Après une longue semaine sans chapitre, me voici de retour avec la suite des Soldats de Marbre ! Me voilà de retour en France, sous la chaleur écrasante du soleil du Midi, c'est que je n'avais plus l'habitude moi, il faisait tellement froid en Angleterre !
J'espère que tout va pour le mieux chez vous, que les premières épreuves du bac se sont bien passées pour ceux qui le passent cette année. D'ici quelques jours tout sera terminé, et vous pourrez vous dorer la pilule au soleil !
Pour ma part, je croule sous la préparation de la fête de l'école, sous les livrets scolaires et autre réjouissance. J'ai hâte d'être en vacances haha.
Voici donc le nouveau chapitre, tant attendu je l'espère ! Je remercie les personnes qui ont commenté et encourage vivement ceux qui n'ont encore jamais commenté de le faire, car l'histoire se termine peu à peu !
Lucielct : Je suis ravie que ce rythme te plaise ! Le retour de la médaille c'est que les chapitres sont plus courts, mais j'aime assez ce rythme aussi.
Leolili : Je suis contente qu'il ne t'ai pas déçu ! Et oui c'est le flou haha, je n'ai rien laissé filtrer, j'espère que mes lecteurs ne seront pas déçus !
Slytherin's Heart : Oui l'Histoire d'un Leg ! Ton commentaire me touche vraiment. Il ne faut pas oublier que Drago est quelqu'un de pragmatique, à mes yeux, et ce n'est pas profondément un colérique. Il prend sa part des responsabilités dans cette histoire !
Miss November : Ce n'est pas une obligation de commenter à chaque chapitre ! Mais merci d'être aussi fidèle ! Voici la suite, qui je l'espère te plaira ! Donne m'en des nouvelles.
Acidenette : Et oui ça s'accélère, il le fallait bien, ça commençait à trainer en longueur. Drago est pragmatique et comprend ses responsabilités dans l'histoire et puis c'est un soldat de marbre : il a un objectif, pas le temps de penser ou d'être en colère.
Fleur d'Ange : Crabbe est peut-être une bête de sexe ? Qui sait ? Un Rocco Sifredi Sorcier haha. Je n'en dis pas plus pour Bella et te laisse découvrir le chapitre.
Allieblackpotter : Pour l'instant, il ne pense pas à sa paternité, seulement à l'évasion de ses proches, parce qu'il ne se projette pas aussi loin… Pour Pansy et bien … je n'en dis pas plus, je te laisse lire et me dire ce que tu en penses !
Dame Lylith : Pour l'instant, c'est le calme avant la tempête haha. Et je n'en dis pas plus, mais quelle pertinence dans tes commentaires, je suis fan !
Lili Orya : Bella est toujours là où on ne l'attend pas – ou pas haha. Pour l'instant je n'en dis pas plus, donne-moi des nouvelles du prochain chapitre !
Bonne lecture !
─ Mais que fait ta tante sur cette carte ? demanda Blaise qui avait jeté un coup d'œil par-dessus l'épaule de Drago.
Drago resta interdit, il n'en savait rien lui-même. Elle ne s'était pas présentée à eux, et était venue discrètement pour rejoindre Crabbe dans ses draps. C'était plus qu'étrange, d'autant plus que Bellatrix était de celles qui aimaient soigner leur entrée. Alors que les deux points de Thaïs et d'Hermione regagnaient le couloir pour se rendre à leur tour devant la tapisserie qui cachait l'entrée de la Salle sur Demande, Drago eut soudain un doute. Et si Pansy n'était jamais revenue à Poudlard ? Si c'était quelqu'un sous polynectar depuis le début ? Et que ce soir-là, c'était Bellatrix qui avait pris l'apparence de leur meilleure amie ?
Cela expliquerait son comportement étrange, ses paroles trop attendries vis-à-vis de Lord Voldemort, son regard vif malgré la potion de soumission et le soi-disant lavage de cerveau qu'elle avait subi. Drago sentit son sang ne faire qu'un tour quand une autre question, plus importante que toutes les autres émergea dans son esprit : si ce n'était pas Pansy qui se trouvait dans le château à présent, où se trouvait-elle réellement ? Il sentit sa gorge se nouer à l'idée qu'elle était encore enfermée dans les cachots du Manoir Jedusor, sans espoir d'en sortir…
Drago n'eut pas le temps d'exprimer ses doutes, ni d'en parler avec Blaise, car déjà, les filles arrivaient à l'angle du couloir, et – Drago sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, piquée à l'adrénaline – le point de Bellatrix sortir à son tour des cachots des Serpentard.
─ On ne trouve Pansy nulle part, expliqua Thaïs, le souffle court d'avoir couru dans les couloirs.
Hermione s'était à son tour approchée de la carte que tenait Drago entre les mains, et comme les garçons avant elle, elle ne trouva le point de Pansy Parkinson nulle part.
─ Elle n'a pas pu quitter le château, murmura Hermione d'un air songeur, tandis que ses yeux glissaient sur le parchemin en cherchant désespérément l'étiquette qui indiquerait le nom de Pansy. Elle ne peut pas avoir dispa… Que fait le point de Bellatrix Lestrange dans le Hall d'Entrée ?
Drag ne répondit rien, mais il sentit bientôt le regard d'Hermione se poser sur lui. A regret, il se tourna à son tour pour l'observer, et il vit dans le fond de ses prunelles mordorées qu'elle venait d'arriver aux mêmes déductions que lui, quelques minutes auparavant.
─ Tu crois que … ? commença-t-elle.
Elle ne termina pas sa phrase, peut-être pour ne pas mettre de mot sur ce qu'elle espérait ne pas être vrai. Pourtant, quand elle vit le visage fermé de Drago, elle comprit qu'il pensait exactement la même chose qu'elle. Thaïs et Blaise assistaient, impuissants, à cet échange de regard, et de paroles à demi-mots, sans comprendre les bribes d'informations qui émanaient des deux autres.
─Quelqu'un m'explique avant que je fasse un scandale ? demanda Thaïs d'une voix neutre mais dont le visage était crispé par la concentration.
─ Il n'y a pas de point Pansy Parkinson, expliqua Hermione d'une voix blanche.
─ Mais il y a un point Bellatrix Lestrange, conclut Blaise en jetant un œil à la carte.
─ Oui… Vous vous souvenez quand j'ai dit que la carte ne mentait jamais ? Que même sous polynectar, c'est le vrai nom de la personne qui est indiqué, et pas l'apparence qu'elle a prise ?
Blaise et Thaïs hochèrent docilement la tête, il ne fallut guère plus de quelques secondes pour que leurs yeux ne se mettent à briller et qu'ils comprennent où elle voulait en venir. Thaïs posa une main sur sa bouche pour étouffer un petit cri de terreur, tandis que Blaise s'emparait brutalement de la carte pour l'observer de plus près, à la recherche – vaine – du point de Pansy Parkinson. Il mit plusieurs secondes à relever la tête, le regard dur et calculateur.
─ Elle arrive, dit-il. Elle n'est qu'à deux couloirs d'ici. Il faut partir.
Le regard de Blaise croisa celui de Drago qui palissait à vue d'œil.
Hermione ne se le fit pas dire deux fois, elle fit les trois allers retours nécessaires à l'ouverture de la salle sur demande, en pensant très fort au quartier général de l'Armée de Dumbledore, entrée du passage secret creusé par les élèves plusieurs années auparavant. Bientôt, une porte en bois brute apparut dans le mur, et tous quatre s'y précipitèrent, refermant précautionneusement la porte derrière eux.
Comme si la Salle avait entendu leurs discussions, un judas avait été placé au centre de celle-ci, laissant la possibilité à ses occupants de regarder dans le couloir. Drago se précipita dessus et colla son œil bleu et froid contre le petit orifice camouflé. Il ne fut pas surpris d'y découvrir Pansy, ou du moins, une personne ayant l'apparence de son amie, regardant d'un œil suspicieux chaque recoin du couloir. Il se retourna pour s'emparer de la carte et y jeter un œil : c'était bien l'étiquette de Bellatrix qui apparaissait dans ce même couloir. Ainsi donc, le Seigneur des Ténèbres avait bel et bien envoyé une taupe dans les rangs de son armée, sans doute pour surveiller son poulain dans lequel il n'avait plus placé toute sa confiance.
─ C'est bien Bellatrix, sous polynectar, souffa-t-il comme s'il ne voulait pas y croire.
A tour de rôle, les trois autres jetèrent un œil au travers du judas.
─ Mais où est Pansy, alors ? demanda Blaise d'une voix rauque et tendue.
Personne ne répondit, mais chacun avait une petite idée, de la moins déplaisante, à la plus terrifiante. Dans le meilleur des cas Pansy avait réussi à s'enfuir et avait rejoint l'ordre. Dans le pire des cas, elle était déjà morte, assassinée par les tortures incessantes qu'elle avait dû subir des mois durant.
─ Qu'est-ce qu'on fait ? demanda finalement Thaïs.
─ Rien de moins que prévu. Sauf qu'on part sans Pansy, décréta Blaise.
Il venait de mettre des mots sur ce que personne ne voulait entendre. La déception était palpable. Non seulement Pansy ne serait pas de la partie, mais il était désormais impensable de la sortir d'où que ce fusse, étant donné que le Manoir Jedusor était mieux gardé que n'importe quel autre lieu de Grande Bretagne.
Dans un silence pesant, tous se retournèrent vers le portrait d'Ariana, la sœur de Dumbledore, qui cachait l'entrée du passage secret. D'une main experte, Hermione poussa doucement le portrait qui s'ouvrit sur un long tunnel sombre et humide. Tous quatre regardèrent à l'intérieur, en silence, imaginant ce qui les attendait au dehors.
─ Des Mangemorts vadrouillent jour et nuit à Pré-au-Lard, mais à cette heure si matinale, il y a de grandes chances qu'ils soient moins nombreux et en train de siroter un café aux Trois Balais, dit Drago en jetant un coup d'œil à sa montre. Une fois dehors, il faut que chacun sauve sa peau. Pas de mélodrame, pas d'héroïsme inutile. Prendre la fuite, c'est le seul objectif, et ensuite seulement, rendez-vous en Irlande.
─ Comment on trouve la maison de la tante de Neville ? demanda Thaïs à l'adresse d'Hermione.
─ Je suis gardienne du secret, je vais vous transmettre l'adresse et vous n'aurez qu'à y transplanner. Elle n'a encore jamais été utilisée, personne ne doit soupçonner son existence.
Les autres acquiescèrent, tandis qu'Hermione leur divulguait l'adresse exacte du cottage Irlandais de la famille Londubat. Tous mémorisèrent l'adresse, ou du moins c'était ce qu'imaginait Hermione, car Drago était trop occupé à regarder sa montre et à imaginer la fuite des trois autres, sachant pertinemment qu'il ne pourrait lui-même pas partir.
─ Allons y avant que la sonnerie ne retentisse.
A la file indienne, les quatre sorciers se faufilèrent dans le tunnel et marchèrent en silence sur des centaines de mètres. Drago se demanda combien de temps il avait fallu à des adolescents rebelles pour construire un tunnel d'une telle envergure, tandis que seuls le bruit des cailloux qui crissaient sous leurs pieds venait perturber la quiétude des lieux.
Bientôt, un carré de lumière filtra en face d'eux, sans doute les contours encore flous du portrait d'Ariana conservé par le cadet des fils Dumbledore. Comme elle l'avait fait un peu plus tôt, Hermione poussa à nouveau le portrait, et ils se retrouvèrent bientôt dans l'arrière-boutique poussiéreux du pub miteux. Déjà avant la mort de son propriétaire, la Tête de Sanglier jouissait d'une réputation peu reluisante quant à son hygiène douteuse, mais depuis la disparition de ce dernier, c'était encore pire que dans le souvenir d'Hermione.
Personne n'eut le mauvais goût de faire quelconque remarque cependant, et Hermione s'avança d'un pas rapide vers la porte qui menait vers la salle et le bar du pub.
─ Attend ! dit Thaïs en sortant sa baguette. Préparons-nous à toutes les éventualités.
Elle ne croyait pas si bien dire. Au moment où Hermione s'apprêtait à tourner la poignée, des voix se firent entendre de l'autre côté, sans la salle qui accueillait autrefois les clients. Tous tendirent l'oreille, retenant leur souffle pour ne pas perturber le silence fragile qui s'était installé entre eux.
─ Bellatrix a dit qu'il fallait surveiller tous les commerces. Il devrait y avoir une tentative d'évasion dans les jours à venir.
─ Bellatrix dit un tas de choses, répliqua un second, et bien souvent, c'est sa paranoïa qui parle.
─ Peu importe, grogna le premier. Ce sont les ordres. Et de toute façon, on n'a rien de mieux à faire.
Ils entendirent les deux mangemorts pousser les chaises et vider les placards en fracassant les verres et autres bouteilles sur le sol terreux. Bientôt, les bruits se rapprochèrent, et Hermione eut un mouvement de recul. Quand le porte d'ouvrit enfin, et sans même se concerter, Blaise et Hermione lancèrent un Stupefix sur le premier entrant, tandis que Drago et Thaïs faisaient subir le même sort au second. Le silence ne fut interrompu que par les deux corps massifs et lourds des deux mangemorts qui s'écrasaient sur le sol.
─ Sortons, dit Drago en se dirigeant vers la salle. Vous ne pourrez transplanner qu'une fois atteint la limite du village.
Et ce n'était pas peu dire, car la tête de Sanglier était en marge du reste du Village, et il faudrait traverser tout celui-ci pour gagner l'orée du village et sa zone de transplannage. C'était autant de distance tout au long de laquelle ils prenaient le risque de rencontrer des mangemorts. Une fois dans la rue, baignée dans le clair-obscur du jour levant, Drago jeta un coup d'œil de chaque côté, tandis que son bras se mettait à le démanger, à le brûler même. Tant qu'il ne prenait pas la fuite avec les autres, il ne lui arriverait rien. Mais il ne fallait pas qu'il se fasse repérer, car si quiconque le voyait quitter les lieux en compagnie de deux recrues et d'un formateur, il serait puni à coup sûr.
─ Par ici, murmura Hermione en se faufilant dans les ruelles, rasant les murs, sa baguette prête à lancer un sort.
Ils marchèrent de longues minutes sans jamais rencontrer personne. Aucun d'entre eux n'osa parler, et tous communiquaient au travers de regards et d'expressions faciales. Ils passèrent devant Zonko, puis devant la poste, sans jamais croiser qui que ce fut, ni même entendre le moindre écho d'une voix ou d'un pas un peu trop lourd sur le goudron. Non, en fait Drago trouva cela étrangement simple. Un peu trop, d'ailleurs.
Ses pires craintes se confirmèrent quand, au détour de la dernière ruelle, il aperçut du coin de l'œil un véritable barrage humain qui attendait patiemment devant la zone de transplannage. Parmi la vingtaine de mangemorts qui se trouvaient là, Drago reconnut son propre père, MacNair, Yaxley, Nott, Crabbe père, et au milieu… Pansy Parkinson – ou plutôt, Bellatrix Lestrange.
Drago s'arrêta brusquement, restant à l'abri des regards dans un recoin de la petite ruelle qui faisait l'angle, tendant un bras pour empêcher les autres de passer.
─ On a un comité d'accueil, grinça-t-il entre ses dents.
Et voilà ! Ca va tourner en eau de boudin cette histoire, on dirait bien. Qu'avez-vous pensé du chapitre ? J'espère que vous n'êtes pas déçus après cette semaine d'attente.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et surtout ce que vous imaginez pour la suite ! A dimanche pour le prochain chapitre !
