Et voilà pour le 18ème chapitre ! Voilà déjà 5 chapitres que j'écris, je suis ravie de tenir le rythme, et d'avancer un peu plus dans cette histoire que je chéris ! Je l'aime de plus en plus et j'espère que vous aussi.
Ce chapitre est un peu plus léger, et d'ailleurs les deux prochains le seront aussi, puisque vous aller voir qu'on part sur un thème un peu plus… joyeux.
Vous avez été très nombreux à lire dimanche, et j'en suis ravie, j'espère avoir de plus en plus de lecteurs au fur et à mesure de l'écriture de cette histoire. N'hésitez surtout pas à laisser une trace de votre passage en me laissant un petit commentaire !
Merci à ceux qui ont pris le temps de laisser un message, d'ailleurs !
Swangranger : Et oui, il fallait bien qu'il rentre haha !
Leolili : En effet, Hermione est née pour la rébellion ! Pour ce qui est de la mémoire d'Hermione ce n'est pas pour tout de suite, mais promis, on y viendra ! Voici la suite.
Jencha1994 : La mémoire d'Hermione, ce n'est pas pour tout de suite, mais il y a plein de choses à faire avant haha. Je suis ravie que l'idée te plaise pour les 2 chapitres !
Mama : J'ai expliqué que les chapitres seraient + courts à présent, mais il y en aura 2 donc ça revient au même (il faut lire les mots d'introduction au chapitre). C'est drôle ta vision de l'amour, selon moi on ne « craque » pas, on tombe amoureux ou non hihi.
Dame Lylith : Mais oui, tant qu'il y a de la vie, y a de l'espoir haha. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, n'hésite pas à laisser un mot ! (La Thaïlande ? Quelle chance ! Je bave de jalousie)
Bonne lecture !
Hermione avait sans doute remarqué les différentes blessures qui entravaient le visage de Drago. Mais elle eut le bon goût et la décence de ne pas les mentionner. Elle se contenta de faire comme si rien n'était différent, et avança d'un pas presque volontaire vers le terrain de Quidditch. Toutes les recrues étaient là, elles attendaient patiemment l'arrivée de leur formateur. Drago entendit la rumeur de la foule s'élever autour de lui, tandis que tous les yeux étaient rivés sur ses deux coquards, et sa démarche presque boiteuse tant chacun de ses muscles lui faisait terriblement mal.
L'entraînement sportif se déroula de manière studieuse et silencieuse. Drago ne décrocha guère plus de quelques phrases, pour donner diverses consignes. Il se contenta du strict minimum, au grand dam de ses recrues qui espéraient malgré tout des détails croustillants sur les différents bleus qui défiguraient leur formateur. Celui-ci ne les abreuva pas de potins et se contenta de les mettre à l'exercice, et en silence, s'il vous plait.
Quand l'entrainement toucha enfin à sa fin, Drago ordonna à ses recrues de ramasser les divers accessoires qu'ils avaient utilisés toute la matinée. Patient, il leur laissa quelques minutes pour récupérer leur souffle, et prêta une oreille attentive aux conversations qui s'élevaient en murmures.
─ Il s'est pris une trempe, murmurait l'un en ramassant un gros sac de sable.
─ On n'a pas vu son adversaire, je suis sûre qu'il est dans un état bien pire.
─ Ou même mort, ajouta un troisième en jetant un coup d'œil à Drago.
Drago sentit son égo gonfler tout d'un coup. Voilà que ses recrues ne pouvaient imaginer que de telles blessures puissent rester impunies. Ils imaginaient déjà Drago enterrer sa victime six pieds sous terre. S'ils savaient… S'ils savaient qu'il n'avait pu se venger, ni même se protéger. Il avait subi les coups en silence, jusqu'à ce qu'ils ne cessent enfin et qu'on ne le renvoie à Poudlard.
─ Tu veux que je le porte ?
Drago se retourna subrepticement vers la voix qui s'était élevée sur sa gauche. Il vit Hermione se pencher pour ramasser un énorme sac de sable – le plus gros, et un garçon lui tendre une main galante. C'était Bartholomew, le garçon dont lui avait parlé Blaise et qui avait pris soin d'apporter de la nourriture à Hermione quand elle était aux cachots. Sans s'en rendre compte, Drago évalua rapidement le jeune homme à la carrure athlétique et au sourire bienveillant. Dans ses yeux brillaient quelques étoiles, témoins discrets de sa sensibilité aux charmes de Granger.
─ Non, je suis une grande fille, sourit Hermione en hissant le sac sur son épaule.
─ Personne n'en doute, ajouta Bart avec un sourire charmé. Je voulais juste être galant.
Drago leva les yeux au ciel et s'approcha de sa démarche féline.
─ La galanterie n'a pas sa place dans une armée, McGibbons. Granger s'en sortira. Va prendra les poids qui se trouvent là-bas, ajouta-t-il en pointant du doigts un coin du terrain de sport.
Bartholomew ne dit rien et s'exécuta.
Quand enfin, ils entrèrent dans la Grande Salle pour déjeuner, Drago ne fut que trop heureux de ne trouver que Blaise à la table des formateurs. Il s'installa à côté de lui et se laissa aller contre le dossier en soupirant.
─ J'avais oublié à quel point il faisait froid, grogna Drago entre ses dents.
─ T'as pas du voir souvent le soleil ces dernières semaines.
─ En effet.
Drago se servit une assiette colossale et entama son repas avec délice. A côté de lui, Blaise ne mangeait pas, malgré l'assiette remplie de côtes de porc et légumes verts qui trônait devant lui. Il avait l'air songeur, ses yeux étaient fixés sur un point dans le vague, comme noyé sous des pensées lointaines.
─ A quoi tu penses ? demanda Drago en avalant une énième bouchée de purée de potiron.
─ Au nouvel an.
Surpris, Drago leva les yeux de son assiette pour mieux observer son ami.
─ Au nouvel an ? répéta-t-il sans comprendre.
Il fit un rapide calcul, et réalisa que la nouvelle année débuterait dans moins de deux jours. Il n'y avait même pas pensé. Depuis combien de temps ne célébrait-il pas le premier jour de l'an ? Trop longtemps, sans doute. Voldemort ne faisait que très rarement la fête. Et de toute évidence, le passage à la nouvelle année n'avait que très peu de sens pour lui, dont l'immortalité lui promettait de bien nombreux siècles à venir.
─ On n'a pas fêté noël, ici, expliqua Blaise.
─ Moi non plus, grogna Drago avec humeur. Ce n'était pas des vacances au soleil, je te rappelle.
─ Je sais, soupira Blaise en levant les yeux au ciel. Mais peut-être qu'on pourrait fêter le nouvel an ?
─ Sans doute, acquiesça Drago. Dans la salle commune, avec les formateurs et les sangs purs.
─ Ou alors, dans la Grande Salle, avec tout le monde.
Drago resta interdit. Blaise devenait fou, il n'y avait pas d'autre explication. Si les formateurs étaient en droit de faire la fête avec les recrues de sang pur, il en était autrement pour toutes les autres recrues, à qui le droit de s'amuser était totalement aboli.
─ Ca pourrait faire du bien au moral des troupes, tenta Blaise.
─ Au moral des troupes ? répéta Drago, les yeux écarquillés. Blaise, le moral des troupes est bien la dernière chose dont se préoccupe le Maître. Au contraire, plus leur moral est bas, plus il est facile de les discipliner et de les manipuler.
─ Il n'en saura rien, et puis …
─ Tais toi ! ordonna Drago en voyant Crabbe et Goyle arriver.
A l'idée que les deux formateurs aient pu entendre les paroles de Blaise, Drago se sentit frissonner. Parce qu'il n'était pas un fanatique inconditionnel, Blaise ne se rendait parfois pas compte de ce qu'il racontait. Organiser un nouvel an était une chose, vouloir le faire dans le dos du Seigneur des Ténèbres en était une autre. Blaise était bien naïf de penser que sa petite fête pouvait passer inaperçue. Crabbe et Goyle se feraient un plaisir d'écrire à Bellatrix pour lui raconter l'insubordination de Blaise – et de Drago qui ne l'en aurait pas empêché.
Le reste du repas se déroula en silence, Drago ignorant autant que possible les bruits désagréables de mastication qui s'échappaient des bouches de Crabbe et Goyle. Quand il eut enfin terminé son dessert, il se leva et quitta la Grande Salle dans l'espoir vain de terminer quelques papiers et rapports à envoyer au Manoir Jedusor. C'était sans compter sur Blaise, sur ses talons, qui l'intercepta dans le Grand Hall.
─ Ecoute Blaise, grogna Drago, on ne peut pas faire quoi que ce soit dans le dos du Maître, c'est de la pure folie.
Son cœur se pinça quand il songea à Pansy. Quelles seraient les représailles pour son amie, si Blaise organisait le nouvel an avec toutes les recrues, sans l'autorisation de Voldemort ? Drago ne voulait même pas y penser. Blaise soupira, et enfonça ses mains dans les poches d'un air boudeur.
─ C'est une prison, ce château, grommela-t-il.
─ C'est un camp d'entraînement, répliqua Drago.
Un silence s'abattit entre les deux hommes.
─ Ecoute, si tu tiens à fêter le nouvel an, on n'a qu'à le faire dans la Salle Commune des Serpentards. Juste avec les sangs-purs. On demandera aux elfes de faire un repas de fête aux autres, et on retardera un peu le couvre-feu.
─ Humpf, grogna Blaise qui n'était pas convaincu.
─ On ne peut pas faire mieux. Et puis, Thaïs est de sang pur, non ?
Blaise leva les yeux au ciel avec un petit sourire en coin. La seule évocation du prénom de la jeune femme suffit à le convaincre. Il haussa finalement les épaules en signe d'approbation.
─ Ca ne changera pas beaucoup des fêtes que l'on fait habituellement, marmonna-t-il.
─ Blaise, tu me fatigues, soupira Drago.
─ Et si on faisait une fête à thème ?
─ Tu penses à quoi ? s'enquit Drago, l'air sceptique.
─ Un bal costumé ! Et masqué.
─ Quel serait le thème ?
─ La cour du Roi Soleil.
─ Ce n'est pas très britannique, sourit Drago d'un air moqueur.
─ La cour d'Henry VIII alors ?
Drago haussa les épaules sous le sourire de Blaise.
─ C'est entendu alors, dit Blaise en donnant une claque dans le dos à Drago.
Il n'en fallut pas plus pour lui redonner le sourire. Sans y être invité, il suivit Drago jusqu'à son bureau, en réfléchissant déjà au masque et au costume qu'il allait porter.
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Les deux formateurs, trop occupés par leur conversation, ne s'aperçurent pas qu'une ombre venait de se glisser derrière l'une des grandes portes en bois qui fermaient habituellement la Grande Salle. Hermione, qui avait vu les messes basses que s'échangeaient Drago et Blaise n'avait pu se retenir de les suivre dans le Grand Hall et de tendre une oreille indiscrète à leur conversation.
Ce fut ainsi qu'elle comprit qu'une petite fête pour célébrer la nouvelle année aurait lieu dans la salle commune de Serpentard, et qu'elle n'y serait pas conviée. Non pas que cela la dérangeait vraiment, cependant, cela aurait pu être un excellent moyen de cueillir de nouvelles informations sur leur présence ici et la possibilité éventuelle de s'échapper de ce trou. Alors que les deux formateurs s'éloignaient d'elle pour rejoindre le bureau que s'était octroyé Malefoy, Hermione prit sa décision.
Elle irait à ce fichu bal. Blaise avait eu la bonne idée d'en faire un bal masqué, il n'en fallut pas moins pour la convaincre de s'y rendre. Avec un peu de chance, l'alcool aidant, les langues se délieraient. Peut-être en apprendrait-elle davantage sur ce que leur réservait Voldemort, et trouverait un moyen de s'échapper de ce château avant qu'il ne soit trop tard.
Hermione n'avait désormais que deux jours pour trouver une robe à crinoline et un masque assez original pour affirmer son anonymat.
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Lorsqu'ils arrivèrent devant le bureau de McGonagall, Blaise, qui avait l'air songeur, murmura :
─ Mais Granger ne pourra pas venir…Elle n'est pas …
Drago sentit sa gorge se nouer, involontairement. En effet, elle ne l'était pas, sang-pur. Aux yeux du Seigneur des Ténèbres elle était même tout ce qu'il y avait de plus impur sur cette terre. L'idée qu'elle ne puisse pas faire la fête en sa compagnie lui mina légèrement le moral, mais il ne laissa rien paraître. Il s'était promis de ne rien faire qui pourrait causer du tort à Pansy, et fêter le nouvel an avec Granger ne pouvait que lui apporter des ennuis.
─ Peu importe, grogna Drago.
─ Drago … Tu as changé, tu n'es pas le même qu'à ton départ, il y a deux semaines, dit Blaise dans un souffle.
Drago ne répondit pas. Ce n'était pas lui qui avait changé. C'était la situation. Jusqu'alors, il n'y avait que lui. Lui qui obéissait aux ordres de Voldemort, lui qui était à la tête de l'armée, lui qui embrassait Granger dans un cachot. Mais à présent, la donne avait changé. Ça avait changé, parce que Pansy croupissait au fond d'un sous-sol miteux, et que le moindre faux pas de Drago pouvait avoir des conséquences désastreuses sur Pansy. Alors, tant mieux si Granger ne pouvait pas venir à cette fête. Cela l'empêcherait de faire quelque chose qu'il regretterait.
─ Laisse tomber Blaise.
─ Qu'est-ce qu'il t'a fait ? insista Blaise.
─ Arrête, Blaise. J'ai pas envie d'en parler.
Blaise n'ajouta rien, mais Drago savait qu'il n'en pensait pas moins.
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Cette nuit-là, Hermione attendit que toutes les lumières soient éteintes pour se glisser hors de son lit. Elle savait que Goyle était de ronde ce soir-là, et elle savait aussi que le temps qu'il parcourt tout le château, était le temps nécessaire pour qu'elle se rende à destination. Quand elle l'entendit quitter le dortoir et continuer sa ronde vers les cachots, Hermione se précipita hors de la bibliothèque – transformée en dortoir géant – et se rua vers les escaliers qui menaient aux étages supérieurs.
Ses pieds nus étaient silencieux sur le sol de pierre, mais le froid qui en émanait était une morsure terrible pour chacun de ses orteils à chaque fois qu'elle posait le pied à terre. Des frissons lui parcouraient l'échine, tandis qu'elle accélérait le rythme pour arriver au septième et dernier étage. Étage qu'elle connaissait parfaitement, car c'était là qu'on y trouvait la tapisserie représentant la tentative de Barnabas le Follet d'apprendre la danse classique à des trolls.
Outre le fait que cette tapisserie était un véritable chef-d'œuvre, elle était aussi la gardienne de l'entrée secrète d'une salle tout aussi secrète : la Salle sur Demande. Pour l'avoir fréquenté de très nombreuses fois, Hermione pouvait se targuer du fait que la pièce magique n'avait plus de secret pour elle.
« Je veux le déguisement parfait pour la fête du nouvel an » pensa-t-elle aussi clairement que possible en faisant trois allers-retours devant la tapisserie. L'air concentré, les yeux fermés, Hermione acheva ses vas-et-viens et rouvrit ses yeux mordorés. Un large sourire naquit sur son visage : la porte était là, et derrière, elle l'espérait, le parfait déguisement. D'une main rendue tremblante par l'excitation, Hermione poussa la porte et entra dans la pièce rapidement avant que Goyle ne vienne entraver ses plans.
Comme toujours, la Salle avait su capter ses attentes plus que n'importe qui. Elle avait su la surprendre, encore et toujours, alors qu'elle fut pour elle un véritable refuge, à une époque. C'était ici que l'Armée de Dumbledore avait élu son quartier général. Un frisson la parcourut soudainement, et une vague de chagrin la submergea. Ce temps là était si loin à présent… Trop de choses avaient changé.
Hermione fut surprise d'arriver dans une vaste chambre aux couleurs claires. Des tentures habillaient les murs de leur belle étoffe, tandis qu'un immense lit à baldaquin trônait fièrement au milieu de la pièce. C'était une chambre d'une autre époque, songea Hermione. Du seizième ou dix-septième siècle, sans doute. Du siècle de Henry VIII, songea-t-elle. Elle laissa son regard vagabonder sur tous les détails de la pièce, avant de réaliser qu'un mannequin se tenait dans un coin.
Il avait revêtu une merveilleuse robe en velours pourpre, et aux broderies d'or. Les couleurs de Gryffondor étaient là bien représentées, pensa Hermione avec un sourire en coin. Elle s'approcha doucement et vint effleurer de ses doigts oblongs les détails de cette parure délicatement ouvragée. Un décolleté carré, significatif de l'époque, était bordé de dentelle d'or, tandis que les manches évasées touchaient presque le sol. Une ouverture sur le devant de la robe laissait apercevoir un tissu satiné, sur lequel étaient brodées au fil d'or des fleurs de lys entrelacées. C'était une merveille.
Aux pieds du mannequin, des chaussures, d'époque aussi, trônaient fièrement, une boucle d'or venant délicatement habiller le velours soyeux de l'escarpin. Enfin, étendu sur le lit, le masque assorti attendait qu'on le dévore des yeux à son tour. Il était aussi somptueux que la robe. Peut-être plus, car les broderies étaient plus fines et plus délicates encore. Le loup était large et devait cacher une grande partie du visage. Des centaines de paillettes d'or le parsemaient, accrochant la lumière à chaque mouvement de la personne qui le portait. Des rubans de soie bordeaux permettaient de le nouer derrière sa tête, tandis que de la dentelle noire habillait les courbes délicates du masque.
Il serait parfait, se dit Hermione. Le soir du bal, elle reviendrait et la revêtirait. Avec le masque, la pénombre et la fumée des cigarettes, personne ne la reconnaîtrait, elle en était certaine.
Tadaaaam ! Ahah, on part donc sur un nouvel évènement qui est le nouvel an, où Hermione n'est clairement pas invitée, mais elle s'y invitera quand même. Vous le savez peut-être, je suis une grande fan des bals, et donc, je ne pouvais pas passer à côté d'un chapitre comme celui-ci hihi.
Mais promis, ça aurait de l'importance pour le reste de l'histoire. Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Drago n'a toujours rien dit à Blaise pour Pansy … Le vilain ! Quant à Hermione, elle est passée maître dans l'art du camouflage haha.
Dites moi ce que vous en avez pensé ! A dimanche pour la suite !
