinrent en tête. En particulier, le moment où il lui avait demandé s'il avait déjà eu une copine. Il se reprit et ajouta sans réfléchir : « … Ou une fille bien !

- … Quoi ? Fit Sakura, les yeux ronds.

- Euh… On sait jamais ce que la vie nous réserve, tu sais ! Et puis j'ai réalisé que je partais toujours du principe que tout le monde était hétéro, mais c'est débile, alors j'essaie de modifier un peu mes réflexes, » dit Naruto en haussant les épaules. Cependant, les yeux de Sakura commençaient à être brillants de larmes. Il paniqua. « Oh non, j'ai encore dit quelque chose qu'il fallait pas ?!

- Non ! Non… Au contraire, en fait…

- Comment ça ?

- Bah, c'est-à-dire que… Ça me fait plaisir que quelqu'un évoque enfin cette possibilité, parce que… Parce que…

- Parce que tu préfères les filles ?

- Non, pas forcément, mais… Je crois que je les aime bien aussi, hésita Sakura.

- Eh ben… Ça nous fait un point commun !

- Quoi, comment ça ?

- Bah, j'aime les filles aussi ! C'est un énorme point commun, je savais qu'on était faits pour s'entendre ! Fit Naruto pour détendre l'atmosphère.

- Pff, n'importe quoi, rit Sakura en essuyant les larmes qui avaient perlé aux coins de ses yeux. Merci, en tout cas. Je suis contente d'avoir enfin pu le dire à quelqu'un. Ça fait un moment que ça me travaille, pour être honnête.

- Alors je suis content pour toi. Je suis heureux si j'ai réussi à te débarrasser d'un poids. Et si quelqu'un vient te causer des problèmes pour ça, dis-le-moi, je le remettrai à sa place ! »

Sakura rit de plus belle. Puis elle regarda Naruto droit dans les yeux. « Merci beaucoup. Pour ton soutien et ton écoute. J'ai de la chance de t'avoir pour ami. Et tu ne devrais pas trop t'inquiéter pour la personne dont tu me parlais tout à l'heure ; avec quelqu'un comme toi dans son entourage, elle ne pourra qu'aller mieux. »

Naruto sourit. Il espérait que Sakura avait raison.


Note : C'est peut-être pas nécessaire mais je tiens juste à préciser que, bien sûr je sais qu'il y a des œuvres où ça se finit bien pour un couple d'hommes ou de femmes. Mais c'est tellement rare et tellement pas mis en avant que voilà :/