Merci à tous pour les commentaires. Je suis toujours en train de rédiger le début même de l'histoire. Aucune idée de ce qui se passera. Je voulais vraiment orientée l'histoire sur les émotions, le comportement de Temari. J'espère que cette facette plaira à beaucoup d'entre vous.
Pour le Neji/Tenten tout est encore flou pour moi, j'espère pouvoir faire un chapitre sur eux bientôt.
La crise d'angoisse ou aussi appelé crise de panique se caractérise par une peur intense. Même si le risque de crise d'angoisse reste très faible, les femmes âgées entre 25 et 44 ans sont plus sujettes à ce genre de phénomène. L'origine de la crise peut être multiple et peut être liée à un traumatisme de l'enfance. Temari réunissait toutes les conditions pour faire l'expérience la plus traumatisante d'une crise d'angoisse. À peine passée le pas de porte de son amie, le rythme cardiaque de l'avocate se mit à se déchaîner. Elle avait chaud, elle transpirait, elle voulait vomir, crier, courir, sortir, rentrer. Elle tremblait tellement qu'elle s'écroula à côté du canapé de son amie sur le sol dur et froid. Tenten encore sous le choc de ce qui se déroulait sous ses yeux, souleva son amie pour l'aider à se poser sur le canapé.
Sans pour autant être médecin, la brune avait rapidement fait le diagnostic. Une crise d'angoisse. Quoi de mieux pour une jeune femme stressée 7 jours sur 7... Tenten ne put même pas entamer la conversation avec sa meilleure amie. Cette dernière était au téléphone. Elle avait appelé les urgences. Que faire ? La détective pris le téléphone des mains de son amie souffrant de tremblement compulsif. Elle raccrocha et commença à réconforter son amie. « Hey, Calme-toi. Tranquille, tu n'as pas à avoir peur, je suis là. Temari, respire. Ça Ira. »
Temari ne l'avait sûrement pas entendu de la même oreille. Dans sa tête tournait en boucle cette horreur, ce foutu test de merde, qui indiquait 2 barres. Pourquoi n'avait-elle pas fait le lien entre le test et les résultats du test. Au fond, elle savait qu'elle avait raté quelque chose, mais elle n'aurait jamais pensé avoir pu rater une grossesse. Ce qui inquiétait Temari le plus ce n'était pas la grossesse, la nouvelle de la grossesse, mais plutôt le nombre de semaines d'aménorrhées. Au bout de 30 minutes, Temari s'exprima.
« Tenten, je pense être enceinte depuis plus de 2 mois, ça doit faire au moins 2 mois que je n'ai plus mes règles. Je te l'avais dit que j'avais changé de pilule il y trois mois, j'ai dû avoir un souci, ou mal la prendre... Tu imagines, et s'il était trop tard pour un avortement ». Ce mot résonna dans les têtes des deux femmes enceintes. Tenten n'avais jamais imaginé une seconde recourir à cette solution, même si rien n'était encore clair dans sa tête, l'avortement c'était hors de question. Elle n'aurait pas le courage de le faire.
« Tenten, tu sais bien que ce n'est pas tuer un pauvre bébé, ne me juge pas ! » Temari voyait bien le visage déconfit de son amie.
Un fœtus n'est pas un être humain, la loi était claire sur ce sujet, Temari n'avait pas un bébé dans son utérus, elle avait un simple fœtus prêt à être expulsé. Rien de mal, la loi l'autorise, tout allait bien. Même si Temari pensa une demie seconde à la morale dans tout ça, elle s'en fichait bien. Elle n'avait pas de temps pour un nourrisson. Malgré son âge propice et sa situation financière convenable, un enfant n'était pas dans ses plans. Avoir un enfant pourrait bien détruire toute sa carrière, la freiner. Ses clients avaient besoin d'elle, d'une Temari en forme, prête à tout surmonter et non pas d'une Temari grossis par un ventre trop rond.
Temari sortit de ses pensées au contact des bras de son amie autour d'elle. « Je sais Temari, je sais. Je n'ai simplement pas la force de le faire. » Les deux femmes restèrent assises dans le canapé, au chaud, en s'endormant peu à peu. Temari se leva tôt le lendemain, en raison d'une forte douleur au cou. Ne jamais s'endormir dans un canapé, elle le savait bien. Elle sortit des bras de son amie et se dirigea vers l'hôpital. Elle fit cependant demi-tour. Konoge était fréquenté par des gens qui connaissaient plus ou moins bien Temari. Elle ne voulait sûrement pas qu'on la voit aller au gynécologue. Il est vrai qu'un rendez-vous au gynécologue ne signifie pas « Être enceinte », pourtant Temari avait peur, elle était au bord de la paranoïa. Peur de la confrontation, peur des questions, peur des gens. Elle ne souhaitait simplement que s'isoler et c'est tout. Elle se dirigea alors vers le deuxième hôpital le plus proche qui était à 40 minutes de route. Temari avait décalé son seul rendez-vous du matin pour régler ses problèmes « personnels ». Temari n'employait jamais ses termes avec la secrétaire du cabinet. Temari n'avait jamais de problèmes personnels à régler à la dernière minute. Temari était toujours prévoyante mais pas cette fois se dit-elle. À peine la nouvelle dévoilée, elle en avait déjà marre. Ce fœtus commençait déjà à avoir un impact sur sa vie. Elle avait réussi à trouver un gynécologue qui ne prenait pas de rendez-vous, elle avait préalablement acheté un test de grossesse plus précis pour avoir une meilleure idée du nombre de semaine d'aménorrhée.
Le résultat tomba pour Temari, elle était réellement enceinte, et de 13 semaine et demie... Putain, le délai légal n'était pas dépassé, il était en effet de 14 semaines d'aménorrhées. Cependant, il était nécessaire que Temari passe par la procédure d'urgence, test psychologique et enfin le rendez-vous final. Temari avait une semaine surchargée, elle avait déjà commencé à annuler un rendez-vous et ne pouvais pas trop se permettre de dire oui à tous ces tests psychologique inutile. Elle n'en voulait pas du fœtus, n'est-ce pas là une bonne raison. « Vous n'auriez pas une procédure triplement d'urgence ? ». Le gynécologue soupira et tenta de réexpliquer la situation à la demoiselle. « Madame No Sabaku, vous êtes déjà dans l'impossibilité d'effectuer un avortement. Même si le nombre légal de semaine pour l'avortement n'a pas été dépassé, la procédure d'avortement doit prendre quelques jours. En suivant cette procédure même d'urgence, vous allez être hors période légale. Je ne peux pas enclencher cette procédure. Vous pouvez avoir d'autres solutions tel que l'adoption, l'accouchement sous X. Notre pays offre plusieurs solutions mais l'avortement à 13 semaines et demi, ce n'est pas une solution. Votre enfant a le cœur qui bat, il peut potentiellement survivre. Voyez tout ceci comme une bénédiction ». Une bénédiction ? Temari n'était pas croyante, cette institutionnalisation du bien, très peu pour elle. Elle demanda à consulter un autre gynécologue. En début d'après-midi, la nouvelle tomba à nouveau, Temari allait être enceinte, enfin, elle allait le rester.
Remuant tous ses méninges la Sunienne assise dans sa voiture garée dans le parking près de son travail se demandait bien comment se sortir de cette mauvaise passe. Elle avait pensé aller à Suna qui proposait légalement des avortements de plus de 14 semaines d'aménorrhées. Cependant, trouver un gynécologue prêt à effectuer une procédure d'urgence, s'absenter pour quelques jours, devoir trouver une excuse, tout ceci sembler un peu compliquée à gérer pour la demoiselle. Temari n'avait pas dit un mot au futur père, pourtant principal concerné. Elle voulait expédier cette mauvaise expérience en toute discrétion, pas envie de se faire chier à vouloir expliquer quoique ce soit. Temari le savait bien que son amant était contre l'avortement de manière générale. Ils avaient eu l'occasion d'en discuter lors d'un avortement en raison d'un viol. L'une des clientes de Temari avait en effet subi une telle atrocité et le chirurgien trouvait cela normal d'utiliser une telle procédure. Il nota toutefois à la fin de leur discussion « Mais avorter parce qu'on n'a pas fait attention, c'est du n'importe quoi. En tant que médecin, pratiquer cet acte est pour moi malsain. Mon but est de préserver la vie mais sûrement pas de la brouiller ou l'anéantir. » Pour le jeune docteur en neurologie, avortement rythmait à quelques exception à un acte contre-productif dans les deux sens du terme. Le Nara malgré ses opinions convergentes sur leur relation quelque peu volatile avait gardé des idéaux très traditionnels et se voyait fonder une famille y compris le train-train qui s'y apparentait. La belle blonde sursauta au toc de sa collègue sur sa vitre. Elle abaissa la vitre et entendit la brune blablater « Temari, M. Arashi est arrivé pour son procès. Il nous a fait part d'une lettre qu'il avait reçue dans la semaine concernant... ».
Le soleil était au plus bas lorsque Temari sortit de son bureau. Elle avait décidé de sortir aux heures d'office enfin presque. Elle n'avait pas l'habitude de quitter son travail avant 22h ou 23h. Aujourd'hui était bien exceptionnel, se dit la jeune blonde en tressaillant. L'hiver rentrait peu à peu et le soleil se couchait vers 6h à Konoha. Temari appréciait particulièrement cette période de l'année qui lui faisait profiter d'une journée ni trop froide ni trop chaude, avec une bonne dose d'ensoleillement. Elle soupira et entra dans son bolide, décision en tête mais les mains tremblantes de peur. Elle n'avait pas eu le temps nécessaire aujourd'hui à consacrer à ses précieux clients. Elle n'était pas en situation de faire avancer leur situation alors que la sienne était au plus bas. Elle avait pris une décision, elle n'avait pas le choix, ou plutôt c'était son choix.
