Bonjour à tous ! Comment allez vous en ce début pluvieux du mois de juin ? Moi ça va, même si j'ai passé une semaine horrible à cause de dents de sagesse capricieuses que je vais devoir faire enlever !
Sinon, je suis juste hallucinée de voir qu'on en est déjà au 39ème chapitre, de voir que la fin de l'année scolaire approche à grands pas et que je vais déjà devoir quitter mes petits élèves ! Les vacances seront quand même bien méritées et d'un grand réconfort haha.
Pour ce qui est des reviews … Et bien, je ne sais que vous dire à part un grand MERCI ! Vous avez explosé les compteurs, et je ne souhaite qu'une chose : que ce soit la même chose à chaque fois haha. C'était tellement bien de vous lire ! Merci merci merci ! Je vous aime d'amour vous !
Sarah : Mais noooon, regarde on est DEJA dimanche ! hihi !
Claire : Oooh mais il faut oser commenter ! Je ne le dirai jamais assez, c'est la seule récompense de l'auteur, ça fait toujours tellement plaisir de vous lire. Merci d'avoir pris le temps de le faire ! Je suis ravie que l'annonce de la grossesse t'ai plu !
Guest : Merci à toi d'avoir pris le temps de commenter !
Chapou69 : Oh je suis contente de t'avoir surprise et que ça te plaise !
Allieblackpotter : Quel commentaire pertinent ! Je n'en dis pas plus mais tu es vraiment sur la bonne voie ! Tu n'aurais pas infiltré mon ordinateur ? haha. Voici la suite, j'espère que tu aimeras toujours autant.
PamDHMG : Ohoh je suis contente de te retrouver par ici ! Je suis ravie que tu aimes toujours, et j'avoue que j'ai prévu quelques larmes pour la fin de la fiction…
Fleur d'ange : Encore un pb, comme tu dis haha. Merci pour tes commentaires, à chaque fois, ça me touche beaucoup !
Lili Orya : Humm pour l'instant, Hermione a un secret de polichinelle et Drago aussi, avec son serment. Il va falloir que les deux se fassent quelques confessions !
Leolili : C'est une review pertinente, et en effet les rêves semblent être prémonitoires. C'est vrai que j'ai prévu quelques larmes pour la fin de la fiction, mais je n'en dis pas plus haha.
Lia : Et bien je suis honorée que tu lises ma fiction même si elle n'est pas (encore) terminée ! Merci d'avoir laissé ce commentaire !
Swangranger : ahahaha ton commentaire m'a fait rire. C'est bien résumé : c'est la merde mais c'est trop génial !
Harryliada : Elle ferait même mieux de s'y enfermer jusqu'à la fin de la guerre ! Merci pour ton petit mot.
Guest (2) : En effet, tout se complique, mais on approche de la fin, et bientôt tout ira mieux … ou pas haha.
Dame Lilyth : Je suis désolée que tu n'aimes pas ce « cliché », mais j'espère malgré tout que le reste de la fiction te plaira ! Merci pour tes commentaires aussi réguliers et intéressants !
Miss November : Oulala ton commentaire m'a tellement touchée, je vais rougir. Je suis ravie que l'histoire te plaise, et je te remercie de prendre le temps de commenter, c'est adorable. Voici la suite, en espérant qu'elle te plaira tout autant.
Bonne lecture.
─ Recrue Parkinson, dit Drago d'une voix claire pour passer au-dessus du tumulte caractéristique de la fin de la journée.
─ Monsieur ? demanda Pansy d'une voix neutre.
Le visage indifférent de Pansy, son ton distant, ses yeux vides souleva le cœur de Drago. Voilà trois semaines qu'elle faisait officiellement partie de ses recrues, trois semaines durant lesquelles Drago avait peiné à la reconnaître. Le feu de la révolte ne brûlait plus dans les beaux yeux de Pansy, elle courbait l'échine et exécutait tous les ordres qu'on pouvait bien lui dicter, sans jamais interroger, questionner sur les motivations de son formateur. Elle n'était plus celle qu'il avait connue, et Drago regrettait amèrement le temps de Poudlard, où il savait qu'il pouvait compter sur elle, son contre-pouvoir.
─ Tu resteras ranger la pièce, ordonna Drago.
Les autres recrues ne firent pas un pli quand leur formateur les congédia. La petite foule se dirigea jusqu'au dortoir et vers les salles de bain afin de se débarrasser de la saleté accumulée dans la journée. Pansy, quant à elle, resta en retrait et commença à ramasser les différents coussins mis là pour réceptionner les recrues durant leurs chutes, les débris de verre cassés, les livres tombés des bibliothèques. Elle agissait de manière mécanique, sans jamais s'arrêter, sans lever le regard sur Drago qui l'observait, adossé contre la porte, le bras croisé sur sa poitrine.
─ Que s'est-il passé dans les cachots du manoir ? demanda-t-il brusquement.
Cela faisait des semaines qu'il se questionnait, des semaines qu'il se mordait les lèvres pour ne pas poser la question. Parce qu'il ne voulait pas réveiller des souvenirs peut être douloureux, parce qu'il ne voulait pas qu'elle répète à quiconque qu'il s'intéressait d'un peu trop près à son sort… Mais sa patience avait des limites, et à présent qu'il n'y tenait plus, les mots avaient franchi la barrière de ses lèvres jusqu'alors étroitement serrées.
─ Pardon, Monsieur ? demanda Pansy en se redressant, deux livres dans chaque main.
─ Je te demandai ce que tu avais subi dans les cachots du Seigneur des Ténèbres, répéta lentement Drago en articulant consciencieusement.
─ Rien d'insurmontable, Monsieur.
─ Cesse de m'appeler Monsieur, gronda Drago en s'approcha à grands pas de Pansy.
Quand il se retrouva devant elle, il ne sut ce qu'il devait faire. Il avait l'envie quasi irrépressible de la prendre par les épaules et de la secouer aussi fort que possible, dans l'idée désespérée de la ramener à la raison, de la faire revenir à elle… Mais son air distant et froid l'en dissuada. Qui sait comment elle aurait réagi à une telle agression ? Peut-être son âme déjà en perdition se serait enfoncée plus profondément encore dans les méandres brumeux de son cerveau, déjà abîmé par sa lobotomie récente.
Pansy le regarda longuement de ses yeux perçants, qui malgré tout, continuaient de briller d'une intelligence rare. La potion de soumission et son lavage de cerveau l'avaient certes affaiblies, et rendue aussi docile qu'une pierre, mais il en restait pas moins que son esprit avait gardé toutes ses capacités.
─ On m'a appris à différencier une juste cause d'une cause perdue, souffla-t-elle finalement.
─ Une juste cause ? répéta Drago, sceptique.
─ Celle du Seigneur des Ténèbres et de son armée. La folie avait eu raison de moi et j'ai rejoint l'Ordre du Phénix, mais l'on m'a soignée et grâce à notre Maître, j'ai recouvert mes capacités de jugement.
─ Vraiment ? cracha Drago en l'observant d'un œil torve. Tu es donc intimement convaincue que tu te bats pour une cause juste ?
─ Oui, Monsieur.
Drago tiqua.
─ Tu ne trouves pas étrange de changer subitement de camp ?
─ Ce que je trouve étrange ce sont vos questions, répliqua Pansy. Monsieur, ajouta-t-elle.
Drago s'approcha encore un peu plus de Pansy, jusqu'à ce que leur corps se frôle et qu'il puisse sentir le souffle de Pansy s'écraser contre sa gorge. Elle était bien plus petite que lui, et elle dut lever les yeux – et lui les baisser – pour que leur regard se croisent enfin. Drago avait le regard froid et dur, tandis que son corps entier s'embrasait, s'insurgeant contre les sévisses qu'avaient subi Pansy.
─ Ce n'est pas toi, Pans', murmura-t-il en attrapant l'une de ses mains.
Il entrecroisa ses doigts aux siens comme il le faisait si souvent autrefois. Son pouce caressant doucement le dos de la main fine et gracile de Pansy. Il espérait réveiller des souvenirs, trouver une braise sous les cendres de son âme asservie.
─ Les seuls causes justes pour lesquelles tu ne te sois jamais battue sont les causes qui te tenaient à cœur. Tu n'avais pas besoin qu'on te dise quelle cause défendre, tu avais tes propres idées.
Une lueur étrange se mit à briller dans le regard de Pansy. Elle semblait déstabilisée. Son regard allait de la main de Drago sur la sienne et ses yeux anthracites.
─ Je me bats pour mon Maître, dit-elle simplement.
─ Tu es ton seul Maître, Pansy.
Les yeux de Pansy s'écarquillèrent tandis qu'elle retirait subitement sa main de celle de Drago. Ce dernier réalisa trop tard qu'il était allé trop loin, trop vite. Elle recula de plusieurs pas et se mit à parler d'une voix étrangement froide et lointaine, comme récitant un texte qu'elle aurait appris par cœur.
─ Mon seul maître est le Seigneur des Ténèbres, scanda-t-elle. Et je donnerai ma vie pour le servir, je mourrai s'il le fallait.
Drago la regarda, surpris par une telle véhémence. Il recula à son tour, et tourna les talons.
─ Finis de ranger, ordonna-t-il les dents serrées.
Il était sur le point de quitter la pièce quand il entendit la voix de Pansy résonner à nouveau.
─ Vos paroles s'apparentent à de l'insubordination, Monsieur.
─ N'utilisez pas des termes que vous ne connaissez pas, Soldat, répliqua Drago en quittant la pièce définitivement.
x.x.x
Blaise et Thaïs avait fouillé toute la salle commune de Serdaigle, et pas une seule trace de la carte du Maraudeur. En fait, pas la moindre trace du moindre petit bout de parchemin, qu'il soit magique ou non. Ils avaient poussé les canapés et les fauteuils, soulevé les tapis, avaient même cherché derrière les tapisseries, en vain. Déçue et essoufflée, Thaïs s'affala dans l'un des canapés et ferma les yeux quelques secondes.
─ J'ai l'impression qu'on n'y arrivera jamais, murmura-t-elle.
Blaise s'installa à côté d'elle et posa une main rassurante et chaude sur sa cuisse. A ce contact si doux, Thaïs soupira d'aise et laissa dodeliner sa tête contre l'épaule de Blaise, s'imprégnant de son odeur douce et musquée, entrecroisant ses doigts aux siens.
─ On y arrivera, dit Blaise de sa voix profonde et calme. Ce n'est qu'une question de temps.
Thaïs hocha doucement la tête.
─ Est-ce que ça t'arrive de penser à… après ? A ce que nous ferons si nous arrivons à nous échapper ?
─ Tu veux dire « quand » nous arriverons à nous échapper…
Blaise la sentit sourire contre son épaule, et son cœur loupa un battement. Il lui semblait qu'il aurait pu vivre uniquement pour ces moments. Thaïs dans ses bras, ses cheveux d'ébène lui chatouillant doucement la joue, et ses sourires rares mais si stimulant qu'il aurait sans doute soulevé des montagnes pour les voir au quotidien.
─ J'y pense parfois, avoua-t-il en posant sa joue contre le sommet de son crâne. Je nous imagine dans une petite cabane en bois, au bord d'un lac. Quelque part en Irlande peut-être. Au loin, on entendrait des cascades d'eau, et peut-être quelques oiseaux matinaux… Les jours d'été, on se promènerait près du lac… J'ai toujours rêvé d'apprendre à pécher, ce serait peut-être l'occasion.
─ Et les jours d'hiver ? les jours de pluie ? demanda Thaïs d'une voix rêveuse.
─ On resterait au chaud, sur notre canapé et sous une dizaine de couvertures de laine. On regarderait la cheminée crépiter, peut-être qu'on aurait un ou deux enfants pour occuper nos journées. On ferait des pancakes, du jus de citrouille, des fondants du chaudron.
─ Des enfants ? murmura Thaïs d'une voix endormie.
La voix calme et sereine de Blaise la berçait, et elle se sentait peu à peu s'enfoncer dans les bras de Morphée.
─ Pourquoi pas, dit Blaise avec un sourire. Quand la guerre sera finie, et qu'on pourra les élever dans un climat serein et paisible. Ce serait bien, non ?
─ Oui, soupira Thaïs avec délice. Avec l'enfant de Drago et Hermione …
Elle sentit ses yeux se fermer et son corps se délasser. Morphée l'attendait, et elle se logeait peu à peu dans ses bras. Du moins jusqu'à ce que Blaise se redresse subitement et la regarde d'un œil interrogateur.
─ Avec l'enfant de Drago et Hermione ?
Thaïs réalisa ce qu'elle venait de dire. A moitié plongée dans le sommeil, elle s'était déjà vue avec une floppée d'enfants, grandissant avec ceux d'Hermione et Drago. Depuis qu'elle savait qu'Hermione était enceinte, elle avait gardé jalousement le secret, promesse faite à celle qui était devenue son amie. Mais voilà qu'un moment de relâchement avait eu raison de sa parole, et elle venait d'avouer à demi-mot ce qu'elle avait juré de garder pour elle.
─ Je veux dire, que… enfin, ils auront surement des enfants, eux aussi. Ils ont l'air tellement amoureux, tu ne trouves pas ? demanda Thaïs d'une voix plus stridente que d'habitude.
Mais Blaise n'était pas bête. Il regarda Thaïs de ses yeux perçants, et elle sut immédiatement qu'il avait lu en elle comme dans un livre ouvert.
─ Hermione est enceinte ? demanda-t-il à voix basse, comme s'il ne voulait pas que ça s'ébruite.
Thaïs resta silencieuse, mais son mutisme en disait long. Blaise soupira d'un air las et passa une main dans ses cheveux, son autre main pinçant l'arrête de son nez. C'était une habitude qu'il avait, il reproduisait ce geste à chaque fois qu'il devait se concentrer et réfléchir à une chose qui le contrariait.
x.x.x
Il était minuit passé. Drago prenait une douche brûlante dans la salle de bain, tandis qu'Hermione, dans la chambre, en sous-vêtements, s'auscultait sous tous les angles. Face au grand miroir qui trônait derrière la porte, elle regardait d'un œil inquiet sa poitrine pâle et ferme qui semblait avoir légèrement pris du volume. Ses mains blanches s'attardèrent sur ses tétons roses et durs, puis glissèrent sur son ventre. Celui-ci était plat, dépourvu de la moindre graisse. Elle n'avait pas ce luxe, et si Hermione avait toujours été fine, aujourd'hui, on pouvait la qualifier de maigre. Malgré tout, elle avait repris des formes depuis qu'elle mangeait à sa faim.
Son ventre ne s'était pas arrondi. Pas encore du moins. Ce qui lui laissait un peu de répit avant de l'annoncer à Drago. Car Hermione ignorait comment il allait réagir. Malgré toute l'affection qu'elle avait pour lui, tous les sentiments forts et amoureux qui les unissaient, elle devait admettre qu'elle ne le connaissait pas assez bien pour anticiper sa réaction. Que ferait-elle s'il entrait dans une colère noire ? Que ferait-elle s'il lui demander d'avorter ? Ou de le garder ? Même elle ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment.
Ses longs cheveux bruns dégoulinaient sur son corps, trempant sa culotte et son soutien-gorge en couton blanc. Ses côtes saillantes, les bleus qui entravaient son corps suite aux entrainements de plus en plus violents, ses cernes… Rien en elle n'évoquait le désir. Pourtant lorsque Drago sortit de la salle de bain, une serviette autour de la taille, et que son regard d'acier se posa sur le corps à moitié nu d'Hermione, l'atmosphère se chargea d'électricité.
Une ombre de désir brilla dans les yeux de Drago qui s'approcha d'une démarche féline et s'empara délicatement de la taille d'Hermione pour mieux la serrer contre lui. Hermione sentit son cœur s'emballer, sa peau s'électriser à ce simple contact. Pas besoin de mots pour comprendre ce qui unissait ces deux-là. Ils avaient vécu des vies similaires, dans deux camps différents. Leur jeunesse sabordée par une guerre qu'ils n'avaient déclenchée, leur innocence trop vite entachée par le sang de leur victime… ils avaient célébrés plus d'enterrement que de mariage.
Drago porta une main chaude dans le creux de la nuque d'Hermione et la força à s'approcher davantage. Avant que ses lèvres ne viennent s'emparer des siennes il murmura d'une voix rendue rauque par le désir :
─ Je t'aime.
Hermione se sentit défaillir. Sans rien ajouter, elle enfouit ses mains dans les cheveux perlés d'eau de Drago et franchit les derniers centimètres qui les séparaient. Elle se promit deux choses. De l'aimer en retour, et de le lui dire quand tout cela serait terminer, et de lui avouer sa grossesse rapidement, dans les jours qui suivraient.
C'était le retour de Pansy ! Et une petite scène Blaise Thaïs parce que je trouvais que ça faisait longtemps et que je les aime bien tous les deux. Bon, même si elle n'a pas su tenir sa langue haha. Quant à Pansy, donc, autant dire que c'est pas gagné, ils l'ont sacrément bien lobotomiser au Manoir Jedusor, et ça crève le cœur de Drago.
Drago qui avoue enfin qu'il est amoureux d'Hermione, Hermione qui est amoureuse mais surtout enceinte et qui garde bien son petit secret pour l'instant, la coquine.
Qu'avez-vous pensé du chapitre ? A mercredi pour la suite !
