Chaud devant, le 51ème et avant dernier chapitre est là !
Je fais une petite annonce cependant : il n'y aura pas de chapitre demain, pour raison expliquée ci-après ! Mais je posterai la fin lundi, alors soyez au rendez-vous !
Merci encore aux personnes qui me lisent et qui jouent le jeu de commenter aussi régulièrement. Continuez ce que vous faites, que ce soir sur mes histoires ou celles des autres, car ce sont vos commentaires qui font vivre un site tels que celui-ci. Ceux qui disent écrire pour eux et postent sur ce site mentent, car c'est toujours pour le lecteur que nous écrivons, et le bonheur de lire vos avis !
Lucielct : Moi aussi je l'aimais, mais la vie est ainsi faite ! L'épilogue est pour lundi ! a très vite.
Chapou69 : Je suis ravie de t'avoir fait aimer Pansy à ce point. Ton commentaire m'a fait rire sur Lucius, c'est bien vrai, tout le monde s'en fiche de celui-là.
Dajou : Oui, ce sont là des sentiments paradoxaux. Non, j'avais promis un happy end pour le dramione !
Expecto potternum : Oui ils pleurent leur Pansy, mais ce n'est que pour un monde meilleur. Je suis ravie que ça te plaise !
Guest : Tu as été pertinente et perspicace pour la mort de Pansy, bravo !
Bambi16 : C'est normal de répondre à mes lecteurs et c'est un plaisir. Je suis ravie que ça t'ai plu en tout cas ! Tu as bien cerné Pansy, elle n'aurait pas aimé mourir d'une autre façon.
Elvira : Tu me fais rougir ! Je suis touchée par ton commentaire et ravie que ça te plaise.
Leolili : Toi on voit que tu es une lectrice des premières heures haha. En effet, j'ai un faible pour les femmes fortes qui donnent leur vie. Y en a marre des héros masculins qui sauvent le monde ! Lucius a eu ce qu'il méritait, quant à Pansy.. eh bien, disons que c'était un mal nécessaire bien que douloureux. Et je suis d'accord avec toi pour le POV de Drago. C'était un écueil que j'aurai pu éviter.
Harryliada : Oui, Pansy était plus forte mais aussi sans aucun remord quant à l'utilisation de la magie noire contrairement à Hermione.
DameLylith : Tant mieux si tu trouves ça bien ! Elle méritait son heure de gloire Pansy !
Swangranger : oui c'en est fini de ces deux là, quant à Pansy, disons qu'elle est heureuse là où elle est.
Slytherin'sHeart : Et oui, plus qu'un seul chapitre après celui-ci, et ce sera déjà la fin. Mais il était temps je pense ! Merci !
Fan100 : Moi aussi je suis triste, mais c'était nécessaire. J'adore ton commentaire, je le trouve très juste. Même si je n'y avais pas pensé, on peut dire qu'un nouveau trio se forme, désormais. Blaise, Drago et Hermione !
Fleur d'Ange : En effet, le sacrifice de Pansy n'est pas vain, et elle n'aurait pas aimé mourir autrement. Je susi ravie que ça t'ai plu, voici l'avant dernier chapitre.
Bonne lecture !
Ils étaient retournés au cottage dans le silence pénible et lourd qui suit généralement ce genre d'évènement. Leurs cœurs bondissaient mais battaient au rythme d'émotions contradictoires. Si chacun se félicitait de voir le règne des Ténèbres enfin achevé, tous pleuraient en leur sein la perte d'une amie, d'une alliée, d'une femme forte et indépendante. Hermione s'était blottie dans les bras de Drago, tandis qu'il les faisait transplanner jusqu'au cottage des Londubat. A côte d'eux, Blaise portait dans ses bras le corps inerte de Pansy, des larmes sillonnant ses joues. Drago l'aurait fait, bien sûr, s'il l'avait pu. Mais son épaule démise l'empêchait de prendre soin de Pansy, aussi avait-il délégué cette terrible tâche au seul autre homme qui puisse lui faire honneur.
Georges ne les avait pas suivis. Il avait immédiatement transplanné au Ministère pour annoncer la nouvelle, et faire en sorte de rétablir l'équilibre. Le chemin serait long jusqu'à la paix intérieure, mais il y avait une société à reconstruire, une confiance à rétablir, et cela ne pouvait plus attendre. Voldemort avait érigé des barrières qu'il faudrait défaire, il avait détruit des familles qu'il faudrait reconstruire, et malgré la mort de Pansy, malgré les pertes, malgré leur âme en peine, il était grand temps de rétablir la lumière.
Quand ils arrivèrent enfin devant la porte du cottage, Hermione fut la première à pousser la porte, et elle fut accueillie par les regards inquiets et interrogateurs des membres de l'Ordre qui étaient restés là. Thaïs se précipita sur elle et la serra dans ses bras, caressant d'une main douce et chaude les cheveux d'Hermione. Celle-ci se laissa aller contre elle, posant sa tête sur l'épaule rassurante de son amie, et se laissant bercer par ses paroles réconfortantes. Puis les autres entrèrent derrière elle, jusqu'à ce que Blaise fasse enfin son entrée, Pansy dans le creux de ses bras.
Thaïs se précipita sur lui, et elle ne put retenir un hoquet de terreur quand elle comprit que Pansy n'était pas inconsciente ou endormie. Ses beaux yeux verts se remplirent de larmes, à l'instar de ceux de Blaise, et tous deux montèrent en silence dans la chambre de Pansy pour y déposer sa dépouille. Drago s'assit en silence sur un chaise, et Ginny s'approcha de lui, la baguette levée.
─ Je vais réparer ça, si tu permets, dit-elle doucement en posant la pointe de sa baguette sur l'épaule de Drago.
Celui-ci se laissa faire, et il fut agréablement surpris de la douce chaleur que répandait la baguette de Ginny. C'était loin de la brûlure piquante que lui avait infligée son père. Elle marmonna quelques incantations, et dans un craquement plus sonore que douloureux, l'épaule de Drago se remit à sa juste place, le laissant à nouveau libre de ses mouvements. Immédiatement, son regard balaya la pièce, pour s'arrêter sur Molly. Elle tenait dans ses bras un magnifique bébé aux yeux gris, qui regardait le monde d'un air curieux et intéressé. Le cœur de Drago fit un bond dans sa poitrine.
Il ne dit rien, se contenta de la regarder de longues secondes, jusqu'à ce que ses yeux si similaires aux siens croisent son regard. Le père et la fille se rencontraient pour la toute première fois, pourtant, pour Drago, la regarder et l'aimer fut si naturel qu'il en oublia les longs mois passés loin d'elle. Molly fut le témoin silencieux et discret de cette première rencontre, et ce fut avec un sourire réconfortant qu'elle s'avança et déposa délicatement la petite Alana dans les bras de son père.
D'abord maladroit, Drago bougea plusieurs fois avant de trouver la position qui leur conviendrait à tous les deux. Formant un couffin de ses bras, il ramena sa petite fille contre son cœur, et enfouit son nez dans le creux de son petit cou. Les mains de l'enfant cherchèrent à se raccrocher, et quand enfin ses petits doigts potelés s'emparèrent de ses cheveux, elle resta immobile, savourant ce tout premier contact ave son papa.
─ Tu es plus belle encore que dans mes rêves, murmura Drago à l'oreille de sa fille.
Trop occupé à admirer Alana, Drago ne remarqua pas qu'à côté de lui, Hermione pleurait en silence. Ce n'était pas dans ses habitudes, elle qui était si forte, si courageuse. Voilà qu'un trop plein d'émotions la submergeait. Il y avait la mort de Pansy, bien sûr. Celle qui était devenue son amie au fil du temps, et qui jamais ne verrait sa fille grandir. Et puis il y avait la fin de Voldemort, qui l'avait envahie d'une vague de soulagement. Et enfin, il y avait la rencontre de Drago et d'Alana. Jamais moment n'aurait pu être plus beau que celui-ci.
─ Je vais bien m'occuper de toi, chuchotait Drago à Alana. Et de ta maman. Nous allons être une famille, tu verras. Plus rien ne pourra t'arriver, je te le promets.
Un petit hoquet sortit Drago de sa bulle, et quand il se retourna, ce fut pour admirer le visage baigné de larmes d'Hermione. Il lui adressa un sourire un coin, de ceux dont il avait le secret, et tendit une main dans sa direction. Hermione s'approcha doucement, et vint poser sa tête sur l'épaule de Drago, tandis que leur fille les observait tous les deux de ses grands yeux d'argent.
─ Tout ira bien maintenant, leur promit Drago d'une voix douce. Tout ira bien.
x.x.x
Il y avait peu de monde, et Drago songea que c'était mieux ainsi. Jamais Pansy n'aurait voulu qu'une bande d'hypocrites assiste à son enterrement. Elle méritait le meilleur, elle méritait qu'il n'y ait que ceux qui l'aient vraiment connu et qui l'avaient aimé sincèrement. Dans le petit cimetière qui bordait le Manoir Parkinson, une vingtaine de personnes s'était réuni pour un ultime moment en compagnie de Pansy.
Une stèle blanche, pure et immaculée, venait d'être fraîchement gravée au nom de Pansy Parkinson. Sa date de naissance, trop vite accompagnée de celle de sa mort, soulignait son nom, tandis qu'en dessous on pouvait lire la triste phrase « Celle qui illumina les Ténèbres ». Et cela ne pouvait être plus vraie. Après une cérémonie en son honneur au ministère, où elle reçut, de manière postum, le premier Ordre du Merlin, Drago et Blaise avaient demandé qu'elle soit enterrée sur ses terres, au milieu des siens.
Nul n'était parvenu à joindre sa famille. Ses parents étaient morts après qu'elle eut pris la fuite, lorsque Voldemort lui avait proposé de rejoindre ses rangs, quant à ses cousins et cousines, oncles et tantes, aucun ne répondirent présent à l'appel.
─ Tant mieux, avait bougonné Blaise. Au moins, il n'y aura que ses proches.
Il avait raison, bien sûr. Alors l'Ordre s'était rassemblé, et tous avaient pris le soin d'amener avec eux une pivoine rose, la fleur préférée de Pansy. Drago portait d'un bras la petite Alana – il ne parvenait plus à s'en détacher plus que quelques minutes, dans sa main livre, un bouquet de trente pivoines pendait mollement le long de son corps. Blaise s'avança près de la pierre, et posa une main dessus. Il avait été décidé qu'il parlerait le premier.
─ C'est un bel endroit pour reposer, Pans'. Ce jardin, c'était là que tu aimais te réfugier, quand le manoir était trop silencieux, ou au contraire trop bruyant. Je nous revois nous allonger sous ce vieux saule, la nuit tombée. On regardait les étoiles, et tu disais qu'un jour, une constellation porterait ton nom. Tu n'imaginais pas une seule seconde qu'une constellation, ce ne serait pas assez pour te rendre hommage. Et puis, une constellation, ce n'est rien d'autre qu'un ama d'étoiles. Toi tu n'as besoin de personne pour briller.
Il s'interrompit, le souffle coupé par l'émotion.
─ Tu as brillé, Pans. Tellement fort, que tu as baigné nos vies de lumière. Indépendante, puissante, impériale, personne n'a pu te résister, par même le Seigneur des Ténèbres, que tu as terrassé sans sourciller. Tu me manques déjà. C'était trop tôt, pour que tu t'en ailles. Mais comme toujours, tu es maîtresse de ton propre destin, et je sais que de là où tu es, tu trouves mon discours mielleux et dégoulinant de sentiments.
Un petit rire secoua l'assemblée qui pleurait quelques secondes plus tôt.
Blaise fit quelques pas de en avant, et déposa le même bouquet que Drago tenait à la main. Il posa une ultime fois sa larme paume sur la pierre, puis regagna les rangs et vint s'emparer de la main de Thaïs. Ce fut au tour de Drago, de s'approcher. Il refusa poliment la proposition de Molly de prendre Alana, et vint se placer à l'endroit que Blaise venait de quitter.
─ Je pense que Blaise a tout dit. Si ce n'est que tu laisses derrière toi trop de gens malheureux, dont je fais partie. Jamais je n'oublierai tout ce que tu as fait pour moi, depuis notre plus tendre enfance jusqu'à ce jour où tu as donné ta vie pour Hermione et où tu as libéré le monde de la terreur. Si chacun ici te doit la vie, je te dois moi beaucoup plus. Je te dois le bonheur d'avoir connu une amitié pure et sincère, tu es celle qui m'a remis dans le droit chemin, celle qui m'a ouvert les yeux sur la vie que je menais et celle que je rêvais d'avoir. Sois certaine, Pans', que ma fille saura tout de toi, de tes yeux pétillants à tes éclats de rire agaçants, de ton air dédaigneux à ton cœur généreux.
Il se tut, et ses yeux, brillants de souvenirs qu'il chérirait à jamais se fermèrent quelques brèves secondes. Juste assez pour marquer à jamais ce moment, comme le plus douloureux de sa vie jusqu'à présent. Tandis que les gens s'approchaient désormais pour jeter leur fleur sur la tombe fraichement creusée, Drago posa une main sur la pierre et murmura :
─ Bon vent Pansy, j'espère que tu es bien là où tu es. Je t'aime.
Personne ne l'avait entendu, à part la jolie Alana qui regardait son père d'un petit air triste qu'elle mimait sûrement. Elle serait la gardienne de ces mots à tout jamais, et quand bien même elle ne mettait pas encore de sens dessus, Drago se promit de les lui répéter, une fois l'heure venue.
Quand la dernière fleur fut jetée, et que le soleil acheva sa course derrière la grande bâtisse qui servait de demeure aux Parkinson autrefois, quand Hermione eut récupéré Alana et que l'Ordre s'en fut allé pour rejoindre leurs maisons, il ne resta plus que Blaise et Drago.
Debout face à cette tombe, les mains dans les poches, les yeux encore bouffis d'avoir trop retenu leurs larmes, les deux frères de cœur contemplaient d'un air nostalgique ce jardin qui avait été le lieu de bon nombre de leurs aventures.
─ Que va devenir ce Manoir ? demanda Blaise.
─ Pansy a laissé un testament. Elle offre le Manoir à l'Ordre, sous le nom d'Hermione Granger. Elle propose d'en faire un orphelinat ou un hôpital de guerre. Elle a demandé à ce qu'il soit utile.
─ Qui fait un testament à moins de trente ans ? répliqua Blaise, interloqué.
─ Les gens qui, comme Pansy, sont prêts à sacrifier leur vie pour les autres.
─ Tu crois qu'elle savait ?
─ Quoi ? demanda Drago.
─ Qu'elle serait celle qui tuerait Lord Voldemort ?
C'était la première fois que Blaise prononçait le nom de leur ancien maître, et Drago ne put empêcher une vague de frissons le parcourir. Une vague de satisfaction. C'était bon d'être libre.
─ Je ne sais pas si elle le savait. Mais elle l'espérait si fort, que ça a fini par arriver.
Drago acquiesça lentement. Il posa une main sur l'épaule de Blaise, et celui-ci se tourna vers lui. Les deux hommes s'adressèrent un sourire sincère et triste, revivant une ultime fois tous les bons moments partagés avec Pansy. Puis ils se détournèrent de la tombe, et, chacun un bras sur l'épaule de l'autre, parcoururent d'une même marche le long chemin qui menait jusqu'au manoir. Drago regarda la demeure fois de plus, et eut un bref sourire. Il l'ignorait encore, mais d'ici quelques mois, la Maison d'Aide aux Victimes de la Guerre Pansy Parkinson, ouvrirait ses portes et accueillerait bon nombre de personne démunie, qui n'attendraient qu'une chose : qu'on les aide à revivre.
Voilà pour ce chapitre ! Fini les guerres et les batailles, place au deuil et à la reconstruction. Drago découvre enfin sa fille dont il tombe éperdument amoureux, c'est aussi l'enterrement de Pansy, qui méritait bien un chapitre rien que pour elle. J'espère que ça vous a plu !
Je répète que le dernier chapitre sera posté lundi, et non pas demain, car des amis me font la surprise de venir passer le week end à la maison, et comme ça fait trèèèèès longemps que je ne les ai pas vu, je ne pourrais pas prendre le temps d'écrire, je veux en profiter !
Et puis ça fera durer un peu le plaisir. N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre ! On se retrouve lundi pour l'épilogue !
