Deux mois plus tard.

« Espèce de salope ! Tu m'as piégé ! Je vais te tuer ! Tu vas me le payer sale garce ! Lâchez-moi ! Lâchez-moi ! C'est elle qui m'a séduite ! Je suis innocent contrairement à cette diablesse ! » Hurla fou de rage le docteur Smith, il voulait s'en prendre physiquement à son ancienne patiente. Shizuru qui était protégée par un mur des membres de sécurité de l'hôpital, toucha son cou qui avait rougi, elle sourit sournoisement. Voilà que son petit jeu avait parfaitement fonctionné et plus rapidement qu'elle ne l'avait pensé.

L'homme avait succombé à ses avances, à son charme, il avait tenté de résister, un touché, une caresse, un rapprochement, ensuite, il l'avait embrassé, elle en avait parlé à des patients du centre et des soigneurs avaient entendu ses confidences qui étaient soi-disant secret. Et un membre du personnel a été voir dans le cabinet, il a vu que les deux protagonistes étaient en train de s'embrasser. Quelques heures plus tard, le médecin avait été mise à pied, une enquête plus approfondi résultat de la liaison, il a été aussi renvoyé. Le psychologue a été traînée en justice pour abus de faiblesse et harcèlement, détournement de mineur, sa réputation en tant que professionnel ainsi que personne, avait été gravement entaché par cette histoire. Plus aucun établissement ne voulait l'engager, sa femme avait demandé le divorce pour faute, elle avait gagné la garde de leurs deux enfants. L'homme était endetté, il avait perdu sa maison, sa voiture et une grande partie de sa fortune. Les gens parlaient derrière son dos, il recevait des lettres d'insultes. Sa vie avait viré en enfer. Il avait commencé à perdre pied, à boire, à être violent. Alors complètement ivre, il était venu dans le centre pour dire les quatre vérités à son ancienne patiente, bien qu'il eût une commission rogatoire qui l'empêchait de s'approcher de près de Shizuru car celle-ci était mentalement fragile. Cependant, il était venu la voir sous un déguisement et il avait tenté de l'agresser en l'étranglant. Le pire, c'était qu'il y avait de nombreux témoins qui avaient assisté à cette scène, c'était le jour de visite de la famille des patients. C'était mauvais pour la réputation du centre psychiatrique tout comme pour l'ancien médecin.

« Sale pute ! Avoue que tu m'as piégé ! Je ne te pardonnerai jamais de ce que tu m'as fait ! Jamais ! » Vociféra hystérique monsieur Smith, il n'allait pas abandonner, quand il y repensa, tout était devenu clair dans son esprit, cette vipère n'avait fait que le manipuler depuis le début.

« Je vous faisais confiance, vous avez tenté d'abuser de moi, je croyais que vous étiez différent des autres. Vous aviez dit que vous m'aimiez, que vous alliez quitter votre femme pour moi…je vous aimais… vous m'avez tant de chose…je vous ai cru, pourquoi vous me faites souffrir de la sorte ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ? » Déclama la manipulatrice aux rubis, elle savait parfaitement jouer la victime et surtout le mettre en colère. Il réagissait aussitôt.

« Sale menteuse ! Je sais que tu ne m'as jamais aimé, tu voulais me voir partir d'ici ! Détruire ma vie ! Tu es si misérable ! Tu n'as fait que me séduire, tu n'as jamais qu'on couche ensemble. Je vais te détruire Fujino ! Tu ne sais pas à quel point je suis dangereux ! J'ai tout perdu par ta faute ! Je n'ai plus rien à perdre aujourd'hui ! Je préfère te tuer à petit feu de mes mains et rester pour le restant de ma vie en prison que te laisser respirer librement ! Ne crois pas que tu vas t'en sortir aussi facilement, quand tu sortiras d'ici, je t'attendrai patiemment à l'extérieur ! Je ferai du mal à tes proches, à tous ceux que tu aimes ! Tu le paieras ! » La nommée sans que les autres ne le remarque se mit à rire aux menaces de Smith, elle savait qu'elle ne sortirait jamais de cette prison, ils lui tous dit cela, elle était beaucoup trop instable dans sa tête, ils avaient peur de ce qu'elle ferait si elle retournait à l'extérieur. Ses proches ? Elle n'en avait pas, son père ? C'était lui qui l'avait mise dans cet état. Sa sœur, elle ne préféra pas mentionner, si elle pouvait s'en débarrasser de cette famille alors elle remercierait Smith. Donc elle n'avait pas peur, c'était même un bon divertissement.

« Monsieur Smith ! Arrêtez immédiatement ; j'ai appelé la police ! » Hurla la directrice du centre psychiatrique, Madame Maria avait fait irruption dans ce chaos, elle avait entendu les rumeurs sur son psychologue, elle croyait que c'était juste des mensonges. Mais l'histoire a pris une proportion incroyable, le pire c'était qu'elle ne pouvait pas étouffer facilement ce désordre.