Bonjour à tous ! Nous voici donc réunis ici pour le 42ème chapitre si je ne m'abuse. Le temps passe si vite. J'espère qu'il vous plaira, et que vous le trouverez cohérent. J'en profite pour vous annoncer qu'il n'y aura surement pas de chapitre dimanche prochain. Je pars quatre jours à l'étranger et je ne pense pas avoir le temps de rédiger le chapitre avant mon départ.
Je vous tiendrai au courant sur ma page facebook Brunhild Ana Writings, pour ceux qui y sont (et pour les autres, tant pis pour vous haha).
Je suis aussi en train de travailler sur ma prochaine fiction qui sera une dramione, j'avance bien le plan de mes chapitres, puisque j'ai fait les résumés des 10 premiers chapitres déjà ! Bref, j'ai bon espoir de commencer à poster dès la fin de cette histoire.
Je remercie encore tous les lecteurs qui ont pris le temps de commenter !
Leolili : Moi aussi j'ai été contente d'écrire sur Dumbledore ! Quant aux chamailleries, c'est dans leur gène non ? haha.
Dajou : Merci, c'est un honneur que de réussir à surprendre mes lecteurs ! Voici la suite.
Elsar : Oh, merci, je suis contente que tu aimes toujours autant. Ton commentaire me touche !
Lucie : Il y a même 2 chapitres qui sortent chaque semaine, c'est deux fois plus de plaisir haha. Merci, je suis contente que tu aimes malgré tout !
Chapou69 : Je te laisse découvrir ce que nos deux tourtereaux ont à se dire dans ce cas là. Fais moi savoir ce que tu en penses !
San713 : Oh, Fred et Georges… Mes chouchous ! J'avais fait un OS sur la carte et les jumeaux ! Alors tous les horcruxes, exceptés Nagini sont bien détruits, Harry n'ayant pas pu aller jusqu'au bout. Pour la nouvelle fiction, plus j'avance dans sa rédaction, moins elle est soft mdr je n'arrive pas à me restreindre…
Harryliada : Mercii pour tes commentaires aussi réguliers !
Fleur d'ange : Oh merci, je suis ravie que l'idée t'ai plue ! Et oui ils se chamaillent, ils ne peuvent pas s'en empêcher haha.
Swangranger : Dumbledore est toujours là pour aider ses élèves ! Pour la grossesse, je te laisse lire ce chapitre !
Dame Lylith : Mal tourner, tu crois ? haha, je te laisse lire ce chapitre pour que tu te fasses une idée. Dis moi ce que tu en penses !
Bonne lecture.
Drago n'en revenait pas. Après tous les risques qu'il avait pris pour elle, après s'être mis à nu devant elle, avoir offert son cœur et peut-être même condamné son âme, voilà qu'elle lui reprochait d'être un mangemort. Comme s'il le lui avait caché, comme si elle ne le savait pas. Depuis le début ! Pourtant, Drago avait bien changé depuis son arrivée à Poudlard. Il n'était plus le même, très loin même de l'idée que Voldemort se faisait de lui. Hermione le regardait à présent avec des yeux emplis de rage, et il ne pouvait que lui retourner un regard hargneux. Existait-il un mot pour exprimer la colère et la haine qu'il éprouvait à cet instant ? Pas envers elle – non, il l'aimait bien trop pour cela. Mais envers lui-même. Il se détestait d'avoir un jour pensé qu'ils seraient heureux tous les deux, il se détestait parce qu'il savait que contrairement à Hermione, il n'aurait aucune chance de se tirer ce château.
─Tu savais qui j'étais avant que nous nous embrassions pour la première fois, éructa Drago.
─Je n'ai pas dit le contraire ! Mais tu as changé, et quand je t'entends dire que les propriétaires de Honeydukes n'ont que ce qu'ils méritent, ça me met hors de moi ! Parce que je ne suis pas… je ne suis pas…
─Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, Hermione ! Ils ne le méritent pas, mais c'est ainsi. Tu ne mérites pas d'être ici, moi non plus d'ailleurs. Pourtant nous y sommes !
Hermione avait serré ses petits poings, et il pouvait voir l'étincelle de fureur qui animait son regard. Elle pouvait être intimidante quand elle le voulait. Drago la trouva magnifiquement dangereuse, avec ses yeux assassins, sa posture tendue, sa tête haute sur son cou altier.
─De nous deux c'est quand même bien toi qui a eu le plus de choix.
─Tu crois vraiment ? vociféra Drago. Tu crois que j'ai choisi de naître dans une famille de mangemorts ? Que j'ai eu le choix, quand le Seigneur des Ténèbres m'a apposé sa marque ?
Hermione resta silencieuse un moment. Elle semblait réfléchir, et Drago ne put qu'apprécier ce silence, aussi pénible et tendu fusse-t-il. Elle avait l'air agitée, perdue, en pleine réflexion. Drago ne put s'empêcher de la regarder et de sentir son cœur se pincer à l'idée qu'elle partirait sans lui, et qu'il ne la reverrait peut-être plus jamais. Afin, après de longues minutes silencieuses, Hermione s'assit sur le rebord du lit et poussa un long soupir. Elle enfonça son visage dans ses mains et murmura :
─C'est tout ça… ça me rend folle.
Comme par magie, la tension qui s'était accumulée jusqu'alors retomba légèrement, et Drago sentit ses propres muscles se détendre. Doucement, il vint prendre place aux côtés d'Hermione, et posa une main douce et chaude sur sa cuisse, la pressant légèrement.
─Tu es à cran. On l'est tous. Mais grâce à la carte que vous avez trouvé avec Thaïs, on tient quelque chose et ce n'est plus qu'une question de temps.
Hermione leva doucement la tête et regarda Drago d'un œil grave. Elle avait l'air plus soucieuse que jamais, alors qu'ils n'avaient jamais été aussi près de sortir de Poudlard. Drago sentit un poids tomber dans sa poitrine. Elle lui cachait quelque chose. Mais quoi ? Ses cernes, son teint pâle, les yeux légèrement fuyants…
─Est-ce que… commença Drago en se râclant légèrement la gorge. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais me dire ?
Il avait un ton détaché, mais le reste de son corps criait qu'il n'était pas aussi détaché qu'il ne l'aurait souhaité. Hermione se redressa lentement.
─Oui… souffla-t-elle.
L'air coupable d'Hermione enfonça une lame brûlante dans le cœur de Drago. Qu'avait-elle à cacher qui puisse la mettre dans un tel état ? Le visage d'un autre homme se mit à flotter sous les yeux perdus dans le vague de Drago. Se pouvait-il qu'Hermione ait partagé ses nuits avec un autre, tel que Bartholomew ? Elle passait le plus clair de ses nuits dans la chambre de Drago, alors comment aurait-elle pu trouver le temps ? Non, elle ne pouvait pas. Elle n'était pas ce genre de femme, il le savait.
─Hermione… l'encouragea-t-il doucement.
─Je suis enceinte.
Elle avait lâché ça comme on lâche une bombe. L'air craintif, sans doute apeurée par l'explosion qui s'apprêtait à avoir lieu. Mais Drago n'explosa pas. Il resta de marbre, le visage inexpressif. Hermione le regarda droit dans les yeux à présent, mais il ne la voyait pas. La seule chose qu'il voyait, c'était son ventre, encore plat, et qui, pourtant, renfermait la vie.
─Tu es sûre ? finit-il par demander à voix basse.
Hermione hocha lentement la tête. Elle n'avait pas besoin d'entrer dans les détails, elle était assez intelligente pour ne pas se tromper sur une chose aussi importante, Drago lui faisait confiance pour cela. Ce fut son tour d'enfoncer son visage dans ses mains. Il respira un bon coup, se releva et s'approcha brusquement d'Hermione.
─Alors, il n'y a plus à attendre. Il faut vous enfuir, ce soir.
Sa voix était dénuée d'émotion, il parlait avec automatisme, comme si son cerveau ne réfléchissait qu'à un plan, une stratégie d'attaque ou de défense. Hermione sembla sonnée, et le regarda, ses bras ballant le long de son corps.
─Tu… Tu ne m'en veux pas ? demanda-t-elle, surprise.
Drago, qui faisait déjà les cents pas en réfléchissant à voix haute, s'arrêta brusquement et la regarda de ses yeux clairs.
─T'en vouloir ? répéta-t-il. Aux dernières nouvelles, il faut être deux pour faire un enfant, Granger.
Il afficha ce petit sourire en coin qui lui allait si bien, et qui faisait fondre Hermione. Elle savait que ce n'était qu'une façade, mais c'était exactement ce dont elle avait besoin à ce moment précis. Le voir sûr de lui, pour lui donner à elle aussi le courage dont elle manquait terriblement à cet instant précis.
─Je veux dire …
─Je sais ce que tu veux dire, répliqua Drago en s'empara de sa taille et en l'amenant contre lui. Tu le sais depuis quelques temps j'imagine, devina-t-il.
─C'est Thaïs qui me l'a fait comprendre… Je suis désolée…
─Ne le sois pas. Ce n'est qu'une motivation de plus pour te sortir de ce château.
On sentait tout le désespoir qui parcourait chaque parcelle de leur corps. La tension, l'angoisse de l'échec mais aussi l'excitation se mêlaient à leurs sentiments respectifs. Drago sentit le corps d'Hermione se tendre sous ses doigts, tandis qu'il était lui-même animé par cette envie irrépressible de la serrer davantage encore. A quelques heures de leur évasion, les deux amants n'éprouvaient dès lors plus que l'envie de se perdre l'un dans l'autre.
Drago glissa une main dans la nuque d'Hermione, et plaqua férocement ses lèvres contre les siennes. C'était bestial et sauvage, il n'y avait rien de doux ni de tendre dans ses caresses. Ses mains se refermèrent sur sa chevelure, tandis qu'il la plaquait violemment contre le mur le plus proche. Et Hermione de s'agripper à lui dans l'espoir vain de le conquérir plus encore. Elle monta ses jambes autour du bassin de Drago pour mieux le retenir contre son sein, et ses mains se glissèrent sous sa chemise pour mieux pétrir de ses ongles les chaires déjà profanées de Drago.
x.x.x
─Il faut trouver un moyen de sortir Pansy aussi, dit Drago alors qu'ils étaient à nouveaux tous les quatre réunis dans le bureau de McGonagall, cette fois.
─Elle ne voudra jamais, elle tient bien trop à son nouveau maître, souffla Hermione.
─On l'y forcera s'il le faut. On la mettra sous Imperium.
─Tu n'y penses pas ? demanda Blaise interloqué.
─Si. A la guerre comme à la guerre, répliqua Drago d'un ton dur. On se chargera de son cas plus tard, quand elle ne sera plus entre les griffes du Seigneur des Ténèbres.
Drago se retourna vers le bureau en bois brute de l'ancienne directrice de maison, et jeta un coup d'œil à la carte du maraudeur.
─J'ai étudié les plans. Il y a ce tunnel, que les élèves avaient eux-mêmes construit et menait à la tête de Sanglier. C'est encore le moins risqué. Le pub est en marge du village, et assez à l'écart pour pouvoir prendre la fuite rapidement.
─Où irons-nous ? demanda Thaïs.
─En Irlande, répondit Hermione. Une des tantes de Neville a mis à disposition sa maison de vacances, et c'est devenu l'un des quartiers de repli de l'Ordre. C'est là-bas qu'on pourra entrer en contact avec les membres qui restent.
─C'est peu, souligna Blaise. Combien sont-ils au juste ?
─Je n'en sais rien. Aux dernières nouvelles, Neville, Ginny, Georges et Luna n'étaient pas captifs.
Les autres ne dirent rien, mais chaque avait vite fait de compter qu'ils n'étaient que quatre. Ce n'était pas avec un si petit nombre de Rebelles qu'ils risquaient de gagner une guerre. Mais personne ne souleva la question. Après tout, le premier objectif n'était pas de s'opposer à Voldemort, mais plutôt de s'échapper de son armée. Ils réfléchiraient à la suite, plus tard.
Drago jeta un coup d'œil à sa montre. Il était plus de quatre heures du matin, ce qui leur laissait moins de deux heures avait la sonnerie qui réveillerait les recrues et les formateurs.
─Il faut convaincre Pansy. La fête dans la salle commune est terminée, elle a dut regagner son dortoir.
─Je m'en occupe, dit Hermione, tendue.
─Je viens avec toi, ajouta Thaïs.
─Bien, on se retrouve devant la salle sur demande dans dix minutes.
Les filles acquiescèrent et quittèrent le bureau sur la pointe des pieds. Bientôt, Blaise et Drago se retrouvèrent seuls. Blaise était adossé contre un bureau, les bras croisés sur sa poitrine dans une posture nonchalante qui lui allait bien. Drago, s'assit à moitié sur le bureau, posant ses mains sur les rebords de celui-ci.
─Tu ne le lui as pas dit, devina Blaise d'une voix ferme.
─En effet, répliqua Drago d'un air de défi.
─Quand comptes-tu le faire ?
─Au dernier moment, quand elle ne pourra plus reculer.
─C'est lâche.
─C'est pour ça qu'on était à Serpentard et pas à Gryffondor, grogna Drago avec un sourire aux lèvres.
Mais son sourire ne montait pas jusqu'à ses yeux qui étaient tristes et brillants, loin du regard calculateur que lui connaissait Drago.
─Elle est enceinte.
─Je sais, répliqua Blaise. Thaïs n'a pas tenu sa langue.
Drago aurait pu lui en vouloir d'avoir gardé un tel secret, mais il se souvint que lui-même n'avait pas été très honnête quant à la captivité de Pansy dans les cachots du manoir Jedusor. Avec ce qui était sur le point de se passer, il préféra ignorer ce petit secret que Blaise avait gardé, et s'approcha de son ami d'un pas solennel. Il posa une main sur son épaule et le regarda droit dans les yeux. Avant même qu'il n'eut ouvert la bouche, Blaise prit la parole.
─Je m'occuperai d'eux. D'Hermione et du bébé. Je te le promets.
─Merci… souffla Drago.
─Mais il faut que tu me jures de revenir t'en occuper toi-même, très vite.
─Je ferai de mon mieux, acquiesça Drago. Mais avec ce serment… Cela risque de durer un moment.
─Tu ferais mieux de te dépêcher alors, si tu ne veux pas que ton enfant ne m'appelle Papa, répliqua Blaise avec une lueur de défi dans les yeux.
Un silence s'installa entre les deux amis, tandis qu'ils se regardaient et partageaient ce moment peut-être pour la dernière fois avant longtemps. Quand deux longues minutes se furent écouler, Drago et Blaise bougèrent d'un même geste. Sans un mot, ils quittèrent le bureau et se dirigèrent d'un même pas vers la Salle sur Demande.
x.x.x
Hermione et Thaïs se faufilèrent au milieu des rangées de lits, marchant dans la pénombre sur la pointe des pieds afin de ne réveiller personne. Quand elles arrivèrent devant le lit de Pansy, elles furent surprises de le trouver vide. Les draps n'avaient même pas été défaits, signifiant que Pansy ne s'y était jamais couchée.
─Mais où peut-elle bien être ? demanda Thaïs à voix basse.
─Peut-être qu'elle s'est endormie dans la salle commune des Serpentard ?
Les filles se regardèrent et décidèrent d'un regard de s'y rendre. Elles n'avaient que peu de temps, car bientôt le soleil se lèverait et alors, elles n'auraient plus le temps de prendre la fuite. Pas en plein jour, c'état impensable. Elles coururent à moitié dans les couloirs, leurs pieds faisant le moins de bruit possible sur la pierre lisse et froide qui recouvrait le sol des cachots. Quand elles arrivèrent devant la salle commune, ce fut Thaïs qui se souvint du mot de passe et leur permis d'y pénétrer. La salle était vide, mais son sol était jonché d'éléments rappelant qu'une fête avait bel et bien eu lieu ici. Ici, un verre s'était brisé par terre, là, un mégot de cigarette gisait piteusement au fond d'un verre à moitié vide. Pas de trance de Pansy cependant.
─Blaise m'a dit qu'ils avaient couché Crabbe et Goyle dans leur ancien dortoir. Tu crois que… Pansy aurait pu monter avec eux ?
Hermione hocha la tête.
─Impossible.
─Retournons voir les garçons, on regardera sur la carte si on la trouve.
Elle n'était pas la seule à avoir eu l'idée. Pendant que Blaise faisait les cent pas devant la tapisserie de Barnabas le Follet, Drago examinait la carte avec attention. Ce fut ainsi qu'il vit les deux points de Thaïs et Hermione quitter le dortoir sans Pansy et se rendre dans les cachots de Serpentard. Ce fut aussi ainsi qu'il vit le point de Goyle dans une chambre, et celui de Crabbe dans une autre. Ce dernier n'était pas seul cependant. Tout près de ce petit point, un autre affichait un nom que Drago ne pensait pas voir de sitôt : Bellatrix Lestrange.
Bon, Drago sait pour la grossesse, mais Hermione ne sait pas pour le Serment.
Les choses s'accélèrent, et voilà qu'ils veulent s'échapper le soir même. Pourquoi attendre, me direz vous ? Enfin bon, c'est pas tout, mais pas de trace de Pansy, mais voilà que Bellatrix est dans le lit de Crabbe, encore. C'est le retour de notre couple préféré. Car avouons le, cette fiction n'est qu'un Crabella déguisé en Dramione !
Je répète qu'il n'y aura pas de chapitre dimanche (ou alors s'il y en a un, c'est que j'ai vraiment eu de la chance !). A très vite, donc !
