Coucou les loulous !

Je suis un peu en galère concernant les cours, les partiels et tout ça, du coup je vais faire un toute petite introduction.

D'abord, merci infiniment à courtney ackles pour m'avoir laissé non pas une, non pas deux, mais bien QUATRE REVIEWS ! J'ai décédé de bonheur, c'est trop trop cool. Merci beaucoup beaucoup beaucoup - je suis très contente que ça te plaise pour le moment ! Et moi aussi, il me tarde que vous découvriez comment toute la bande va comprendre pour Alice... héhé. Machiavélique, moi ? A peine. N'hésites pas à commenter de nouveau, j'adore !

Petit récap : La dernière fois qu'on voyait Sam et Dean, souvenez-vous, on "remettait les pendules à l'heure" avec un chapitre dans lequel le temps passait très rapidement après l'accident de Castiel (Oui, je sais pas comment appeler ça autrement sans vous spoiler). A la toute fin dudit chapitre, Sam tombait sur la une d'un journal quotidien, intitulée "Massacre sur la Colline", qui faisait bien sûr référence aux événements du tout premier chapitre. Il décidait d'aller prévenir Dean. On se retrouve directement à ce moment-là, avec un Dean pas bien réveillé et de mauvais poil...

A tout de suite en fin de chapitre, je vais avoir plusieurs choses à dire. Bonne lecture !

Warning : aucun en particulier. Dean est un angsty emo teen mais vous le saviez déjà.


Chapitre 12 : Le lien

Dean courait. Il courait vite. Il courait depuis longtemps. Il courait sans s'arrêter.

Il ne se souvenait plus pourquoi il courait, il ne savait pas s'il courait parce qu'il poursuivait ou suivait quelque chose, ou quelqu'un. Il avait oublié. Mais cela ne l'arrêtait pas, non – il continuait de courir, dépliant ses jambes, tendant ses muscles jusqu'à l'extrême. Il était fatigué, essoufflé aussi, mais l'idée de s'arrêter ne se présentait pas à son esprit. Il était trop occupé à courir.

Autour de lui… il ne savait pas. Il ne voyait pas, et il n'entendait pas. Il courait, c'était tout ce qu'il savait, c'était sa seule et unique certitude. Il ne sentait même pas le frottement des vêtements, s'il en avait, sur sa peau, il ne sentait pas l'air pénétrer ni sortir de sa poitrine. Il n'y avait que ses muscles et ses efforts. Rien d'autre.

Une jambe, puis l'autre, il forçait, il forçait pour se pousser de plus en plus loin, sans rien attendre de la fin de sa course. Il n'y avait pas de fin, et s'il y en avait une, Dean s'en fichait. Il courait. Encore, encore, une jambe, puis l'autre, il se projetait toujours plus loin.

Castiel.

Il courait sans s'arrêter, sans réfléchir, sa concentration toute entière dirigée dans ses jambes et ses bras, dans les efforts que son corps mettait en œuvre pour le faire avancer toujours plus loin. Le vent ne fouettait pas son visage – il n'y avait pas de vent. Pourquoi y aurait-il du vent ? Le vent ne servait à rien. Il n'avait besoin que de courir.

Castiel.

Il cligna des yeux impatiemment. Il n'avait besoin que de courir. Pourquoi, pour qui, contre qui, comment, il s'en fichait. Il devait courir.

Castiel.

Sa propre main rencontra violemment sa joue. Il secoua la tête.

Castiel.

Non… ?

Castiel.

- Dean, Dean, réveille-toi enfin, il faut qu'on aille là-bas !

Dean enfonça la tête dans le coussin et rabattit la couverture sur lui, les poings fermés, comme s'il voulait y conserver le sommeil. Pourquoi est-ce que son frère se sentait obligé de le réveiller brutalement, comme ça ? Il rêvait. Il faisait un beau rêve, il en était très satisfait, et il voulait y retourner. Il voulait juste que Sam le laisse tranquille.

- Grmblmbl, ordonna-t-il, bourru.

Il entendit distinctement Sam claquer de la langue, et sans avoir besoin d'ouvrir les yeux, il devina l'expression de son visage. Merde. Voilà, il était réveillé.

- Dean, allez, dépêche-toi, je crois que je sais, je crois que j'ai compris…

Dean puisa dans son énergie matinale pour lever un bras hors de la couverture et adresser un doigt d'honneur à son petit frère. Signe universel de « fiche-moi la paix, je dors ».

Aujourd'hui, il n'avait pas encore ouvert les yeux, mais il avait déjà décidé qu'il détesterait tout. Tout, sans exception. Que la planète entière aille se faire voir. Aujourd'hui n'était pas un bon jour. Qu'on le laisse tranquille, sinon, si jamais on venait à tester le tranchant de sa lame…

- Dean, arrête avec tes bêtises, et réveille-toi – je crois que je sais ce qui est arrivé à Castiel !

Castiel.

Dean aurait pu jurer que ses entrailles s'agitaient d'elle-même sous sa peau. Castiel. Ce qui était arrivé à Castiel. Il serra les poings quand il se rendit compte qu'il tremblotait.

- Cas ? Finit-il par marmonner.

Le sourire compatissant qu'il devina, les yeux toujours clos, sur le visage de son frère lui donna envie d'enfoncer son poing dans quelque chose, quelque chose de dur, et vite.

- Oui, Castiel. Je sais ce qu'il s'est passé. Lève-toi, et on en parle.

Sam quitta la pièce en moins de temps qu'il en fallut pour que Dean se rende compte qu'il était parti. Il ferma ses pensées et se leva d'un bond. Il était parfaitement réveillé, à présent, même si Sam… même s'il y avait de l'espoir, il aurait préféré resté couché, il aurait préféré dormir encore et ne pas se réveiller, rester au chaud sous la couverture.

Il aurait préféré courir encore, sans obstacle, ni cause.


Quelques heures plus tard.

Dean mit le contact, légèrement agacé. Vraiment ? Ils aidaient les citoyens, et c'était de cette manière qu'on les remerciait ? Il n'avait rien fait, il avait bien le droit de regarder les jolies filles qui se trouvaient autour de lui, non ?

D'un geste vif, il alluma l'autoradio et doubla le volume. Les premières notes du dernier album de Black Sabbath envahirent l'habitacle, et Dean ne se concentra que sur les paroles et la musique.

If you don't know

Which way to go

You may feel lost and confused,

No second chance, no time to lose…

- Dean. Baisse le son.

L'interpellé fit comme s'il n'avait rien entendu en prenant la route du bunker – chose tout à fait probable, considéré le volume absolument outrageux de la station radio – et commença à taper sur le volant au rythme du morceau. Balançant sa tête d'avant en arrière, il s'appliqua à oublier tout le reste. Soudain, il avait besoin de s'évader – soudain, s'il ne s'évadait pas, il allait hurler sur Sam, il allait laisser sa colère vomir hors de lui, et il n'avait pas le droit de faire ça. Alors là, tout de suite, il n'y avait rien que lui, l'Impala, la musique, et il était libre.

- Dean !

Il soupira. Pendant une très petite fraction de seconde, il avait presque cru pouvoir tenir tout le long de la chanson. Mais non. Ses responsabilités revenaient au galop, et il n'avait pas droit à une seule seconde de répit.

Avec un grand regret, Dean réduit le volume de la musique à un débit infime. Habituellement, il n'aurait baissé ce fichu volume que très peu – les occasions d'agacer son petit frère n'étaient pas à prendre à la légère – mais cette fois, il ne pouvait pas décemment ignorer tout ce qui leur arrivait depuis quelques semaines. Et même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu.

Sam, à sa plus grande surprise, ne dit rien, ne lui reprocha pas la musique, ni même son air renfrogné. Cependant, il n'afficha pas son air compatissant habituel – il entama la conversation, l'air de rien. Dean lui en fut étrangement… reconnaissant.

- La meilleure chose à faire, maintenant, c'est d'attendre que Cas revienne.

- S'il revient, grogna Dean dans sa barbe.

Aussitôt que les mots franchirent ses lèvres, il les regretta. Entendre sa propre voix douter, s'entendre lui-même prononcer les mots fatidiques, fit trembler ses mains sur le volant. Il resserra sa prise sur celui-ci.

Bien sûr qu'il était sceptique. Comment aurait-il pu ne pas l'être ? Cela faisait presque une semaine qu'il ne savait pas si l'ange était vivant ou pas, et s'il l'était, où il se trouvait, ni ce qu'il faisait, ni s'il allait bien, ni… Il ne savait rien. Et Sam avait beau lui servir ses yeux de chien battu autant qu'il voudrait, cela ne changerait rien au fait que Dean était terrifié à la simple idée de l'espoir.

Alors en parler ? Hors de question.

- Dean… Il va revenir. La nuit d'il y a quatre jours, c'était trop étrange pour être une mort, et avec ce rituel, on ne peut pas savoir…

- Justement, coupa Dean, on ne peut pas savoir. Et si le rituel avait marché, et qu'il était vraiment bloqué dans son corps ?

Sam s'apprêtait à rétorquer quelque chose, mais il ferma la bouche en comprenant que son frère était loin d'avoir fini.

- Cet espèce d'enfoiré de Crowley – pardon, Bébé – s'est démerdé pour trouver un rituel qui peut bloquer un ange dans son vaisseau. Ok, jusque-là, je suis. Ensuite, il décide de l'utiliser sur Castiel. Pourquoi pas, c'est pas comme s'ils se chantaient des berceuses tous les soirs non plus… Le fait que ça tombe pile au moment où Cas doit changer de vaisseau, ça peut pas être une coïncidence. Il était épuisé et affaibli. En le bloquant dans son corps, il a voulu être sûr et certain de le tuer, ou au moins de le mettre hors d'état de nuire. Pourquoi, j'en sais rien, mais voilà où on en est. Et jusqu'à présent, rien ne nous dit que cet enfoiré de Démon de mes deux a pas réussi son coup. Pour moi, la grâce de Castiel est toujours en lui – dans son corps – dans Jimmy – dans le vaisseau – oh, merde, quel bordel ! La seule chose qu'on peut faire maintenant, c'est annuler ce fichu rituel. Il faut que Cas sorte de là et trouve un corps habitable.

Sam pinça les lèvres et hésita un instant avant de répondre :

- Tu ne crois pas que si Castiel était toujours là, il nous ferait signe ?

- Pas s'il est trop faible pour le faire. Et s'il était sorti, il serait déjà avec nous.

Sam se gratta le dos de la main, hésitant. Dean avait raison pour cette fois, mais quelque chose ne collait pas.

- Tu ne m'avais pas dit qu'il n'aurait aucun souvenir sensoriel pour nous retrouver ? Il est peut-être juste perdu…

Dean inspira brusquement et bruyamment par les narines.

- Pas convaincu, grogna-t-il.

Ils arrivèrent enfin au bunker. Sam claqua la portière tout en continuant à démanger le dos de sa main.

- Tu connais aucun moyen d'inverser le sceau ? Reprit Dean après une courte interruption. Pour le laisser sortir ?

- Dean, il faut que tu arrêtes de t'attacher à son corps, fit Sam en évitant de répondre à la question. Si Cas est bloqué quelque part, ce n'est pas dans Jimmy.

- T'as aucune preuve de ça ! Grogna brusquement Dean.

- Bien sûr que si, j'en ai, tu ne veux juste pas les entendre.

- Bah vas-y, j't'écoute !

Sam se tut et considéra son frère un instant. A mi-chemin entre l'entrée du bunker et la portière de l'Impala, il avait croisé les bras, et sa colère était palpable. Sam se demanda un bref instant s'il n'allait pas rester dans la voiture.

- Si le plan de Crowley avait réussi, il se serait déjà passé quelque chose. Ca fait une semaine que personne ne nous a attaqué, le corps n'a pas disparu, et rien ne montre qu'une apocalypse est sur le point d'arriver. Tout ça, ça veut dire que Crowley a échoué…

- Non. Ca veut rien dire. Il est tordu, Sam, tu sais que ça veut rien dire.

- Mais non, écoute-moi…

Mais l'attention de Sam fut doucement portée autre-part. Le dos de sa main commençait à le démanger sérieusement, et s'il continuait à se gratter, il allait bientôt s'arracher la peau. Il entendait Dean parler, rétorquer avec colère pour cacher un ton anxieux, mais Sam n'écoutait plus. Il n'arrivait plus à détecter les mots. Il n'y avait plus de…

- Argh !

Il lui fallut un certain temps pour se rendre compte qu'il était tombé à genoux et qu'il se tenait la tête entre les mains. En fait, il retrouva une partie de sa conscience à l'instant même où Dean posa la main sur son épaule.

- C'est quoi, ça ? Marmonna-t-il entre ses dents.

Le dos de sa main le faisait désormais souffrir le martyre, mais ce n'était pas le pire, loin de là – une impression de trop plein envahissait son esprit, comme s'il avait soudain trop de pensées pour que celles-ci soient contenues dans une seule et même tête. Il n'y avait aucun bruit, aucune odeur, rien, pourtant tous ses sens était à fleur de peau, et c'était peut-être cela qui était insupportable – il ne sentait rien.

- Sam ! Reviens, bordel, reviens !

Et soudain, la douleur s'arrêta.

Les oreilles sifflantes, Sam ne bougea pas pendant un certain temps, les mains toujours pressées sur ses tempes. Il tremblait, mais ce n'était pas de froid.

- Sam ? Parle-moi !

L'interpellé relevant doucement la tête. Il s'attendait déjà à une migraine qui le tiendrait sûrement éveillé la nuit prochaine, mais il leva les yeux quand même – un éclair de douleur lui foudroya le front, et, comme il s'y attendait, le dos de sa main.

- Il s'est passé quoi, là ? Se calma Dean en comprenant que la crise était terminée.

Sam sourit.

- Il est vivant. Castiel est vivant.


Dean, interloqué, referma la porte derrière lui avant de poursuivre un Sam fébrile dans le bunker.

- Sammy, ça a aucun sens ! Comment est-ce qu'il aurait pu te contacter ? Et puis pourquoi te contacter comme ça ? Et puis merde, ça veut rien dire, même si c'était Cas, et encore, permets-moi d'en douter, une démangeaison sur le dos de la main, ça peut vouloir dire tout et n'importe quoi. Tu peux pas savoir où il est comme ça…

- Peut-être, mais je sais qu'il est vivant ! Lui répondit son frère, déjà dans la cuisine pour se servir un grand café.

Dean longea le couloir et pénétra à son tour dans la cuisine. Le pli entre ses sourcils, causé par plusieurs nuits au sommeil trop léger et une migraine terrible, s'accentua encore, si c'était possible.

- Comment est-ce que tu sais que c'est lui ? S'enquit-il d'une voix neutre.

Si c'est lui, pourquoi est-ce que moi, je n'ai rien senti ?

- Parce que le dos de la main ? C'est à cet endroit qu'il m'a touché, lorsque j'étais… dans la cage. Avec Lucifer.

Dean déglutit de manière imperceptible. Il s'assit, lentement, comme si tout allait bien, comme s'ils ne venaient pas de recevoir un signe de vie de Castiel, comme s'ils venaient de rentrer d'une énième mission satisfaisante. Il aurait voulu pouvoir se rassurer, appeler Cas dans son esprit, puis sourire à la simple idée qu'il était à présent sûrement dans sa chambre, à l'attendre, comme de nombreuses fois déjà. Il aurait donné n'importe quoi pour pouvoir oublier le corps de Castiel dans le frigidaire, la sensation du poids mort dans ses bras, l'absence insoutenable de son ange lorsqu'il s'endormait sur un coin de son lit et se réveillait pour ne trouver que des draps froids à ses côtés.

Inconsciemment, il porta la main à son épaule gauche, là où l'empreinte de la main de Cas était gravée, brûlée, imprimée en lui. Il se mordit la lèvre. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que lui ne sentait rien ? Pourquoi, alors qu'il lui semblait qu'il était prédisposé à recevoir un signe, alors qu'il tendait son esprit vers chaque chose vivante la nuit lorsque personne ne pouvait le voir, pourquoi n'avait-il pas le droit de ressentir la douce brûlure sur son épaule, pourquoi ne pouvait-il pas percevoir la présence de Castiel comme Sam l'avait senti ?

- Dean.

Il releva la tête. Sam, à son habitude, affichait sa moue désolée et compréhensive.

- Je suis désolé. Je ne pensais pas qu'il s'adresserait à moi non plus. Mais je te le jure, Dean, sur tout ce qui me tient à cœur, que Castiel est là, quelque part, dehors. Il nous attend. Il est en vie.

Dean se détourna. Il n'avait pas la force ni le courage de faire face à Sam aujourd'hui.

- Est-ce que tu sais où il se trouve ?

Sam ne dit rien pendant un instant.

- Je ne crois pas qu'il soit encore dans son corps. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais j'ai cru le sentir.

L'aîné, de dos, acquiesça lourdement, avant de se diriger vers sa chambre. Il avait besoin de calme, et de paix.


Dean s'assit lourdement sur le rebord de son lit et ferma les yeux, soupirant longuement. Il voulait se vider l'esprit. Pourquoi n'y parvenait-il donc pas ? Pourquoi était-il obligé de subir toutes ses pensées envahissantes dont il ne voulait pas, et auxquelles il ne pouvait rien ? Il voulait juste que les derniers jours disparaissent, que Castiel ne soit pas blessé et qu'il soit à ses côtés, avec lui, dans son lit, et que tout soit comme d'habitude.

Mais qu'était donc l'habitude pour lui, Dean Winchester, chasseur toujours sur la route, sa vie constamment en danger ? Avait-il jamais connu quelque chose qui ressemblât, de près ou de loin, à une routine ? Oui, songea-t-il. Lorsque Sam et lui prenaient la route. Ca, c'était leur routine. Leur habitude. Leur… moment.

Dean jura entre ses dents. Si seulement, si seulement…

Il se sentait totalement impuissant envers Castiel, et il détestait cela. Dean avait besoin de protéger son ange, il avait besoin de le sentir en sécurité comme lui, et il était incapable de se concentrer correctement lorsqu'il ne savait rien.

Et là… il ne savait pas si Cas était vivant. Ce que venait de vivre Sam ne voulait rien dire, rien, mais Dean ne pouvait s'empêcher d'y croire et de s'y accrocher désespérément, avec toute la force qu'il possédait, avec tout l'espoir qu'il lui restait.

Si Sam n'avait pas été sur le chemin, il serait descendu dans la salle mortuaire du bunker pour retrouver le corps de Castiel, allongé dans un rude tiroir glacé. Il avait besoin de le voir. Il avait besoin de ses conseils.

Pourquoi, pourquoi ?

Soudain, sa porte s'ouvrit à la volée. Un Sam échevelé entra, les yeux écarquillés, la lame tueuse de démon à la main. Dean n'eut pas le temps de demander quoi que ce soit. Une jeune fille entra à sa suite, chétive, bien plus petite que lui, mais surtout couverte de sang. Elle ouvrit la bouche doucement, comme si elle n'était pas tout à fait sûre d'être prête à dire ce qui allait suivre.

- … Dean ? murmura-t-elle d'une voix enrouée.


.

.

Et bam. En plein dans les sentiments.

Bon... selon vous, c'est qui ? Je voulais qu'on puisse se douter de l'identité de cette jeune fille, mais que rien ne soit vraiment certain... sauf que bon, normalement, vous avez compris qui c'est. Sinon, comme je le dis déjà, elle est couverte de sang, habillée avec des fringues trop grands pour elle... Allez, je vous laisse là-dessus.

Je ne suis pas satisfaite de ce chapitre... j'ai eu du mal à l'écrire, je ne voyais pas comment je pouvais faire avancer l'action tout en appuyant sur les sentiments de Dean que je tenais absolument à développer. En dehors de ça, je le trouve pas archi-clair, ce chapitre, parce qu'il s'y passe plusieurs choses et il y a une énorme ellipse au niveau du deuxième trait de séparation de ce chapitre... En fait, quand Dean songe : "j'ai rien fait, j'ai bien le droit de regarder les jolies filles autour de moi", lui et son frère reviennent tout juste de leur visite à l'université, où ils ont rencontrés Yliana, Morgane, Alex et un peu Alice, il y a plusieurs chapitres déjà (Ouais, plus je publie, plus je me dis que c'était pas une top idée, cette histoire de décalage temporel... j'ai pas l'impression que ce soit clair). Et enfin, j'ai l'impression d'avoir massacré la scène de discussion entre nos deux chasseurs préférés à propos de Crowley. Ils ne savent rien, et du coup, on dirait qu'ils tournent en rond, qu'ils ont toujours les mêmes idées, qu'ils sont incapables de se convaincre l'un l'autre, bref... j'aime pas trop.

Dites-moi ce que vous en pensez, en bien ou en mal, ça me fera toujours très plaisir. Encore une fois, même quelques mots sont toujours les bienvenus ! Je vous aime.

Je vous envoie plein de bisous par la poste. Je vais essayer de poster dans deux semaines, cette fois, pour de bon ! Et un petit teaser : le titre du prochain chapitre est "Retrouvailles, pt2", et finie la dichotomie ! Vous aurez droit à Sam et Dean ET la bande de potes d'Yliana !

Comme d'habitude, merci d'être passé, merci d'avoir lu, et n'oubliez pas de commenter. A très bientôt.

PS : Les quelques paroles auxquelles je fais référence proviennent du morceau "End of the Beginning", par Black Sabbath.