Samedi 10 Octobre

Temari est toujours à la recherche de perfection, jamais totalement satisfaite de son travail, ses associés, collègues de travail doivent parfois lui arracher des dossiers des mains. De nature très généreuse, elle avait décidé de s'engager dans des études juridiques. Elle et ses frères avaient fuis leur pays natal pour se réfugié dans un pays voisin à l'âge de l'adolescence sans leur tuteur. Arrivée à Konoha, la plus jeune des No Sabaku dû s'occuper de toutes les questions concernant leur migration, et demander l'asile politique. Entre les questions politiques et juridiques, la famille grandie sous tensions, la peur d'être renvoyé dans leur pays d'origine. Ayant réussi à obtenir les meilleures bourses du pays, Temari et son frère Gaara s'aventurèrent dans de longues études alors que Kankuro, le cadet, devint apprenti charpentier auprès d'un très bon professeur.

Konoha faisait partie d'une Union politique et économique regroupant des politiques communes sur les d'immigration. Grâce à la suprématie des décisions de la Cour des Droit de l'Homme de l'Union des Pays Combattants, la famille No Sabaku avait obtenu un visa résidence pour 10 ans en 2010. Maintenant bien installés dans le pays, les membres No Sabaku ne craignaient plus d'être renvoyés. Kankuro était même marié à une jeune citoyenne de Konoha. Cependant, Temari n'oubliera jamais ces années passées dans la peur pendant plus de 8 ans. Âgée maintenant de 28 ans et avocate réputée pour ses dossiers parfait, elle aide de nombreux réfugiés politiques en provenance de Suna. Le cabinet était dirigé par un autre Sunien du nom de Matara. Matara était le mentor et ami de la jeune femme, il allait bientôt lui céder sa clientèle dans quelques années. Matara s'étant spécialisé dans le monde des affaires, le cabinet était assez hétérogène mais arrivait par cette dualité à engendrer des revenus plus que correct pour soutenir la montée en puissance du cabinet.

Le téléphone de Temari vibra une fois annonçant un message. Lorsqu'elle travaillait elle ne lisait jamais ses messages personnels. Le téléphone qui avait vibré était son téléphone blanc, celui dont détenait ses amis, sa famille. S'ils avaient vraiment besoins d'elle, ils l'auraient appelée. Même si elle ne consulta pas son message, elle savait qui en était l'auteur. Elle était cependant trop occupée pour se soucier de lui, et encore moins pour le voir, enfin pour s'amuser avec lui. Son dossier sur la famille Sakyuu devrait être prêt pour la semaine suivante et quelques pièces manquait à l'appel.

L'horloge indiquait maintenant 23h09 lorsque le téléphone vibra une nouvelle fois, le même téléphone, le blanc. Cette vibration fit sortir Temari de sa réflection, elle jeta un regard à l'heure et se décida à partir. Elle avait promis à Kankuro qu'elle passera pour le rendez-vous mensuel familial et elle devra être en forme pour le supporter une journée entière. Elle consulta son téléphone, un sourire aux lèvres, pourquoi pas rendre visiter à ce petit enquiquineur.

Temari s'installa dans sa voiture, mit la musique et se dirigea vers la demeure de cet homme, un ami presque de longue date maintenant.

Temari ne sonna même pas à la porte de son ami, elle savait qu'il laissait toujours la porte ouverte quand il était chez lui, la flemme de fermer à clés. Elle entra et appela ce dernier. "Nara, je suis là !". Elle le retrouva devant la télévision écoutant de la musique. Les yeux presque clos, fatigué par la journée de travail mais paradoxalement aussi par l'ennui des programmes de télévisions. Quelle honte de passer des programmes aussi dégradants pour l'humanité. Les cheveux encore noué, le jeune homme se tourna vers l'invitée.

"- Tu m'étonnes, tu es réveillé ! Je n'y crois pas il est presque minuit, rappela la jeune femme.

- Je t'attendais, alors pourquoi dormir, je savais très bien que tu allais me réveiller, termina le jeune homme."

Suite à ces mots, Temari s'installa auprès du Nara en jetant son manteau sur la chaise juxtaposé au sofa. Elle enleva sa montre lasse de penser au temps qui s'écoulait. Elle voulait simplement passer un moment agréable, sans limite de temps. Mais malgré cette envie, elle voulait que tout se passe très vite, elle était plus qu'impatiente. Après s'être mise à califourchon sur lui, elle commença subitement à l'embrasser. Le Nara soupira et s'exprima " Je suppose que tu es pressée". Il la poussa légèrement la mit debout et l'attrapa par ses jambes et l'emmena dans leur chambre, enfin sa chambre. Temari n'étais jamais affective avec lui, elle ne daignait même pas répondre à ses messages, et parfois ni même à ses questions. Se prénommant Shikamaru, le Nara connaissait assez vaguement les membres de la famille No Sabaku même si ces derniers avaient l'habitude de s'entourer de personnes venant du même milieu que lui. Shikamaru était un neurologue de l'hospital Konoge mais aussi conseiller auprès du ministère de la défense. Il fréquentait des chirurgiens, pharmacien, chercheur et la gangrène de politicien. Peu de gens cependant fréquentait réellement Shikamaru Nara, hormis sa famille et ses deux amis, Shikamaru ne laissaient personne lui rendre visite, enfin hormis Temari. La jeune avocate était brillante mais aussi assez sexy. Malgré son caractère un peu trop strict, il l'aimait bien. Il avait eu avant elle, d'autre partenaires sexuels, mais dégouté par leur manque de logique et manque d'intelligence il ne pouvait les supporter à leur réveil. Avec Temari, il y avait quelque chose de différent. Aux quelques occasions où cette dernière daignait rester quelques heures supplémentaires chez lui après leur ébats, ils discutaient politiques, entreprenariat, philosophie. Il se sentait bien et Temari aussi. Il fallut à Shikamaru plus de 4 ans pour oser entreprendre quelques gestes d'affection avec Temari qui accepta d'être son partenaire mais uniquement pour quelques moments pour partager un plaisir charnel. Temari avait été claire, très claire ! Elle ne souhaitait pas s'engager dans une vraie relation, elle était très occupée avec son travail et beaucoup trop stressé pour accepter le moindre stress supplémentaire de manière volontaire. Au fond cela convenait parfaitement au Nara, une relation et ce qui va avec était bien trop fatiguant pour lui qui gérait déjà deux jobs à plein temps. Dominant à tour de rôle, les deux individus étaient devenus des partenaires idéaux au lit, même si quelques différends les séparaient hors du lit, ils passaient toujours un agréable moment.

Certains soirs étaient plus agréables que d'autres. En effet, parfois l'avocate stressée se laissait poussée par l'élan de flemmardise que lui donnais son partenaire et restait avec ce dernier à discuter ou à simplement se reposer. Ce soir ce n'allait pas être le cas, elle avait des obligations familiales mentionna-t-elle en quittant la chambre du brun à peine 30 minutes après leur ébats. Le chirurgien soupira, il aurait bien aimé la voir un peu plus longtemps. Selon le jeune génie, la demoiselle se laissait envahir par le stress engendré par cette affaire, cette famille Sunienne au bord de l'expulsion. Il soupira une seconde fois lorsque la porte claqua. Il n'allait pas la revoir pour au moins 3 jours. Le silence de son appartement reprenait peu à peu le dessus. Lassé par cette atmosphère pesante, le Nara sortit de sa chambre alluma la télé et se remis sur son canapé. Quelle magnifique soirée en solitaire !