« Ansuz Wolfsangel »

La Lame du Vent

Lordess Ananda Teenorag


Titre : « Ansuz Wolfsangel – la Lame du Vent »

Auteur : Lordess Ananda Teenorag

Série : Inazuma Eleven Go

Genre : Alternate Universe – Fantasy, Suspense, Adventure, Supernatural, Romance.

Résumé : Lorsque le dernier Descendant des Lames rencontre l'Elu du Vent, sa nature de Seishin se réveille – héritée du Sang de la Reine des Louves aux Yeux d'Ambre, sa mère. Cible des dirigeants, il n'a d'autre choix que de maîtriser ses pouvoirs avec son nouveau compagnon.

Personnages principaux : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi), Arion Sherwind (Tenma Matsukaze)

Personnages secondaires : Vladimir Blade (Yuuichi Tsurugi), Bailong (Hakuryuu), Lalaya Obies (Raraya Obiesu)

Pairing principal : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Arion Sherwind (Tenma Matsukaze)

Pairings secondaires : Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Bailong (Hakuryuu), Victor Blade (Kyousuke Tsurugi) x Goldie Lemmon (Kinako Nanobana), Vladimir Blade (Yuuchi Tsurugi) x Julia Blaze (Yuuka Gouenji), Lalaya Obies (Raraya Obiesu) x Bitway Ozrock (Bittowei Ozurokku)


Mot de l'auteure : Merci aux reviewers ! A tous ceux que j'ai déjà PMés, et à IceCream. En fait, Victor a principalement une relation avec Arion, mais, même si c'est avec lui qu'elle se développera le plus, il a aussi des liens avec d'autres : Bailong, son rival et ami de toujours (comme d'habitude, ils ont encore fait une formation d'Impériaux ensemble, quel que soit l'univers y'a toujours certaines bases de l'anime ^_^). Quand à Goldie, c'est parce que j'ai un faible pour le Victor x Goldie, que je voulais absolument garder le trio des Unlimited Friends (cf La Légende du Dragon Blanc 白龍傳), mais que, cette fois, au lieu de faire une mention de Bailong x Goldie, et parce que c'est Victor le héros... voilà. Et puis, Goldie a un caractère très proche d'Arion (enfantine, naïve), donc très susceptible de stimuler (et d'exaspérer) Victor.


~…~

Futhark Ūruz : Le Béni du Vent

~…~


Bois aux Esprits.

Aube douce.


Arion l'Innocent n'avait jamais compris grand-chose à toutes ces histoires de pouvoir et de conquête interstellaire.

Lui, tout ce qu'il aimait, c'était jouer avec les gens.

Aussi, lorsqu'il rencontra le Loup aux Yeux d'Or pour la première fois, il ressentit tout le choc de leurs destinées si contradictoires.

« Arion Sherwind. Quand je te regarde, j'ai envie de vomir. Jouer n'est qu'une perte de temps. »

Comment un être aussi sincère avait-il pu se retrouver prisonnier d'un tel fardeau ? Cela le dépassait : et le souvenir de ces orbes d'or uniques le faisait frissonner.

Petit Béni du Vent…

suis les Yeux d'Or du Loup.

Il sera et ton rival, et ton Protecteur.

Mais que deux destinées soient contradictoires, n'était-ce pas également le signe qu'elles étaient liées ? Lorsque deux êtres s'affrontent, une relation naît, et c'est le début d'un nouveau chemin qui se parcoure à deux.

Cela, il devait le comprendre – mais bien plus tard.

« Tu as l'air ailleurs, Ami du Vent. »

Le Pégase à la robe pure cligna des yeux, avant de retrouver le visage souriant de son compagnon.

« Oh, pardon, Sol. »

« Je ne disais pas ça pour que tu t'excuses. Mais pour comprendre ce que tu as, et savoir si je peux t'aider. »

Les yeux azur brillaient doucement de la lumière du matin, et la confiance gagna aussitôt le petit Pégase, qui sourit – à son tour. Il avait un ami formidable : pas seulement attentionné et gentil, mais également… très puissant et talentueux. Sol l'Eclatant – du nom humain de Sol Daystar – était la réincarnation de l'Esprit du Soleil, qui prenait la forme d'un magnifique Griffon d'Or aux ailes immenses. C'était un Seishin d'une puissance éclatante… d'où son surnom dans le Monde des Esprits.

« Euh… eh bien… en fait… je pensais… »

S'il n'avait pas été aussi doux et patient, Arion aurait pu avoir peur de lui. Au lieu de cela, il l'admirait sans retenue et jouait avec lui chaque matin.

« Ha ha. Arion, je te connaissais plus vif que ça ! »

« Euh ? »

Laissant son rire joyeux se disperser, le Griffon le regarda avec douceur.

« Mais tu as raison de redouter les Humains. En ce moment, ils s'agitent, et s'acharnent à courir derrière le pouvoir. Il n'est pas prudent que tu ailles t'aventurer dans leur Monde. Ils seraient près à n'importe quoi… pour accroître leur puissance. Pas qu'elle leur serve à grand-chose, à en juger ce qu'ils en font. »

« Mais… j'ai envie de jouer avec eux, aussi. »

C'était aussi la raison pour laquelle Sol aimait tant Arion. Parce qu'il était libre, qu'il allait vers tout le monde, pour jouer…

« Sois prudent. Je ne serai pas celui qui t'empêchera d'être libre… mais je ne veux pas que tu aies à souffrir des Humains. Si cela devait arriver… »

L'éclatant Griffon déposa sa crinière ensoleillée dans le cou de son compagnon : et, par amitié, ce dernier frotta sa propre joue contre les rayons de ces cheveux d'or. Les Seishin qui s'aimaient sincèrement échangeaient en toute innocence ces marques de confiance. Et, entre l'Eclatant et l'Innocent, il n'avait jamais été question de méfiance.

« Promis. »

« On se retrouve au prochain Lever du Soleil ! »

Le Béni du Vent avait filé – aussi rapide que le Maître Céleste qui lui offrait ses dons.


Cité de Faram Obius.

Matinée animée.


C'était avec une curiosité toute renouvelée que l'Innocent avait atterri dans cette ville immense. En tant que Seishin du Vent, il pouvait voler aussi vite que le Zéphyr de l'Ouest, et rester plus insaisissable que la Brise du Matin.

Mais, dans le Monde des Humains, mieux valait ne pas trop se vanter de ces aptitudes. Ces derniers avaient une nette tendance à craindre le surnaturel, et il était peu de choses aussi naturelles pour une personne… que d'être Pégase – l'Elu du Vent.

« … ! »

'Tous ces gens, toute cette animation… wouah !'

Heureusement qu'il maîtrisait à la perfection l'Art de la Transmutation Humaine (nul n'aurait pu soupçonner que ce modeste et minuscule garçon était le Béni du Vent), car, si quelqu'un avait vent de sa véritable nature, il aurait eu bien des soucis…

« Bonjour, mon petit ! Tu cherches quelque chose ? »

« Euh… eh bien… on peut dire ça, oui. »

Devant lui – un colosse de muscles et de chair, habillé de métal et armé de piques. Son premier réflexe fut de reculer, mais, dominant sa frayeur, il se ravisa. Cherchant une trace de bienveillance dans le regard du marchand, il sourit à son tour.

« Tu veux que je te montre les environs ? Tu n'as pas l'air de bien connaître la ville. »

« Oh, c'est très gentil, Monsieur ! En fait, je me demandais où je pourrais trouver… »

Une main grossière avait saisi son minuscule poignet, le tirant sans attendre la fin de sa phrase. Un peu incommodé par la douleur, Arion tenta de se dégager – en vain.

« Monsieur, vous me faites mal. »

La prise ne se desserrait pas. Au contraire, elle s'intensifiait, l'entraînant il-ne-savait-où…

'Mais pourquoi il me tire comme ça ? Je ne vais pas m'enfuir… on visite la ville, non ?'

Alors qu'ils allaient franchir une porte close, une voix froide résonna – coupant leur route.

« Lâche-le. »

Etonné, Arion ouvrit grand les yeux – avant de découvrir un magnifique garçon à la stature déliée.

« Qu'est-ce que t'as dit ?! »

« J'ai dit : lâche-le. »

La froideur du ton trancha nette l'hostilité du colosse. Des prunelles d'or perçaient la scène de leur troublante vérité.

« … »

Soudainement empli de peur, l'homme s'enfuit, sans demander son reste. Alors qu'il s'apprêtait à interroger le nouveau venu, Arion fut à son tour assailli par cette voix glaciale.

« Tu es vraiment naïf. Tu suis toujours les inconnus sans réfléchir ? »

« Mais, il n'avait pas l'air méchant… »

Un grondement quasi animal sortit de la poitrine de l'autre.

« Pas l'air méchant ? Pas l'air… méchant ?! »

Les sublimes orbes dorés le transpercèrent à leur tour.

« Cet… individu, à l'air 'pas méchant', comme tu dis, est certainement un kidnapp-… »

« Mesdames Messieurs, venez acheter notre marchandise ! Vous n'en trouverez de meilleure nulle part ailleurs ! »

Interrompus par la voix criarde, son mystérieux sauveur eut un soupir d'exaspération : mais l'Innocent tendit timidement la main.

« Euh… merci, à propos. »

Devant le sourire, un éclair d'irritation traversa l'ambre fascinant de ces orbes : mais le ténébreux garçon avait retrouvé un semblant de calme.

« Il n'est guère prudent d'errer sans but dans la Cité de Faram Obius. Rentre chez toi, petit. »

'Petit ?! Non mais, toi… !'

Il faillit penser '…tu t'es vu ?', avant de se rendre compte à quel point son interlocuteur était grand, svelte, sculpté comme un chevalier, et… beau. Cela lui rappela à quel point lui-même était petit et faible… alors, il bouda, dans une mine enfantine.

« Mais je suis chez moi ! »

Les prunelles dorées s'étrécirent d'une suspicion mêlée d'irritation.

« Ah, vraiment ? Dans cette Cité immense, où tu as failli te faire mener en bateau par un parfait inconnu ? »

'Oups', pensa Arion. Il allait falloir être plus prudent. Le bel individu faisait preuve d'une vivacité d'esprit aussi aigue… que ses magnifiques yeux d'ambre.

« Euh… je veux dire, c'est par là que je passais pour rentrer, mais… je me suis perdu, et… »

« Veux-tu que je te raccompagne chez toi ? »

Chevaleresque, avec ça. Décidemment, les Humains étaient des gens intéressants. Sol avait peut-être tort de se méfier autant d'eux… et si Arion ne tenait pas vraiment à ce qu'il le raccompagne jusqu'à chez lui (et qu'il découvre ce qu'était ce 'chez lui', ainsi que ce que lui-même était, par la même occasion), il avait envie d'en savoir plus sur l'énigmatique garçon aux yeux de Loup.

« Hum… tu t'appelles comment ? »

« … »

Leurs pas continuaient à résonner, alors qu'ils cheminaient parmi les stands et les carrioles.

'Pas très bavard, par contre.'

« Tu as quel âge ? Tu as des frères et sœurs ? »

« … »

Arion n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi… silencieux. Rien à voir avec Sol – qui parlait joyeusement de tout avec lui, ou Tezcat – qui le couvait d'un air amical, sous ses airs mystérieux.

'Décidemment, être avec lui, c'est comme de parler à un mur…'

« Mais… mais qu'est-ce que c'est ? »

Devant eux, se dressait un étrange spectacle… un effrayant spectacle. Des hommes, des femmes, des enfants… regroupés, et… attachés ?! D'un air ennuyé, son sauveur consentit enfin à lui donner une réponse.

« Le marché aux esclaves. Ce genre de commerce est devenu pratique courante depuis le gouvernement de cette dernière décennie. Il semblerait que des individus peu scrupuleux aient profité de la faiblesse de la régence. »

'Un marché… d'esclaves ?!'

Oui, c'était bien le cas. Devant eux, s'étendaient des cages… où se trouvaient des individus de tout âge et sexe, solidement enchaînés. Et l'homme qui les surveillait, armé d'un fouet, les rabrouait – voire, les frappait – à la moindre incartade.

« Je… »

Des larmes perlèrent au coin de ses yeux gris.

'C'est vraiment… horrible ! Personne… personne ne dit rien ?!'

« Qu'est-ce que tu as ? Ne me dis pas que l'autre brute t'a fait mal, en fait ? »

La question acheva de rendre Arion indigné.

« Ça ne te fait rien, toi, de voir ça ?! »

« Ce que je ressens n'a aucune importance. Car cela ne changera pas la réalité. »

'Mais quel… insensible !'

La colère l'avait envahi. S'il y avait une chose qu'il détestait, c'était de voir les gens malheureux. Et s'il y avait une chose qu'il ne pouvait admettre, c'est de voir qu'on s'en fichait. Alors, l'instinct prit le dessus avant même qu'il ne s'en rendît compte.

« … ! »

Il avait giflé le beau chevalier.

Et, à voir le regard de ce dernier, il allait le regretter très prochainement.

« … »

« … »

Une étrange lueur passa dans l'ambre de ces énigmatiques orbes.

« La dernière personne à avoir osé me toucher était mon frère. »

L'Innocent n'aurait su dire, si c'était la colère, ou un autre sentiment, qui rendait sa voix aussi rauque et lente. Car, étrangement, son interlocuteur ne semblait pas disposé à lui rendre la pareille.

« J-je… je suis désolé ! Mais, tu n'as pas le droit de dire une chose pareille ! Ces gens ont des sentiments, et toi… ! »

« Et moi ? Et moi, je quoi ? »

Sans crier gare, le beau garçon avait empoigné son bras mince – le serrant jusqu'au sang. Sous la violence du geste et l'éclat de ce regard, Arion fut saisi de frayeur.

« Mais enfin, d'où est-ce que tu sors, toi ?! Tout le monde le sait, que les gens qui n'ont plus de quoi vivre sont obligés ou de se vendre, ou de vendre ceux qu'ils trouvent ! C'est tragique, mais c'est comme ça ! Tu crois que, parce que tu n'es pas d'accord avec cela, tout va s'arranger ? »

« OUI ! Tout finira par s'arranger, si on y croit ! »

La rage fit étinceler l'or de ces prunelles de Loup : et, pour la première fois depuis leur rencontre, Arion eut envie de décamper de cette ville sans demander son reste. C'était vraiment…

« Il s'enfuit ! IL S'ENFUIT ! RATTRAPEZ-LE ! »

Une voix rauque les avait interrompus. Un homme s'était échappé du marché aux esclaves, et, très maladroitement, le gros marchand essayait de lui courir derrière, en brandissant son fouet.

'Ansuz Zephyrus.'

Plus rapide que l'instinct même, l'Innocent avait plongé au milieu de la bataille. Il avait foncé au milieu de la foule, libérant une puissante rafale de vent – qui renversa l'agresseur violemment. Alors que ce dernier restait bêtement à terre (et que l'esclave en profitait pour disparaître), il tourna talon aussi vivement, sous le regard ébahi des badauds, et fila dans une ruelle sombre.

'Et dire que j'ai promis à Sol d'être prudent. C'est vraiment mal parti…'

Alors qu'il se croyait bien caché, une main empoigna son poignet – le forçant à sortir de l'ombre. Il voulut hurler, et donner un bon coup de pied, avant de se rendre compte…

… que ces perçants yeux d'or – qui le fascinaient tant – le foudroyaient de leur éclat.

« Je crois… que tu as quelques explications à me donner, petit. »

'Oups.'


Arion : Oh, une fic POV avec moi ! Super, ça me change du rôle de zombie de Vent Arrière.

Ananda : Oui, comme ça, au moins, tu as plus de texte à travailler... parce que, à seulement dire le nom de Sol durant 7 chapitres...

Victor : Et D'AILLEURS, à ce sujet... /Œil de Loup/

Ananda, protégée derrière une armure : Quoi encore ?

Victor : QUE FAIT CE NAZE DE DAYSTAR ICI ?! C'est MA fic, et mon... MOI x ARION... ! /Se rendant compte de ce qu'il a dit/ Euh, je veux dire...

Ananda, souriant : Ben voilà, tu l'as dit ! Tu es mignon, tu sais ?

Victor, regard meurtrier : Espèce de...!

Arion, lui sautant dans les bras : Super, Victor ! Alors, comme ça, tu aimes vraiment être avec moi ?

Victor, embarrassé : ... ... ... je... ... ...

Vlad, surgissant : A immortaliser. Prenons une photo, vite.

Ananda : Merci, Vlad. A propos, je dois t'inclure plus. Il va falloir que tu recoiffes Victor... il s'est tellement démené à poursuivre Arion qu'il en est tout décoiffé ^^.

Bailong : JE SUIS ABSENT ! C'EST IMPARDONNABLE !

Ananda, sans faire attention : Tu voudras, bien, Vlad ?

Vlad : Bien sûr. A condition que cela ne perturbe pas l'intrigue. Après tout, je ne veux pas gâcher les moments entre Arion et Victor...

Bailong : JE ME VENGERAI ! Raaaaah, Totor, voilà ce qu'on gagne, quand tu poursuis ce naze de Sherwind ! JE ME PLAINDRAI A L'ASSOCIATION DES BEAUX GOSSES CLASSES OUBLIES !

Victor : Parce que, tu crois pouvoir en faire partie ?!

Bailong : Dixit le gars qui a besoin de son FRERE pour se recoiffer. Purée, tu fais chier, Totor, à flasher sur Sherwind ! Même si, admettons-le, c'est pas aussi naze que ça, ses pouvoirs du vent...

Victor : Ça vaut toujours mieux que d'être absent. Et profondément inutile, comme quelqu'un que je connais.

Bailong : Qu'est-ce que T'AS DIT ?!

Sol : Vite, profitons de leur dispute pour squatter la fic ! ^^ Arion, on va jouer au prochain chapitre ?