Temari souriait déjà à peine sortie de sa voiture. Le temps était parfait, ni trop froid ni trop nuageux, pas de pluie à l'horizon. Elle sonna à la demeure familiale de son frère et la porte s'ouvra 5 secondes plus tard. Une petite femme ouvrit la porte à la sœur de son mari.
« - Alors ma belle, comment ça va ? Commença la femme souffrant d'une légère prise de poids passagère,
– Très bien, je vois que tu te portes bien et que les jumeaux ont aussi bien grandis ! Lui répondit sa belle-sœur.
– Mais entre voyons, dépose les sacs dans la salle à manger, et donnes-moi ce manteau ! »
Akasa prit le manteau de Temari et se faufila dans la pièce à droite de la porte pour aller ranger les affaires de sa belle-sœur. Maintenant qu'elle attendait le deuxième (enfin, deuxième et troisième) enfant de son frère, Akasa avait appris à mieux connaître et comprendre la sœur de son mari. Temari n'était pas très facile. Elle n'était pas trop aimable mais n'était pas non plus malpolie. Au début de leur relation avec Kankuro, Temari n'adressait que très peu la parole à Akasa. Cette dernière l'avait pendant des mois tenus une rancœur ne comprenant pas ce que Temari pouvait lui reprocher. Temari n'avait simplement pas eu le temps à accorder à ses frères et à sa famille. Temari était encore une jeune avocate pleine d'ambitions mais avec peu de crédibilité due à son expérience inexistante. Maintenant qu'elle avait pu asseoir son expertise, elle consacrer tout son temps à des affaires liés à Suna et à ses frères. Suna et sa famille lui prenait tout son temps. Même si elle était l'aînée de la famille No Sabaku, la jeune femme avait une fois confié à Akasa qu'elle était heureuse de voir son frère avoir une relation saine et des enfants puisque ceci lui semblait impossible pour elle et peut être même pour Gaara. La famille No Sabaku se devait de continuer sa belle lignée. Temari rejoint ses deux frères dans le salon et pris dans ses bras son petit neveu âgé à peine de 2 ans. Elle avait du mal à comprendre pourquoi son frère et sa belle-sœur souhaitaient avoir un nouvel enfant, coup du sort deux nouveaux enfants. Kumon n'était qu'âgé de 2 ans, et il aurait peut-être du mal à s'adapter à cette nouvelle vie à 5. En étant l'aîné de sa famille, Temari avait eu un bon souvenir de son enfance mais elle se sentait parfois submergé par l'activité qu'apportait ses deux frères dans la famille, et n'avait eu que très peu de moment d'affection. De plus, la mort prématurée de sa mère lui donnait toujours un mauvais souvenir des grossesses, et voir Akasa enceinte lui donnait souvent la boule au ventre. Et si Akasa avait des complications suite à la naissance des jumeaux. Comment Kankuro allait-il faire ? Temari leva les yeux au plafond. Les avancés scientifiques sont assez bonne et la grossesse n'est plus une situation à risque pensa-t-elle en se remémorant les mois de son amant.
« Aïe ! » Kumon sortit Temari de ses pensées négatives en l'infligeant une petite claque sur le visage. « Je ne suis pas un jouet Kumon ! » Temari laissa l'enfant retrouver les bras de son père et se mit à réécouter la conversation qui avait lieu. Gaara était souvent silencieux, Temari rajoutait un mot ou deux mais c'était Kankuro qui avait toujours de belles et de mauvaises histoires à raconter.
« Temari, j'ai appris que tu avais pris le dossier de la famille Sakyuu... Tu sais bien que le dossier est très compliqué, et en raison de leurs liens avec certains politiciens, toute ce que tu fais est fortement observé par la presse locale mais aussi celle de Suna. Je pense vraiement que tu prends des risques inutiles. Gaara termina sa phrase et avala de suite une gorgée de thé, comme pour laver sa bouche de ses mots. »
Le travail. Temari n'en avait pas vraiment envie, même si souvent c'était elle qui était obsédé par le travail. Gaara s'inquiétait pour elle, elle ne savait et il avait bien raison. Étant dans le monde de la politique, Gaara pouvait voir ce qui menaçait Temari. Si le gouvernement en place à Suna le voulait, il pourrait faire appel à la Mafia Sunienne et éliminer la jeune avocate sans aucun scrupule. Cependant, elle savait que sa mort durant un dossier aussi sensible que celui de la famille Sakyuu ne laisserait pas la presse internationale sans interrogation et de plus amples enquêtes seront sûrement mené. Les hauts dirigeant de Suna pourrait même être mis en examen par la Haute Cour pénale et voir leur responsabilité pénale être engagé. Elle savait où s'arrêter et elle ne craignait pas vraiment les représailles de ses derniers. Si sa vie serait menacé d'une quelconque façon, elle continuerai son travail, sa vie était consacré à sa profession, son temps était consacré à sa famille mais aussi à ces affaires complexes liant des familles Sunienne à des conflits politiques à Suna. « Tout ira bien Gaara » répondit enfin Temari. La journée se déroula sans problème entre les cris de Kumon et les rires de ses parents, les réflexions de Gaara et les réponses de Temari.
En opposition à ce moment agréable, Docteur Nara passait une sale journée ! L'opération de son patient s'avéra encore plus complexe que ce qu'il avait prévu. Les fonctions motrices de son patient étaient en grave danger lorsqu'il reçut un appel concernant un autre patient qu'il suivait. Il avait donc dû finir plus tôt que prévu l'opération de son premier patient et arriver in extremis pour aider le neurologue qui le remplaçait pour terminer l'opération du deuxième patient. Le Nara soupirait, le dimanche c'était supposé être un jour de repos. Pourtant dans le monde de la neurologie, tout le monde sait que le cerveau ne prend jamais de pause, alors comment un chirurgien neurologue pouvait simplement y penser. La vie de ces chirurgiens était dédiée à leur patient, le temps n'était qu'une notion importante pour les personnes lambda pensait Shikamaru. Il ne pouvait jamais compter combien de temps de repos il lui restait ni combien de temps avant de finir son travail. Son temps était en réalité le temps de ses patients, tous plus galère et agréables les uns que les autres. Shikamaru était en train d'entamer sa 3ème cigarette lorsqu'une vielle femme vit apparition dans le local.
« Mon dieu, jette-moi cette merde ! Lui cria la vielle dame.
– Maman, je suis vraiment fatigué aujourd'hui. Se plaint le jeune neurologue.
– Je sais mon fils. Allez, allons-y. »
La mère de Shikamaru s'était rapidement calmée. Elle avait eu échos de la journée de son par l'infirmière de jour lorsqu'elle venait à peine d'entrer dans l'hopital. Son fils n'était pas du genre à vouloir un contact affectif avec sa mère, il l'avait appelé pour qu'elle vienne le rechercher et le déposer en voiture, sûrement pas pour du réconfort. Elle savait que Shikamaru l'appelait uniquement en cas d'urgence ou encore lorsqu'il avait passé une mauvaise journée au travail, entre mort et opération raté, ou journée trop stressante. La mère de Shikamaru, était une pharmacienne-chimiste connu dans le milieu. Elle était très intelligence mais savait que son fils était un pur génie et qu'elle devait lui apporter toute l'aide qu'elle pouvait. Ce dernier pouvait être facilement à bout puisqu'il ne supportait pas bien le stress. Malgré un mode de vie sujet au stress, il avait continué à garder cet air nonchalant. Shikamaru suivi sa mère, salua le personnel et sortir de l'hôpital. Assis dans la voiture de sa mère, il commença à allumer une cigarette, rapidement stoppé par sa mère. « Arrête ça tout de suite, tu fumeras en rentrant, sûrement pas dans ma voiture. Au fait, ta voiture qui la ramènera ? ». Shikamaru, obéissant, rangea l'objet de ses désirs et répondit « J'ai demandé à un collègue de la ramener en sortant du boulot, il était venu avec moi aujourd'hui au boulot ». Sa mère repris alors « Tu parles du Docteur Hyuga ? ». Il hocha la tête et posa celle-ci sur le coussin improvisé construit à l'aide de son pull. La voiture démarra direction l'appartement du Nara. Shikamaru ne souhaitait pas que sa mère reste plus longtemps à peine 10 minutes après son arrivée, il s'allongea dans son lit et s'endormit. Face à cet abandon sa mère se mit alors en direction de la porte de sortie. Face au bordel naissant dans l'appartement, elle se mis à ranger ici et là. Une montre qui n'appartenait pas à Shikamaru fut retrouvé et placé dans un petit récipient sur la table de salon. Il voyait toujours cette jeune avocate pensa sa mère. Elle quitta les lieux peu de temps après le rangement. Son fils n'avait même plus de temps à l'accorder.
