Coucou les loulous ! J'espère que vous allez bien.
Je vais éviter de faire une introduction de trois pieds de long cette fois-ci (on va pas se mentir, c'était un peu horrible pour le dernier chapitre), donc je vais aller directement aux faits. Cette semaine, on retrouve Dean, Sam, et le corps de Jimmy Novak duquel Castiel a pu s'échapper in extremis, comme vous le savez... Sauf que nos Winchester préférés, eux, ne peuvent pas s'en douter - mais vous allez vite le comprendre en lisant ce chapitre.
Notez le temps qui passe dans ce chapitre. Si vous avez été attentif, vous avez compris qu'il y avait un décalage temporel entre nos deux groupes de protagonistes ; là où l'action commençait, pour Yliana, en Octobre/Novembre, Dean et Sam éprouvaient la chaleur de l'été (à peu près au niveau de Juillet/Août). Dans ce chapitre, enfin, on remet les pendules à l'heure.
Je tiens à vous dire que je ne suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre... je le trouve lent, répétitif, et c'était très difficile pour moi de relier les deux intrigues pour que tout soit clair pour vous. N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez dans les commentaires, pour que je puisse savoir sur quels points je dois insister pour les prochains chapitres qui vont se révéler capitaux pour votre compréhension.
Je vous laisse lire tranquille, et on se retrouve tout de suite en fin de chapitre.
Warning : description implicite de scène de sexe. Sinon, vous vous doutez légèrement, vu le titre du chapitre, que ça va pas être joyeux joyeux.
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Chapitre 10 : Deuil
- Cas ? Cas ?!
Dean secoua le corps sans vie de son amant, un liquide blanchâtre s'échappant des lèvres bleues et entrouvertes. Castiel, les yeux exorbités et le regard vers le plafond, avait complètement cessé de bouger. Il ne tremblait même plus. C'était comme s'il était mort. Comme s'il était mort.
Comme s'il était mort.
Dean donna une nouvelle secousse au corps de l'ange dont la tête roula sur le côté, inanimée. L'espoir fou dans le cœur du chasseur l'empêchait de comprendre ce qu'il y avait devant ses yeux, et pourtant, il le savait. Il le savait, et pire, il ne parvenait pas à l'ignorer.
Il savait bien que ce n'était pas comme cela, qu'un ange quittait un corps humain. Il avait vu l'opération de nombreuses fois, Castiel lui-même le lui avait montré, une fois. L'ange sortait doucement de la bouche de l'humain sous forme de lueur bleue éclatante et filait dans les airs, laissant le propriétaire du corps reprendre doucement conscience. Cela faisait très longtemps que Jimmy Novak n'était plus du tout dans ce corps, et c'était pour ça qu'il ne bougeait plus, mais Dean n'avait pas vu de lumière bleue. Il n'avait pas vu la grâce de Castiel sortir du corps, et les dix dernières minutes avaient été très, très déplaisantes pour Dean. Ce dernier s'était retrouvé incapable de faire quoi que ce soit, incapable de réagir, incapable de faire quelque chose pour calmer la douleur de l'ange.
Il réalisa que sa bouche était ouverte dans une supplication muette, une prière qui ne dépassait pas sa gorge. Ses doigts, crispés sur le trench coat de Castiel, devenaient de plus en plus blancs à mesure que le sang les quittait. Il voulut donner une autre secousse, crier encore le nom de Castiel, encore, et encore, et encore, jusqu'à ce que sa voix lui fasse défaut, jusqu'à ses bras soient engourdis, jusqu'à ce que…
Mais c'était inutile. Il le savait. Le froid l'envahit et fit se dresser les cheveux sur sa nuque, alors qu'il réalisait.
Castiel… Castiel était encore à l'intérieur de Jimmy Novak lorsque les convulsions avaient commencés. Quelque chose l'avait retenu à l'intérieur, quelque chose de très puissant, et il n'avait pas pu se libérer, et maintenant, maintenant…
Maintenant, le vaisseau était épuisé. Le corps de Jimmy Novak, sans vie, ne pouvait plus accueillir d'ange. Mais si Castiel était encore à l'intérieur, s'il y était prisonnier… qu'était-il devenu ?
- Cœur ?
Pouvait-il être … ?
Soudain, la porte s'ouvrit à la volée, faisant sursauter Dean qui agrippa fermement le corps de Castiel. Sam fit irruption dans la pièce. Il avait couru.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? S'inquiéta-t-il, essoufflé. J'ai entendu des cris…
Ce fut au moment où le regard de Sam tomba sur le corps de Castiel entre les bras de Dean que ce dernier laissa échapper une larme. Une unique, silencieuse larme. Ce corps entre ses bras devint soudain un fardeau, un énorme et lourd fardeau dont ses bras avaient besoin de se débarrasser, mais il ne pouvait se résoudre à le poser au sol. Sa vision se fit de plus en plus floue à mesure que les larmes emplissaient ses yeux, jusqu'à ce qu'elles débordent. Tout d'un coup, ce n'était plus une larme, mais une rivière, et Dean n'arrivait plus à s'arrêter, parce qu'il savait que… il savait que…
- Son cœur ne bat plus, fit la voix de Sam, lointaine.
Dean se rendit compte que son frère avait posé deux doigts sur la gorge de Castiel. D'un geste brusque, il tira le corps vers lui. Personne n'y toucherait. Non. L'ange était encore là. Il était encore là.
- Où est Cas ?
Dean déglutit mais ne put se résoudre à prononcer les mots qui allaient le faire pleurer davantage. La phrase dans sa tête sonnait déjà comme une sentence de mort, qu'arriverait-il si les mots dépassaient ses pensées ?
Castiel… Son ange était-il parti ? Etait-il toujours à l'intérieur, prisonnier d'un corps mort ? Etait-il parti ? Parti où ? Pour combien de temps ?
Qu'est-ce qu'il s'était passé ?
- Dean !
Mais Dean ne voulait rien entendre, non, et surtout pas la voix de Sam, ce n'était pas la voix dont il avait besoin. Il pouvait presque entendre la voix grave et douce de Castiel, la voix qu'il prenait lorsque ses cuisses tapaient sur l'arrière des siennes, lorsque ses mains appuyaient sur ses hanches et lorsqu'il se penchait pour que son torse touche le dos de Dean, lorsque ses doigts s'aventuraient dans ses cheveux pour finir par tirer, tirer… Mais ce n'étaient pas les mains de Castiel, dans ses cheveux, c'étaient les siennes, et il tirait, tirait, encore et encore, sentant la brûlure sur son crâne, mais il ne pouvait pas s'arrêter, il n'y arrivait plus…
Les mains de Sam encadrèrent son visage tendrement, mettant brusquement fin au bourdonnement dans ses tympans. Dean n'avait même pas remarqué le bourdonnement. Ni même le fait que ses bras étaient levés. En fait, il ne s'était pas rendu compte qu'il avait lâché Castiel et qu'à présent, son corps reposait sur le sol, inanimé, froid, dur, mort.
Il leva les mains vers lui pour le reprendre dans ses bras, mais le corps de son frère l'en empêcha.
- Dean, Dean, je suis là, explique-moi, explique-moi ce qu'il s'est passé…
Lentement, le chasseur retrouva la sensation de l'ouïe, et put comprendre les mots que Sam lui articulait en continu. Cependant, il ne pouvait empêcher son regard de tomber sur le corps.
- Il est… Il est…
Sa voix, grave, enrouée, comme s'il n'avait pas parlé pendant des mois, lui paraissait étrangère à présent que Castiel n'était pas là pour l'écouter. Il prit une grande inspiration et se dégagea des mains de Sam. Il se trouvait bien pathétique, assis à même le sol, comme si plus rien ne pouvait l'empêcher de tomber, comme si plus rien ne pouvait le pousser à se relever.
- Je ne sais pas où il est, lâcha-t-il enfin.
Il faillit laisser échapper un sanglot, un vrai sanglot, un sanglot bruyant et déplacé, lorsqu'il s'entendit constater l'évidence. Mais il se retint. Sam était là, Sam pouvait encore faire quelque chose, tout n'était pas perdu, et si, et si… ?
Sam porta une main à sa bouche et se couvrit les lèvres, les yeux écarquillés. Il savait ce que cela voulait dire. Il savait que Dean ne pourrait pas laisser les mots sortir si le doute ne le hantait pas.
- Est-ce que Cas est… ?
Mais Dean ne lui laissa pas l'occasion de terminer sa question. Non, Castiel n'était pas terminé, Castiel n'avait pas fini, Castiel allait revenir et il pouvait faire quelque chose. Comme toujours. Ils trouvaient toujours quelque chose à faire, ils étaient les frères Winchesters et rien ne pouvait les arrêter.
Et même si Castiel était mort, ils le ramèneraient à la vie.
Le cœur battant à tout rompre, il croisa le regard de Sam. Les larmes dans les yeux de son petit frère le désarçonnèrent et faillirent le faire changer d'avis, mais non, il ne pouvait pas abandonner son ange. Sa vie n'avait plus aucun sens, s'il le faisait.
Il prit une grande inspiration et expliqua mot pour mot ce qu'il venait de se produire et ce qu'il en avait compris. Et quand il eut terminé, il n'attendit pas la réaction de Sam – il courut à la bibliothèque.
- Dean. On ne sait pas s'il est vivant ou non.
Pour la énième fois dans la journée, Dean leva la tête des livres dans lesquels il s'était noyé et fixa Sam, les yeux mi-clos. Le chasseur ne comprenait tout simplement pas pourquoi son petit frère ne passait pas du temps à faire des recherches, lui aussi. Tout indiquait l'espoir, et après tout, un ange ne mourrait pas comme ça, non ? Castiel n'était pas mort. Et il y avait du travail.
- S'il était vivant, il nous aurait fait signe…
- Peut-être qu'il essaie et qu'il n'y arrive pas.
Dean avait l'impression d'être coincé dans une boucle et de revivre sans cesse la même conversation avec Sam.
- Ecoute, Sammy, j'vais pas abandonner Cas aussi facilement. Il est…
Il allait dire « important pour moi », mais réalisa que Sam le savait déjà. Hors du couple qu'ils formaient, le fait que Dean ait la tête dans trois livres différents le prouvait bien assez bien.
Sam s'assit devant lui et prit un livre, mais ce n'était qu'un réflexe. Quelques secondes plus tard, il l'interrompit à nouveau :
- On ne sait pas où chercher, et rien n'indique qu'il y a quelque chose de surnaturel là-dessous…
- Bien sûr que si, renchérit Dean en coupant la parole de Sam. Les anges ne meurent pas comme ça. Point à la ligne.
Mais cette fois-ci, il ne replongea pas dans l'énorme grimoire posé sur la table en face de lui. Non, cette fois-ci, une pensée folle venait de le traverser, mais il ne savait pas s'il pouvait… l'exprimer à voix haute, peut-être… peut-être était-ce stupide, peut-être était-ce fou et que ça n'avait aucun rapport…
- Qu'y a-t-il ? Fit Sam, confronté à l'expression d'heureuse surprise de Dean.
- Et si, commença Dean avant de s'éclaircir la gorge, et si c'était Crowley ?
Sam haussa un sourcil, sceptique.
- Comment ça, Crowley ?
- Regarde, réfléchit Dean à voix haute. Ca fait quelques mois que ce fils de pute nous harcèle, et on n'a jamais compris pourquoi. Et dans le même temps, il arrive quelque chose à Cas ? C'est pas logique.
Sam parut se réveiller brusquement. Il porta la main à son visage et commença à se masser la base du nez :
- J'avais complètement oublié… Dean, je crois que Crowley veut nous éloigner d'ici. C'est pour ça qu'il nous envoie des simples notes : il ne veut pas nous tuer, il voulait juste faire en sorte qu'on ne soit pas au bunker quand…
- Attends, attends, ralentis ! T'es en train de me dire que cet enfoiré sait où est le bunker ?
Sam se tut un instant, pensif, avant de répondre :
- Non, je ne pense pas. En revanche, il connaît la région. Les démons qui nous ont interpellés étaient tous des jeunes, et il y a une fac dans la ville la plus proche.
Dean ne se relaxa pas pour autant. Il fit signe à Sam de continuer, sa jambe tapant contre le pied de la table à un rythme régulier.
- Crowley voulait nous éloigner du bunker, et juste au moment où on ne devrait pas y être, il arrive quelque chose à Cas.
- Mais Cas peut aller où il veut, et si Crow – l'autre l'enfoiré veut nous éloigner du bunker, il faudrait d'abord qu'il sache où il se trouve. Y'a un truc qui colle pas.
Sam se mordit la lèvre inférieure. Dean avait raison, il y avait autre chose, mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus. Comment avait-il pu être aussi bête et oublier complètement les recherches qu'il faisait juste avant qu'il entende Castiel hurler ?
Les heures passèrent rapidement. Dean et Sam ne prononcèrent pas un mot de la soirée. Maintenant qu'il semblait que tout soit lié, ils devaient encore trouver comment, et c'était probablement la chose la plus difficile à faire. Lorsque leur mal de tête atteint des records, ils se servirent chacun une bière dans la cuisine.
- Il va falloir faire quelque chose pour le corps de Jimmy, fit Sam.
Dean lui servit un regard agressif :
- On le touche pas pour le moment. Pour ce qu'on en sait, Castiel est toujours dedans.
- Il ne peut pas rester dans le frigo longtemps, Dean. Il va s'abîmer.
- Pas si Cas est dedans.
- Et si Cas est trop faible pour se guérir ? S'il est dedans, il n'arrive même pas à en sortir !
- Peut-être, rétorqua Dean, profondément agacé. Mais pour le moment, on le garde. C'est tout.
La conversation était vaine et Sam le savait très bien. Il soupira longuement et amena sa bière jusqu'à leur table d'étude, où il dut dégager quelques gros volumes afin de lui trouver une place.
Il se figea dans son geste. Si Castiel… mais oui, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?
- Dean ! Cria-t-il, brisant brusquement l'ambiance morose et le silence angoissant du bunker. Et si c'était Crowley, qui bloquait la grâce de Castiel à l'intérieur de Jimmy Novak ? Et comme son corps est trop faible… Peut-être qu'il ne peut tout simplement pas donner de signe de vie ?
Dean accourut tout en écoutant attentivement la théorie de son frère, mais ce dernier constata assez rapidement qu'ils avaient une piste.
Quelques heures plus tard, alors que la nuit était déjà bien avancée, Dean s'endormit sur les livres. Sam ne le réveilla pas. Son grand frère était psychologiquement exténué, rongé d'inquiétude, et il ne l'avait jamais vu lire aussi longtemps. Qu'il s'endorme n'était que la suite logique des évènements.
Lui, cependant, ne dormait pas. Il savait qu'il pouvait aussi faire des recherches le lendemain matin, une fois reposé, mais il avait besoin de le faire maintenant. Le fait de voir Dean aussi fatigué, la tête dans le livre qu'il feuilletait juste avant d'y tomber, le poussait à continuer à chercher. Si Dean ne pouvait pas le faire, lui, il le pouvait.
Dean et lui avaient conduit jusqu'à un croisement, persuadé que s'ils convoquaient Crowley, ils pourraient lui faire cracher ce qu'il préparait, mais le roi des Enfers n'avait pas daigné répondre. Il n'était tout simplement pas venu. Sam n'était pas bien sûr de comprendre comment cela était même possible. Mais là n'était pas le plus important – à présent qu'ils étaient sûrs de n'obtenir aucune aide venant de Crowley, ils devaient redoubler d'efforts dans leurs recherches.
Sam avait de l'espoir. Ou du moins, il avait envie d'en avoir. Il aimait Castiel, c'était un ami très proche, mais la perte d'un ami n'avait rien à voir avec la souffrance sur le visage de son frère. C'était pour cela qu'il ne pouvait pas se permettre de perdre espoir. C'était pour cela qu'il s'obligeait à penser positivement, même s'il n'y croyait que très peu.
Les faits étaient là – aucun d'entre eux ne savaient si Castiel était encore vivant, et s'il l'était, ils ne savaient pas où il se trouvait. L'ange pouvait tout aussi bien avoir été capturé par Crowley pour ils ne savaient quelle raison, au même titre qu'il pouvait se trouver dans le corps de Jimmy Novak, dans leur réfrigérateur au sous-sol. En fait, plus Sam y réfléchissait, plus il se disait qu'il n'y avait plus q'une très mine chance que Castiel soit vivant. Il était d'avis que si l'ange existait encore, il leur aurait envoyé un signe. N'importe quoi. Juste faire vaciller les lumières du bunker aurait suffit. Mais ils n'avaient rien. Ils n'avaient rien, et Sam avait peur de devoir réveiller Dean avec la certitude sous-jacente que Castiel était mort.
Cela faisait des heures et des heures qu'il cherchait un moyen de bloquer la grâce d'un ange à l'intérieur d'un corps humain, et il ne trouvait toujours rien. Plus la nuit avançait, plus il se disait que c'était tout simplement impossible, et que les cris d'agonie de Castiel n'était pas dus à la douleur de son corps, mais bien à la destruction de sa grâce. Peut-être était-il resté trop longtemps dans le vaisseau instable. Crowley y avait sûrement joué un rôle. Mais il ne savait pas, et plus que tout, il détestait ne pas savoir. Il avait besoin de certitudes sur lesquelles baser sa vie, mais il ne savait rien et il ne savait plus. Il ne pouvait même pas faire un effort pour Dean.
Les heures passèrent, et avec eux les jours. Sam ne trouva rien dans ses livres, et Dean se renfrognait un peu plus à chaque instant. Au fur et à mesure, Sam en vint même à penser que la mort de Castiel aurait dû être brève et nette, au lieu de leur laisser cet espoir fou. Chaque matin où il ne retrouvait pas Dean la tête sur un livre, son grand frère sortait de sa chambre les yeux gonflés, les paupières rougies et les yeux encore humides. Il ne savait pas. Il ne pouvait pas savoir.
Dean ne voulait pas que Sam le remarque, mais ce dernier n'était pas dupe – il le voyait s'isoler tous les jours et descendre au sous-sol, là où était entreposé le réfrigérateur. Là où le corps de Castiel se trouvait. Sam ne savait pas si son frère cherchait un signe de vie ou simplement du réconfort dans la vue du visage d'un être aimé, mais toujours était-il qu'il ne savait pas, et que la certitude de ne pouvoir être sûr le rongeait de l'intérieur.
Quelques jours plus tard, Sam dut momentanément s'arracher à ses livres pour sortir et aller les ravitailler en nourriture. Et heureusement qu'il le fit.
Il ne se fit pas attaquer une nouvelle foi, cependant, il prit le journal du matin ainsi que des trois autres jours qu'ils avaient manqué et les ramena chez lui. Il n'avait pas vraiment envie de lire le journal. L'acheter était simplement devenu un réflexe, au même titre que le lire. Mais en rentrant, il constata que s'asseoir à la table de la cuisine, le journal entre les mains, avait quelque chose de rassurant. L'habitude, sûrement.
Il ouvrit directement la page des faits divers. Il y avait beaucoup, beaucoup d'accidents de voitures dans la région, notamment certains qui impliquaient des animaux, il y avait aussi plusieurs agressions, un mari qui avait tué sa femme sous le coup de la colère et à la suite d'une dispute, une femme qui avait dû se faire hospitaliser à cause de boules de geishas, une autre qui…
Il soupira longuement. Il n'y avait rien d'intéressant. Habituellement, c'était comme ça qu'il repérait leur prochaine affaire, mais même les faits les plus extravagants n'avaient rien de démoniaque, satanique ou spirituel. Il referma le journal, le reposa sur la table, et prit le suivant.
Le gros titre attira immédiatement son attention, car le nom de la ville voisine de l'endroit où ils se trouvaient y figurait. Les sourcils froncés, il considéra le titre d'un air sceptique.
- « Massacre sur la colline » ? Fit-il à voix haute sur un ton dédaigneux. C'est une blague ?
Il roula des yeux, puis lut l'article correspondant jusqu'au bout.
Il reposa le journal, les yeux écarquillés, le regard dans le vide.
Il était tôt, bien trop tôt pour que Dean se réveille, mais Sam ne pouvait attendre. Ils avaient quelque chose. Ils avaient quelque chose.
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Et me revoilà. Rien que pour vos beaux yeux.
Je trouve ce chapitre d'une maladresse... argh. J'ai eu du mal à l'écrire, et encore plus de mal à le corriger. J'espère que ce n'était pas trop mauvais quand même :X.
Comme vous venez donc de le comprendre, Sam vient de prendre connaissance du massacre sur la colline, auxquels Yliana et ses amis ont été confrontés dans le tout premier chapitre de cette fic. Souvenez-vous, Alex parlait de cinq personnes, ce qui lui a fait penser à un pentacle. Souvenez-vous aussi, Castiel était poursuivi, sous sa forme de grâce, par cinq "choses" avant de se trouver un vaisseau à peu près consentant. Je ne vous en dis pas plus, vous avez sûrement fait le lien.
Sinon, Dean est tristesse, tristesse est Dean, en même temps, il n'a aucun moyen de savoir si son ange est toujours en vie, et où il se trouve. Heureusement que Sam est là, et tient son aîné à bout de bras pour ne pas qu'il s'effondre de chagrin et d'angoisse.
Comme d'habitude, merci d'être passé, merci d'avoir lu, et n'oubliez pas de commenter ! Dites-moi quels sont vos idées sur ce qu'il va se passer, ce qui est en train de se passer, mais aussi partagez avec moi votre avis sur ce chapitre, et même sur la fic en général ! Je suis toute ouïe.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
