20ème chapitre déjà ! Le temps passe vite, surtout avec 2 chapitres par semaine haha.

On continue donc le bal du nouvel an, puis qu'on n'avait seulement commencé dimanche dernier. Vous êtes toujours plus nombreux à lire mon histoire et j'en suis ravie. Pas aussi nombreux à commenter et c'est dommage mais je remercie chaudement ceux qui prennent cette peine, vous êtes des anges !

Harryliada : En effet, elle n'a pas tiré le gros lot avec Crabbe haha. Mais ça ne lui fera qu'apprécier sa relation avec Drago un peu plus.

Leolili : Oh je suis désolée que tu regrettes déjà l'ancien format, mais honnêtement, ça m'oblige à plus de rigueur et de discipline d'esprit d'écrire 2 fois par semaine. Mais Bart ne lance pas un regard méchant à Hermione, il lui lance un regard de braise ! parce qu'il est sous le charme haha.

Dajou : Brrrr les mains de Crabbe sur Hermione ça fait froid dans le dos. Je n'en dis pas plus sur le bal et hermione et te laisse découvrir ce nouveau chapitre.

Dame Lylith : intéressantes, tes hypothèses ! Mais c'est dans le monde des bisounours une fuite en avant hahah.

Swangranger : Merci, je suis ravie que ça t'ai plu ! Voici la suite

fleur d'ange : je suis ravie de te retrouver sur cette fiction et ravie que ca te plaise ! En effet c'est une fiction plus sombre que celles de noel

Bonne lecture !


La soirée battait son plein. Drago et Blaise s'étaient assis sur de vastes canapés posés aux quatre coins de la pièce, et discutaient. Ça ne leur était pas arrivés depuis des jours. Ils n'avaient jamais le temps de parler d'autre chose que de la formation, des recrues, du maître, de Poudlard. Pour une fois, ils s'octroyaient le temps de penser à autre chose. Un verre de whisky Pur Feu à la main, ils se rappelaient du bon vieux temps, en lançant des regards moqueurs à Crabbe et Goyle.

─ Tu te souviens quand Crabbe nous avait fait croire qu'il avait couché avec une enseignante ? marmonna Blaise en esquissant un sourire en coin.

Drago ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire rauque. C'était lors de leur 7ème année à Poudlard. Crabbe, qui n'avait jamais vu de femme nue jusqu'alors, assurait avoir une liaison avec l'une des professeurs de Poudlard. Quant à savoir laquelle… L'identité de la chanceuse était restée secrète, sans doute pour la protéger d'un quelconque procès. Ou peut-être parce qu'une telle liaison n'avait jamais eu lieu.

Vexé de se voir refuser toutes ses avances – ô combien indélicates et maladroites – Crabbe s'était inventé des amours mystérieuses, que jamais Drago ni Blaise n'avaient eu le loisir de contempler. Cela en avait fait rire plus d'un dans les quartiers de Serpentard, surtout le soir où Blaise avait finir par conclure que même ce pauvre Rusard ne voudrait pas de quelqu'un comme Crabbe dans son lit. Quand Crabbe avait mentionné que c'était bel et bien une femme qu'il fréquentait, Pansy s'était amusée à faire l'inventaire des femmes qui enseignaient à Poudlard. « McGonagall est bien trop distinguée, pour toi Crabbe. Chourave n'est pas assez désespérée. Pomfresh n'est pas aveugle, et Trelawney… Eh bien, je suppose qu'elle l'aurait vu dans sa boule de cristal et aurait pris ses jambes à son cou avant que cela n'arrive. »

Tout le monde avait beaucoup ri, excepté Crabbe, vexé comme un pou.

─ On n'a jamais su qui c'était, soupira Drago d'un air mélodramatique.

─ Tu m'étonnes. Même si c'était vrai, la pauvre fille se serait bien gardée de le dire à qui que ce soit.

Blaise n'avait pas tort. Crabbe n'était pas de ces hommes, ni de ces amants d'ailleurs, qu'on aimait vanter auprès de son entourage. Il n'avait rien de romantique, aucune conversation, il était sexiste, bourru, et très peu compréhensif. D'ailleurs, même après cela, Drago ne lui avait jamais connu de relation sérieuse. Si certaines filles acceptaient de fréquenter sa couche, c'était sans doute pour sa proximité du pouvoir et la bonne image qu'il avait auprès du Seigneur des Ténèbres. Sans parler de celles qu'il soulait pour mieux les convaincre.

─ Pansy l'avait quand même ridiculisé ce soir-là, dit Blaise d'un ton songeur.

C'était comme s'il avait lu dans les pensées de Drago. Comme s'il s'était remémorer ce souvenir en même temps que son meilleur ami, et que la voix douce et impériale de Pansy avait retenti dans leurs oreilles au même moment.

─ Elle savait s'y prendre, avec les mots, ajouta-t-il avec un sourire triste. Je me demande où elle est, parfois.

Drago sentit son cœur se serrer. Est-ce le moment ? Non, songea-t-il avec amertume. Blaise avait mis son cœur à l'ouvrage pour faire de cette soirée une fête mémorable. Ce n'était donc pas moment propice pour lui parler de Pansy. Lui dire qu'elle était dans les cachots sordides de Voldemort, alors qu'eux-mêmes faisaient la fête. Cette pensée suffit à lui donner la nausée. Quel genre d'ami était-il ?

─ A quoi tu penses ? demanda Blaise qui n'avait pas loupé une miette du changement d'humeur de Drago.

─ A rien. Enfin… A Pansy.

─ Elle te manque, hein ? murmura Blaise. A moi aussi…

Les yeux de son ami se perdirent un instant dans le vague, et le silence s'installa entre eux. Même dans des moments aussi festifs, il était impossible pour eux de faire comme si rien n'était. Comme si la vie qu'ils menaient tous deux, était la vie qu'ils avaient toujours désiré. Drago se noya un instant dans son verre, tandis que Blaise soupirait de regret. Ce ne fut que lorsqu'une charmante jeune femme s'approcha d'eux qu'il sortit enfin de sa léthargie et de ses pensées sinistres.

Drago ne tarda pas à reconnaître Thaïs sous son masque vénitien et dans sa robe vert d'eau était ravissante. Divine, même. Elle s'installa gracieusement sur les genoux de Blaise et lui adressa un sourire rayonnant. S'il n'avait jamais prêté réellement attention à elle, Drago devait admettre qu'elle était une très belle femme. Son sourire avait tout le charme du monde, et ses yeux saphir bordés de longs cils noirs ne la rendaient que plus gracieuse. Blaise la dévorait des yeux, sous le regard pudique et indiscret de Drago.

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Hermione avait senti les regards de tous se tourner vers elle quand elle était entrée dans la pièce. Elle ne s'était pas attendue à une telle entrée, et regrettait de porter une robe si tape-à-l'œil. Peut-être qu'avec une robe noire, elle serait passée plus facile inaperçue et aurait pu se cacher à l'abri d'une alcôve pour laisser ses oreilles indiscrètes traîner ici et là. Quelques aventuriers étaient venus lui demander une danse alors qu'elle n'avait pas fait trois pas dans la pièce, mais elle les avait courtoisement éconduits d'un signe timide de la tête.

Elle ne voulait pas parler. Ou du moins, aussi peu que possible car quiconque la connaissait assez serait capable de reconnaître sa voix, et ainsi de comprendre qu'elle n'était certainement pas à sa place dans ce genre de petite sauterie. Tous les formateurs faisaient partis de ces gens qui reconnaîtraient son timbre, aussi tenta-t-elle de les repérer pour s'en éloigner le plus possible. Du moins, juste assez pour qu'ils ne lui parlent pas et qu'elle puisse entendre leurs conversations.

Elle reconnut facilement Drago et Blaise. Malgré leur costume, et leur perruque, Hermione les avait assez fréquentés pour reconnaître leur façon de parler et de marcher. Ils s'étaient installés sur un canapé et Hermione s'en était approchée en restant à l'abri des regards près d'une fenêtre encadrées d'épais rideaux. Leur conversation avait été une déception cependant, car rien d'utile n'émana de leurs paroles, pour le moins mélancoliques.

Déçue, Hermione s'éloigna au moment où une jeune femme vint s'installer sur les genoux de Blaise, et elle partit à la recherche des deux autres, qui, avec quelques verres dans le nez, pourraient se montrer plus loquaces. Il était de notoriété publique que Crabbe et Goyle avaient la langue un peu trop bien pendue quand ils s'abreuvaient d'alcool trop lourds. C'était en tout cas la réputation qu'ils se traînaient depuis Poudlard.

Comme escompté, elle les trouva accoudés au bar, plusieurs verres vides devant eux. Elle les regarda de longues secondes avant que ses yeux ne viennent se poser sur quelque chose de long et sombre qui sortait de la poche de Goyle. Sa baguette. Jusqu'alors, Hermione n'avait pas élaboré de plan, mais à présent que la baguette était là, à portée de main, son esprit brillant s'activait plus en plus vite. Elle décida de tenter le diable. Inutile de voler cette baguette, elle se ferait repérer bien trop vite et elle craignait qu'en découvrant sa disparition, Crabbe ne torture toutes les recrues jusqu'à la retrouver. Mais cela ne l'empêcher pas de l'utiliser un petit peu. Avec la discrétion requise pour ce genre d'opération, Hermione passa derrière les deux hommes à pas de loup. Elle laissa glisser sa main derrière elle et s'empara doucement de la baguette avant de s'éloigner. Il fallait qu'elle obtienne des informations, coûte que coûte. Et même si ce genre de méthode de lui plaisait pas, elle se contraint à utiliser une magie qu'elle n'appréciait guerre.

Prenant la première fille qui passait à côté d'elle et qui gloussait un peu trop fort, Hermione lui lança un sortilège de l'imperium. Elle arborait ce genre de sortilège, mais en temps de guerre, elle avait dû revoir ses principes à la baisse.

─ Prends cette baguette et rend là en Goyle en prétextant l'avoir vu tomber de sa poche. Saoule-les, et demande-leur ce que le Seigneur des Ténèbres attend des recrues, et quels sont ses plans. Demande s'il y a une sortie à Poudlard, le tout en restant discrète sur tes intentions. Ne mentionne jamais cette conversation, murmura Hermione à vive allure avant de s'écarter de la pauvre infortunée et de l'observer du coin de l'œil, mettre son plan à exécution.

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Drago avait fini par abandonner Blaise et Thaïs à leurs œillades amoureuses et s'était approché du bar dans l'espoir d'obtenir une autre coupe de champagne. Crabbe et Goyle étaient en compagnie d'une jeune femme et riaient tous deux aux éclats, se lançant des regards lubriques qui en disaient long sur leurs intentions. Quand il fut servi en champagne, il s'éloigna de ses deux collègues – qui ne l'avaient pas remarqué, pour son plus grand plaisir, - et jeta un coup d'œil à la salle.

Les gens dansaient et se déhanchaient au rythme de la musique qui émanait de nulle part, riant aux éclats, buvant, parfois fumant des cigarettes que Blaise avait réussi à voler Merlin sait où. L'ambiance était bonne, et au fur et à mesure qu'on approchait de la nouvelle année, les yeux se faisaient plus brillants, les rires plus sonores.

Son regard d'acier défila sur les différents participants, jusqu'à ce qu'il ne se pose sur la robe pourpre de la charmante inconnue. Elle lui était totalement sortie de la tête, mais à présent qu'il la voyait seule, dans son coin, à siroter un cocktail, il ne put s'empêcher de s'approcher.

─ Il ne faut pas rester seule durant de ces belles festivités, murmura Drago en s'approchant de la jeune femme.

Celle-ci se contenta de le regarder de longues secondes avant de lui adresser un sourire poli quoi que crispé. Elle ne prit pas la peine de répondre. Drago ne la trouva que plus intrigante encore, aussi se contenta-t-il de lever son verre dans sa direction et de déclarer :

─ Santé.

La jeune femme l'accompagna. Elle leva à son tour son verre et le porta à ses lèvres désirables pour s'y abreuver de quelques gorgées sucrées.

Drago s'autorisa, au-dessus de son verre, à la regarder d'un peu plus près. Le moindre détail de son costume semblait avoir été pensé. De ses manches évasées qui laissaient apparaitre la peau satinée de ses bras blancs, au décolleté carré qui donnait à quiconque l'envie irrésistible d'y perdre son regard, en passant par son teint poudré et son rouge à lèvres carmin. Tout était un appel à la sensualité. Quand tous deux eurent terminé leur verre en silence, Drago proposa un bras audacieux à la jeune femme.

─ Elle danse, la belle inconnue ? demanda-t-il d'une voix rauque.

Elle ne déclina pas. Peut-être n'osa-t-elle pas ? Elle resta silencieuse malgré tout et se laissa entraîner sur la piste de danse. Les musiques d'une autre époque s'enchaînaient, et bientôt Drago se vit enchaîner des pas désuets que sa naissance l'obligeait à connaître. Sa main fermement mais courtoisement posée sur la hanche de sa partenaire, Drago la guida dans une valse tourbillonnante. A présent qu'il était aussi proche d'elle, quelque chose le troublait. Il ne parvenait pas à trouver, mais il y avait dans cette situation des sensations familières.

Ce ne fut que lorsque la danse prit fin, et qu'il s'empara de la main de la jeune femme pour y déposer un baise-main galant qu'il comprit ce qui l'intriguait depuis le début. Une odeur délicate, douce et à peine perceptible. Une odeur qu'il connaissait cependant, car il avait déjà eu l'occasion de frotter son nez contre la peau qui portait cette flagrance. Il marqua un temps d'arrêt, juste assez long pour qu'elle comprenne, à son tour, que quelque chose n'allait pas. Avant qu'elle n'ait pu prendre ses jambes à son cou cependant, Drago s'empara fermement de son bras et l'attira contre lui. La musique reprenait, et ils donnaient l'impression de commencer une nouvelle danse.

Il n'en était rien cependant, car bientôt, Drago se pencha près de son oreille et murmura d'une voix grinçante :

─ Qu'est-ce que tu fiches là, Granger ?

Hermione se figea, sa couverture s'ébréchait petit à petit.

─ Je fais la fête, comme tout le monde.

─ Tu n'étais pas conviée, siffla Drago.

─ Ah oui ? Je m'en vais de ce pas alors.

Le regard provocateur que lui lançait Hermione au travers de son masque eut l'effet d'un courant électrique dans le corps de Drago. Comme toujours à chaque fois qu'elle le défiait, elle réveillait chez lui des sensations qu'il pensait ne plus jamais ressentir. Il resserra son étreinte autour de son bras frêle.

─ Tu restes, ordonna Drago. Tu t'es bien trop fait remarquer, si tu disparais, Crabbe fera une véritable chasse à l'homme pour te retrouver.

Au même instant, une main se posait sur l'épaule de Drago, et la voix de Crabbe s'élevait :

─ Ah, te voilà ! dit-il à l'encontre d'Hermione. Moi aussi, je veux une danse, exigea-t-il en s'imposant entre Hermione et Drago.

─ Nous n'avions pas terminé, dit Drago d'une voix froide.

─ Mais j'avais mis mon véto, alors…

Il ne termina pas sa phrase, se contenta de bousculer Drago et de poser une main potelée aux ongles noirs sur la taille fine et frissonnante d'Hermione. Tandis qu'il s'éloignait, impuissant, Drago saisit le regard paniqué d'Hermione. Bien fait pour elle, pensa-t-il, peut-être que ça la vaccinera et lui évitera de se mettre dans des situations aussi pénibles. Malgré tout, il s'obligea à rester pour regarder et s'assurer cette mascarade ne se termine pas en bain de sang.


Tatatatadaaaaa ! Il fallait bien que Crabbe vienne mettre son nez dans ses affaires.

Donc oui, hermione lance un sort impardonnable et honnêtement ce n'est pas son genre, mais après tout en temps de guerre …. D'autant plus qu'Harry en lance un à Gringotts dans le 7ème tome, alors je me suis dit, pourquoi pas !

Alors que pensez-vous du plan d'Hermione ? Et Drago qui l'a grugée, trop facile haha. A moins de polynectar c'était couru d'avance.

J'attends vos avis avec impatience, à dimanche pour la suite !