C'est parti mon kiki pour le 32ème chapitre. Chapitre que, je crois, vous attendiez avec impatience, puisqu'il ne concerne que Drago et Hermione, une fois n'est pas coutume. Je dois admettre – et ce n'est pas le cas à chaque fois – que je suis assez contente de mon chapitre et qu'il ressemble bien à l'idée que je m'en faisais. J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi et qu'il apportera des éléments de réponses à vos questionnements.
Bien sûr, toutes vos interrogations ne seront pas satisfaites aujourd'hui, mais n'ayez crainte, leur tour viendra.
Comme toujours je remercie les nombreux lecteurs, mais plus encore les lecteurs qui se montrent et prennent le temps de laisser un commentaire, vous êtes au top !
Leolili : Et oui, Bellatrix n'a peur de rien. En même temps, ce sont des pions, donc s'ils s'entretuent, ce n'est pas si grave, ils sont interchangeables !
Dajou : Ouuuh Blaise a la rancune tenace, donc peu de risque. Pour l'instant il a fait mine de rien parce que c'était une mise en situation sur le terrain, mais ensuite…
Lili Orya : Merci, c'est un plaisir d'étonner mes lecteurs ! Pour mon processus d'écriture c'est simple : je sais exactement où je vais, c'est-à-dire la fin de mon histoire, et j'ai les grandes lignes. Pour le reste, tout dépend de mon humeur et de mon imagination. Les péripéties périphériques sont au jour le jour !
San713 : Maiiiis non pas de torture, regarde, on est déjà mercredi ! Je suis ravie que ça t'ai plu et que tu aimes toujours autant !
FandAsie : Merci à toi de laisser un petit commentaire ! Je suis ravie que ça te plaise, voici la suite n'hésite pas à m'en donner des nouvelles
Harryliada : Hum, Bart faisait partie des recrues prises au hasard pour faire les rebelles. En effet, Crabella est au dessus de tout ça !
JudorangeHp : Ooooh je suis ravie de te retrouver dans cette fiction ! J'espère qu'il te plaira, n'hésite pas à me dire ce que tu penses quand tu seras arrivée à ce chapitre.
Swangranger : Et oui ça y est, elle se croit à la maison elle. Haha. Il fallait bien qu'il le retrouve quelque part…
Fleur d'Ange : Je suis ravie que tu aies aimé ! Maintenant qu'elle sait que Pansy est emprisonnée, en effet ça change la donne, mais ça ne l'empêche pas de vouloir s'enfuir à tout prix ! Voici la suite !
Bonne lecture !
Hermione prit une longue inspiration. Elle était concentrée, ses yeux étaient plissés et une ride traversait son front. Elle réfléchissait. Sans doute ne savait-elle pas par où commencer, songea Drago. Lui-même retenait son souffle, inquiet de ce qu'il allait apprendre, excité par le récit d'aventures qu'était sur le point de lui compter Hermione. Au fond de lui, il espérait vivre par procuration la liberté exaltante de Pansy et sa vie de femme indépendante.
─ Pansy est venue nous trouver moins d'un an après la bataille de Poudlard. Je ne sais pas comment elle s'est débrouillée, mais un beau matin, on l'a vue faire le pied de grue devant le quartier général. A l'époque c'était le Square Grimmaurd, la maison de la famille Black.
Drago était suspendu à ses lèvres. Silencieuse, il écoutait les paroles d'Hermione avec prosélytisme, avec la ferme intention de tout découvrir avant de poser la moindre question.
─ La maison était sous le sort Fidelitas, et sans le gardien du secret pour lui révéler le lieu exact, elle ne pouvait pas entrer. Elle est restée là six jours et six nuits, assise sur le trottoir, les yeux rivés sur une maison qu'elle ne pouvait pas voir.
Drago imaginait parfaitement la scène. Elle était si têtue, sa Pansy, et sans doute y serait-elle encore si l'Ordre du Phénix n'avait pas ouvert ses portes. Car il savait déjà que c'était le cas, sans quoi Hermione ne se serait pas précipitée dans les bras de Pansy comme elle l'avait fait quelques heures auparavant.
─ Nombre d'entre nous l'ignoraient, pensant que cela lui passerait. On ne la connaissait pas et si on savait qu'elle n'avait pas la marque des ténèbres flanquée sur le bras, on savait aussi qu'elle avait des liens étroits avec certains mangemorts.
─ Dont Blaise et moi, souffla Drago.
Hermione acquiesça lentement.
─ C'est Lupin qui a proposé d'ouvrir. Au début, on l'a tous pris pour un fou. Mais ses arguments étaient de poids. D'abord, c'était la seule a être venue ici, aucun mangemort n'avait pointé le bout de son nez ce qui signifiait qu'elle n'avait rien dit à personne. Et puis il y avait quelque chose de déterminé dans son regard…
Hermione se perdit un instant dans ses pensées, et Drago put voir les fantômes de ses amis voiler son regard mordoré. Elle essayait de se remémorer en détail cette nuit-là, la nuit où ils avaient ouvert les portes de l'Ordre du Phénix à une Serpentard.
─ Ce n'était pas tant son allégeance ou sa maison qui nous posaient un problème, assura Hermione comme pour répondre aux pensées de Drago. Après tout, Severus Rogue faisait partie de l'Ordre depuis le début et avait prouvé son courage et sa loyauté envers Dumbledore et Harry plus d'une fois. Non, ce qui nous posait problème c'était que personne ne la connaissait vraiment. Nous avions tous en tête l'image d'une Pansy Parkinson grinçante et hautaine, mais aucun d'entre nous ne pouvait se targuer de la connaître assez et savoir si nous pouvions lui faire confiance ou non.
Drago eut un sourire en coin. Il appréciait l'idée qu'ils ne l'aient pas rejetée pour ses fréquentations ou encore sa maison. Seul leur méconnaissance de la personne les avait d'abord empêché d'ouvrir.
─ Après un vote des membres conseils, il a été décidé qu'on ouvrirait à Pansy.
─ A l'unanimité ? demanda Drago, curieux.
─ Non, sourit Hermione. Ron, Georges et moi avons voté contre. Sans doute nos vieux préjugés avaient-ils eu raison de nous. Ginny a eu le vote décisif, en se rangeant du côté de Remus.
Drago ouvrit de grands yeux ronds. Jamais il n'aurait parié sur le fille Weasley.
─ Le fait est qu'on l'a faite rentrer et qu'on l'a immédiatement mise sous véritaserum, avec son accord. C'est à la suite de ça qu'on a compris qu'on venait de gagner une bataille : Pansy Parkinson dans notre camp, c'était une lueur d'espoir. Non pas qu'elle eut de l'influence sur Voldemort ou quelque mangemort que ce soit. Mais elle connaissait les rouages de l'aristocratie sang pur depuis sa plus tendre enfance, et c'est comme ça qu'on a put capturer bon nombre de mangemorts.
─ Rosier et Evans entre autres, murmura Drago, songeur.
─ Entre autres, confirma Hermione.
─ Qu'est-ce qui l'a poussée à venir vous chercher ?
Voilà, il s'était pourtant juré de la laisser parler jusqu'au bout. Il ne pouvait s'empêcher de se questionner et de dire à voix haute ses interrogations quant au sort de Pansy et aux années qu'elle avait vécu au sein de l'Ordre du Phénix.
─ Pour changer les choses.
Drago sentit sa gorge se nouer. C'était exactement ce que Pansy lui avait dit la dernière fois qu'il l'avait vue dans les cachots du Manoir Jedusor. « Tu dois changer les choses », c'était les derniers mots qu'elle avait pu lui dire avant que Bellatrix n'entre à son tour.
─ Elle disait qu'elle n'était pas faite pour un monde de soumission, que personne ne l'était. Qu'elle n'était pas un pantin articulé, et qu'elle voulait montrer au monde entier qu'on avait toujours le choix.
Encore une fois, les paroles rapportées d'Hermione faisaient échos aux paroles de Pansy. On a toujours le choix, avait-elle dit. Seulement, certains sont plus facile à faire que d'autres, songea Drago avec amertume. Et puis faire un choix, c'était aussi prendre des risques.
─ C'était un peu idéaliste comme discours, continua Hermione. On a vite compris que Pansy n'était pas une idéaliste, et qu'au contraire, elle était très terre-à-terre. Elle est vite devenue un pilier dans l'Ordre. Deux ans plus tard, elle est devenue membre conseil.
Les membres conseils étaient les membres qui avaient voie au chapitre. C'était ceux qui se réunissaient à huis clos, et qui votaient les décisions importantes. Après la mort de Harry et la folie de Ron, les membres conseils restant se comptaient sur les doigts des deux mains : Hermione, Lupin, Georges, Ginny, Arthur, Molly, Shaklebolt, McGonagall, Neville et enfin, Pansy qui les avaient rejoints.
─ Grâce à son réseau très étendu en Europe, entre la famille de son père en Grande Bretagne et celle de sa mère et France et en Autriche, Pansy est vite devenue notre émissaire. Elle a le don pour l'air du camouflage, dit Hermione avec un sourire.
Drago ne put s'empêcher de sourire à son tour.
─ Elle partait régulièrement en mission pour prévenir le reste du monde que la menace de Voldemort grandissait et que bientôt, nos voisins européens ne pourraient plus faire l'autruche bien longtemps. Car on savait déjà qu'il ne se cantonnerait pas aux frontières britanniques, trop étroites pour un pouvoir si grand. Pansy a rallié beaucoup de monde à notre cause et nous avions des nids de résistance dans toutes les grandes villes européennes. Paris, Stockholm, Barcelone, Milan, Berlin et Frankfort, Rotterdam, Varsovie, Budapest … Avant mon arrestation, nous avions même rencontré des sorciers de Hong-Kong et Kyoto.
Drago ne put s'empêcher d'afficher une mine admirative. Les rebelles n'avaient pas chômé. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu'ils avaient gagné la guerre, étant donné le nombre de morts dans leur rang, les arrestations et la présence d'Hermione à Poudlard.
─ On est vite devenue amie avec Pansy. Au début, c'était Ginny, elles s'entendaient à merveille ce qui en a étonné plus d'un. Mais Ginny est tellement… solaire. Elle attire les foules, elle fascine et rares sont ceux qui n'éprouve pas l'envie de faire partir des comètes gravitant autour d'elle. Petit à petit, on s'est apprivoisées, Pansy et moi. C'est pour ça que…
─ Que tu étais si contente de la voir toute à l'heure, termina Drago en un murmure. La déception a dû être rude.
─ Surement autant que la tienne, sourit faiblement Hermione.
Un silence s'abattit entre eux, et Drago comprit que son récit s'arrêtait là. Elle n'avait pas forcé sur les détails, mais à présent il savait. Il savait ce qu'était devenue Pansy durant ces sept dernières années, il savait qu'elle n'avait pas été seule. Qu'elle s'était trouvée une famille, une mission à accomplir. Et c'était tout ce qui comptait, car Pansy n'était pas faite pour vivre seule. Son aura charismatique et son magnétisme naturel faisaient d'elle une personne sociable qui méritait qu'on l'écoute et qu'on apprenne à la connaître.
─ Merci, finit par dire Drago à voix basse.
─ Pourquoi ?
─ De ne pas l'avoir laissée seule sur le trottoir.
─ C'est Remus qu'il faut remercier. J'ai voté contre, je te rappelle.
Le rire amusé d'Hermione claironna dans la chambre, et Drago se surprit à l'écouter avec délice. C'était un son doux, qui carillonnait et allait droit au cœur de celui qui l'entendait. Elle était belle, quand elle riait. Ses cheveux fous ondulaient autour de son visage poupin, et ses yeux brillaient de mille et une paillettes. Dès lors, il ne voyait les plus cernes qui habillaient ses yeux, ni les bleus qui décoraient son visage pâle. Il la trouvait belle, dans toute sa splendeur et son naturel.
─ Arrête, murmura Hermione dont le teint rosissait à vue d'œil.
─ Arrête quoi ? demanda Drago d'un air innocent, un petit sourire au bout des lèvres.
─ De me regarder comme ça.
Drago n'en avait pas eu conscience jusque-là mais à présent il pouvait sentir que l'ambiance avait changé. L'atmosphère s'était chargée en électricité, et la bulle dans laquelle ils étaient entrés un peu plus tôt dans la matinée se forma à nouveau autour d'eux. Hermione était toujours assise sur le lit, le dos calé sur les oreilles, les jambes étendues derrière Drago qui, lui était assis juste au bord du lit. Il pouvait sentir la chaleur qui émanait des jambes d'Hermione lui brûler le dos. Sans trop y réfléchir, il pivota lentement pour lui faire face, et posa une main aventureuse sur l'un de ses genoux.
La dernière fois qu'ils s'étaient réellement embrassés, c'était dans le cachot de Rogue. Rien n'avait été prévu, mais l'explosion les avait sensiblement rapprochés, au point qu'ils s'étaient embrassés avec plus de chaleur et de passion qu'il ne l'aurait imaginé. A présent qu'elle était dans sa chambre, qu'il n'y avait personne pour risquer de les surprendre, Drago se sentit l'âme d'un conquérant.
Il se pencha doucement en avant, jusqu'à ce que son front touche celui d'Hermione et que leur souffle s'entremêle l'un à l'autre. Hermione le regardait droit dans les yeux, elle ne cillait presque pas, mais il pouvait sentir sa respiration être bien moins lente et profonde que d'habitude. Elle était saccadée, et s'il tendait l'oreille, Drago était presque certain d'entendre son cœur tambouriner dans sa poitrine, à l'unisson avec le sien.
─ On ne devrait pas, souffla Hermione en soutenant son regard.
Ses joues étaient roses et ses yeux étaient rendus vitreux par le désir.
─ Non, on ne devrait pas, affirma Drago entre ses dents, tandis que son corps tout entier lui criait que, si, ils devraient.
─ Pars avec moi…
Drago eut un sourire tendre. Il serra doucement le genou d'Hermione entre sa main, tandis que la seconde monta se poser délicatement sur sa joue. Ses doigts s'enfoncèrent légèrement dans les cheveux d'Hermione, et il la vit fermer les yeux et frissonner à ce contact.
─ Je ne peux pas… Tant qu'ils ont Pansy. Ils la tueraient…
Son ton fataliste mais sincère toucha Hermione en plein cœur. Car à présent, elle savait. Elle savait qu'il restait là, non pas pour son maître, ou ses idéaux, mais pour sa meilleure amie. Parce qu'il lui était fidèle et loyal jusqu'au bout, et qu'il n'imaginait pas une seule seconde, être à l'origine de sa mort. Parce qu'il préférait une vie de soumission auprès de Voldemort, plutôt que de voir sa Pansy morte, par sa faute. Et Hermione de lui pardonner, de le comprendre.
Cette vague de sentiments qui la submergea suffit à lui faire franchir les quelques malheureux centimètres qui séparaient leurs lèvres. Elle appuya doucement sa joue contre la paume de la main de Drago, et s'approcha pour déposer un baiser léger et terriblement chaste sur les lèvres brûlantes de son formateur. Elle le sentit soupirer d'aise contre sa bouche, et se rapprocher davantage d'elle pour que jamais ce baiser ne cesse.
Comme la première fois que c'était arrivé, leur baiser fut d'abord doux et terriblement sage, jusqu'à ce que la langue de Drago n'outrepasse la barrière des lèvres d'Hermione et que la passion s'en mêle enfin. Avec l'agilité et la rapidité du conquérant, Drago fit glisser Hermione sur ses genoux, et glissa un bras protecteur autour de sa taille gracile. Sa main s'agrippa à sa taille, tandis que ses lèvres se délectaient de celles d'Hermione, douces et gonflées par le désir.
Hermione, quant à elle, semblait avoir cessé tout combat intérieur, et avait enfoncé ses mains dans le blé des cheveux de Drago, tirant dessus avec ferveur, pour l'attirer toujours un peu plus contre sa bouche rouge. Bientôt, ni l'un ni l'autre ne répondit de ses actes, et quand Hermione s'allongea sur le lit, Drago ne prit que quelques secondes avant de s'allonger sur elle et de glisser ses mains sur ses courbes magnétiques.
Ce qui aurait dû être un temps de repos avant les entraînements de l'après-midi, se transforme en un temps de passion brûlante et de gémissements sourds. Enfonçant ses mains dans le satin des draps de Drago, Hermione se laissa aller sous les baisers brûlants de son amant, enfonçant par moment ses ongles dans sa chaire déjà brisée. Pour la première fois, quelqu'un voyait les fines cicatrices qui parsemaient l'épiderme clair et dur de Drago. Elles étaient partout. Sur ses cuisses, sur son torse. Entre ses omoplates, dans le creux de ses reins. Hermione les toucha toutes, une à une, chérissant les balafres de Drago avec le prosélytisme qui nous lie au martyr. On avait l'impression qu'il avait reçu des centaines de coups de fouet très fins, sur chaque partie de son anatomie.
Drago quant à lui, n'en pouvait plus de se délecter de la peau d'albâtre d'Hermione. Si fine qu'elle en paraissait presque transparente par endroit. Si sucrée, si délicate. Sa langue parcourut sa gorge pour se perdre sur sa poitrine dont les tétons avaient durci et pointaient dans sa bouche gourmande. Ses mains pétrissaient, massaient, découvraient ses formes, se perdant bientôt entre ses cuisses brûlantes…
Quand ils s'endormirent enfin, épuisés et le corps endoloris, le soleil était déjà bien haut dans le ciel. Il leur restait cependant plusieurs heures avant de faire comme si rien ne s'était passé et de retourner à leurs entraînements, lui comme formateur et elle, comme recrue.
Et voilàààààà ! bon alors plusieurs choses : j'ai essayé de donner assez de détails sur Pansy la résistance, mais trop non plus pour ne pas vous perdre en chemin. J'espère que vous n'aurez pas trouvé cela trop long ni trop court et que cela respecte bien l'image que vous aviez d'elle dans cette fiction.
Ensuite, étant donné que je vise du « tout public » vous comprendrez que je n'ai pas donné de détails quant à la matinée torride qu'ont passé nos deux personnages. Pour ceux qui sont déçus, je laisse place à votre imagination. Pour les autres, j'espère que je n'en ai pas trop dire et que je suis restée dans la subtilité.
On se retrouve dimanche prochain pour la suite, en attendant, portez-vous bien !
