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Disclaimer : Je ne tire profit, en aucune façon, de cette histoire. L'univers MARVEL COMICS et l'univers MARVEL STUDIO sont la propriété de trop de monde et c'est tellement complexe que je ne veux pas faire de bêtise en mettant un propriétaire DC Comics surtout maintenant que SpiderMan appartient aux deux… Donc ils appartiennent à leurs propriétaires et voilà. Je ne retire rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent.

Rating : Pour tous ceux qui veulent / peuvent lire du Marvel

Genre : Pour ce chapitre : Friendship

Personnages : Loki – OC

Situation temporelle : Après Thor – The Dark World

Changements de situation : Aucun.

Date : 3 avril 2018

Ce chapitre résulte d'un challenge d'écriture initié sous l'enseigne du FoF, le forum francophone ! Vous aurez des liens et des détails sur mon profil !

Les mots de ce challenge sont : Enchère, Guérison, Animal, Contagieux, Pilote, Jeu de fléchettes, Raccommoder, Dégeler. Ils sont soulignés dans le texte.

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Bonne lecture

CHAPITRE 4


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J + 132

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Ça m'énerve ! Pourquoi est-ce à vous que je me confie ? Plus exactement, pourquoi êtes-vous la seule personne à qui je puisse me confier ? Je suppose que c'est parce que vous vous moquez éperdument de ma vie et qu'elle n'a aucun intérêt pour qui que ce soit là où vous êtes et parce que je ne me risque à faire confiance à personne su Terre. Au SHIELD, il y a des micros et des caméras partout, et de toute façon, tout finit par être raconté à Fury. Et en dehors du SHIELD, on me prendrait pour une folle. Bon, passé ce moment d'apitoiement sur moi-même, je reprends le contrôle de ma bêtise congénitale.

Fury a fini par se calmer, mais il a des projets pour moi, que je ne suis pas certaine d'apprécier. Non, je ne suis pas parano, et je ne me donne pas plus d'importance que j'en ai réellement. Je subis depuis une semaine et demie des tests en tout genre. Ces trois derniers mois, une vingtaine de personnes qui travaillent dans les ''bureaux'' du SHIELD se sont vu proposé une formation au combat rapproché et à la prise en main des armes à feu les plus communes. On m'a obligé à participer à la formation, autant dire que j'ai été couverte d'hématomes et que j'ai dû me faire raccommoder plus souvent qu'à mon tour. Mais passons.

À la suite de ce stage, j'ai été convoquée chez Fury qui m'a dit que je devais passer des tests, puisque j'avait passé le cap des deux ans dans l'agence et que je devais faire des ''vérifications psychologiques''. Sauf qu'en parallèle, ils m'ont envoyé trois fois en mission sur le terrain avec Romanov et Barton. Natasha est d'ailleurs bien plus sympathique avec moi depuis que je lui ai assuré que je n'avais aucune vue sur le Faucon. Comment pourrait-il m'intéresser alors que vous êtes là ?

D'accord…

Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je ne suis absolument pas amoureuse. D'ailleurs, je suis en train de m'enterrer dans ma stupidité. Vous le savez, vous le sentez. Je vais arrêter là les justifications je crois.

Que disais-je ? Oui, Natasha et Clint. Ils sont stupides à se tourner ainsi autour. Ils perdent bêtement du temps. Lorsque l'un d'eux mourra, l'autre ne pourra que se désespérer sous une montagne de regrets. Clint n'a pas apprécié lorsque je lui ai dit. Quoi qu'il en soit, je soupçonne le SHIELD de me vouloir sur le terrain… Ils essaient de me faire utiliser mon don : je dois me glisser dans la foule paniquée, arriver à bousculer la "cible" pour la sentir, rentrer fissa au QG de campagne et aider à la gérer. Je me demande même s'ils ne voudraient pas faire de moi une espionne… Quelle vaste blague ! Ils peuvent toujours rêver. Je suis très bien dans mon bureau et mes salles d'interrogatoire !

Oh, et si vous pouviez désespérer à un autre moment que lorsque je suis en cours, ça m'arrangerais. Je préférerais utiliser ma pause de midi pour manger au lieu de vous écrire. Ou attendez la fin de journée, j'ai tout mon temps à ce moment là… généralement.

À ce propos, puisque je suis désormais deux semaines au SHIELD et une en cours, j'ai trouvé une chambre sur le campus de l'université. Ce n'est que lorsque j'ai pu y dormir que je me suis rendu compte combien vivre au SHIELD me pèse. Je me suis rendu compte il y a quelques semaines que j'y suis épiée constamment, et cela m'agace. Je suis sans arrêt sur mes gardes, je dors mal, je deviens irritable, c'est insupportable. Il y a une sorte de paranoïa intense là-bas, par déformation professionnelle, je suppose, et les nouveaux ont beau essayer d'y résister, ils le deviennent aussi. Est-ce une maladie contagieuse ? Remarquez, question paranoïa, je pense que vous n'êtes pas mauvais non plus. Mais cela vous a permis de survivre alors je ne me plains pas.

Je me suis demandé plusieurs fois si je ne démissionnerais pas. Mais Thor continue à me parler d'Àsgard et rien au monde ne me ferait manquer ça. À ce propos, j'ai trouvé une bonne raison pour que votre frère continue de me parler de votre planète. Je dois rendre une thèse à la fin de l'année scolaire, et j'ai choisis ce que nous appelons sur Terre la "Mythologie Nordique". Je suppose que vous connaissez.

Je n'ai pas envie de parler du sujet suivant mais je vais le faire quand même, parce que je ne veux pas vous le cacher. À chaque fois que je rentre dans ma chambre au SHIELD, j'active un brouilleur – il m'a été offert par Natasha lors de ma première semaine de travail, parce qu'elle sait que les vigils se rincent l'œil derrière leurs caméras. La fréquence du brouilleur change toutes les semaines, donc les caméras de ma chambre sont brouillées. Fury ne peut rien dire parce que c'est illégal de nous espionner et les employés non plus parce qu'ils se font virer quand ils s'en plaignent.

Quoi qu'il en soit, il y a un risque, même s'il est minime, qu'une des deux lettres que je vous ai envoyé depuis cette chambre aient été récupéré via le réseau de surveillance de l'agence. Je suppose que vous allez m'en tenir rigueur. Je ne sais que dire. Présenter des excuses, quand bien même elles seront sincères, ne résoudra pas le problème.

Je dois vous laisser sur cette note négative, j'ai un rendez-vous avec mon directeur de thèse.

Humainement faillible (je sais, c'est un pléonasme)

Salomé H.

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J + 154 / 6h40

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Je suis désolée de ne pas vous avoir écris hier. Je voulais le faire mais mon entraînement m'a valu de passer la nuit à l'infirmerie sous étroite surveillance. Hier dans l'après midi, lorsque j'ai senti que vous n'alliez vraiment pas bien, j'ai voulu écourter mon combat, mais la seconde d'inattention qui a suivi cette décision m'a fait baisser la garde et le poing de mon adversaire – Clint – a rencontré ma figure sans aucune retenue. Bilan, un nez cassé, une arcade sourcilière ouverte et un œil poché. J'avoue que la feuille est parfois floue sous mes doigts. Lorsque je me suis réveillée, j'étais à l'infirmerie et j'ai parfaitement senti un morceau d'inquiétude remplacé par du soulagement. Non, je ne vais pas vous abandonner, je n'ai pas l'intention de mourir. Puis la solitude a repris lentement le dessus, et j'ai fini par vous sentir frustré, parce que vous ne receviez pas ma lettre, n'est-ce pas (rhétorique) ? À force de tenter de vous envoyer de l'impuissance, je pense que vous avez fini par comprendre que je ne pouvais pas écrire. Vous en savez les raisons. Malgré tout, vous m'avez fait passer une nuit blanche, je ne pensais pas que ça pouvait être aussi difficile de propulser ainsi ses émotions.

Je dois passer une visite de contrôle dans… mince, il y a une minute.

Je vous réécris dans la journée ! De toute façon, ma guérison devrait prendre au moins deux semaines donc pas d'entraînement pendant ce temps...

S.H.

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J + 154 / 22h30

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Je subis de plus en plus de tests, on m'entraîne comme une forcenée, je suis devenue un hématome sur jambe. Je n'ose plus aller en cours depuis quatre jours, du coup je suis de nouveau au SHIELD vingt quatre heures sur vingt quatre. Pas en cet instant bien évidemment. Là, je me trouve dans Central Park, vous savez, cette étendue de verdure que l'on distingue depuis la terrasse de la tour Stark – m'en voulez-vous de mentionner Tony ? Vous savez, lorsqu'on arrive à passer au-delà de son orgueil, c'est vraiment un type bien… ok, la plupart du temps. Navrée de l'avoir cité, j'avoue que ça devrait m'amuser de sentir votre frustration.

J'ai besoin de me changer les idées. J'ai peur, comme vous devez le sentir. Et vu qu'en retour de cette peur, je reçois un vague questionnement de votre part, je vais vous en expliquer la raison, qui reste la même depuis des semaines.

Le SHIELD est la cause de mon mal être. Fury est malsain. Vraiment. Je pourrais ignorer sa misogynie, son racisme et sa cupidité, il resterait son sadisme pur. Parfois, je me dis qu'il ne se laisse guider que par son instinct animal à certains moments. Je n'arrive presque plus à soutenir son regard. Il me fait peur. Dieu sait que j'ai honte, mais lorsqu'il pose les yeux sur moi, je ne souhaite que pouvoir me laver pour pouvoir effacer la saleté qu'il dépose. J'ai une réunion demain, avec lui. Seule. Alors, oui, j'ai peur.

Salomé

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J + 169

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Je suis désolée. Je sais que vous vous posez des question depuis des jours, mais ils m'ont surveillé sans répit. Même aujourd'hui, je ne suis pas certaine qu'ils ne vont pas venir me trouver une fois que je vous aurez envoyé la lettre pour savoir ce qu'il se passe. Surtout, si vous sentez que je suis torturée, tuez-moi. Ils connaissent ma vie de fond en comble, à part ce qui vous concerne, ils sauront où appuyer et feront monter lentement les enchères. J'aimerais vous dire que je ne vous trahirai pas, mais je ne sais pas jusqu'où je suis capable de résister à la douleur, mentale ou physique.

J'ai envoyé balader Fury et ses avances. Puis il m'a proposé de faire partie des Avengers. Sérieusement, moi, vous me voyez en train de sauver le monde avec des héros costumés ? – ne rigolez pas, vous aussi vous aviez un costume ! Le directeur m'a posé un ultimatum. Les Avengers ou la porte. Je l'ai envoyé sur les roses et je suis sortie de moi-même.

Je ne comprends pas. Ne préféreraient-ils pas me garder ? Je leurs suis utile. Je me demande si Fury n'a pas fait exprès. Il savait que je n'allais pas accepter de faire partie de leur groupe, donc il allait pouvoir me virer ? Ces dernier temps, lors des réunions, Bruce, Natasha, Clint et Tony avait tendance à me soutenir. Après des jours de réflexion, j'en ai déduit que le directeur a dut avoir peur que je retourne les Avengers contre lui.

Je sais que Phil – oui, c'est bien celui que vous pensiez avoir tué. Il avait plus de ressources que prévu finalement – a dit qu'il essaierait de plaider ma cause devant le directeur, mais je n'ai pas d'espoir. Voilà donc une quinzaine de jours que j'ai réintégré mon studio sur le campus, et pas de nouvelle, si ce n'est l'armada d'agent qui a épié chacune de mes respirations durant une semaine. Depuis, soit ils se cachent, soit ils ont laissé tombé. Je ne suis pas une grande menace pour le SHIELD de toute façon. J'ai repris les cours avant-hier. Il me tarde de revoir mon professeur de lettre contemporaine / directeur de thèse.

À ce propos, il faut que je parle à Thor. Il serait important que je garde contact avec lui.

Je vais faire un tour sur le campus, pour essayer de déterminer si je suis toujours surveillée.

J'espère que rien de grave ne se passe chez vous, vous semblez déstabilisé aujourd'hui.

Je m'inquiète un peu.

Portez-vous bien,

Salomé Harley.

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J + 192

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Je ne comprends pas ce qui ne va pas ce matin. Vous aviez l'air bien hier, et aujourd'hui, tout se casse la figure en vous. Je n'aime pas ça. J'espère qu'aucune mauvaise nouvelle ne vous est parvenue.

Pour la première fois, je me demande si je ne vais pas tuer quelqu'un de sang froid. Pire, j'ai envie de tout préparer, dans les moindres détails et de prendre un plaisir infâme à le tuer lentement.

Fury m'a convoqué il y a trois jours. Lorsque je suis arrivée dans la grande salle de réunion, il y avait une vingtaine de personne, les Avengers au complet, tous les gradés de l'agence et le commandement du SHIELD au complet. Cet abruti a passé une bonne demi-heure à signaler combien ma participation à l'organisation a été vaine, combien j'étais insignifiante, combien je ne valais rien. Ses lieutenants ont ricané tout du long, tout comme Stark. À ce propos, je retire ce que j'ai pu dire de gentil sur lui. Le reste des héros – mis à part Steve qui a parut ailleurs durant toute la réunion – m'a silencieusement soutenu. Thor a même ouvertement rigolé lorsque je leur ai fait remarqué que pour une personne si insignifiante, ils se donnaient beaucoup de mal pour me discréditer et me foutre à la porte. J'ai joué la brave, et l'adrénaline a coulé assez longtemps en moi pour que je rejoigne mes quartiers dans la base sans craquer. J'avait éteint mon cœur et toutes mes émotions, je tournais en pilote automatique, mais je savais que le barrage allait céder d'une seconde à l'autre. C'est là que vous avez pris le relai.

Je ne sais pas pourquoi vous m'avez soutenu en m'envoyant cette force, malgré votre ennui latent me concernant, mais je n'aurai pas assez de toute ma courte vie pour vous remercier, quand bien même je le ferais à chaque seconde. Vous m'avez permis de garder ma dignité le temps de récupérer mes affaires et de sortir de l'agence. Heureusement que vous sentez mes émotions, parce que je suis toujours incapable d'expliquer ce que j'ai ressenti. C'était comme si... Comme si mon cœur, mon âme se... réchauffait littéralement. Enfin, c'est peut-être un peu fort comme mot, mas disons qu'elle dégelait. Et... Cela n'a pas de prix pour moi. Vous le savez...

J'aurais voulu tenir plus longtemps, ne pas craquer, mais une fois à l'abri dans mon studio, j'ai passé les deux jours suivants à pleurer. Vous l'avez senti. Je suis navrée de vous avoir fait subir ma peine. Heureusement, mon directeur de thèse m'a rendu visite – j'avais rendez-vous avec lui le lendemain et je n'y suis pas allé, ayant oublié – et est resté à mes côtés de longues heures, le temps que j'aille mieux. M. Ston est très gentil. Heureusement, il n'a posé aucune question, j'aurais été bien incapable d'y répondre.

J'ai honte de moi, comme vous pouvez le sentir. D'ailleurs, je vous sais gré de ne pas émettre de dédain à mon encontre, je crois que j'aurais du mal à le supporter. J'ai passé deux jours sans faire autre chose que me lamenter sur mon sort. Quelle désillusion. Je me pensais plus forte que cela. Heureusement que vous n'attendez rien de moi, parce que j'aurais eu peur de vous avoir déçu.

Vous êtes de plus en plus dissipé, au jour le jour. Je sens que vous vous reprenez de plus en plus régulièrement, comme si vous vous laissiez aller à penser à autre chose alors qu'il ne le faudrait pas. Restez concentré. Ne prenez surtout pas le risque de vous vendre. Vous serez bien plus mal si vous veniez à vous faire prendre.

Éternellement reconnaissante,

Vôtre,

Salomé Harley

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J + 208

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Je m'ennui ! N'auriez-vous pas du travail pour moi ? Mes cours ne me prennent que la moitié de mon temps et, je l'avoue avec gêne, je manque d'action. Clint, Natasha et Bruce me manquent aussi. Heureusement, j'ai réussis à garder contact avec Thor pour ma thèse. Il fait l'intermédiaire entre les Avengers et moi. Le pauvre en est réduit à me servir d'encyclopédie vivante et de transport de courrier.

Ne tenez pas compte de mon égarement, vous êtes la seule personne avec qui j'échange – sans mentir tous les trois mots – en ce moment. Éventuellement, je parle avec mes professeurs, mais je me vois mal leur parler du SHIELD.

Du reste, je me suis fait une réputation d'enfer sur le campus. Vous pensez bien, Thor est connu maintenant, et le voir se pointer chaque semaine dans le petit studio d'une pauvre fille au beau milieu de milliers d'autres étudiants… J'aurais pu en profiter pour être la plus populaire, mais je refuse de perdre du temps avec ces conneries d'adolescente (de vingt cinq ans) dirigées par leurs hormones. Du coup, je suis détestée. Enfin, vous savez combien ça ne me fait ni chaud, ni froid.

Quoi qu'il en soit, je me suis coupée de tout le monde, même ma famille peine à prendre de mes nouvelles. Je suppose que ne pas répondre à leurs messages ne les enjoint pas à persévérer. Je suis pathétique (la ferme !).

J'ai peut-être un peu trop bu également. Je suppose que si je ne vous présente pas d'excuses dans la prochaine lettre, c'est que j'aurais oublié celle-ci.

Bon sang, quelle affaire vous travaille ainsi ? Vous êtes stressé à longueur de journée. Parfois, j'ai l'impression que la confiance et le calme que je m'efforce de vous envoyer fonctionne partiellement. Mais peinant moi-même à ressentir ces sentiments, j'avoue qu'ils s'estompent plus vite que je le voudrais et votre humeur s'assombrit considérablement. Je voudrais tellement faire plus… Je n'arrive pas à tirer des nouvelles d'Àsgard de Thor en ce moment.

Demain, je passe la journée à travailler sur ma thèse avec M. Ston. D'ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi mon directeur de thèse était mon professeur de lettre moderne alors que le sujet de ladite thèse est complètement portée sur l'histoire ? Mais tant mieux ! Parce que mon professeur d'histoire n'est qu'un sac à vin pervers. Au moins M Ston est-il agréable à regarder.

Votre – saoule – dévouée.

Salomé

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J + 209

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Par tous les Dieux, que se passe-t-il ? Vous avez été dans un état de plus en plus déplorable au fur et à mesure que la journée avançait. Et je n'ai pas pu me concentrer assez pour vous envoyer un peu de sérénité puisque je n'étais pas seule. J'avoue que je me suis sentie un peu mal de mettre à profit cette journée pour remonter mon moral alors que vous étiez mal, mais c'est assez rare pour que je n'en profite pas. D'autant plus que cela vous sert par procuration.

Ensuite, et avant que je sois tentée de faire semblant d'avoir oublié, je suis totalement désolée de la lettre d'hier. Je ne me souviens pas bien de son contenu. Je ne m'étendrai pas là-dessus, je sens que vous vous amusez de ma gêne.

Oh, en parlant de gêne, si vous pouviez dormir la nuit plutôt que d'espionner mes émotions lorsque je rêve, je vous en serais reconnaissante. Parce que, oui, je suis une femme célibataire de presque trente ans alors oui également, mes rêves ne sont pas forcément vertueux. Alors rangez votre sarcasme, merci.

Bien, maintenant, revenons

Votre frère frappe à ma porte, à tout à l'heure

Salomé

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J + 209 (trois heures plus tard)

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Franchement, votre frère est sympa, mais qu'est-ce qu'il est balourd ! Venir me parler de ses problèmes de cœur… Je pense que vous sentez mon amusement. Je ne sais pas si vous allez me haïr mais je lui ai dit que dans ces cas là, il n'y avait pas de meilleurs conseillers que ses parents. Vous voyez où je veux en venir ? D'autant plus qu'il a envie de revoir ses amis, Sif et les Trois guerriers. Il devrait donc vous rendre une petite visite sous peu. Si vous m'en voulez à mort, dites-vous que je l'ai fait dans le but de vous distraire… J'ai envie de vous supplier de ne pas me tuer, mais je me retiendrai.

Je ne comprends pas pourquoi dès que vous avez reçu ma lettre vous êtes allé mieux. Beaucoup mieux. Je me pose une question en particulier. Est-ce ma lettre qui vous a mis en joie et vous a fait oublié une très mauvaise journée, ou est-ce parce que j'ai passé une bonne journée que vous n'alliez pas bien ? Si la seconde raison est la bonne, nous allons avoir un problème. Autant je veux bien vous dévouer ma vie, autant je ne me rendrai pas malheureuse pour que vous alliez bien.

Je suis assez perturbée par cela, je vais vous laisser, d'autant que vous allez bien maintenant.

Et puis Clint, Natacha et un certain Sam vont arriver pour que nous passions la soirée dans un bar. Natasha va essayer de me saouler encore et Clint va vouloir encore faire un jeu de fléchettes avec moi pendant des heures... Joie...

Bonne soirée,

Salomé Harley

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Et voilà ! Du coup, je ne peux pas laisser cette histoire en "complete" cette fois, puisque je n'ai pas clôturé le chapitre proprement...
Tant pis, ça sera pour la prochaine fois !
Je vous revoie au prochain challenge... et sachez que la fin approche !