Coucou tout le monde et bienvenue pour le chapitre 22 enfin ! :p excusez-moi pour ce retard mais j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire. Entre l'intrigue qui ne me plaisait pas et la difficulté à trouver le temps... Enfin, c'est du passé, puisqu'il est enfin là, tout neuf ^^

Réponse au Review :

maud : Haha je ne rejette pas du tout Echizen mais il n'a pas encore le niveau de battre Tezuka ou Fuji, en tout cas pas dans ma fiction. Je pensais ça, même en regardant l'anime donc ça finit toujours par m'influencer ^^ mais je ne l'oublie pas ! Haha pour les couples, je pense ajouter l'Alpha Pair ou en tout cas je vais essayer, après je ne sais pas trop comment m'y prendre donc tu verras bien haha ^^ D'ailleurs ! Dans le prochain chapitre ou celui d'après, ce sera le retour d'Echizen. Je préfère ne pas mélanger toutes les intrigues ^^ Merci encore et je te souhaite une bonne lecture =D

Yudata : Mdrrr coucou ^^ En effet Nanjiroh est vraiment un gueux nous sommes d'accords ! Fuji n'a pas fini de souffrir et j'ai l'horreur de dire que Yukimura n'aura pas cette chance aussi :/ Trop de pression s'accumule en ce moment pour ces deux-là. J'espère que tu apprécieras ce chapitre qui fut très fastidieux ^^ Bonne lecture et bisous Yuda' =D

youki minaco : Coucou ^^ ! Je suis vraiment contente de voir que lire le chapitre précédent à rendu ta journée plus agréable ^^ Haha la chimie c'est vraiment dangereu, heureusement qu'il ne s'est rien passé de grave pour toi ! Les réponses à tes questions dans ce chapitre ^^ Je te souhaite une bonne lecture ^^

kama-chan59 : Haha j'aime bien les gens qui se plaigne mdrr. Tu vas le savoir tout de suite ! Le chapitre est juste sur ça en plus ^^ j'espère qu'il te plaira et je te souhaite une très bonne lecture =D

Voila ! Je vous laisse maintenant en paix pour pouvoir lire la suite =D


Résumé : Mais ce qui devait arriver arriva : le bocal contenant le liquide s'échappa de ses mains et arrivait à vitesse grand V vers le mélange.


Chapitre n°22 – Situations Critiques

Sanada observait du coin de l'œil son capitaine, tout en commençant à nettoyer la paillasse commune. Son meilleur ami avait les traits légèrement tirés et un teint encore plus pâle qu'à l'accoutumé, un début de cernes soulignait son expression et ses yeux indigos, d'habitude étincelant de sévérité ou brillant de charisme, étaient ternis. Tout à ses réflexions, le vice-capitaine ne vit pas tout de suite que quelque chose clochait. C'est lorsqu'il vit les fins sourcils de Seiichi se froncer et une expression de douleur prendre brièvement place sur son visage qu'il comprit le problème. Mais c'était trop tard.

Le flacon s'échappa déjà des mains de son meilleur ami et se fracassa contre le bord du mélange, répandant le liquide sur la paillasse et dans le mélange. Quelques gouttes de la mixture s'écrasèrent sur le poignet du capitaine de Rikkaidai, qui siffla doucement de douleur face à la vive brûlure qu'il ressentit. Sanada ne réfléchit qu'un quart de seconde, voyant déjà le début d'une réaction gazeuse, et prit rapidement Yukimura part les épaules l'enjoignit à se baisser rapidement avant de crier dans la salle, de manière à se faire entendre par tous :

« Code de sécurité de niveau trois ! Baissez-vous ! Maintenant ! »

Le professeur courut rapidement dans la direction du mélange, avec une bassine empli d'un solide en poudre inconnu. Les autres troisièmes années, ayant entendu le cri de Sanada, s'étaient agenouillés sous leurs propres paillasses, comme l'exigeait les mesures de sécurité du professeur.

La solution commençait à émettre des grondements inquiétants alors que Sanada et Yukimura étaient toujours sous elle, avec comme protection leur table de travail. Yukimura se tenait le poignet droit, qui avait brusquement rougit. Sanada l'observait avant de tendre le bras et d'attraper la main de son capitaine et d'appliquer un gant mouillé d'eau qu'il avait dans sa poche depuis l'expérience, et plus précisément depuis la cinquième étape. Le capitaine de Rikkaidai émit un souffle de soulagement quasiment imperceptible et se détendit.

Pendant ce temps, le professeur avait jeté la poudre argentée dans la mixture qui bouillonnait, afin de réguler le flux d'énergie. Puis il actionna les robinets d'eau et les dirigea vers le feu qui commençait à se former sur le haut de la paillasse. Ensuite, il prit dans la poche de sa blouse, un liquide rouge brique et en versa dans la solution qui arrêta de produire le gaz mais qui continuait de gronder. Finalement, il prit un torchon et recouvrit la solution avec, ne laissant un côté ouvert pour éviter une réaction violente du produit.

Le professeur repartit ensuite à son bureau et demanda aux élèves de se lever et de passer par ordre de paillasse afin qu'il puisse les contrôler puis les autorisa à sortir. Il précisa qu'il devait quand même lui rendre leurs travaux écrits vu que l'expérience était presque fini pour la majorité des groupes.

Yukimura et Sanada passèrent en premier et pensèrent à prendre leur note avant de s'y rendre. Le professeur les observa attentivement tout en pensant que si un incident de ce genre devait arriver, il n'aurait jamais parié sur eux. Sanada était beaucoup trop sérieux pour se laisser aller en chimie et Yukimura trop consciencieux. Certes ce n'était pas leur matière favorite mais leurs résultats individuels étaient toujours excellents.

Finissant son inspection de Sanada il passa à Yukimura, et remarqua immédiatement la brûlure au poignet de son élève.

« Sanada-kun ? Veuillez emmener immédiatement votre camarade à l'infirmerie s'il-vous-plaît. Dites-lui qu'un code trois est à privilégier.

- Bien professeur, répondit Sanada succinctement avant de sortir, Yukimura sur ses talons.

- Enfin sortis de cette salle, souffla Yukimura, j'imagine que je dois te présenter des excuses, dit-il ensuite en regardant Sanada.

- De quoi tu parles ? Ce n'était pas de ta faute Seiichi. Tu déteste la chimie et tu n'étais pas à l'aise depuis le début du cours. Il n'y a que des blessures superficielles donc ça devrait aller, pas besoin d'excuse, répondit Sanada avant de se remettre en marche. Allons voir l'infirmière avant de rejoindre les autres.

- Hum, acquiesça Seiichi.

- Pendant que j'y pense, Yukimura ?

- Oui ?

- Comment as-tu fais ? Tu es trop consciencieux pour faire une erreur de ce type donc… attends voir une minute, picotements ? demanda alors très rapidement Sanada

- On ne peut rien te cacher, avoua finalement à demi-mots Seiichi. Mais ce n'est pas si grave que ça, les paralysies ne sont pas si puissantes et les médicaments continuent d'agir correctement pour l'instant.

- Tu ne voudrais pas en parler avec ton père ? se risqua Genichirou. La réponse vint, implacable.

- Non. Je te fais confiance pour ne rien lui dire à ce sujet pour l'instant. Pas besoin de l'inquiéter avec ce genre de chose alors qu'il a déjà des semaines plu que chargées.

- … Comme tu veux mais, si tu veux parler tu sais que, commença le vice-capitaine avant de se faire interrompre.

- Tu seras toujours là, je sais, sourit légèrement le capitaine.

- N'importe quand, ajouta quand même Sanada et il put voir les orbes indigos de son capitaine se voiler.

- Tiens ? Mais où est passé le Sanada toujours si strict envers lui-même concernant ses sentiments, sourit Yukimura avant de rire.

- C'est ça moque toi, dit Sanada avant de faire un sourire en coin en voyant son meilleur ami détendu avant de l'attraper par les épaules pour pouvoir le regarder dans les yeux. Yukimura, fais juste attention à toi, dit doucement Genichirou. Tu es fort, plus fort que n'importe qui. Ceux ne te connaissant pas pourraient penser que tu es invincible. Tu l'es mais tu as aussi des limites. Je te connais et je sais que tu n'en fais toujours qu'à ta tête mais pour une fois, juste une fois, si ça empire, dis-le moi et va voir directement un spécialiste. »

Avant que Yukimura ne puisse répondre, il grimaça. Sanada baissa immédiatement son regard sur le poignet de son ami et jura en voyant la couleur pourpre qu'il avait, avant de l'entrainer vers l'infirmerie qui était vraiment à deux pas de l'endroit où ils se trouvaient.

Les deux marchèrent rapidement vers le domaine des soins de Rikkaidai et virent l'infirmière en discussion avec un certain deuxième année de leur connaissance. Akaya, car c'était bien lui, se retourna et vit ses deux sempai à quelques pas de lui. Il blanchit d'un seul coup et ne put soutenir leurs regards inquisiteurs.

« Akaya ? Mais que se passe-t-il ? demanda finalement Yukimura

- Oh rien Yukimura-buchou, assura joyeusement le kohai avec un sourire, je suis juste tombé tout à l'heure et mon poignet s'est retrouvé entre les barreaux des escaliers. Il me faisait un peu souffrir alors j'ai décidé de demander à l'infirmière si tout aller bien.

- Et donc ? s'enquiert le vice-capitaine.

- Rien de grave, dit rapidement Kirihara avant de tendre son bras à l'infirmière qui en avait fait la demande, mais je dois porter un bandage jusqu'à ce que la douleur disparaisse. Ça ne devrait prendre que deux-trois jours tout au plus. Bon je pense que je vais partir maintenant, à tout à l'heure buchou, fuckubuchou ! conclut le jeune As avant de partir d'un pas pressé vers la sortie.

- … Sanada, tu n'as pas la sensation de t'être fait, en quelque sorte, jeté ? demanda finalement le capitaine quelques secondes après la presque fuite du deuxième année.

- Autant en avoir le cœur net, répondit Genichirou avant de diriger son regard vers la seule femme présente sur les lieux.

- Vous êtes bien les deux élèves s'occupant du club de tennis ? Ce jeune homme n'arrêtait pas de paniquer à propos d'un certain vice-capitaine qui aurait très certainement sa peau pendant les entraînements. Très difficile à calmer. Empêchez Kirihara-kun de faire des gestes trop endurants ou de s'épuiser inutilement. Son bras a besoin de repos. Il a oublié de prendre ce baume avant de partir, je compte sur vous deux pour lui remettre. Maintenant, qu'est-ce qui vous emmène ici les garçons ?

- Code de niveau trois dans la salle de chimie, informa Sanada, mon camarade s'est reçu quelques gouttes du produit sur son poignet et celui-ci a brusquement rougit, expliqua-t-il avant de laisser la parole à son coéquipier.

- La douleur sur tout le bras a reflué mais l'une d'entre elles persiste vers le centre de la blessure, explicita Yukimura avant de s'asseoir sur un tabouret pour que l'infirmière puisse examiner plus attentivement la blessure. »

Pendant que l'infirmière faisait son travail, Yukimura réfléchit à son jeune As. Il nous cache quelque chose mais quoi ? D'ailleurs, ça fait longtemps que je n'ai pas discuté avec mon équipe, je devrais le faire cet après-midi ! Renji pourra sans doute m'aider et Akaya n'est pas bon menteur et n'essayera jamais avec moi, je le connais très bien, ce n'est pas le genre de personne à faire ça.

Une pointe de douleur fit sursauter Yukimura qui serra les dents afin de ne pas trembler. Les picotements refaisait surface et n'était pas seulement sur le bras mais parcouraient également sa cheville. Recentre-toi Seiichi ! Ce n'est pas le moment de montrer à Genichirou que j'ai encore ce genre de chose. Tu en as l'habitude, ça ne vas te contrôler et te dicter ce que tu dois faire.

Les picotements partirent aussi vite qu'ils étaient apparus et le capitaine de Rikkaidai put enfin se décrisper. Il ouvrit les yeux pour tomber directement dans les yeux noisette orageux de son meilleur ami, qui se trouvait derrière la jeune femme. Ils s'observèrent longuement avant de briser tout contact visuel. L'infirmière, qui avait noté la crispation de son élève, pensait que c'était juste la douleur du bras. Elle prit la parole :

" Très bien jeune homme, tu appliques cette crème pendant encore trois jours et tu changeras le bandage tous les jours. La mixture contenait un dangereux effet mais heureusement les quelques gouttes que tu as reçu n'étaient pas suffisantes pour le provoquer mais ont, en contrepartie, eut l'effet d'une brulure. Bien, tu peux partir Yukimura-kun, tu peux participer à tes activités de club mais n'en fais pas trop, cela risquerait de tirer sur la zone du bras endommagée.

- Merci, remercièrent en cœur les deux amis avant de prendre la porte pour se rendre sur le toit, afin d'attendre les autres du groupe qui allait arriver d'ici une dizaine de minutes, à la fin de leurs cours. »

- Ils n'étaient pas très loin du toit et y arrivèrent plutôt rapidement. Les deux meilleurs amis s'installèrent tranquillement sur le banc et profitèrent du silence qui y régnait. Seiichi le brisa quelques minutes plus tard :

- Sanada ? Tu ne penses pas qu'Akaya nous cache quelque chose ?

- J'en suis quasi-certain maintenant mais je voulais poser la question à Renji avant de faire quoi que ce soit. C'est celui qui passe le plus de temps avec Akaya donc je me fie à lui. S'il y avait vraiment quelque chose de grave, je ne pense pas que Renji nous l'aurais caché.

- Tu dois avoir raison, soupira Yukimura avant de sentir le regard de son meilleur ami sur lui.

- Seiichi, demanda d'ailleurs celui-ci. Dans l'infirmerie, tu semblais ailleurs. Ta cheville bougeait par à coup et était crisper.

- Pour ne rien te cacher, ma cheville m'a bien fait mal pendant un court instant mais cela s'est passé vite. Rien d'alarmant.

- Si tu le dis Seiichi. Les autres ne devraient plus trop tarder, constata Sanada en jetant un rapide coup d'œil à l'horloge situés près de la porte d'entrée menant sur le toit.

- Tant mieux, je me sens si fatigué en ce moment, murmura doucement le capitaine de Rikkaidai avant de fermer les yeux. Sanada l'avait entendu est passa rapidement une main rassurante sur son dos, en signe de soutien. »

Les deux amis entendirent bientôt du bruit venant des escaliers et Seiichi sourit, son équipe ne changerait jamais. Il échangea un regard avec son vice-capitaine avant de voir la porte s'ouvrir sur les différents membres de l'équipe de Rikkaidai.

Oui. Il les aimait vraiment tels qu'ils étaient.

Du côté de Tezuka et de Fuji

Devant le regard de Tezuka s'étendait son salon, enfin ce qu'il en restait. La table avait été renversée et tout ce qui se trouvait initialement sur celle-ci, était maintenant en travers du sol. Le reste de l'endroit n'était pas dans un meilleur état mais un rapide coup d'œil permit à Tezuka de voir que rien possédant de la valeur n'avait été volé.

Fuji, de son côté, était stupéfait. Alors c'était vraiment arrivé… lui qui avait pris toutes ces menaces pour du vent, il venait de se prendre une claque mentale des plus retentissante. Son souffle devint erratique à la pensée des autres menaces proférer et son teint blanchit. Le prodige recula jusqu'à ce retrouver acculer contre la porte.

Kunimitsu, qui avait commencé à faire le tour de son salon, se stoppa et coula son regard vers son coéquipier, toujours début contre la porte. Remarquant son teint plus que pâle et sa manière de respirer, il partit à toute vitesse vers lui et l'obligea à le regarder dans les yeux. Il put voir de la culpabilité envahir l'océan qu'était les yeux de Fuji et ne fut pas préparé à ce qu'il entendit :

« Oh mon… Tezuka, je suis tellement désolé, je ne pensais pas que cela aller arriver pour de vrai… je te le jure ! Fuji continuait à parler, de plus en vite, une hystérie prenant peu à peu place dans son esprit embrumé.

- Fuji ? Fuji ! Calme-toi, ce n'est rien. Tu dois juste retrouver ton calme d'accord. Concentre-toi sur ma respiration, ça va aller, psalmodia doucement Tezuka à l'oreille de son prodige, qui n'arrivait toujours pas à se détendre. »

Le jeune prodige ne pouvait pas arrêter le flux de pensées qui cheminaient jusque dans son esprit. Merde ! Il ne pensait que les lettres pouvaient être prises avec autant de sérieux. Fuji était constamment sous pression depuis le début de cette histoire et le mur était finalement tombé. De rage, il abattit son bras droit sur le mur derrière et émit aussitôt un râle de douleur, des dizaines de petites pics se propageait le long du bras coupable. A peine quelques secondes plus tard, il sentit quelqu'un, sans doute Tezuka, prendre doucement son bras dont la blessure semblait s'être rouverte en même temps que son esprit s'éclaircissait lentement.

Ouvrant ses perles bleues qu'il n'avait pas le souvenir d'avoir fermé, il plongea dans les yeux bruns de son homologue. Ses membres semblaient lourds et le prodige ne protesta pas lorsque son capitaine l'entraîna dans la salle de bain puis l'assieds sur une chaise.

Tezuka observa son coéquipier alors qu'il le soignait pour la deuxième fois. Nettoyant la plaie, il se surprit à observer le visage du prodige. Sa tête était baissée et ses yeux étaient cachés par ses cheveux châtains. Sa frange plus précisément. Le capitaine de Seigaku voyait enfin la tension que le prodige avait maintenue tout au long de cette aventure. Il le regarda jusqu'à ce que le jeune homme aux yeux bleus ne relève de lui-même la tête.

Sans réfléchir, Fuji essaya de se relever mais ses jambes étaient comme du coton. Ce qui devait arriver arriva : il trébucha au premier pas et failli s'écrouler. Au lieu de tomber sur le sol, sa tête atterrie sur le torse de son capitaine. Le jeune prodige se releva de suite, et les deux amis se firent face. Sentant que Tezuka se posait sans doute des questions, Fuji décida de prendre les devants.

« Tezuka, je… en fait, tu sais ces lettres ? Tu te doutais qu'elle contenait des menaces à mon encontre et c'est bien vrai mais… il y a aussi des menaces sur quelques personnes que je fréquente… n'importe qui pouvait voir que le jeune homme n'étais pas du tout à l'aise avec ce qu'il disait.

- Et laisse-moi deviner ? Tu as réagi comme ça tout à l'heure parce que l'une des lettre mentionnait que cela pouvait arriver j'ai raison ? Devant le hochement de tête de son homologue, Tezuka continua. Et que tu n'imaginais pas que ça puisse juste arriver. Ce n'est pas de ta faute, donc arrête de de te rendre malade avec tout ça.

- J'aurais dû te prévenir.

- A ce que je sache, ce n'est pas toi qui a ouvert la porte de chez moi, ou qui a encouragé cet acte non ? Alors arrête de te mettre autant de pression. De toute façon, je savais bien que ce genre de chose pouvait arriver et il y a une caméra dans l'entrée. Nous aurons vite des preuves de ce qu'il se passe. En attendant, tu vas venir avec moi dans la cuisine que je te donne de quoi boire et tu pourras ensuite te reposer un peu. Nous nous rendrons à l'hôpital seulement si tu te sens apte à y aller.

- Mais Echizen voudrait sans doute avoir un peu de visite et…

- Et rien. Si tu n'es pas en état, je ne prendrai pas le risque, vint la réponse implacable du capitaine des uniformes bleu et blanc. Allez allons-y maintenant.

Les deux joueurs les plus forts de Seigaku arrivèrent dans la cuisine dans laquelle Fuji prit place alors que Tezuka sortait le nécessaire pour préparer deux thés. Du coin de l'œil il vit son partenaire soupirer avant de poser ses coudes sur la table et de déposer sa tête sur le dessus de sa main. Il vit Fuji se laissait aller et fermer les yeux pour profiter du silence environnant sans doute.

Après quelques instants, Fuji ouvrit les yeux en sentant une délicieuse odeur de vanille embaumer l'air. Son thé préféré, son capitaine ne l'avait pas oublié. Souriant légèrement, il se saisit de la tasse que son coéquipier lui tendait et bu tranquillement le breuvage relaxant qui eut des effets presque instantanés sur sa personne. C'était stupéfiant de voir combien un simple breuvage pouvait autant calmer une personne.

Tezuka, pour sa part, buvait son thé avec moins de complaisance que son ami mais le savourait tout autant. Soudain, une sonnerie de téléphone brisa le calme ambiant et Fuji fronça les sourcils avant de sourire et de décrocher.

- Oui Yuuta ? Je vais très bien. Ah, tu rentres à la maison aujourd'hui ? Haha préviens Nee-san pour qu'elle puisse te préparer ce que tu aimes. Je devrais rentrer dans environ une heure ou deux. Oui, mon bras va bien je te remercie. On se voit se soir, salut !

- Ton petit-frère semble se faire du souci pour toi, remarqua Tezuka quelques secondes plus tard.

- Depuis ce matin en effet. Enfin, je le vois ce soir donc il sera sans doute plus rassuré.

- J'espère… le capitaine allait rajouter quelque chose mais la sonnette de la porte d'entrée retentit à ce moment-là. »

Le jeune hôte se leva et échangea un regard avec son ami. Il n'attendait personne aujourd'hui. Il se dirigea finalement vers la porte d'entrée et l'entrouvrit légèrement. La personne qu'il vit le stupéfia. Sur le seuil, se trouvait la mère d'Echizen, portant un kimono japonais de couleurs pastel.

« Qu'est-ce que vous faîtes ici ? demanda froidement Tezuka alors qu'il entendait derrière lui les pas de Fuji se rapprocher.

- Simple visite. Je viens au nom de mon mari : il vous convoque vous ainsi que les deux autres dans trois jours pour que vous puissiez lui poser toutes les questions que vous voulez. Il n'a rien à perdre maintenant.

- Et si nous n'y allons pas ? demanda alors Fuji avec un air de défi sur le visage.

- Eh bien… vous verrez par vous-même jeune homme. Vous savez aussi bien que moi de quoi il serait capable pour vous forcer à venir. Mais il est dans votre intérêt de vous y rendre. Maintenant que le message est passé, je peux m'en aller. Au déplaisir, fit la femme avant de tourner les talons, prenant la direction de la sortie.

- Je ne peux pas croire qu'elle vienne se présenter ici, sans le moindre scrupule, souffla enfin Tezuka après qu'il eut refermé la porte à double tours.

- Je pencherai pour soit beaucoup trop de fierté soit pour l'inverse, répondit calmement Fuji. De toute façon, il faudra prévenir Yukimura et Sanada de cette visite. Bref, Tezuka, je te remercie pour ton hospitalité mais je ne me sens pas très bien. Je préfère rentrer chez moi plutôt que de t'ennuyer, dit Fuji d'une seule traite.

- Fuji, repose-toi avant de rentrer chez toi, ne te surmènes pas. Tiens j'ai une idée ! Nous avons des devoirs de littérature à faire pour demain et je sais que tu déteste ça. Je t'aide à les faire et tu rentres chez toi ensuite.

- C'est bien parce que je déteste ce genre de chose, répondit finalement Fuji en fronçant le nez."

Les deux amis se mirent au travail, sur la table de la cuisine. Tezuka expliquait la plupart des choses à Fuji et les deux avançaient correctement sur le papier respectif.

Fuji sentait ses paupières se faire de plus en plus lourdes, alors que sa main écrivait de plus en plus lentement sur le papier. Sans pouvoir s'en empêcher, il ferma les yeux quelques secondes. Cela suffit à le faire plonger dans un sommeil réparateur. Sa main supporta le poids de sa tête et balaya de temps en temps sa frange.

Tezuka leva la tête et se permit un sourire en remarquant que Fuji s'était finalement endormi. Encore un peu et il aller penser que son plan n'était pas si brillant que ça. Franchement, cette matière avait toujours demandé à son coéquipier une grande concentration sans faille. Il savait bien que tôt ou tard, le jeune prodige plongerait dans les bras de Morphée, il suffisait d'attendre. Satisfait de voir qu'il connaissait très bien son ami, il entreprit de se lever et de passer un bras autour du cou du prodige afin de le soutenir et l'emmena vers sa chambre, qui ne se trouvait qu'à deux pas.

Enfin arrivé, il allongea Fuji sur le lit avant de le couvrir d'une couette légère puis alla jusqu'à son bureau, en réglant un réveil pour dans quarante-cinq minutes afin que Fuji puisse quand même retourner chez lui sans que le temps ne se rafraîchisse.

Anh. Qu'allait-il se passer maintenant ? Quels vont être les prochains mouvements ?


Et fin ^^ j'espère que ce chapitre vous a plût et qu'il aura répondu à quelques questions que vous vous posiez ^^

On se voit bientôt pour le chapitre 23 ! =D

Sincèrement, Akadream =D