Chapitre 8

POV : Castle

Mes vêtements me collaient à la peau et c'était très désagréable.

Je me trouvais dans l'entrepôt, il était beaucoup plus petit que l'autre, il n'y avait qu'une grande salle avec deux portes. Celle par laquelle, j'étais rentré et une autre en face de moi qui devait mener à l'extérieur ; derrière l'entrepôt.

J'ouvris la porte.

POV : Beckett

Nous étions arrivés derrière l'entrepôt où nous avions découvert un chemin de terre, assez grand pour un van, qui continuait au loin.

On allait s' y rendre quand un bruit venant de la porte arrière, nous arrêta.

Armes à la main, Espo qui était devant ouvrit la porte.

- Aaah. Heu...

- Castle, dis-je. Choquer de le voir ici.

POV : Castle

Ils m'avaient fait peur. À un moment j'ai cru que j'allais tomber sur une mauvaise surprise qui n'aurait pas plus à Beckett.

Je sortis de l'entrepôt et les Gars se sont mis à rire alors que Kate était exaspérée.

- Qu'est ce que t'as encore fait !?
Me demanda t-elle.

- Ben... Je suis descendus au sous-sol et j'ai vu une trappe alors j'y suis descendu... enfin tombé..., dis-je en l'a voyant rouler des yeux.

- Tu monte pas dans ma voiture comme ça Fliper le dauphin, me dit Espo en rigolant.

- Fais gaffe où il va t'asperger avec son jet, dit Ryan en rigolant.

- Ahah, très drôle.

Ils se croyaient marrants les deux comics de services.
Enfin un peu vu le sourire de Kate.

- Oui mais au moins j'ai découvert comment il s'est échappé.

- Comment ? Demanda Beckett

- Il y a des traces d'huile et de pneus juste a côté de l'entrée donc il garait son van là bas au cas où il devait fuir.

- Et il est passé par ce chemin qui doit mener a une route, en toute discrétion, dit Beckett.

- En plus ça fait ressortir les ab dos perdus avec l'âge, se moqua Ryan.

- Sérieusement les Gars ! Leur dit Kate.

" Ah merci de me défendre "

- C'est avec la nourriture pas avec l'âge, dit-elle en rigolant a son tour.

Non mais je rêve, elle s' y met aussi.

Je l'a regardé avec mon air de chien battu et elle roula des yeux.

POV : Beckett

Qu'il était sexy mouillé comme ça, ça faisait ressortir les formes de son corps. Et avec son air de chien battu, il était trop craquant.

Nous nous dirigions vers la forêt pour rejoindre la voiture.

Oubliant que Castle était derrière moi, je lâchais la branche que je retenais pour passer et elle lui arriva en plein visage.

- Aïe !

- Oh mince... je suis désolée Castle. Je t'avais oublié.

Et les Gars avaient de nouveau un fou rire.

Il saignait sur le front, une petite plaie.

- C'est vraiment pas mon jour...me dit-il.

- Désolée.

Je le soignerait en rentrant.

- Bon les hyènes, on avance, dis-je aux gars qui n'avaient pas fini de rire.

Dans la voiture, Castle coupa le silence :

- Si tu pouvais me déposer chez moi en passant, ça m'arrangerais, dit-il à Espo.

Après quelques minutes, nous étions arrivés chez Rick.

- Je vais avec Castle, dis-je en descendant de la voiture. Cherchez qui est l'homme de la carte et vous pourrez rentrer chez vous.

- Ok, a demain, me dit Ryan.

Rick était étonné et je lui dis avec un sourire.

- Il faut bien que je soigne ta blessure...

Il me fit un grand sourire et me signe de le suivre.

J'appréhendais ce début de soirée. En vérité, j'avais réfléchis toute la journée. A propos de mes sentiments, ce qui m'avait ramené au kidnapping et aux pensées qui avaient traversées mon esprit quand j'étais enfermée.

Je voulais plus. Je voulais Rick. Tellement de choses avaient pris une évidence dans ma tête. Je regrettais... Je regrettais de ne pas lui avoir dis que je l'aimais, que je ne voulais pas le perdre et qu'il comptait énormément pour moi.

J'avais été malheureuse mais à partir de ce soir je laisserais le bonheur m'envahir. Et pour que je sois heureuse. Il fallait que je sois avec Rick.

Nous étions dans sa salle de bain et je le soignais, après qu'il ait mis des vêtements secs.

- Aïe...

- Fais pas l'enfant, lui dis-je.

Ce qui demeurait impossible vu qu'il faisait la plupart du temps le gamin.

- Je suis désolée... J'avais complètement oublié que t'étais derrière.

- C'est pas grave tant que j'ai ma petite infirmière qui me soigne après, tu peux me faire tout ce que tu veux, me dit-il avec un sourire et un regard provocateur.

- Tout ce que je veux, répétais-je.

Il me tendait une grande perche là.

" Arête de réfléchir pour une fois et agis. "

Je me rapprochais doucement de lui et l'embrassais.

Ces lèvres étaient douces et sucrées. J'avais des papillons dans le ventre, cette sensation était très agréable.

Je reculais et le regardais. Il avait mit quelques secondes à réalisé ce qui venait de ce passer avant de m'adresser un grand sourire.

POV: Castle

J'en avais rêvé de ce moment, tellement de fois mais ce n'était rien comparé à la sensation que je ressentais maintenant. Ses lèvres, j'en était déjà en me redressais, caressais sa joue et l'embrassais à nouveau. J'avais tellement besoin de l'a sentir près de moi après tous les récents événements, de l'a sentir baisers devenaient de plus en plus intenses. Nos langues menaient un vrai combat, cherchant à dominer l'autre. Je descendais dans son cou et happais sa peau entre mes lèvres. Je m'attardais à l'a marqué. Elle inclina la tête afin de me laisser un meilleur accès à son cou. Ses doigts enserraient le tissu de ma chemise pour me garder le plus près possible d'elle. Je défis les premiers boutons de sa chemise et laissais ma bouche se promenait sur sa poitrine. Elle passa ses doigts dans ma chevelure. Je remontais en laissant ma langue se promenait sur sa poitrine, son cou jusqu'à trouver sa bouche que je caressais délicieusement. Elle soupira contre ma bouche, sa respiration était de plus en plus saccadée. Mes mains quittèrent ses hanches pour se perdre dans ses cheveux, passant mes doigts à travers ses boucles. Elle pinça ma lèvre inférieure et un frisson sauvage traversa mon corps. Chaque parcelle de ma peau était consommée par un désir brûlant. Elle me sourit malicieusement, alors que je resserrais mon étreinte autour de sa taille. Je l'a soulevais et elle s'agrippa à mon bassin entourant ma taille de ses jambes et rapprocha nos bassins, ce qui nous fit gémir. Elle commença à onduler contre moi, ce qui accentua mon envie d'elle.

POV : Beckett

Il me déposa délicatement sur le lit et prit place au dessus de moi. Je commençais à déboutonner sa chemise, je n'en pouvais plus d'attendre.

- Rick...chuchotais-je contre son oreille.

Je m'emparais de son lobe et le mordillais. Il laissa échapper un grognement qui ne fit qu'embrasait le feu qui se consumer déjà en moi.

J'enlevais sa chemise et défis la boucle de sa ceinture. Je lui enlevais son pantalon et son boxer par la même occasion.

J'en pouvais plus d'attendre. Quatre ans de préliminaires, c'était assez.

Il tendit son bras et ouvrit un tiroir. Il se figea, et afficha un regard perturbé.

- Qu'est ce qu'il y a ? Lui demandais-je.

- Heu... J'ai pas de préservatifs... Je veux dire, ça fait au moins un an que..., me dit-il gêné.

- Rick, lui dis-je en lui caressant sa joue afin qu'il me regarde, c'est pas grave. Je prends la pilule.

- Tu me fais confiance ? Me demanda t-il.

- Oui... Et toi tu me fais confiance ?

- Oui, bien sûr, me répondit-il.

Je lui fît un sourire et il me le rendit. Il me regardait n'osant pas bouger. Je pris les devants et l'embrassai.

- Tu es sûr que... Dit-il en s'éloignant de moi.

J'en roulais sa taille de mes jambes pour le rapprocher de moi.

- J'ai jamais été aussi sûr, lui dis-je en souriant.

Il m'embrassa et entra en moi. Il étouffa mon gémissement dans sa bouche, couvrant le sien par la même occasion.

POV : Castle

On bougeait ensemble en harmonie, dans un rythme lent. Apprenant à découvrir l'autre, trouver ses points faibles.

J'accélérais le rythme, voulant plus. J'allais au plus profond d'elle. Elle gémissait de plus en plus fort, ça me rendais fou.

- Rick... Oh oui... Rick...

Ses cris me rendaient fou. J'allais bientôt venir. Je sentais ses muscles se resserrer autour de ma virilité, signe qu'elle allait bientôt arriver au point final.

- Rick ! Cria-t-elle.

- Kate !

On bougeait encore quelques secondes et s'immobilisait.

Elle m'entoura de ses bras et tenta de calmer sa respiration.

POV : Beckett

Mon dieu... Non, mon dieu ! C'était tellement bon ! Il avait été bon, même très bon. J'étais déjà en manque.

POV : Castle

Je me réveillai et fus surpris de ne pas trouver ma muse à mes côtés, étant donné la nuit que l'on avait passé ensemble... Ou j'avais juste rêver, c'est fort possible, toutes les fois où j'avais imaginé cette « fameuse nuit ». Non je ne crois pas. Hier avait été si magique, si réelle et si bon. Si ce n'était que le fruit de mon imagination, je me sentirais tellement mal. Je me redressai et jetai un coup d'œil aux alentours quand mon regard se posa sur elle. Elle venait d'entrer dans ma chambre avec deux tasses de cafés. Elle était magnifique, ses cheveux en bataille cachait une bonne partie de son visage et ses boucles tombaient en cascade sur ses épaules. Elle portait une de mes chemises et je trouvais ça terriblement sexy.

- J'ai fait du café... Me dit-elle.

- Alors ce n'était pas un rêve.

- Non, tu n'as définitivement pas rêver... Me dit-elle en me tendant un café.

Elle s'assit à côté de moi.

- Tu avais raison, je n'avais pas idée, lui dis-je.

Elle souriait, gênée.

- Alors tu as aimé ? Me demanda-t-elle.

- Oui, j'ai adoré.

- Même le moment où je...

- Surtout ce moment là...

Elle baissa la tête et joua avec sa tasse. Je lui prit l'objet de ses pensées et le posai à côté du mien sur la table de nuit.

- Alors c'est du sérieux, ce n'était pas « j'étais pas bien après ce qui m'est arrivée et j'avais besoin de me changer les idées ». Lui demandais-je.

- Heu...Non pas pour moi...

- Moi non plus.

- Cool...

- Cool. Je lui fit un sourire qu'elle me rendit.

Je me redressais afin d'atteindre les boutons de la chemise qu'elle portait et commençais à les défaire.

- Alors que veux - tu faire maintenant ? Lui demandais-je.

Son téléphone sonna, elle se leva et le chercha.

- Beckett, répondit-elle à son interlocuteur. Ok, on arrive. Enfin... Heu non, je passe prendre Castle.

Je me rendis compte de ce qu'elle venait de dire et je l'a regardé avec un grand sourire dont elle sembla agacé vu le regard qu'elle me jeta.

Elle raccrocha et me dit :

- Arrête de sourire bêtement.

- Je souris pas bêtement, je souris parce que je te regarde.

Elle rougis et baissa la tête.

- Allez, habille toi les gars ont du nouveau.

- C'est dommage parce que j'avais d'autres plans si tu vois ce que je veux dire...

POV : Beckett

Ses plans avaient l'air plus que tentant mais il fallait redescendre de ce petit nuage dans lequel nous étions depuis hier, on avait une enquête à résoudre. Même si le voir là dans le lit maintenant, complètement nu, à me regarder avec ce sourire qui me fait craquer, me donner envie de lui sauter dessus. Après la nuit que nous avions passé, je recommencerais bien. Allez Kate pense à autre chose... Mais comment... Il avait tellement de pouvoir sur moi. En plus, il ne semblait pas vouloir bouger, ce qui n'arrangeait pas les choses.

- Allez, habille toi.

- Non..., me répondit-il.

- Comment ça non ?

- Tu n'aurait pas oublier quelque chose ?

Je réfléchissais mais je ne trouvais pas.

Il me regarda avec son sourire provocateur et irrésistible et je compris. C'est vraie que j'en avais très envie moi aussi. Je m'approchai de lui et posai mes lèvres sur les siennes. Cette sensation était tellement agréable. Même si j'en avais profité toute la nuit, elles me manquaient déjà. Je me reculais un peu sans pour autant m'éloigner de son visage. Je sentais son souffle sur moi et il m'embrassa à nouveau. Ce baiser était léger, doux, pur et agréable. Il dégageait tellement de choses mais surtout de l'amour.

- Allez on y va, lui dis-je doucement.

Je m'apprêtais à ouvrir la porte quand Rick me retint et m'attira à lui. Il m'embrassa tendrement.

- C'est le dernier avant ce soir, il faut bien que j'en profite.

- Qu'on soit clair Castle...

- Maintenant c'est Castle, alors que hier soir et ce matin, c'était plutôt Rick...

Je lui fit un regard noir et il se tût aussitôt.

- Quand on est en public, je suis célibataire et tu es célibataire, ok ?

- Pourquoi tu ne veux pas qu'on me vois avec toi ? Me demanda-t-il sérieusement.

- Non, non c'est juste que... tout ça c'est tout nouveau pour moi et je préfère garder ce que l'on a pour nous secret quelques temps...

- Je plaisante. Moi aussi je préfère garder ça pour nous.

- Mais je suis sérieuse, pas de rapprochements, pas de regards provocateurs et pas de remarques subjectives. Compris ?

- Compris.

Je l'embrassai et nous partions pour de bon.

Arrivais au commissariat, je me dirigeais vers les gars suivi de près par Castle. Un peu trop près je dirais.

- Hey Beckett ! Dit Espo, on n'a trouvé le « Bob » de la carte.

- Il s'agit de Bobby Whrite, quarante-cinq ans, marié deux enfants. Il travaille à la fourrière du Queens. Il a été arrêté en deux mille douze pour vol dans une supérette et a pris deux ans de prison.

- Allez le chercher, on va l'interroger, dis-je.

- C'est déjà fait, dit Ryan avec un air fier.

- On s'en ai chargé pendant que vous faisiez..., dit Espo.

- On faisait rien du tout, on était pas ensemble, répondais-je à leur taquinerie.

Je me tourna vers Castle et constata son air amusé, je lui fit un regard noir.

-Bon Espo, tu viens avec moi.

Nous entrions dans la salle d'interrogatoire et je me trouva face à un homme bien nerveux et stressé à mon goût pour être innocent.

- Bobby Whrite, marié deux enfants, arrêté pour vol il y a quelque années, cause de gros problèmes d'argent, vous avez fait deux ans de prison, dis-je en m'asseyant.

- Vous pouvez m'expliquer ce que je fais là, dit-il en bougeant nerveusement ses mains.

- Avez-vous déjà vu cet homme ?

- Non, je suis désolé.

- Alors pourquoi nous avons trouvé une carte avec votre nom et votre numéro de téléphone dans un entrepôt où il résidé, dit Espo.

- J'en ai aucune idée...

- Bon écoutez Bobby, si vous ne coopérer pas, je vous arête pour complicité de kidnapping, et violence envers la police de New-York. Vous imaginez vos enfants...vivre dans la rue... vous en vouloir à vie pour leur avoir infliger ce mode de vie...

- D'accord, d'accord ! Il est venu plusieurs fois me voir, craqua-t-il.

- Pourquoi ?

- Il est venu pour une demande spéciale.

- Quelle demande ? Demanda Espo.

- Il cherchait un van. Il m'a demandé si j'en avais un à la casse. Je trouvais ça bizarre puisqu'en général les gens viennent acheter des pièces mais pas un véhicule entier.

- Et qu'avez vous fait ?

- Je lui ai dis que je n'avez pas le droit de vendre des véhicules. Il a insisté et...

- Et ? Demandais-je.

- Il m'a proposé cinq mille dollars et j'ai accepté. Il a embarqué dans un camion, m'a donné l'argent et m'a dit de rester discret sinon il reviendrait et il est parti.

- C'est tout ? Demanda Espo.

- Non, il m'a aussi demander si je connaissais un bon mécanicien et je lui ai donné les coordonnées.

Je lui tendis un bloc notes.

- Écrivez les.

Il s'exécuta.

- Mettez tout ce que vous nous avez dit par écrit, un agent passera le ramasser plus tard, dis-je.

- Qu'est ce qui va m'arriver maintenant ? Nous demanda-t-il. J'ai fais ça pour ma famille, j'avais besoin d'argent pour nourrir mes gosses !

Je quittai la salle et me dirigeai vers le tableau blanc pour afficher les nouvelles informations. Je m'asseyais au coin de mon bureau et Rick fit de même, s'asseyant si proche de moi que j'en avais des frissons.

Ryan prit la parole :

- Alors je me suis renseigné sur le mécanicien. Il s'agit de David Bauchand, un français venu s'installer à New-York il y a sept ans. Il a trente-deux ans et il est propriétaire du garage « 55 Water Garage ».

- Castle et moi, on va y faire un tour. Essayer de trouver comment il a pu se procurer une telle somme d'argent.

Dans la voiture, on parlait de tout et de rien. Jusqu'au moment où Rick posa sa main sur la mienne qui était sur le levier de vitesse. Je souris, c'était si agréable. Je me garai à côté du garage et tournai la tête vers Castle qui n'avait pas l'air décidé de me lâcher la main.

- Je peux reprendre ma main ? Lui demandais-je en souriant.

- Si j'ai le droit à un baiser oui, me dit-il.

- Rick on en a déjà parler.

- On n'est pas en public là, personne va nous voir.

Il était si craquant avec son petit air de chien battu. Je l'embrassais et il lâcha ma main.

- Allez on y va.

- Monsieur Bauchand ? Demandais-je. David Bauchand ?

- Lui-même.

- Lieutenant Beckett, lui dis-je en lui montrant ma plaque, et Richard Castle. Nous avons quelques questions a vous poser .

- Bien sûr.

- Avez-vous déjà vu cet homme ?

- Oh..oui je m'en souvient ! Ce type voulait que je fasse un miracle. Il m'a ramené une sorte de van complètement défoncé, je n'aurais pas su dire ce que c'était si il ne me l'avait pas dit.

- Il voulait quoi ?

- Il voulait que je le remette à neuf. Au premier abord, je lui ai dit que ce serait impossible. Mais il insisté vraiment, il semblait ne pas vouloir lâcher l'affaire alors j'ai analyser le véhicule. Je lui ai dit que ça allait prendre beaucoup de temps et que ça allait lui coûter cher. Il m'a dit que l'argent n'était pas un problème en revanche il semblait pressait de pouvoir l'utiliser.

- Comment pouvez vous affirmer ça ? Demanda Rick.

- Il venait toutes les deux semaines pour me demander si ça avançait bien.

- Vous avez mis combien de temps ?

- Trois mois.

- Merci.

- De rien, bonne journée.

POV : Castle

Le témoignage du mécanicien avait confirmé nos soupçons, il organisait ça depuis des mois. Je me posais une question : « Quel a été l'élément déclencheur ? » Je veux dire cela faisait au moins un an qu'elle avait quitté, il a eu quelques mois avant qu'il décide de faire ça. Nous étions sur le chemin pour le commissariat et je décidai de confier mon intrigue à Kate.

- A ton avis comment il a pu prendre l'initiative de faire ça ?

- Heu..., répondit-elle surprise par ma question.

- Je veux dire... Quel à été l'élément déclencheur à sa folie ?

- Sa folie..., dit-elle doucement le regard dans le vide.

- Je suis désolé... J'aurais pas du te demander ça...

- Non ça va, c'est rien, me dit-elle en posant sa main sur ma cuisse. Je sais pas, peut-être qu'on ne le saura jamais.

Nous étions face au tableau blanc après avoir briefer les gars sur le témoignage du mécanicien.

- Vous avez du nouveau ? Demanda Kate.

- Rien sur son compte bancaire, pas de prélèvements, rien de suspect, dit Ryan.

- On n'a aucune idée de comment il a pu se procurer cet argent, dit Espo.

- Peut-être que si, dis-je en me levant, il a pu profiter de quelques patients et leur soutirer de l'argent sans qu'ils s'en aperçoivent.

- Mais comment ne pas se rendre compte qu'il nous manque quelques milliers, dit Javier.

- Si...,commençais-je.

- Si ces patients sont en dernière phase de vie. Faut qu'on aille faire un tour à l'hôpital, finit Beckett.

POV : Beckett

Arrivais à l'hôpital, je m'adressai à l'accueil.

- Police de New-York , nous voudrions accéder au bureau du chirurgien Davidson.

- Que ce passe t-il ? Me demanda t-elle.

- C'est pour une enquête, je ne peux pas vous en dire plus.

- Une minute, il faut que je demande l'autorisation de M. Davidson.

- Oh laissez tomber, il ne répondra pas, dit Castle.

- La voilà l'autorisation, dis-je en lui montrant le mandat.

- Suivez-moi.

Je décidais que Castle et moi allions interroger l'assistante de Josh en attendant que les équipes fouillent le bureau.

- Vous êtes l'assistante de ?

- Oui, Kim Beth.

- Quand l'avez vous vu pour la dernière fois ?

- Il y a deux jours mais ça m'a intrigué.

- Pourquoi ? Demanda Castle.

- Normalement il est en congés mais il est arrivé à l'improviste lundi. Je lui ai demandé qu'est ce qu'il faisait ici et il m'a répondu qu'il avait oublié quelque chose sur son bureau et qu'il en avait besoin. Mais il ne l'a pas trouvé.

- Que chercher t-il ?

- Je ne sais pas.

- En quoi est-ce intrigant ? Demandais-je.

- Il semblait paniquer quand il m'a vu . Il était stressé, nerveux et il avait les mains qui tremblaient. Ah oui, j'oubliais. Il est passé par la porte de derrière, c'est bizarre parce que cette porte ne sert qu'en cas d'urgence.

- A votre avis pourquoi était-il nerveux ?

- Je sais pas mais c'était la première fois que je le voyais comme ça. En plus avec ce qui ce qui c'était passé avant, je ne posais plus de questions et j'essayais de ne pas me mêler de ses affaires comme il me l'avait demandé.

- Que c'est t-il passé ?

- Avant de prendre des congés, je l'ai surpris plusieurs fois de manière imprévue dans la réserve de médicaments et de produits chimiques.

- Et que disait-il pour se défendre ? Demanda Castle.

- Il prétextait que c'était pour des patients chez qui il se rendait à domicile. Mais il n'y a pas que ça il s'absentait régulièrement et refuser certains rendez-vous.

- Quelles étaient ces horaires ? Demandais-je.

- Normalement il travaillait de huit heures à vingt heures. Mais il quittait le bureau plus tard.

- Pour quelles raisons ? Demanda Castle.

- Oh vous savez !

- Non pas vraiment...

- Il s'enfermait chaque soir avec une nouvelle jeune infirmière, vous connaissais la suite. Comment pensez vous qu'il soit autant apprécier ici.

- Merci de votre aide.

- Avec plaisir.

J'étais sous le choc, il se tapait ses petites stagiaires. Si ça se trouve quand on était ensemble il le faisait aussi. Ça me dégoûter, j'avais envie de vomir.

Voyant mon malaise, Rick se rapprocha et me dit :

- Ça va ?

- Oui.

Ryan s'approcha de nous.

- Alors j'ai la liste de ses patients, je vais faire des recherches sur chacun d'eux.

- Concentre toi sur les personnes qui n'en avait plus pour longtemps, dis-je.

- J'ai trouvé cette carte sous son bureau, dit Espo.

- C'est peut-être ce qu'il cherchait, dit Castle.

- C'est un certain Stevens et un numéro de portable, sûrement le sien. Et c'est pas tout venait voir, dit Espo en nous faisant signe de le suivre.

On s'approcha du bureau et Javier nous montra qu'un tiroir avait un double fond remplis de liquide.

- On dirait que son trafic lui rapportait beaucoup, dit Castle.

- Bon on retourne au commissariat, dit Beckett.

POV : Castle

J'avais vu que Kate avait été troublé pendant l'interrogatoire de l'assistante. Elle se sentait mal même peut-être trahi et je regrettais de ne pas pouvoir l'a prendre dans mes bras et l'a réconfortait. Mais j'aurais tout le temps pour ça ce soir.

- Pas la peine de se mettre à chercher les gars, dit Beckett. Rentrez chez vous, on le fera demain.

- Ok, a demain, répondirent les deux en même temps.

POV : Beckett

Je venais de finir mon rapport que j'avais commencé après que les gars soient partis quand Castle me demanda :

- On fait comment ce soir ?

- ...

- Enfin si tu veut...qu'on passe la soirée ensemble..., dit-il hésitant.

- Je ne raterais aucune occasion d'être avec toi, dis-je en souriant.

Il me rendit mon sourire.

- Je te dépose chez toi, tu prend quelques affaires et on va chez moi, dis-je.

Il étouffa un bâillement et dit :

- Je suis fatigué.

- Pas trop j'espère, lui dis-je en lui adressant un regard qui voulait tout dire.

- Ne t'inquiète pas pour ça, me répondit-il en m'adressant un regard subjectif et pleins de sous entendu.

J'ai hâte d'être à la maison !

POV : Beckett

Nous étions dans mon appartement après être passer chez Castle pour qu'il prenne des affaires de rechange pour le lendemain. Nous buvions un verre de vin sur le canapé tranquillement.

- Ça va ? Me demanda-t-il.

- Oui pourquoi ça n'irait pas, on est là tous les deux.

- Non je veux dire après ce qu'on a appris.

- Oui, ça va. J'essaye juste de ne plus y penser.

- Alors n'en parlons plus, me dit-il en souriant.

Il me regardait avec tellement d'intensité que je fus obliger de rompre le contact visuel sinon j'allais devenir toute rouge, et c'était assez gênant.

- Tu es magnifique, me dit-il.

Allez ça y est, je rougis. Il insistait des yeux, je pouvais le sentir.

Regarde-moi...

Je levai la tête et lui souris toute gênée. Il posa sa main sur ma joue et l'a caressa. Il s'approcha et m'embrassa tendrement. J'oubliai tout. Tout ce qu'il y avait autour de moi mais aussi toute cette journée et tous mes problèmes. Comme si le temps semblait s'arrêter pour me laisser un peu de répit.

Il quitta mes lèvres et me regarda une nouvelle fois.

- Je t'aime... Me dit-il.

Je ne saurais décrire la sensation qui prit place en moi. Mon cœur rata quelques battements, des papillons s'agitaient dans mon ventre. Un bien être s'installa en moi. Mais vite rattrapait par la peur.

- Rick...

- Je sais que tu n'es pas prête mais moi j'ai besoin de te le dire.

- Je sais, lui dis-je en lui caressant, à mon tour, son visage.

Je m'approchai et l'embrassai voulant lui faire comprendre que je ressentais la même chose mais que je pouvais pas encore l'exprimer avec des mots.

Il descendit vers mon cou et me parsema de baisers. Il avait éveillé en moi le désir que je refoulais depuis ce matin. Je me plaçai à califourchon sur lui et m'attaquai à son cou que je marquer pour lui démontrer qu'il n'était rien qu'à moi. Il m'appartenait. Il se leva et je lui indiquais le chemin de ma chambre. Il ferma la porte et nous passions une nuit extraordinaire et très agitée. Comme la précédente d'ailleurs.

POV : Castle

Il était sept heures quand la sonnerie d'un portable, nous tira de notre sommeil. Il y avait enfaîte deux téléphones qui sonnaient. Je m'étirai, ce qui fit bouger Kate qui dormait à moitié sur moi. Nous essayons de mettre la main sur les causes de notre réveil.

- Beckett !

- Castle !

- Alexis ! Dit Kate d'un ton inquiet.

- Espo ! Dis-je étonné de recevoir un appel de Javier aussi matinale.

Je tournai la tête vers Kate, elle fit de même. Et je remarquais l'erreur monumentale qui nous venions de commettre.

- Rick, passe le moi ! Me dit-elle paniquée et en partant en furie avec son téléphone.

- Alexis, dis-je.

- Papa ?!

- Oui, heu...

- Tu peux m'expliquer ?

- C'est pas ce que tu crois...

- Je ne le crois pas, je l'ai entendu.

- Je t'expliquerais ce soir.

- Tu es avec elle ! Me demanda-t-elle, tout excitée.

- Je te dirais tout ce soir, lui répondis-je heureux de son excitation mais préoccuper par la discussion que l'on aurait ce soir.

- Dis moi...

- A ce soir mon ange.

- Non Papa ! Fais pas ça !

Je lui raccrochai au nez. Je ne savais pas quoi penser. Je m'inquiétais. Comment réagirait Alexis quand je lui annoncerais que Kate et moi sommes ensemble ? Je ne voulais pas qu'elle apprenne comme ça. Serait-elle heureuse pour moi ? Pour nous ? Elle avait été excité au téléphone mais j'ai pu mal l'interpréter. Peut-être que c'était de la colère ? Non je ne crois pas, elle m'avait paru surprise mais il y avait ce ton dans sa voix qui m'avait touchée et qui ne devrait pas m'inquiéter. Le dirait-elle à ma mère ? Mon dieu... Si ma mère venait à l'apprendre par ma fille, ce qui est fort possible sachant à quel point elles partageaient tout, je serais harceler jusqu'à la fin de la journée.

Mais le pire était peut-être d'affronter Kate quand elle aurait fini avec les Gars qui doivent la cuisiner en ce moment-même. M'en voudrait-elle d'avoir décrocher le mauvais combiné ? Après tout elle avait fait la même erreur alors nous étions les deux en tord.

Je décidais de m'habiller en attendant le face à face.

POV : Beckett

- Qu'est ce que vous avez trouvé ? Leur dis-je en essayant d'éviter le malentendu de tout à l'heure.

- Oh... Un énorme truc on dirait, dit Espo.

- Un secret bien gardé... Ou pas, continua Ryan.

- Les gars s'il vous plaît ?

- Tu entends ça Kevin, Maman et Papa prit en flagrant délit.

- Je ne sais pas pour toi Javier, mais je pense qu'un interrogatoire et des explications sont nécessaire face à cette découverte.

- C'est pas ce que vous croyez...

Je le savais, ils ne peuvent pas s'en empêcher. A cause de ce débile portable, j'en aurais pour toute la journée voir plus. J'étais foutu si le poste l'apprenait, je pourrais dire adieu à mon partenariat avec Castle et ça ce n'était pas possible.

- On le croit pas, on l'a entendu, dit Espo.

- Et on expose les faits, rajouta Ryan.

- Continuez et je vous met à la circulation jusqu'à la fin de votre vie, dis-je d'un ton ferme espérant qu'ils aient compris que je ne plaisantais pas.

- On a trouvé le Stevens de la carte, dit Javier.

- Il s'agit de Stevens Smith. Il a 19 ans. C'est un étudiant en chimie à l'Université du Queens, département de la science et de la chimie.

- Très bien, on arrive.

- Mais on vous attends, dit Ryan.

- Ne le dites à personne vraiment, dis-je inquiète à propos de la tournure que cette histoire prenait.

- Bien sûr, tu peux compter sur nous, dit Kevin.

Je soufflais, un peu rassurée.

- Ne le dites pas à Lanie surtout ! M'inquiétais-je.

- Ah on t'entends plus, ça passe mal, dit Javier.

- Non les gars, criais-je.

- On en...tends...ri...a...lo.

Ils avaient raccroché. Je vais les tuer. A peine arrivés au commissariat, je les sentais déjà, avec leurs remarques et leurs sourires débiles. Et si Lanie venait à l'apprendre, je ne serais pas prête d'en avoir fini. Elle va sûrement me harceler toute la journée jusqu'à que je réponde. L'enfer. Elle va me passer un savon parce que les gars sont au courant avant elle. Elle va m'en faire toute une histoire. Je vais avoir droit à un interrogatoire complet et démoniaque.

Je me demandais comment Rick s'en sortait avec sa fille. J'espère qu'elle ne lui en veut pas trop et qu'elle ne m'en veut pas. Sinon je me sentirais coupable de tout. Je ne voulais pas qu'elle l'apprenne comme ça ni les gars et ni Lanie d'ailleurs. Il fallait maintenant que je retourne voir Castle et je ne sais absolument pas quoi faire, ni dire.

Je rentrai dans la chambre et constatai qu'il s'était habillé. Il était assis dos à moi, jouant sûrement sur son portable.

- Alors comment ça s'est passé ? Dis-je.

Il sursauta et se leva d'un coup faisant tomber son téléphone.

- Désolée, je ne voulais pas te faire peur.

- Non, non c'est pas grave, me dit-il. Heu... Elle était surprise mais je pense qu'elle a bien pris... Enfin, je crois...

- Tu sais, je m'en voudrais si...

- Ne t'inquiète pas. Elle ferait tout pour que je sois heureux et c'est le cas, me sourit-il. Et toi comment ça s'est passé ?

- A ton avis, lui dis-je en m'asseyant sur le bord du lit.

- J'ai une petite idée... Me dit-il en s'asseyant à mes côtés.

- Castle... Pourquoi c'est si compliqué ?

- Ben, tu sais, les choses n'ont jamais été simple entre nous.

- Oui...

- Ils ont du nouveau ?

- Ils ont trouvé qui était l'homme de la carte.

- Alors on doit y allez.

- Oui.

Je n'avais pas envie d'y aller. Tout allait mal en ce moment. Un psychopathe voulait ma peau, cette enquête commençait à m'épuiser et pour couronner le tout, mon partenariat avec Castle ne tenait qu'à un fil.

- J'en peux plus Rick...

- De quoi ?

- De tout ! L'enquête surtout. Si il nous trouve avant qu'on le trouve et que ça se passe mal. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose !

- Il ne m'arrivera rien et toi non plus. On est ensemble. Je suis là. Et il ne te fera rien tant que tu seras avec moi. Je ne le laisserais pas faire. Hey, regarde-moi, me dit-il en levant ma tête avec ses doigts sous mon menton. Je ne le laisserais te faire aucun mal. Tu m'entends ?

- Merci, lui dis-je en posant ma tête sur son épaule.

- Always.

Il avait toujours su trouver les bons mots et c'était une des choses que j'aimais le plus chez lui. Il savait toujours quoi me dire pour me réconforter. Il me rendait plus forte.

Je me levais et lui dit en l'embrassant :

- Je vais m'habiller.

- D'accord.

Il était si craquant me regardant comme ça. Je me noyais dans son regard, une nouvelle fois.

- Je vais faire du café, dit-il en se levant.

Il se pencha et m'embrassa avant de quitter la chambre.

Je m'habillais avant de rejoindre Rick.