Salut les gens !

Ouais, je suis de retour, contre toute attente... Je ne m'étais pas rendu compte que je n'avais pas posté depuis un petit moment (UN AN BORDEL). J'ai eu quelques soucis personnels, mais maintenant tout est réglé, je suis de nouveau sur le pied de guerre, j'ai eu mon année universitaire, bref, tout va bien... et j'ai même recommencé à écrire !

... Bon, j'ai beaucoup d'avance sur cette fic et c'est vrai que j'aurais pu poster tout en étant en cours, mais... je sais pas ? Je n'ai pas réussi à trouver le temps. Et puis pour être honnête, je ne suis pas sûre que quelqu'un lise cette fic. Bon, j'espère que ce chapitre vous fera peut-être changer d'avis et revenir ? Siouplaît ? Pour mes beaux yeux ?

Sinon, entre temps, j'ai traduit une magnifique whumpfic de unholy-this (ici sur ce site, sinon unholy_this sur ao3) qu'elle a posté elle-même. Puisque je ne peux pas mettre de lien, je vous engage à rechercher, cette fic est géniale *_*.

Bon. Et si on passait à ce chapitre ?

Warning : Caractère sexuel explicite, description de scène de sexe, description implicite de violence.


Chapitre 4 : Retrouvailles

Dean, épuisé, s'écroula sur son lit. Dos au matelas, il leva le bras pour empoigner son coussin et le ramener contre lui. Il bénissait que le bunker soit sous terre – il ne souffrait plus de la chaleur invivable de l'après-midi. Il était presque dix-sept heures, et il allait probablement dormir jusqu'à midi du lendemain, enroulé dans sa couette et autour de l'oreiller.

Il entendit vaguement Sam faire de même dans la chambre voisine. Dean s'attendait presque à entendre son petit frère prendre un livre et commencer à lire avant d'aller se coucher, comme il le faisait souvent, mais visiblement, même lui était trop fatigué pour rester éveillé.

Satané fantôme. Il avait été plus que coriace – il avait été invivable. De plus, la maison qu'il hantait était gigantesque, ce qui n'avait pas facilité la tâche. A chaque nouveau recoin, il était là, jouant avec eux, les envoyant d'un mur à l'autre, leur infligeant toujours plus de blessure. Il était même parvenu à infliger une blessure au couteau à Dean, juste entre ses omoplates, en l'attaquant par derrière. Cela ne serait jamais arrivé en temps normal. Ils n'auraient pas dû mettre toute une nuit à renvoyer un fantôme, et De an ne se serait jamais blessé.

Tout était la faute de ce satané fantôme.

Dean soupira de colère. Il savait parfaitement que le fantôme n'avait rien à voir là-dedans. Il n'aimait pas se le rappeler, mais durant la nuit dernière, il avait été tout sauf attentif à ce qu'il faisait. Et pour cause.

Castiel. C'était la faute de Castiel.

Il avait menti en disant à Sam que l'ange n'était pas revenu le voir. En fait, Cas l'avait visité deux jours plus tôt, de manière extrêmement brève. Il était venu, lui avait dit qu'ils ne pourraient pas se voir avant un moment, puis était parti. Dean était habitué à ce genre de visite, il était conscient que parfois, Castiel ne pouvait faire autrement que de rester à l'écart, mais cette fois-là, c'était différent. L'ange ne l'avait même pas embrassé, encore moins touché. Maintenant que Dean y pensait, leurs regards ne s'étaient pas croisés une seule fois.

« Je vais devoir partir, Dean, et je crois que je ne vais pas revenir avant longtemps. »

Dean enfonça son point fermé dans le coussin et étouffa un juron. Ca sonnait comme une rupture, et il détestait ça. Il détestait le fait d'avoir été incapable de retenir Castiel, celui qu'il aimait, à ses côtés, il détestait le fait d'être incapable de faire la différence entre les vrais problèmes et les petites humeurs passagères. Il se détestait de tout son être. Et même si maintenant, il aurait voulu haïr la terre entière, il n'arrivait pas à haïr Cas.

Non, il n'allait pas pleurer. C'était idiot. Il préférait être en colère contre tout et n'importe quoi, et surtout contre lui-même. Il n'allait. Pas. Pleurer.

Il enfonça son poing dans son estomac, cette fois, et laissa l'air quitter ses poumons alors qu'une première larme roulait sur sa joue. Putain. Putain. Comment est-ce que Cas pouvait lui faire ça ? Comment est-ce qu'il pouvait le laisser et partir, partir et le laisser, tout seul, tout seul, lui et ses foutues incertitudes et ces putains de problèmes, et lui, comment pouvait-il penser une seule seconde qu'il avait une importance aux yeux d'un ange, un ange, bordel, une créature mythique et puissante et plus âgée que les hommes eux-mêmes et si belle et gracieuse et aimante et prenant soin de lui, et…

Un sanglot s'échappa de sa gorge. Vraiment ? Juste comme ça ? Il le quittait juste comme ça ? Il laissait tomber tout leur travail, tous ses efforts et tous ses obstacles insurmontables, en une seule et simple phrase ? Ca ne se pouvait pas, cela ne se pouvait pas, il refusait de le croire, et pourtant il y croyait, et le doute et l'espoir et la fatigue lui faisait tourner la tête, et il dut se couvrir la tête avec l'oreiller pour éviter que ses pleurs atteignent la chambre de Sam. Putain. Putain.

Putain.

La fatigue vint à bout de lui après une dizaine de minutes. Les draps mouillés de larmes, ses nerfs éprouvés et écorchés jusqu'à l'os, il s'endormit en tremblant, en serrant tout ce qui lui tombait sous la main, en priant pour que Castiel revienne et en se haïssant plus que tout au monde, plus qu'Azazel, plus qu'Alistair, plus que Crowley. Plus que tous les autres, il était le plus détestable, et, il en était sûr maintenant, Castiel n'avait pu le supporter une seconde de plus.

Ses rêves furent sombres et froids.


Lorsqu'il se réveilla avec la sensation qu'il n'avait pas dormi du tout, un étrange silence régnait dans la chambre de Dean. En fait, non, sa chambre était toujours silencieuse – presque toujours – seulement, il n'y avait plus aucun bruit venant de la chambre de Sam.

Il se leva précautionneusement. Il se frotta les yeux en bâillant, et jura en se rendant compte que ses joues étaient encore humides. Soit il avait pleuré toute la nuit, soit il n'avait vraiment, vraiment pas dormi longtemps.

Il se débarrassa de ses vêtements humides de sueur et enfila un simple caleçon. Il aurait pu mettre son peignoir, mais de toute façon, il n'y avait que Sam dans le bunker, donc aucune raison pour lui de se couvrir davantage.

Désorienté, il parvint miraculeusement à retrouver son chemin vers la cuisine, et y trouva Sam, les cheveux encore mouillés de la douche qu'il venait sans doute de prendre, un doux parfum de savon s'échappant de lui. Il était déjà habillé, et…

Et il préparait des pancakes.

- 'Lut, fit Dean en s'asseyant sur la chaise la plus proche de lui avant de se rapprocher de la table.

Sam sursauta mais, reconnaissant la voix graveleuse de son frère, se retourna et lui adressa un grand sourire.

- Hey Dean, répondit-il. Je fais des pancakes. Tu en veux combien ?

- Trois, dit l'intéressé avant de croiser les bras sur la table et d'enfoncer sa tête à l'intérieur.

Il n'entendit ni ne vit ce qui suivit, mais il savait que Sam avait pris note et que la prochaine fois qu'il relèverait la tête, il aurait sous les yeux une assiette avec trois pancakes recouverts d'une bonne dose de caramel au beurre salé.


Au moment même où Dean passa son visage sous l'eau de la douche, on frappa assez fort à la porte du bunker.

Il se figea, tous les sens exacerbés. Il laissa l'eau couler et ne sortit pas de la cabine, mais il écouta attentivement ce qu'il se passait dehors. Les pas de Sam résonnèrent contre les carreaux de la pièce à vivre du bunker, puis il entendit son frère monter les marches métalliques qui menaient à la sortie. Il marchait calmement, comme si tout allait bien, mais Dean savait qu'il avait probablement une flasque d'eau bénite dans la main gauche, et une arme de poing dans l'autre.

Contre toute attente, il entendit Sam s'écrier de manière enthousiaste :

- Ah, c'est toi ! Ca faisait longtemps ! Comment ça va ?

Dean fronça les sourcils alors que la porte du bunker émettait un crissement aigu en se refermant. Il dressa vaguement la liste des gens susceptibles de venir leur rendre visite au bunker.

- … Charlie ? Chuchota-t-il en réfléchissant à voix haute.

Aussitôt, persuadé que Charlie était la seule et unique personne que Sam pouvait inviter de cette manière, il sourit. Charlie Bradbury, la petite sœur rousse qu'il n'avait jamais voulue, la touche de bonheur et d'enthousiaste dans ce monde de fou – ah, il lui tardait de la voir. Il faillit presque sortir de la salle de bain immédiatement avant de se rendre compte qu'il était complètement nu.

Sans prendre le temps de se sécher ne serait-ce qu'un minimum, l'eau dégoulinant de ses cheveux, il enfila son peignoir de bain et sortit en trombe pour retrouver son amie.

- Hey ! S'écria-t-il avec un grand sourire.

Douche froide.

Evidemment. C'était dans son inconscient depuis le moment où l'on avait frappé à la porte, mais il avait refusé de le penser pour de bon, de peur de se faire de faux espoirs, de peur de –

Castiel adressa un petit sourire désolé à Dean. C'en était trop pour le Winchester. Il tourna les talons et, sans même adresser un regard ni à Sam, ni à l'ange, regagna sa chambre.

- Dean, attends !

Il dut faire de fantastiques efforts pour ne pas courir avant de claquer la porte de sa chambre derrière lui – ce qu'il aurait préféré éviter. Il entendit vaguement son frère soupirer. Aussi silencieusement que possible, il s'assit sur le matelas, avant de se résoudre et se rouler en boule.

C'était impossible. Il n'était pas sérieux. Pas sérieux du tout. Comment pouvait-il se présenter, comment pouvait-il oser se montrer ici, prétendre que tout allait bien, faire comme s'il ne s'était rien passé ? Est-ce qu'il espérait vraiment que Dean allait faire de même ? Eh bien non. Qu'il aille se faire voir.

Il se serra davantage contre lui-même, en priant pour que tout ne soit qu'un cauchemar, et que tout disparaisse. Après tout, n'avait-il pas eu l'impression de ne pas avoir dormi en se réveillant ce matin ?

Dean entendit de nouveau la porte du bunker. Et bien évidemment, comme aujourd'hui était une journée durant laquelle il aurait dû rester au lit, ce n'était pas Sam qui frappa à sa porte pour lui dire que Cas était parti.

- Dean…

Non.

Dean ne dit rien, ne fit rien, cessa même de respirer, espérant faire croire à Castiel qu'il dormait. Il se félicita silencieusement – et surtout ironiquement – pour son ingéniosité.

- Dean, est-ce qu'on ne pourrait pas parler, un moment ?

Non, il n'ouvrirait pas la bouche.

- Dean, avant-hier, ce n'était rien.

Il vit rouge. Rien ? Vraiment ? Qu'il aille au diable.

- Je suis désolé de t'avoir fait croire que je ne reviendrai plus. Mais maintenant, il faut vraiment que nous parlions, Dean, j'ai beaucoup de choses à…

La porte s'ouvrit brusquement, et Castiel manqua de tomber en arrière. Dean, de rage, n'avait pu se retenir.

- Tu sais quoi, Cas – c'est pas pour ça que je suis en colère. Je suis en colère parce que tu aurais pu être en danger et tu ne m'as rien dit – je suis en colère parce que tu aurais pu mourir sans même que je sois au courant – je suis en colère parce que tu ne m'as pas fait confiance, pour la millième fois. Je me fiche du danger dans lequel tu me fourres, de toute façon, Sam et moi, on est toujours dedans. Mais ne me fais plus jamais croire que tu ne reviendras plus, ne me fais plus jamais croire que tu ne m'aimes plus si tu n'en penses pas un mot.

Dean reprit enfin son souffle. Castiel était là, devant lui, cravate bleue mal nouée, affublé de son habituel trench coat, ses cheveux bruns désorganisés, surpris par la longue réplique. Visiblement, il ne s'attendait pas à ce que le chasseur sorte de sa chambre aussi tôt. Peut-être même pensait-il pouvoir faire ses excuses tranquillement à travers la porte, sans avoir à le regarder en face. Le visage de Dean se teintait de pourpre.

- Je…

- Non, attends, j'ai pas fini, continua Dean, mais il fut coupé par Cas aussi vite qu'il avait ouvert la porte.

- Tu crois vraiment que je pourrais te mettre en danger ? Si quelque chose t'arrivait, Dean, je m'en voudrais toute ma vie. Et tu le sais, tu refuses juste de l'accepter.

Dean leva les yeux au ciel. Il avait toujours du mal avec cette partie de la conversation.

- Je ne suis qu'un homme, Cas, je ne suis pas important, si quelque chose m'arrive, un autre peut me remplacer, ce n'est pas –

Castiel le coupa brusquement en portant une main à sa joue. Dean cessa totalement de parler. Il n'avait pas réalisé à quel point le contact de l'ange lui avait manqué.

- Tu es important pour moi, Dean. C'est la seule chose qui compte.

Dean ne répondit pas. Il tourna les talons et rentra dans sa chambre, sans fermer la porte. Il s'assit sur le lit et fixa le mur d'en face.

- Je… peux rentrer ?

Le ton de la voix de Cas faillit faire rire Dean, mais celui-ci était bien trop têtu pour céder si facilement. Il répondit par un grognement. L'ange vint s'asseoir sur le lit, juste à côté de lui, les mains sur les genoux.

- C'était quoi, alors ? S'enquit Dean d'un ton bourru.

Castiel parut avaler de travers.

- Je ne peux pas encore t'en parler. Je n'en suis pas encore sûr moi-même, je ne voudrais pas…

- Cas.

Cette fois-ci, Cas pinça les lèvres. Puis il secoua la tête, de gauche à droite. Non. Il ne pouvait vraiment pas lui dire. Pas encore. Il devait d'abord être sûr… Si cela était possible, ce n'était peut-être qu'une impression passagère…

- Je suis désolé, Dean. Je ne peux pas. Si jamais je le dis à voix haute… Je ne sais pas ce qui pourrait arriver. Pour tout ce que j'en sais, je pourrais être surveillé.

Dean cessa immédiatement de fixer le mur et détourna le regard pour rencontrer celui de Cas. Les sourcils froncés dans une expression inquiète, il interrogea son compagnon du regard.

- Tu ne pourrais pas l'écrire ?

- Non. Ce serait exactement la même chose.

- Tu aurais dû m'en parler plus tôt, Cas. Je me suis fait du souci.

- Et je suis désolé de t'en avoir causé. Dean, je…

Castiel se tut, ne trouvant plus rien à ajouter. Il avait fait du mieux qu'il pouvait, mais ce n'était pas suffisant pour Dean, encore une fois, même si ce dernier semblait visiblement accepter ses erreurs. Le Winchester se mordit la lèvre inférieure, réfléchissant à toute vitesse. Qu'est-ce qui pouvait mettre en danger un ange de cette manière ? Et comment pouvait-il aider Castiel ? Devait-il en toucher deux mots à Sam ou tout garder pour lui jusqu'à ce que Cas puisse leur expliquer convenablement ?

- Est-ce que tu es en danger ? Fit Dean, le cœur au bord des lèvres.

- Dean, je…

- Est-ce que tu es en danger ? Répéta-t-il de manière plus appuyée.

Castiel soupira.

- Pas encore, se résigna-t-il. Mais ça ne saurait tarder.


- Je suis rentré ! Cria Sam en refermant la porte du bunker derrière lui.

Deux packs de bières dans les mains, il descendit précautionneusement l'escalier et essaya de débarrasser la table du salon de tous les livres et parchemins qu'il avait ouvert avant de partir pour déposer son chargement. Il avait délibérément décidé de laisser Castiel et Dean tranquilles. Leurs disputes ne duraient jamais longtemps, de toute évidence, mais quand elles arrivaient, mieux valait ne pas être dans les alentours. Une fois, Sam s'en souvenait encore, et il n'était pas encore au courant de leur intimité, à ce moment-là, mais Castiel avait ramené Dean jusqu'à lui, alors que son grand frère était inconscient. Il n'avait aucune blessure apparente, mais Sam savait que Cas pouvait guérir n'importe quoi, aussi il en avait conclu que ces deux imbéciles s'étaient battu et que Dean avait perdu.

S'il en croyait son expérience, et s'il avait bien estimé le temps pendant lequel il était parti acheter des bières, Cas et Dean devaient être dans sa chambre. Il sourit. Il ne savait pas ce qu'ils étaient en train de faire, mais il espérait que Castiel aidait Dean à se relaxer et se débarrasser de la pression des derniers jours. Après tout, l'ange était relativement doué pour changer les idées de son grand frère. Il lui avait fait réaliser sa bisexualité, ce qui n'était pas rien en soi, et Sam devait avouer que depuis qu'ils se connaissaient, Dean était… bien. Une vraie boule de stress, car il s'inquiétait tout le temps, mais dans l'ensemble, il allait bien, et c'était le principal.

N'ayant toujours aucune réponse, Sam conclut que soit ils l'avaient ignoré, soit ils étaient trop occupés à faire autre chose pour lui répondre. Il haussa les épaules, plutôt fier de lui-même, et ouvrit un pack de bière pour commencer à boire une bouteille. Il s'attela à la table remplie de ses propres recherches, prit un livre au hasard, constata d'après le titre qu'il avait l'air extrêmement intéressant, et se plongea dans la lecture.


- Cas… Sam est… Sam est rentré…

- Il ne peut pas nous entendre.

Dean se mordit les lèvres et empoigna son coussin. Les yeux levés vers Cas, il pressa sa main libre contre sa nuque et rencontra ses lèvres. Cas donna un autre coup de rein, et Dean gémit dans la bouche de l'ange. Son souffle était saccadé et n'avait aucune logique. Il devenait fou. Fou du contact de la peau chaude et dévoilée de Castiel contre la sienne, fou du contact à l'intérieur de lui, fou du contact de leurs lèvres – il resserra davantage ses jambes autour de la taille de Cas, lança ses bras autour de lui, le poussa contre lui, sur lui, en lui.

Il devina plus qu'il ne sentit, ses pensées trop occupées à autre chose, la main de Cas dans ses cheveux. Il pencha la tête sur le côté, prolongeant et intensifiant le contact. Les coups de reins de l'ange se faisaient de plus en plus pressants, et Dean avait de plus en plus de mal à réfléchir. Il n'attendait plus qu'une chose – que Cas referme son poing sur ses cheveux, qu'il tire, tire si fort que la mâchoire de Dean se serre, comme pour mieux permettre à Cas de la dessiner de sa langue, de suivre sa courbe et de le couvrir de baisers, alors que son autre main se refermait cruellement sur le dos de sa cuisse, forçant Dean à s'offrir d'avantage, le faisant gémir toujours plus vite et toujours plus fort. La seule pensée fit accélérer le cœur du chasseur, et lorsque Castiel mit à exécution ses prières silencieuses, il faillit bien se libérer instantanément.

Pourtant, Castiel n'en avait pas fini avec lui.

Il lâcha les cheveux blonds de son compagnon pour porter sa main plus bas, et empoigna l'érection de Dean comme s'il s'agissait d'un trophée. Ils gémirent tous les deux, Dean s'étant resserré comme pour chercher plus de contact, et voilà qu'ils ne faisaient plus qu'un, voilà que soudain, contre toute attente, leurs souffles arythmiques et saccadés, leurs gémissements chaotiques, tout devint un duo harmonique. Bientôt, ils ne furent plus qu'une seule zone, une seule et même entité de pur plaisir et de luxure. Tout tournait, tout devenait flou, et Cas forçait Dean à s'ouvrir encore et encore à lui, et Dean forçait Cas à appuyer de plus en plus fort. Ils tremblaient. Ils transpiraient. Cas grognait, les gémissements de Dean devenaient graduellement des cris…

Soudain, Castiel délaissa les cuisses de Dean pour s'emparer une nouvelle fois de ses cheveux. Il tira en arrière et mordit fortement son cou, suçotant, laissant une marque rougeâtre. Dean écarquilla les yeux. Oui. Encore. Castiel rencontra donc ses lèvres et força son entrée, faisant trembler Dean de la tête au pied. Le frisson atteignit Castiel, qui se mit à trembler violemment, pris de fantastiques secousses, et Dean ne résista plus, n'essaya même plus, et se laissa aller.

Ils jouirent ensemble.

Castiel ne se retira pas tout de suite, et Dean aimait accueillir le poids de son corps sur le sien juste après l'orgasme. Ils mirent un certain temps à reprendre leur souffle. Dean baisa le front de Castiel et caressa ses cheveux. Il sentit le sourire de l'ange sur son torse et frissonna en sentant un doux baiser entre ses muscles. Le brun se retira lentement, prenant son temps, et évitant de brusquer Dean qui devait sûrement avoir des crampes dans les jambes et les reins, s'allongea sur le côté. Précautionneusement, Dean abaissa les jambes, mais il ne put retenir une grimace de douleur lorsqu'elles furent dans la ligne de son corps.

- Attends, je peux te soigner –

- Non, t'inquiète pas, Cœur, ça va, coupa Dean en agitant sa main. Ca me dérange pas.

Castiel leva un sourcil et faillit sourire. Les yeux grands ouverts, parfaitement reposé, il observa plutôt Dean glisser lentement vers le sommeil. C'était le seul moment, sans compter l'orgasme, où le visage de Dean était totalement serein, sans aucune ride d'inquiétude. Le moment où il s'endormait. Il faisait des cauchemars, souvent, trop souvent, mais le moment où il s'endormait était toujours paisible.

Dean, lui, n'eut pas vraiment le temps de réfléchir. Il était épuisé. Il allait probablement se réveiller avec des bleus derrière les cuisses. Il prendrait un très, très grand plaisir à prendre une douche et passer sa main à l'endroit où Cas avait laissé les siennes. Mais pour le moment, il fallait qu'il dorme.

Castiel sourit lorsque Dean s'endormit.


Et me revoilà.

Bon, je vais essayer de poster de nouveau régulièrement cette fois-ci, je vous dis donc à dans deux semaines.

Et avant de vous laisser, je me permets de vous poser quelques questions : qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Bien ? Pas bien ? Ca ne fait pas beaucoup avancer l'intrigue (voire pas du tout, en fait...) mais vous a-t-il tout de même plu ? Vous imaginez-vous la relation entre Dean et Castiel de cette manière, ou plutôt d'un autre ? Je suis curieuse, dites-moi tout !

Comme d'habitude, merci d'être passé, merci d'avoir lu, et n'oubliez pas de commenter !

(PS : n'oubliez pas d'aller faire un petit coucou à unholy-this sur sa fic Ma Marionnette (My Puppet en version originale), sur le fandom de Once Upon a Time.)