Bonjour tout le monde! Qui écrit des chapitres alors qu'elle devrait réviser son exposé d'histoire, lire un livre de 200 pages pour préparer un exposé en anglais, se préparer à son épreuve de physique et d'allemand? Moi.

Disclaimer : Himaruya sensei

Rating : M

Personnages : 2pNyoFrance et vous verrez les autres…

Couple : pas encore, désolée

Autre : Il y a des choses que vous ne devez pas faire si vous êtes mineurs! Et boire de l'alcool en fait parti.

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Chapitre I : Je suis un homme plein d'ambition


Je suis un homme plein d'ambition

Belle voiture et belle maison

Dans la chambre ou dans le salon

Moi je tourne en rond

Je tourne en rond

Je fais l'amour et la révolution

Je fais le tour de la question

J'avance, avance à reculons

Moi je tourne en rond

Je tourne en rond

Tu vois, j'suis pas un homme,

Je suis le roi de l'illusion

Au fond, qu'on me pardonne

Je suis le roi, le roi des cons

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Je suis un Homme


Liliane remplit doucement quatre verres en prenant une bouteille de vin. Elle la reposa sur la table, prit les boissons et les apporta à ses… connaissances? Oui, le meilleur mot pour les décrire était «connaissance», pas de doute.

— Alors, fit-elle en s'asseyant sur un fauteuil après avoir distribué le vin, face aux autres personnes présentes, de quoi devons-nous parler déjà?

— D'une alliance contre ces Ottomans, répondit Saint Empire romain germanique en posant sa boisson sur la table où il était assis après avoir reniflé le liquide rouge et décidé que ce ne serait pas bon pour lui de boire alors qu'il était dans une réunion d'une envergure assez importante. Pas du tout parce qu'il était encore physiquement qu'un enfant de onze ans, Hildegard avait déjà vécu depuis longtemps sa première cuite et gueule de bois

— La disposition publique de notre traité d'alliance contre Selay va être parlée, réfléchie et décidée demain, déclara le représentant des États pontificaux en passant une main dans ses cheveux de couleur acajou.

États pontificaux était un jeune homme de seize ans, très beau et charmant, doté d'un corps qui faisait baver toute la gente féminine. Malgré le fait qu'il représentait des religieux, il était un vrai coureur de jupons et dépravé de premier ordre.

— Si nous nous sommes retrouvés ici, dans cette chambre pourrie d'une auberge pourrie la veille de cette réunion, c'est pour parler de la disposition secrète, mon chère, fit-il en prenant une voix moqueuse.

— Je le savais déjà! Pas besoin de me le dire avec ce ton, répliqua Hildegard en se penchant sur la table qui les séparait, ses yeux d'un violet délavé rétrécis et habités d'une lueure dangereuse et malade.

— Le gamin essait de me faire peur? demanda sarcastiquement Giacomo en élevant la voix et en se penchant à son tour sur la table.

— Je ne suis pas un gamin! Je suis un homme! hurla Hildegard.

Le Germanique était à deux doigts de sauter au cou de son interlocuteur pour le tuer, même si ce dernier était plus puissant et grand. D'ailleurs, pourquoi ne le faisait-il pas?

— Ah oui? Je parie cinq pièces d'or que tu crois encore aux monstres qui habitent sous ton lit.

— Je vais te montrer qui croit à ces sottises, espèce de sale pervers dégénéré de Rome à la réputation désastreuse! hurla Saint Empire en frappant de son point la table, prêt à égorger États pontificaux à mains nues.

— Calmez-vous immédiatement! cria une voix masculine, ne laissant pas la chance à Giacomo de contrer la dispute.

Les deux jeunes hommes se rassirent à leur place respective et soupirèrent. Mieux valait ne pas mettre en fureur Aragon. Ceux qui avaient eu le plaisir de voir cet adolescent au paroxysme de sa colère ne s'en étaient pas sortis indemnes physiquement et avec une psychologie stable.

Le Royaume d'Aragon était un jeune homme ayant environs seize ans. Ses cheveux bouclés qui tombaient sur ses épaules étaient d'un brun foncé qui allait à merveille avec son teint hâlé et faisaient resortir ses yeux d'un vert cristallin.

— Bien, continua Leokares, maintenant que vous vous êtes calmés, on va pouvoir discuter de notre raison d'être assemblés ici, en ce neuvième jour du mois de décembre de l'an 1508.

— Nous connaissons tous la date du jour, Lele, souffla lassement États pontificaux en s'adossant à son fauteuil et relâchant les muscles de son corps d'Apollon. Pas besoin de nous le rappeler.

— Je te demande de m'appeler Leokares, Giacomo. N'utilise point d'autres mots ou diminutifs.

— Mais pourquoi? C'est mignon Lele!

— N'abuse pas de ma patience Giacomo!

— Ta patience? Laisse-moi rire! Tu n'en as jamais eue!

Le Latin avait une soudaine envie de jouer avec le feu. Cela faisait depuis plusieurs semaines qu'il ne s'était pas amusé, faute au très long voyage qu'il avait dû effectuer pour venir assister à cette réunion. Aragon était une bonne opportunité pour se divertir. Même s'il y avait le risque qu'en allumant trop le feu, ce dernier se transforme en une incendie pour le consumer totalement vif dans de douleurs atroces, États pontificaux ne pouvait s'empêcher d'aimer l'excitation que ça lui procurait de savoir qu'il jouait avec le feu. Ah… l'adolescence…

— Giacomo, je ne veux pas de surnom débile, surtout venant de ta part!

— Fräulein Bonnefoy, devront-nous nous opposer avant qu'un combat n'éclate?

— Mais je ne comprends pas Lele, tout le monde adore les surnoms que je leur donne!

— Je ne sais pas Hildegard. Quel est ton avis sur le sujet?

— Arrête immédiatement avec ce mot! Je m'appelle Leokares!

— C'est assez attrayant à regarder.

— Lele! Lele! Lele!

— Nous les arrêterons quand ils commenceront à se battre. Pour l'instant, profitons du divertissement qu'ils nous offrent inconsciemment.

Aragon se rassit soudainement, alors que lui et son interlocuteur s'étaient levés de leur chaise, ayant été respectivement sous l'emprise de la colère pour l'un et de l'amusement pour l'autre.

— Giacomo, nous servons de spectacle pour ces deux-là, dit-il en montrant le Germanique et la Française d'un revers de main.

À ses mots, le jeune homme qui était encore debout jeta un regard aux deux autres personnes qui se trouvaient à leurs côtés. Saint Empire affichait un rictus moqueur qu'il aurait voulu lui arracher avec ses ongles et France se tenait droite avec un visage totalement neutre. Mais le Pontife apercevait la lueure toute amusée qui était logée dans les prunelles françaises. Avec un soupir, il se rassit et croisa ses bras et ses jambes. Il gonfla ses joues pour bouder. C'était sa manière à lui pour montrer son mécontentement, de façon très immature.

— Revenons à notre discussion, s'il vous plaît, souffla Liliane, lassé par ces joutes verbales.

— C'est vrai, concéda Giacomo, il ne faut pas qu'on oublie pourquoi on est là.

— Bien, fit France en se levant de son fauteuil.

Elle se dirigea vers la petite table qui se trouvait dans un coin de la pièce moisie et se resservit du vin, tout en étant suivie du regard par les autres. Elle buvait alors qu'elle n'avait à peine quinze ans physiquement. Faute à Charlemagne qui l'avait habituée dans sa jeunesse à ce délice pécheur.

— De quoi s'agit exactement la disposition secrète de notre future alliance? demanda-t-elle, le dos tourné aux trois jeunes hommes. Pardon, aux deux jeunes hommes et à l'enfant.

— Future? demanda Saint Empire.

— Nous n'avons encore signé aucune feuille. De ce fait, notre traité reste dans une position futuriste, précisa la Française. Et je repose ma question: de quoi s'agit exactement la disposition secrète?

— Liliane, tu connais la réponse à ta question, déclara Giacomo d'une voix ferme.

— Alors pourquoi sommes-nous ici à en discuter? fit-elle.

France se retourna et fit face à ses… connaissances et prit une gorgée du liquide carmin tout en s'adossant contre un des murs ravagés par les insectes xylophages de la pièce. Elle voulait tous les avoir clairement dans son champ de vision, voir chacun de leurs gestes jusqu'au plus insignifiant.

— Nous sommes ici pour discuter des détailles, annoça calmement Aragon.

Liliane commença à faire tourner sa boisson dans son verre tout en la regardant. Elle n'aimait pas la tournure de la discussion. Ils ne répondaient pas à ses questions comme elle le voulait. Elle devait de prendre en mains les choses.

— Avec cette disposition secrète, nous nous liguons contre la République de Venise, si je ne me trompe pas.

— Oui, c'est bien vrai, dit Leokares. Mais toi, tu veux en venir à quelque chose d'autre.

— Je ne vais pas tourner autour du pot.

Liliane arrêta de tourner son vin dans son verre.

— Quelle partie du butin voulez-vous?

Des sourires sadiques qui ressemblaient plus à des rictus malades apparurent. Hildegard prit la parole en premier en s'adossant à son fauteuil pour être plus à l'aise:

— Je veux Roverto, Vérone, Padoue, Vincence, Trévise, le Frioul et l'Istrie.

— Le gamin à l'air d'avoir envie de conquérir toute la Venise. Ta charmante petite Lucia te manque tant que ça? rit Giacomo en étrécissant ses yeux d'un bleu des mers du sud.

C'était d'ailleurs son regard qui lui avait valu son surnom de «Poséidon» par ses admiratrices. Les gens qui l'adoraient, qualifiaient sa prunelle gauche de la mer Tyrrhénienne et la droite de l'Adriatique tant ils étaient profonds et ensorcelants.

— La ferme, dit Hildegard et roulant des yeux, pourtant une teinte rouge était apparue sur ses joues. Et en plus elle n'est même pas charmante, elle attaque tout le monde avec une dague.

— Mais c'est ça qui la rend spécifique à tes yeux, non? Je me trompe?

— Oui, tu te trompe, Herr Kirchenstaat.

— Si je devais préférer une version de mon nom, je choisirais Dicio Pontificia. C'est ça ou rien. Merci.

— Tu es un vrai rabat-joie, souffla Saint Empire.

— Pardon? Moi? Un rabat-joie? Je suis quelqu'un de très joy…

— BON ÇA SUFFIT! hurla Aragon en frappant du plat de sa main la table. J'en ai marre de vos disputes! Liliane, fit-il en regardant la Française. Cette dernière se redressa à l'appel de son nom. Je veux Otrante, Trani, Bindisi et Gallipoli.

— C'est d'accord, acquiesça celle-ci en buvant son vin. Quant à moi, je veux Brescia, Crémone et Bergame.

Puis elle posa ses yeux violets sur le Latin.

— Et toi Giacomo, que veux-tu?

Un large sourire séduisant se dessina sur les fines lèvres d'États pontificaux.

— Je n'ai pas encore choisi. Je pense que je vais en parler d'abord avec Jules César deuxième du nom.

— Mais tu as certainement des préférences, fit doucement France en prenant une énième gorgée de son verre. Tu ne voudrais pas les dire ici?

— Oh, je voudrais bien Ravenne et aussi Cervia. En gros, je voudrais quelques place de Romagne que Venise occupe depuis 1504. Mais comme je l'ai dit juste avant, je préfère en parler d'abord avec mon chef.

— Comme tu voudras, répondit-elle, les yeux rivés sur sa boisson.

— Je ne comprends pas pourquoi Herr Kirchenstaat est ici, fit fermement Hildegard, s'il ne veut même pas devenir notre allié.

— Gamin, je m'y intéresse beaucoup.

— Je l'espère pour toi.

— Je pourrais toujours lancer l'interdit sur Venise. Ça vous faciliterai la tâche, non?

— C'est vrai que son excommunion serait favorable, mais tu sais mieux que moi à quel point Venise peut être tenace.

— Sa ténacité ne durera pas longtemps, déclara Giacomo d'un ton jovial.

— D'ailleurs, fit Liliane soudainement, j'ai parlé avec Ferrare, Mantoue, Florence et Hongrie.

Trois paires de yeux se braquèrent immédiatement sur elle. France continua à parler sans relever sa tête:

— Vous le savez, ils réclament des restitutions de territoires. Je leur ai dit qu'ils seraient soutenus dans leurs revendications que s'ils contribuaient à la guerre physiquement et économiquement.

— Qu'ont-ils répondu? demanda Aragon.

— Oh, ça varie. Florence avait l'air de vouloir rester neutre et de continuer à faire plier Pise de son côté.

— Et les autres?

France réfléchis un moment.

— Les termes du contrat sont difficiles à accepter pour eux. Je ne pense pas qu'ils vont s'engager à cette guerre.

— Qu'ils s'y engagent ou pas, cela ne va pas changer notre objectif à nous, déclara d'une voix ferme Saint Empire.

— Hildegard.

— Ja Fräulein Bonnefoy?

— Je veux que tu m'accordes une nouvelle investiture pour le duché de Milan à la fin de cette campagne.

— Natürlich Fräulein Bonnefoy.

— En comprenant tout ce qui sera repris aux Vénitiens.

— Offensichtlich.

— Merci.

Après ce mot, un silence tomba sur la salle. Personne ne disait rien. Tout le monde se regardaient dans le blanc des yeux, à attendre que quelqu'un reprennent la parole. Cinq minutes plus tard, passé dans un atmosphère d'un silence macabre, États pontificaux décida de parler:

— Bien, s'il n'y a plus rien à dire de plus, fit-il en scrutant tour à tour les nations présentes, je me retire et vous souhaite une bonne soirée.

Il se mit debout, prêt à partir. Puis se fût Hildegard qui se leva de son fauteuil.

— Comme l'a dit Giacomo, si personne n'a rien à ajouter de plus, je me retire aussi. Auf wiedersehen.

— Bonne soirée, firent en même temps France et Aragon à leur intention.

Les deux jeunes hommes sortirent de la chambre, et même quand ils furent assez loin, leur voix pouvaient être entendues, ayant trouver un nouveau sujet pour se chamailler. Ainsi Liliane resta seule avec Leokares, et alors que l'Aragonais scrutais la Française, cette dernière, pas du tout mal à l'aise de ce regard sur elle, se releva et se dirigea vers la table du coin pour se resservir du vin. Une fois son verre remplit, elle s'avança vers l'unique fenêtre de la pièce, le dos tourné au brun.

Aragon se leva à son tour et se posta aux côtés de France quelques minutes plus tard. Il prit entre ses doigts une des boucles blondes qui tombaient sur les épaules de Liliane et commença à jouer avec. Pas du tout dérangée par cela, la Française continua de regarder dehors par la fenêtre, restant stoïque comme une statue.

— Que dirais-tu de venir avec moi pour fêter cette alliance… dans mes appartements?

— Elle n'est pas encore signée. C'est demain que tout va devenir officiel. En en plus, tu fais des avances à la sœur de ton frère.

Leokares grimaça.

— Ne dis pas cela ainsi! Quelqu'un qui ne nous connaît pas croirait que nous sommes parentés, alors qu'on ne l'est pas.

— Pourtant c'est la vérité, fit Liliane en buvant le liquide rouge qu'elle adorait tant. Nous avons Castille en commun.

— Et qu'est-ce que cela peut faire? demanda le brun tout en continuant à jouer avec la mèche de cheveux.

— Diego te tuerait s'il entendait que tu avais touché à sa sœur. Tu le connais bien.

— Je devrais plutôt me méfier d'Oliver. Lui me tuerait de sang-froid.

— Les deux te tueraient Léocharès.

— Tu vas pas aussi t'y mettre à déformer mon prénom comme Giacomo? s'énerva Aragon.

Les coins de la bouche de Liliane se relevèrent en un sourire. Elle pouvait bien se le permettre un court instant. Bien sûr, cela n'échappa pas à l'Aragonais.

— Ne sois pas aussi têtue… Que peux-tu perdre? susura-t-il d'une voix de velours.

— La belle vue que j'ai à l'instant?

— Je te jure qu'avec moi, tu auras droit à une plus belle, sourit le jeune homme.

— J'en doute pas… fit la belle jeune fille ironiquement. Mais tu as brisé mon cœur en 1504 Leokares, quand tu m'as pris Naples, dit-elle, toujours dans l'ironie totale et avec une moue triste et particulièrement sexy.

— Peut-être que si tu viens, il se peut que je te le rende, susurra-t-il.

— De ça, j'en doute vraiment.

Aragon lâcha la boucle qui retomba auprès des autres.

— J'attendrai ta venue après neuf heures, dans mes appartements. Tâche d'être ponctuelle s'il te plaît.

Et il sortit à son tour de la pièce, laissant la Française toute seule avec ses pensées.

Liliane vida son verre, mais n'alla se resservir. Elle avait assez bu. Elle ne voulait pas devenir ivre, dans une chambre d'une auberge qu'elle ne connaissait pas. Doucement, elle ferma ses yeux. Elle aimait le noir, ses autres sens travaillaient mieux quand elle n'avait plus sa vue. À l'instant, elle pouvait entendre les pas des souris qui longeaient les murs, le bruit des gouttes qui tombaient du plafond au sol dans un coin à cause de la pluie de la veille. Elle sentait le courant d'air sur sa peau. Elle savourait le goût qu'avait laissé le vin sur sa langue. Elle flairait l'odeur de la moisissure qu'empestait l'intérieur de la pièce. Mais même si elle trouvait la couleur noire très belle, ce n'était pas assez pour chasser la peur qu'elle vouait à celle-ci. Elle craignait de perdre la vue. Ses autres sens pouvaient marcher très bien, mais sa vue était très importante. Sans elle, elle ne pouvait rien faire. Même si une nation se blessait de manière très grave, sa réhabilitation se faisait rapidement. Mais les yeux, ces organes, étaient le point faible de tous les États. Ils prenaient au moins vingt ans à guérir s'ils étaient blessés. Et cette durée était beaucoup trop longue pour France.

Liliane réouvrit ses yeux. Elle avait assez vue de noir.

Ses pensées se divaguèrent vers la réunion qui venait d'avoir lieux. Il y avait eu plus de disputes infantiles que de discussions sérieuses, mais tout s'était passé plus ou moins bien. Personne ne s'était opposée à elle pour les territoires qu'elle revendiquait. Tant mieux d'ailleurs! Avec ce traité, ils allaient faire une quatrième fois la guerre sur les terres italiennes. Le fait que Saint Empire avait accepté si facilement ce qu'elle demandait pour le duché de Milan était assez surprenant. Liliane ne pouvait pas arrêter de s'interroger sur les vrais desseins de ce gamin. Physiquement onze ans peut-être, mais le cerveau de ce morveux travaillait comme celui d'un ancien sage. Elle ne lui faisait pas confiance. Il avait d'abord voulu la chasser de l'Italie pour prendre sa place, mais comme il n'avait trouvé aucun allié et que les Vénitiens n'avaient pas accepté de se battre contre Louis XII, il avait dû rentrer chez lui, la queue entre les jambes, parce que l'argent lui avait fait défaut. Il n'avait pas pu rester sur ce territoire méditerranéen sans source économique stable. En juin, quelques mois plus tard de son échec, ce gamin avait partager avec elle l'idée d'une alliance, en mettant sur le tapis le royaume de Naples.

L'avait-il prise pour une idiote?

France était assez intelligente pour ne pas tomber dans le piège. Elle n'avait aucunement parlé de Naples à lui et de ses intentions sur ce territoire pendant toutes les réunions qu'ils avaient faites, même si ce mioche n'avait eu que le nom de cette endroit à la bouche. Elle lui avait fait part des autres régions qu'elle voulait. Ce royaume napolitain, elle l'aurait elle-même, de ses propre moyens. Question de fierté.

Liliane ne faisait pas confiance aux autres non plus. Giacomo et Leokares pouvaient retourner leur veste à tout moment. Une de ses missions était de savoir quand ils allaient le faire. Pour États pontificaux, c'était clair comme de l'eau de roche qu'il ne l'appréciait pas. Et ses airs hautains! Ah qu'est-ce qu'il l'énervait! Quand une personne posait une question, on y répondais le plus précisément possible! Dire qu'il ne savait pas quels territoires il voulait exactement, c'était un manque de professionnalisme!

Mais France discernait la vérité cachée par le pontife. Giacomo n'avait assisté à cette réunion que par pure curiosité. Il voulait savoir s'il y avait quelque chose dont il aurait pu tirer profit. Cette homme était agile autant avec les femmes que la politique. C'était d'ailleurs pour cela que le pape le tenait encore près de lui. Sans ce talent, ce dernier l'aurait envoyé en exile depuis belle lurette pour atteinte à la pudeur des nonnes. Ses exploits auprès des bonnes sœurs étaient connus de tous. Et il ne démentissait aucune des rumeurs qui couraient sur lui et ses partenaires, même si la plupart étaient le fruit de l'imagination des jeunes religieuses en manque d'hommes. Giacomo adorait les soutenir à sa manière dans leur solitude quand il en avait le temps. Mais États pontificaux était aussi réputé entre les nations féminines. Il avait fait plusieurs fois des avances à Liliane sans que celle-ci ne les accepte. Oh, elle aurait bien accepté ces demandes, sauf que les noms de celles qui avaient fait un tour dans son lit ne restaient jamais méconnus et si son roi apprenait qu'elle avait fait une partie de jambe en l'air avec le coureur de jupons le plus célèbre de tous les temps, alors qu'elle avait seulement quinze ans physiquement, elle aurait droit à une bonne punition. D'un côté, France savait que son suzerain essayait de la protéger des hommes, mais ce que son roi ne savait pas, c'était que le cœur de la Française ne travaillait que pour pomper du sang au corps. Cet organe ne s'occupait plus des émotions, tout simplement parce qu'il avait été scellé quand Gaule Celtique avait fait part à sa fille des trois règles qui maintenant étaient le centre de sa vie. Il n'y avait aucune chance qu'elle tombe amoureuse où quoi que ce soit. L'amour rendait idiot, aveugle, sentimentalement très expressif et con. Surtout con. Beaucoup trop con. Parce que l'amour était en soi une connerie. Et il fallait le vaincre pour devenir invincible. France avait réussi cet exploit et maintenant elle était demunisée de tous les émotions. Attention! Elle ressentait des sentiments! Les sentiments, ils étaient légers et ça passaient rapidement, mais pas les émotions. Eux restaient ancrées sous la peau et les virer était impossible. La colère, le plaisir et tous les autres sentiments étaient éphémères. Ça venait et ça repartait. Mais les émotions étaient profonds et ne disparaissaient plus une fois ressentis. Et l'amour était une émotion que Liliane fuyait comme la peste. Parce que inconsciemment, elle en avait peur. France se disait intérieurement que tomber amoureux était impossible pour elle, car elle avait tant écrasé son cœur que celui-ci ne pouvait supporter que des choses simples telles que les sentiments. De ce fait, Aragon n'avait aucune chance avec elle. La Française était au courant des plans de Leokares. Ce dernier voulait être dans ses bonnes grâces et comme méthode pour arriver à ses fins, il l'invitait dans sa couche.

La prenaient-ils tous pour une idiote?

Quelle femme, assez intelligente, aurait été tombée dans ce piège visible à des lieues de distance? Quelle femme? Pas elle, en tout cas. Elle avait peut être scellé et piétiné son cœur mais pas son cerveau. Mais elle admettait que passer une nuit dans les bras musculeux de cet Ibérique au sang chaud ne devait pas être dérangeant. En y repensant, elle aurait bien pu accepter ses avances. Cet homme devait vraiment être très fougueux. Liliane se mordit la lèvre inférieure en passant à lui, à son teint hâlé, ses cheveux de couleur foncée, ses yeux d'un vert électrisant. Bien sûr, ce qu'elle ressentait n'avait rien à voir avec l'amour. C'était du plaisir charnel, un sentiment. Les hommes l'attiraient mais elle savait que ce n'était pas de l'amour. Les idiots -elle nommait ainsi les gens amoureux, lui disait que l'amour, c'était de se savoir en sécurité auprès de l'être aimé, de se sentir vide loin de lui et que seulement un bonjour de sa part suffisait à faire rayonner toute la journée et faire oublier tous les soucis. Or France n'avait jamais ressentit cela auprès de Leokares ou de Giacomo ou d'une toute autre personne qu'elle avait rencontrée durant sa vie. Elle pouvait très bien se passer d'eux dans ses journées et ne ressentir aucun vide.

C'était évident que Liliane n'était jamais tombée amoureuse, et ce constat la fit soupirer de ravissement et elle ressentit un peu de fierté. Tout le monde ne pouvait pas protéger son cœur de ce monstre qu'était l'amour. Très peu connaissaient le vrai visage de cette ordure et elle en faisait partie.

Après un autre soupir, elle posa son verre sur la table du coin et sortit de la pièce. Son esprit était partagé entre l'envie d'aller chez cet Aragonais et l'envoyer sur les roses comme elle aimait le faire avec ses prétendants trop collants.

Et puis merde, elle allait se rendre aux appartements de Leokares à neuf heures.

Elle avait bien le droit de s'amuser un peu.

o

Liliane s'assit sur un coffre et s'adossa contre le mur froid de la pièce.

— Bonjour Bazile, fit-elle a l'intention d'une personne.

Un jeune homme releva la tête de son travail à l'entente de son prénom. Cet adolescent de dix-sept ans était grand et costaud, deviner ses muscles sous ses habits était simple. Il avait de longs cheveux lisses d'un blond de blé qui encadraient son visage très mature pour son âge. Sa bouche était constitué de fines lèvres où au-dessus se positionnait un nez un peu retroussé. Deux sourcils bien dessinés surplombaient des yeux d'un bleu azur dans lequels on se perdait et un grain de beauté qui lui donnait beaucoup de charme se trouvait juste sous le coin gauche de sa bouche. Quand il souriait, il était possible de voir des fossettes apparaître sur son visage.

— Bonjour Liliane. Comment vas-tu?

Liliane remercia intérieurement Bazile de parler avec un français qu'elle comprenait et pas avec son patois habituel.

— Je vais bien, merci et toi?

— Oui, ça va, comme toujours. Et comment s'est passé la réunion? demanda Normandie.

— Assez bien, répondit France. Mais ce morveux de Saint Empire me fait craindre le pire, ajouta-t-elle.

Elle omit de dire qu'États pontificaux n'avait pas signé le traité. Il ne faillait pas non plus qu'elle déballe trop.

— Ce galapiâs?

C'était trop beau pour durer.

— Oui, ce galapiâs comme tu aimes le dire. Je ne sais pas ce qu'il me prépare, mais je suis sûre que je ne vais pas aimer.

— Nom de Diou! F'gaffe à c'téteu!

— Bazile, tu sais très bien que je ne comprends pas ton patois. Alors arrête s'il te plait.

— C'bon, j'arrête, fit le jeune homme. Sauf si t'arrives à dire «Tchi co dit co la co, o dit co la co la colique»!

— Tchi co dit co la co, o dit co la co la colique, récita d'une traite France.

La bouche du Normand s'entrouvrit de surprise et ses yeux bleus s'écarquillèrent.

— Nom de Diou, al la dit…

— Bazile!

— Excuse-moi, dit-il. Et ne t'inquitte pas, j'arrête de t'embêter.

Le jeune homme retourna à son travail, c'est à dire à couper la viande fraîche qu'il venait d'avoir en abattant un vieux porc.

— T'as pris ton temps pour venir. T'as fais un voyage qui dure maximum trois jours en vingt-cinq jours. Qu'est-ce qui t'as tant retenu à Cambrai?

— J'avais souvent une envie de me promener à pied dans les forêts avoisinantes de la route pendant le trajet.

— Et ça t'as pris tant de temps pour quelques promenades?

— Oui.

Bazile se concentra une seconde fois à sa tâche après cette réponse très précise, alors que les yeux de Liliane scrutaient chacun de ses gestes attentivement. Le Normand discernait qu'une vérité lui était cachée, mais si France ne voulait pas lui en faire part, il n'allait pas l'obliger à parler.

Ce que disait Liliane était à moitié vrai. Elle avait arrêté la carrosse plusieurs fois sur le chemin pour se promener dans les forêts, mais pas pour une envie de marcher et de contempler le paysage. Elle voulait y voir les fées. Depuis que Rome l'avait emmenée avec lui à sa capitale, elle n'en avait plus vu du tout. Ces petits êtres volants lui manquaient beaucoup, surtout leurs commérages. On pouvait apprendre des choses très surprenantes avec eux. Liliane s'était dite qu'il devait en avoir pleins dans les forêts normandes. Mais malheureusement pour elle, les fées ne s'étaient pas manifestées.

— D'ailleurs, dit Bazile et brisant le silence, j'ai un invité pour ce soir.

— Je t'écoute.

— C'est un capitaine qui est rentré de son voyage au port de Dieppe, il y a de cela quelques jours. Il a apporté avec lui sept… comment dire… sept autochtones sauvages de où il est allé.

— Continue.

— Peux-tu aller acheter des légumes secs de la voisine s'il te plaît? J'en ai besoin pour le plat que je dois préparer pour venue de ce capitaine chez moi.

France n'avait pas du tout envie de se lever et de se rendre chez une vieille un peu paranoïaque en traversant le froid glacial de l'hiver normand pour quelques plantes. Mais si elle voulait continuer d'avoir de bonnes relations avec ses régions, elle devait de se donner la peine de faire quelques tâches -même si ces dernières étaient assez ennuyeuses.

— C'est d'accord. Où est l'argent?

— Dans le coffre sur laquelle tu es assise.

Liliane la fouilla après s'être levée et trouva rapidement les pièces d'or. Elle prit une cape qui était aussi rangée dedans, l'enroula sur elle-même et sortis de la chambre qui servait de cuisine. Et adieu la bonne chaleur du four…

Elle traversa rapidement le sentier qui séparait la maison de Normandie de sa voisine de vieille peau et frappa trois coups une fois devant la porte. Tout de suite, la très charmante propritaire ouvrit et sourit de toutes ses dents qu'elle n'avait plus.

— Tchei ke r'eyt ke te veurs?

Toujours si accueillante dis donc.

— Légumes secs! cria immédiatement la Française, sachant à quel point les problèmes oratoires de cette femme étaient graves.

— Tchi ke? demanda-t-elle en postillonnant sur la jeune fille.

— LÉGUMES SECS! hurla France, faisant mal à son gosier.

Les paupières ridées de la vieille s'écarquillèrent pour laisser apparaître deux prunelles vertes. Et sans un mot, elle claqua la porte au nez de Liliane. Mais cette dernière attendit et quelques minutes plus tard, passée dans une température de froid extrême, la porte se réouvrit et la femme tendit sa main aux doigts osseux, la paume en l'air. La Française y déposa le petit sac qui contenait les pièces d'or, et immédiatement, la vieille prit l'argent en l'arrachant presque des mains de la blonde. Puis elle lui balança au visage un sac en toile de jute et referma la porte dans un bruit sourd.

Liliane avait attrapé les légumes au dernier moment, juste avant qu'ils ne tombent au sol. Avec un soupir elle tourna les talons et se dirigea le plus rapidement possible vers la maison de Normandie.

Ce dernier l'avait envoyé exprès ici. Il n'avait pas voulu avoir affaire avec cette femme. Il avait aussi voulu sûrement se venger pour le partage en bailliages et la subdivision en vicomtés qu'il avait dû vivre en 1466. France allait faire payer à Bazile cet affront. Et cette rombière était devenue encore plus grincheuse qu'avant. Non mais, pour qui se prenait-elle pour jeter un quelconque objet sur celle qui représentait la France?

Cette harpie aussi allait payer avec Bazile.

Foi de Liliane, sa vengeance allait être terrible.

Elle allait les brûler plus qu'ils n'auraient pu l'être en enfer.

o

France prit une gorgée de son verre tout en écoutant Thomas Aubert raconter ses expéditions qu'il avait faites.

— Sauvez votre bateau de cette manière d'une tempête! Tout le monde ne doit pas avoir votre connaissance de ces vastes étendues aquatiques, complimenta-t-elle, hypocritement, parce qu'elle s'ennuyait totalement.

Cette personne rajoutait des tas sur ce qu'il racontait, c'était très visible. Et c'en était autant jouissif pour Liliane qui adorait se moquer des gens, car cet homme baissait dans son estime. Pour se rendre un brin plus intéressants, les humains pouvaient inventer sottise sur sottise.

— Merci, sourit le capitaine. Mais…

— Oui?

— N'êtes-vous pas un peu jeune pour boire?

Maintenant, Liliane ne l'aimait vraiment plus. Personne n'avait le droit de mettre en cause ses beuveries.

— J'ai vu la chute de l'Empire romain. Cela vous va-t-il comme réponse?

Thomas Aubert se tut devant le ton sec employé.

— Monsieur le capitaine.

— Oui? demanda celui-ci.

— Puis-je vous demander de me raconter une autre partie de votre voyage?Je suis avide des histoires d'aventure.

C'était faux. Elle ne faisait cela que pour voir si elle pouvait apprendre quelque chose d'assez intéressante.

— Avec plaisir, sourit Thomas.

Les yeux du marin se perdirent dans la contemplation du feu qui brûlait dans l'âtre de la cheminée de la pièce où ils se situaient. Les flammes lui rappelaient deux iris rougeâtres aux reflets denses.

— Quand j'ai accosté la terre ferme, expliqua-t-il, j'y ai rencontré des tribus de sauvages. Mais, j'ai aussi eu la chance de faire la connaissance de quelqu'un d'un peu plus spécial.

Les yeux de Liliane se plissèrent et elle écouta l'homme le plus attentivement possible. Ça devenait intéressant.

— C'était un jeune homme, ayant un physique de dix-huit ans. Il ressemblait aux autres, vous savez, à ceux que j'ai apporté.

— Oui, je ai vu ces hommes. D'ailleurs, j'ai trouvé leurs parures très étranges.

— Mais lui… ce jeune homme était différant. Une sorte d'énergie s'émanait constamment de lui. La même que la votre.

Les yeux de Liliane s'écarquillèrent de surprise pendant une fraction de seconde, mais elle se reprit rapidement.

— Un représentant… murmura tout bas la Française, sans que son interlocuteur l'entende.

Elle voulait le rencontrer, cette homme. Il l'intéressait beaucoup. Si elle arrivait à le mettre dans sa poche avant les autres, c'était un combat silencieux gagné. Il n'y avait pas que des guerres physiques dans ce monde. Il y avait aussi les guerres politiques, de savoir, de mode, tous de silencieuses guerres menées par des mots ou de petits gestes.

Tout était un combat dans la vie. Et il fallait tout gagner pour devenir puissant.

C'était décidé, elle allait le trouver, user de tout son charisme pour l'hypnotiser et le manipuler selon son bon vouloir. Il allait devenir un petit pantin bien sage entre ses mains et ses doigts experts.

Liliane savait très bien comment s'y prendre et surtout, comment exploiter avidement les ressources.

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À suivre…


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Traductions:

Allemand: Fräulein = Mademoiselle , Herr = Monsieur , Kirchenstaat = États pontificaux , Ja = Oui , Natürlich = Bien sûr , Offensichtlich = Évidemment , Auf wiedersehen = Au revoir

Latin: Dicio Pontificia = États pontificaux

Normand: Galapiâs = Vaurien , Diou = Dieu , Téteu = Gamin , Tchi co dit co la co, o dit co la co la colique = Qu'est-ce qu'elle dit qu'elle a encore, elle dit qu'elle a encore la colique (diarrhée), phrase que l'on devait réciter sans se tromper. Tchei ke r'eyt ke te veurs? = Qu'est-ce que tu veux? , Tchi ke? = Quoi?

→ Le pape Jules II surnomé Jules César II. Cette homme, pape et gouverneur des États pontificaux, était surnomé ainsi par ses admirateurs parce qu'il avait une image de «pape-soldat» en voulant faire devenir les États pontificaux une très grande puissance. Il sera surnomé plus tard «pape de fer».

→ Le traité de Cambrai est un traité qui, publiquement, était une alliance entre plusieurs États pour se protéger contre l'empire Ottoman qui progressait en Europe. Mais secrètement, ce traité était pour se liguer contre la république de Venise. Les États pontificaux y adhéreront en mars. La quatrième des guerres d'Italie est déclarée ainsi, un premier Avril 1509.

→ Royaume de Castille ou avec son prénom, Diego. C'est 2pEspagne. À cette époque, le royaume d'Espagne n'existait pas encore. C'est bien plus tard, vers les années de Louis XIV qu'il va apparaître réellement. À sa place, à l'époque de ce chapitre, il y a le royaume de Castille et d'Aragon, qui malgré leur union dû au mariage de leurs souverains, restent assez indépendants de l'un et de l'autre.

→ Thomas Aubert est le premier capitaine français qui va faire un tour aux Amériques. Il ramènera avec lui, en France, sept amérindiens. Ces derniers attireront tous les regards sur eux, puis seront convertis au christianisme et baptisés. Malgré plusieurs recherches, je n'ai pas trouver la date à laquelle il est rentré en France.

Le bla-bla de l'auteur qui dit tout et n'importe quoi: J'ai monté le rating à M. Je pense que c'est mieux ainsi.

J'espère que les OCs ne vous dérange pas. Mais j'avais besoin de les créer pour l'histoire. Et Normandie m'appartient, je ne l'ai pas emprunté. En parlant de lui, j'ai dû faire plein de recherche sur la langue normande. J'ai dû faire plein de recherches sur plusieurs choses, notamment sur l'Espagne.

Après ce chapitre, qui était une sorte d'entrée, je vais attaquer à l'histoire. Mon Dieu, toutes les recherches que je dois d'effectuer pour ne pas faire de fautes chronologiques et historiques!

Aussi, je publierai une fois toutes les deux semaines, le mercredi.

J'ai utilisé le mot «sauvage» pour désigné les amérindiens. Alors, déjà, je vous le dis, JE NE SUIS PAS RACISTE. J'ai utilisé ce mot, parce qu'à cette époque, bah… les humains, surtout les européens, étaient racistes. Donc ce mot n'est utilisé que pour le contexte de l'histoire. Ceci ne reflète aucunement mes pensées!

Bref.

Portez-vous bien pendant ces deux semaines!