Bien le bonjour à mes chers lecteurs et lectrices. Bien que je me demande souvent s'il y a vraiment des lecteurs par ici, j'ai l'impression que les dramiones ne les font pas autant rêver que nous haha. Serait-ce de la jalousie envers le beau et charismatique Drago Malefoy ? Enfin, dans tous les cas, voici le 34ème chapitre que j'avais hâte de poster, je dois bien l'admettre.

Vous avez été nombreux à me dire que vous aimiez la complicité de Drago et Hermione, et je vais en faire une force dans cette fiction, cependant, arrivera un moment où l'un comme l'autre devra choisir son camp et cela risque de faire … comme qui dirait des étincelles !

Merci à tous pour vos nombreux commentaires, que je me régale à lire tous les jours, vous êtes de petites sucreries qu'on ne mange pas trop vite, afin d'en profiter un peu plus longtemps !

Leolili : Ils reculent devant rien, quand il s'agit de l'Armée des Ténèbres ! Oui beaucoup de tendresse, parce qu'ils sont dans une bulle à Poudlard, loin de la souffrance et de la guerre finalement, ce qui est un peu contradictoire pour un Lieutenant et un Soldat haha.

Bambi16 : Ahah, je ne sais pas si c'est positif ou non, mais il risque d'arriver encore pleins de choses à nos deux protagonistes. J'ai quelques idées sous le coude qui, je l'espère, vous plairont ! Merci en tout cas, ça me touche parce que je n'aime pas les choses trop mièvres alors je suis ravie que tu trouves ça réaliste.

Dame Lylith : Ouuuuh tu as le nez creux toi dis-donc ! Je n'en dis pas plus et te laisse découvrir ce chapitre qui apportera une première réponse à tes questions !

San713 : Le souffle coupé, vraiment ? Tu vas me faire rougir. Je suis ravie que ça te plaise toujours autant en tout cas ! J'espère que tu ne comptes pas vraiment les jours haha, sinon, ça risque d'être long !

Lili Orya : Oui… Mais ça risque de passer vite avec tout ce que j'ai prévu de placer dedans haha. Je ne pense pas réussir à tout mettre d'ailleurs… je garderai quelques péripéties pour une autre histoire.

Jencha1994 : ouuuh passionne ? Pour de vrai ? Rooh vous allez tous me faire rougir haha. Merci beaucoup ! Pour Pansy, ce n'est pas encore fait, mais ça ne saurait tarder…

Swangranger : Il fallait bien que ça arrive, ca fait 30 chapitres qu'ils se tournent autour haha. Comme toujours Pansy est un peu le souffre douleur de Voldemort !

Fleur d'ange : Mais siiii il faudra bien s'en sortir un jour ou l'autre haha. Pour Pansy je n'en dis pas plus pour l'instant, mais ça risque d'arriver tôt ou tard, Voldemort et Bella n'iront pas de main morte !

Dajou : Oui, j'avais prévenu ! Et pour Blaise, il est blessé et il a bien raison de l'être ! Malheureusement pour Drago, Blaise est aussi rancunier …

Bonne lecture !


Les semaines avaient défilé, sans que rien ne change dans la morne routine qui entravait la vie à Poudlard. Seul le temps semblait s'améliorer, la pluie laissant peu à peu place au soleil et aux températures plus clémentes. Parfois, le vent s'engouffrait dans les couloirs du château, rappelant à l'armée des Ténèbres qu'elle n'était pas ici pour un séjour de plaisance, et que les conditions de vie sur le champ de bataille seraient sans doute terribles. Le moral de Drago était maussade. Il continuait d'agir comme le lieutenant de cette armée, mais son esprit était tourmenté par la captivité de Pansy, troublé par sa relation avec Hermione et sa dispute avec Blaise. Celui-ci ne lui avait presque plus adressé la parole depuis qu'il avait appris la capture de Pansy, près d'un mois plus tôt. Il se contentait d'acquiescer quand Drago lui donnait un ordre direct, mais le reste du temps, restait muet comme une tombe en sa présence. Malgré tout, Drago savait qu'il continuait à fréquenter Thaïs, et tous deux faisaient en sorte d'apporter chaque jour un repas sain à cette dernière et à Hermione afin qu'elles n'ingurgitent pas de potion de soumission.

La seule chose qui avait changé depuis la réception de la missive de Voldemort, c'était que Drago était amené à quitter Poudlard régulièrement pour assister à des réunions à huis clos au Manoir Jedusor. Ainsi, une à deux fois par semaine, il quittait Poudlard pour la soirée, et ne rentrait parfois qu'au petit matin, exténué et l'esprit agité. Il ne l'aurait pas formulé ainsi, mais les plans du Seigneur des Ténèbres avançaient bien mieux que prévu, et ce n'était pas pour arranger les affaires de Drago. D'ici trois à quatre mois, l'armée serait lancée sur un champ de bataille, et livrée à elle-même, loin du confort rassurant que leur offrait Poudlard jusqu'alors. Quant à Hermione… Elle ne serait pas exactement placée là où il l'aurait voulue. En tant que traitresse et Sang-de-Bourbe, elle serait envoyée la première au combat, et si Drago ne doutait pas un seul instant de la grandeur de ses pouvoirs magiques, il savait que Voldemort trouverait un moyen pour se débarrasser de celle qui fut un temps l'indésirable n°2.

Ses absences régulières et son rôle de Lieutenant empêchaient Drago de voir Hermione autant qu'il l'aurait souhaité. Et ce n'était peut-être pas si mal, songeait-il, car c'était la protéger que de s'en éloigner. Si d'aventure, quelqu'un venait à les surprendre à un moment propice, il ne préférait pas imaginer ce qui serait infliger à Hermione.

x.x.x

Le mois de mai était enfin arrivé. Hermione ne parvenait pas à croire que cela faisait près de neuf mois qu'elle était revenue ici, à Poudlard. Elle n'aurait su dit ce qu'elle ressentait à présent. On l'avait amenée ici contre son gré, mais pouvait-elle dire être véritablement malheureuse ? Elle l'avait été, à Azkaban, alors que ses amis dépérissaient sous ses yeux et que la faim la faisait peu à peu sombrer dans la folie. Mais à Poudlard, les choses avaient été différentes. Elle ne connaissait ni la faim, ni le froid. Elle avait à nouveau des interactions sociales. Mieux encore, elle avait à nouveau de l'espoir. Celui de s'échapper et de revenir, plus grande, plus puissante à la tête de la Rébellion. Et puis il y avait Drago…

Ce matin-là cependant, Hermione avait senti une lourde pierre tomber dans le creux de son estomac, quand ses yeux s'étaient fixés sur le carreau du dortoir, par lequel elle pouvait voir briller le soleil levant. Le jour se levait tôt désormais, et il n'était pas rare que le soleil ne la réveille bien avant que la sonne ne retentisse. Hermione jeta un coup d'œil à l'horloge qui cliquetait dans un coin de la pièce. La cloche ne sonnerait pas avant une heure…

Sans plus attendre, elle se leva, s'habilla et se faufila parmi les lits et les ronflements des recrues endormies. Elle quitta la bibliothèque sur la pointe des pieds et se dirigea prestement jusqu'à la grande porte de bois du château, celle qui menait directement jusqu'au parc. Elle se tint un instant devant elle, puis la poussa du bout des doigts, avant de sentir la brise fraîche du matin s'engouffrer dans ses cheveux. Hermione ferma les yeux un bref instant et soupira doucement. Quand elle rouvrit ses yeux mordorés, ils étaient brillants d'une émotion difficilement contenue. Sans plus attendre, elle se dirigea vers le seul endroit qu'elle voulait voir ce matin-là.

C'était un vieux chêne au tronc solide et au feuillage verdoyant. A son pied, des violettes étaient vaillamment sorties, malgré les températures encore froides au milieu de la nuit. Hermione s'en approcha et les caressa du bout de ses doigts froids. Ce seul contact suffit à faire fondre la glace qui entourait son cœur depuis des années, et bientôt, de grosses larmes salées vinrent couler sur ses jours blêmes. Ce jour-là célébrait le huitième anniversaire de mort de Harry. Et c'était la première fois en huit ans qu'elle se trouvait à l'exact endroit où il était mort : Poudlard.

x.x.x

Drago était fatigué. Encore une nuit blanche à parler, planifier, écouter dans le vaste bureau de Lord Voldemort. Une nuit encore à l'écouter parler de folie des grandeurs, à le voir sourire d'un air sadique, à sentir son regard perçant sur lui. Passant une main agitée de tics dans ses cheveux, Drago sortit sa baguette magique pour ouvrir le vaste portail de fer qui clôturait Poudlard. Il jeta un bref coup d'œil à sa montre, et se demanda s'il n'était pas préférable de rester éveiller jusqu'à ce que les entraînements ne commencent, sans quoi, le réveil ne serait que plus difficile encore.

Frôlant l'herbe fraîche parsemée de rosée, Drago se dirigea d'un pas lent et traînant jusqu'au château. Il ne sut comment ni pourquoi, cependant, son regard balaya le grand parc qui s'étendait à ses pieds. Peut-être parce que ce silence était paisible et relaxant, peut-être parce qu'il ne savait combien de temps il pourrait se délecter d'un tel spectacle. Les jardins étaient enveloppés d'une couleur rougeoyante tandis que le soleil se levait peu à peu au-delà de la forêt interdite, baignant le château dans des tons d'un orange crépusculaire. C'était… magique.

Le fait est que ses yeux pâles et cernés se posèrent bientôt sur une silhouette recroquevillée près d'un arbre. Une silhouette secouée de sanglots qu'il aurait pu reconnaître parmi cent autres. Hermione, le visage dans ses mains, agenouillée près du chêne, pleurait en silence, ses cheveux tombant de part et d'autre de son visage poupin, la rendant si belle et si vulnérable à la fois que Drago sentit son cœur rater un battement. Sans réfléchir davantage, il s'approcha d'un pas rapide et silencieux, jusqu'à ce tenir tout près d'elle. Il s'agenouilla lentement, et posa une main chaude et apaisante sur l'épaule tremblante d'Hermione. Elle sursauta brusquement. Happée par sa peine et ses pleurs, elle ne l'avait pas entendu, et quand ses yeux gonflés de tristesse se levèrent vers lui, Drago sentit son cœur se serrer. Sans un mot, elle se jeta dans ses bras, et se mit à pleurer de plus belle sur son épaule. Désemparé, Drago n'eut d'autre choix que de la laisser faire, et bientôt, ses bras, comme un étau de velours, se refermèrent sur son corps frêle et grelotant, tandis que ses mains se perdaient dans ses cheveux et qu'il posait doucement sa joue mal rasée sur la tête d'Hermione.

─ Il ne reviendra plus…. Hoqueta-t-elle entre deux sanglots.

Et alors, Drago comprit que ses larmes perlées prévenaient d'une source de chagrin intarissable. Car s'était son meilleur ami, son frère peut-être, qu'Hermione était en train de pleurer.

─ Non, souffla lentement Drago.

Et Hermione de pleurer plus fort encore. Les minutes passèrent durant lesquelles, Drago, impuissant, ne fit rien d'autre que de la serrer contre son cœur et de caresser tendrement ses cheveux en bataille. Dans le flot de ses larmes qui mouillait sa chemise blanche, Drago fut presque certain de sentir à la fois toute la détresse et toute la colère qui animait Hermione. Il ne pouvait lui en vouloir, elle avait le droit de pleurer Potter, tout comme il aurait pleuré Pansy ou Blaise si les rôles avaient été inversés. Egoïstement, il se demanda si un jour, Hermione pourrait pleurer de la sorte pour lui…

─ Il me manque tellement, souffla-t-elle finalement alors que ses sanglots s'espaçaient peu à peu.

Drago devinait qu'Hermione entrait enfin dans cette délicieuse phase de quiétude et de bien être qui suit généralement les pleurs douloureux et les sanglots malheureux. C'était si fatiguant de pleurer, que parfois, lorsque le corps à l'agoni n'a plus rien à offrir, il se détend, se délasse, provoquant cette étape douce et chaude de paix intérieur et de sérénité.

─ Je suis désolé, murmura doucement Drago en la serrant un peu plus contre lui.

─ J'espère qu'il est bien, là où il est…

Drago ne répondit pas, et déposa un baiser sur le sommet de son crâne. Sans doute Potter était-il bien mieux qu'eux tous. Loin de ces querelles dérisoires, loin des problèmes humains, il devait être bien plus heureux à présent. Drago se mit à l'envier férocement, songeant qu'il ne devait plus s'inquiéter des problèmes qui régnaient dans ce bas monde. Oui, Potter était sans doute bien mieux là où il se trouvait à présent.

─ Comment les choses ont-elles pu autant changer ? demanda finalement Hermione en se redressant doucement.

Elle était toujours la captive des bras de Drago, mais elle avait désormais posé ses petites mains sur son torse et le regardait de ses yeux rendus vitreux par le trop plein de larmes qui en avait découlé.

─ Comment puis-je être là, à pleurer Harry dans tes bras ?

Drago comprit où elle voulait en venir, et soudain, ce fut comme si une lame chauffée à blanc s'enfonçait dans son cœur déjà meurtri. Une traitresse. Voilà comment elle se voyait. Et Drago de la comprendre et de savoir Ô combien c'était inconfortable. Car lui-même se sentait traitre à son tour, dès lors qu'il avait partagé son lit avec Hermione Granger et qu'il avait gardé précieusement ce secret, jalousant ces moments volés.

─ Les gens changent, les choses changent… murmura Drago en plongeant ses yeux pâles dans ceux d'Hermione.

Tentait-il de la convaincre qu'il méritait son affection ? Car à présent qu'il avait gouté à ce délicieux nectar qu'était la tendresse d'Hermione, il n'était pas sûr de pouvoir vivre sans. Comprenant à son tour sa détresse, Hermione porta une main sur la joue de Drago et la caressa doucement.

─ Toi et moi… C'est de la folie, tu sais ?

─ C'est ce monde qui est de la folie, grogna Drago.

─ Ton maître a tué mon meilleur ami, dit-elle lentement.

Et Drago de lever doucement la tête, d'approcher son visage de celui d'Hermione et de poser son front contre le sien. C'était un contact plus intime encore que la caresse d'Hermione sur sa joue, c'était plus proche, plus sensuel. Et alors que tout semblait s'écrouler autour d'eux, alors que Drago voyait leur avenir sans issu, il prononça les paroles terribles qu'il gardait jusqu'alors au fond de son âme déchirée.

─ Ce n'est plus mon maître.

Et son bras, où le serment inviolable avait été apposé, se mit à brûler, à chauffer, à picoter. Les mots traitres avaient été prononcés, rappelant à Drago qu'il devait la loyauté à Voldemort. Tant que ses gestes ne s'opposeraient pas à son maître, Drago resterait de ce monde… Si un jour il devait cependant lui être infidèle, alors… Mais qu'était la mort face au sourire éblouissant et rayonnant que venait de lui adresser Hermione ? Il avait déjà oublié la brûlure de son bras quand elle posa ses lèvres rendue légèrement bleutée par le froid sur les siennes chaudes et demandeuses. Bientôt, Hermione passa ses bras autour du cou de Drago, tandis que celui-ci laissait ses mains glisser sous son pull, caressant du bout de ses doigts affamés le satin de sa peau blanche, cajolant amoureusement le haut de sa poitrine gonflée de désir. Ils restèrent là un moment, avant que la sonnerie ne retentisse et que Drago ne se recule doucement et ne plonge son regard océanique dans les yeux d'Hermione.

─ Les entraînements séparés vont commencer la semaine prochaine, et tu ne seras plus ma recrue, expliqua-t-il à la hâte, tandis que le château se réveillait peu à peu. Voldemort a décidé que tu serais avec Crabbe… Je pense que Bellatrix est derrière tout ça.

Les yeux horrifiés d'Hermione s'agrandirent à cette annonce. Drago prit le visage d'Hermione en coupe et la tint fermement, la forçant à le regarder dans les yeux.

─ Il faut que tu partes Hermione. Il faut que dans les trois mois qui arrivent, tu trouves un moyen de t'enfuir. Tu m'entends ?

─ Mais… et toi ? demanda-t-elle, l'air hagard.

─ Je t'aiderai Hermione, mais tant qu'ils ont Pansy, je ne pourrai pas te suivre.

Et tant que je serais sous le coup du serment inviolable de Voldemort, se retint-il d'ajouter. Il se leva, et tendit la main dans sa direction pour l'aider à se relever à son tour. Hermione la prit, et entrecroisa ses doigts aux siens un bref instant.

─ File, murmura-t-il avec fermeté.


Ainsi se termine le 34ème chapitre. C'était Dramione, non ? hihi. On est donc déjà début mai, et Hermione pleure l'Elu, son meilleur ami. Il fallait bien que ses barrières s'abaissent un peu, je ne voulais pas en faire « un soldat de marbre » sans cœur ! C'est chose faite. Mais ce n'est pas le plus gros changement ! Drago assume enfin le fait que Voldemort n'est pas son maître, et compte mettre en place un stratagème pour faire s'évader Hermione d'ici les semaines ou mois à venir.

Un dernier petit mot pour Blaise, qui se la joue rancunier et n'a pas encore pardonné à Drago. Mais il faudra bien que ça vienne… Dites moi ce que vous avez pensé de ce chapitre que j'ai écrit avec amour et beaucoup de tendresse pour nos deux tourtereaux ! A dimanche pour la suite.