Coucou tout le monde. Je m'excuse de ne pas avoir pu vous poster ce chapitre mercredi comme promis, en ce moment je suis submergée de trucs à faire, entre les cours et autres, et très franchement, je galère un peu. J'espère quand même que vous serez toujours là, à lire cette histoire, malgré tout ça.
Ce chapitre signe à peu de choses près la moitié de ce que j'ai écrit pour le moment, sachant que ça fait plusieurs mois que je n'ai pas continué cette fic. Vos encouragements me feraient très plaisir ! Je ne sais toujours pas avec certitude si ce que j'écris vous plaît ou non, et si le fait de continuer en vaut la peine...
Pour ce chapitre, eh bien... considérez celui-ci comme une fin d'arc narratif. C'est la fin du début, et le début d'une histoire plus grosse, plus réfléchie, plus sombre aussi, dans laquelle j'ai vraiment pris plaisir à mettre en oeuvre tous mes personnages et notre Team Free Will préférée.
Without further ado, je vous laisse lire. Bonne lecture, et à tout de suite en fin de chapitre.
Warning : Gore (surtout vers la fin).
Chapitre 16 : The Family Business
- Mais vous devez faire quelque chose ! Tout de suite !
Yliana avait l'impression d'être la seule à comprendre l'urgence de la situation. Ses amis, ses amis étaient torturés par un putain de démon et les frères chasseurs restaient là, assis à une table, à « réfléchir à une stratégie », comme si cela allait changer quelque chose, comme si ça avait de l'importance, et surtout, comme s'ils avaient le temps. Yliana les haïssait.
- On ne peut pas, tu le sais bien, répondit Sam pour ce qui lui semblait être la millième fois. Castiel est trop faible pour faire face à un démon, même mineur, et il y a trop d'otages, on ne peut pas y aller à l'aveuglette et juste…
- Mais si, vous pouvez ! Hurla-t-elle, hystérique. C'est de votre faute, tout ça, vous devez le réparer tout de suite ! Je me fiche de ce qui arrive à Castiel. Il peut bien crever si ça peut sauver mes amis, si ça peut sauver M !
Elle ne sursauta même pas, rongée de colère, lorsque Dean abattit violemment son point sur la longue table de bois. L'adulte la fusilla du regard, et Yliana fut sûre, pendant une fraction de seconde, qu'il allait la tuer. Mais il se reprit.
- C'est pas aujourd'hui que Cas va mourir. On réfléchit, et tu devrais t'y mettre aussi.
Sam, comme en réponse à la réplique de son grand frère, tira une chaise et la proposa à Yliana. Celle-ci le regarda comme s'il était fou à lier. Elle considéra la pièce, se demanda combien de livres elle pourrait renverser, combien d'objets en verre elle pourrait briser contre les murs, combien de chaises elle pouvait lever et lancer à la tête des chasseurs avant que ces derniers ne l'arrêtent. Elle voulut jurer, jurer en hurlant, du plus fort que sa voix le permettait.
Au lieu de ça, elle faisait les cent pas, martelant le sol de ses pieds.
Castiel voulait refaire surface, elle le sentait, elle avait appris à connaître la sensation qui la prenait lorsque l'ange voulait l'endormir, mais elle était trop en colère et trop rongée d'inquiétude pour se laisser faire de cette manière. De plus, il allait sûrement, lui aussi, vouloir « réfléchir » à un plan stupide, et Yliana n'arrivait même plus à formuler une seule pensée cohérente, sa mémoire continuait de rejouer le hurlement qui, elle en était sûre, provenait de la gorge d'Alex, et elle pensait à Morgane, à Eléonore, à Vincent aussi, elle espérait de tout cœur qu'il ne soit pas avec eux, et Alice, depuis combien de temps était-elle possédée, était-elle morte ? Ou encore en vie ? Et ils avaient tous trois si peu de temps et si peu de ressources, mais ils ne faisaient rien, rien, et le temps s'écoulait et ses amis allaient mourir et elle ne pouvait rien faire pour les aider…
- Yli ?
Elle tourna vivement la tête vers Sam.
- Quoi ? Fit-elle d'un ton brusque.
- Tu devrais te poser quelque part. Juste… Ne t'inquiète pas, tes amis ne vont pas mourir. On s'en porte garant, avec Dean. (Yliana nota le roulement des yeux de Dean et son poing serré sur la cuisse) Mais pour le moment, si tu pouvais te calmer suffisamment pour que Castiel puisse…
- Je veux pas qu'il reprenne le contrôle de mon corps, coupa la jeune fille. Ca va prendre encore plus de temps sinon et Morgane…
- Au contraire, rassura Sam avec une voix douce. Si on pouvait lui parler, ne serait-ce que pour quelques minutes…
- Il a peut-être une idée, renchérit Dean en la regardant droit dans les yeux. S'il te plaît, Yliana, laisse-nous lui parler, laisse-le s'exprimer.
La jeune fille recula de quelques pas, les yeux écarquillés. Ce qu'elle voyait dans le regard de Dean, c'était de l'inquiétude, mais elle n'était pas dirigée vers M et les autres. Non, cette inquiétude, ce besoin d'être rassurée, il était relatif à Castiel. Le regard qu'il plongeait dans le sien s'adressait à l'ange à l'intérieur d'elle.
Elle se mordit la lèvre. La douleur qu'elle décelait dans le regard de cet homme baraqué, dont les yeux semblaient être le miroir de la peine, toucha doucement son cœur comme une plume, comme une aiguille, et elle fut obligée de baisser les yeux, le rouge aux joues, sans savoir si cela était dû à sa colère de se sentir trompée, ou à un sentiment qu'elle se refusait de ressentir alors que ses amis étaient en danger : la compassion pour ces deux hommes qui essayaient de sauver le plus de personnes possible.
Yliana ferma les yeux et se laissa tomber en arrière. Avant qu'elle ne touche le sol, elle sut qu'elle allait s'endormir, qu'elle allait sûrement rêver de chocolat, de chaleur et de Morgane, et qu'elle serait relayée au second plan de l'action jusqu'à ce que Castiel la laisse refaire surface. Elle espérait qu'à ce moment-là, elle pourrait regarder Morgane dans les yeux, la serrer contre elle, et s'assurer qu'Alex, Eléonore, Alice et Vincent allaient bien par elle-même.
Dean se leva immédiatement, n'ayant pas prévu qu'Yliana se laisserait tomber de cette manière, mais Castiel reprit le contrôle avant que son corps ne perde définitivement l'équilibre. Il fixa de grands yeux inexpressifs dans les yeux du chasseur avant de poser lever le bras et poser la main sur son épaule droite.
Enfin, il sembla reprendre totalement le contrôle de ses sens, et de ce qui l'entourait.
- Dean, fit-il d'une voix grave. Sam.
Le grand chasseur hocha la tête en sa direction avant de tapoter de nouveau la chaise qu'il avait tiré pour Yliana.
- Tu as tout entendu ? S'enquit Dean.
- Bien sûr, répondit gravement Castiel. Et vous savez que nous devons y aller, dans le plus bref délai. Ce démon… c'est moi qu'il veut. En temps normal, je me serais sacrifié, bien sûr (Il sembla se rendre compte de la crispation de Dean et lui adressa un simple regard, se voulant rassurant) mais aujourd'hui, ce corps… ce n'est pas le mien, je ne peux pas en sortir, et je ne veux pas mettre Yliana en danger. Mon destin est scellé au sien.
Sam soupira. C'était bien ce qu'il pensait. Il avait beau réfléchir, il ne voyait pas vraiment comment la situation pouvait se dénouer et faire en sorte que tout le monde soit sain est sauf.
- Cela dit, elle a raison, reprit Castiel. Plus nous attendons, moins il y a de chance que ses amis soient encore en vie. On ne sait rien du démon qui les retient mais il a sûrement été envoyé par Crowley, et puisqu'il veut m'atteindre… il veut atteindre Yliana. Peu importe s'il en tue un. Pour lui, du moment qu'il peut toujours faire du chantage, il ne s'arrêtera pas.
Dean recula sur la chaise sur laquelle il s'était rassis en même temps que l'ange et leva une main pour se caresser les cheveux. Il comprenait très bien les enjeux, il les ressentait dans son propre cœur à lui, mais il ne savait tout simplement pas. Ils ne pouvaient quand même pas…
Contre toute attente, ce fut Sam qui se leva le premier, en se dirigeant à grands pas vers sa chambre.
- Qu'est-ce que tu fais ?
La question émanait de Dean, mais les sourcils froncés de Castiel montraient que l'ange n'en pensait pas moins.
- Yliana a raison, fit Sam en s'arrêtant et se retournant vers eux. On ne peut pas juste attendre en attendant que la solution tombe. Je fais chercher mon arme. Dean, tu devrais faire pareil. Castiel, une fois dans la voiture, tu nous diras ce que tu peux encore faire. A propos de tes pouvoirs.
Le chasseur et l'ange hochèrent la tête en cœur. Quelques minutes plus tard, ils étaient tout trois dans la voiture, en route pour l'adresse qu'avait laissé le démon par message, sur le téléphone de Dean.
Ils savaient que c'était un piège. Ils savaient qu'ils risquaient leur vie. Mais celles de plusieurs personnes était en jeu. Ils avaient un travail à faire, et ils le feraient. Parce que c'était leur vie.
Ils descendirent de la voiture tous en même temps, prêt à en découdre, prêt à se battre, prêt à négocier, prêt à se défendre les uns les autres.
Un cri déchirant perça l'atmosphère. Castiel concentra toute sa volonté à garder Yliana en sommeil à l'intérieur de lui. La pauvre âme n'avait pas besoin de voir ce qu'il y avait à l'intérieur de cet entrepôt, ni d'entendre quoi que ce soit. Dean avançait devant lui, bouclier humain, barrière entre ange et démon. Sam, sa lame démoniaque en main, se préparait à réciter par cœur les premières lignes de l'exorcisme qui ferait sortir le démon du corps d'Alice. Si Castiel parvenait à s'approcher suffisamment de cette dernière, et s'il y parvenait encore, il expulserait lui-même l'être infâme du corps de l'humaine. Mais il doutait sérieusement pouvoir y arriver.
Ils poussèrent tous trois la grande porte de l'entrepôt et entrèrent tous en même temps.
Ils n'eurent pas le temps de prendre connaissance des blessures de chacun, ni même de vérifier si des enfants étaient déjà morts ou non. Dès qu'ils pénétrèrent l'intérieur, la silhouette blonde au milieu de la pièce se retourna brusquement vers eux.
- C'est elle ! Cria Castiel, de peur que les deux frères ne puissent agir assez vite.
Il ne voyait même pas le visage de la jeune fille derrière le masque furieux et déformé du démon qui la possédait. De la fumée noire semblait s'échapper par tous les pores de sa peau, et l'ange ne voyait qu'un nuage de colère, une aura de mal se concentrant en un seul point.
Aussitôt, il s'avança, gonflant la poitrine, écartant légèrement les bras, et força sur ses muscles atrophiés pour déplier ses ailes. Les frères Winchester avaient besoin d'une distraction, et Castiel pouvait leur fournir au moins cela. Il grimaça et grinça des dents à l'effort - la douleur lui donnait l'impression que ses ailes étaient arrachées de ses omoplates. La sensation à peine supportable de lutter contre des chaînes physiques autour de ses ailes faillit le faire renoncer, mais il parvint finalement à étendre ses grandes ombres de plumes noires de part et d'autre de ses épaules, ombres que seuls les êtres magiques étaient capables de voir. Ses forces n'étaient pas assez importantes pour les déployer aux yeux de tous, mais suffisamment pour au moins impressionner le démon face à lui et le faire douter de son plan.
Ce dernier sourit, d'un sourire affreux, un sourire vainqueur. Castiel se retint de faire de même. L'affreuse chose n'avait pas repéré ni Sam, ni Dean, qui avaient tous deux contourné l'adversaire le plus silencieusement possible. L'ange se demanda s'il devait remercier Crowley d'avoir envoyé un démon aussi simple d'esprit.
- Yliana ! Yli !
Le cri de détresse et de soulagement venait d'une jeune femme aux cheveux bruns ondulés tombant sur sa poitrine. La force du démon la tenait plaquée contre un mur. Castiel tourna légèrement la tête vers elle pour mieux l'observer. Puis il se rappela de son nom.
- Morgane, murmura-t-il en hésitant.
Les mots sur ses lèvres firent s'agiter l'âme d'Yliana à l'intérieur de lui. Il grogna. Il ne pouvait pas tout faire à la fois, il n'y arrivait pas, et à tout moment il risquait de…
Soudain, un phénomène dont lui seul fut témoin le laissa bouche-bée de surprise et d'incompréhension. Morgane hurla encore une fois le prénom de la jeune fille qui sommeillait à l'intérieur de lui, mais sa voix sembla le toucher, lui, Castiel, l'ange. Il avait fait plus qu'entendre cette voix – il l'avait ressentie, ressentie comme si sa grâce venait d'être bousculée.
Un grand sourire, radieux, éclaira le visage de Morgane, et soudain, Castiel se sentit exploser intérieurement. Ce sourire lui fit l'effet d'une bombe de puissance qui lui était directement adressée. Une lumière blafarde explosa alors de la poitrine de la brune pour sauter jusque dans la sienne, une tempête d'énergie afflua en lui, dans toutes les parties de sa grâce fatiguée, et pendant un instant, un très court instant, il se sentit de nouveau libre, libre comme un ange devait l'être.
Il leva la main devant lui, visa le démon qui, à l'évidence, ne comprenait pas non plus ce qui se produisait, et d'une poussée d'énergie, envoya un rayon dévastateur en sa direction. Gyrth écarquilla les yeux et voulut crier, voulut sortir du corps qu'il occupait, mais il n'en eut pas le temps. La décharge d'énergie de Castiel le frappa en pleine poitrine et il tomba face au sol. Mort.
Castiel baissa le bras, pantelant. L'effort l'avait épuisé. Ses ailes, durement rabattues, le faisait souffrir. Il tomba à genoux, la fatigue menaçant de le prendre.
- Cas ? Cas ! Qu'est-ce qui se passe ?!
La voix de Dean le ramena à la réalité. Il prit une inspiration pour répondre qu'il allait bien, qu'il fallait que Dean et Sam s'occupent des blessés autour d'eux. Qu'ils ne s'occupent pas de lui, ils avaient des choses plus importantes à faire.
- Oh… Oh mon Dieu…
Castiel se releva d'un bond. Il avait rarement entendu la voix de Sam noyée de tant d'inquiétude. Dean courut immédiatement vers son frère, suivi de près par l'ange.
Ce qu'il vit donna au chasseur l'envie de vomir. Un gamin – car oui, ce n'était qu'un gosse – gisait dans son propre sang, encore chaud. A un mètre de lui, sa jambe, détachée de son corps. Sam se cacha le nez d'un bras et tendit l'autre pour tâter le cou du jeune homme. Il sursauta.
- C'est faible, mais il est vivant, balbutia-t-il rapidement. Oh mon Dieu, il est vivant ! Il faut à tout prix arrêter le sang !
Dean se tourna par réflexe vers Castiel, mais celui-ci ne put rien faire d'autre que de fixer cette pauvre âme en peine, se raccrochant faiblement à un maigre fil de vie. Il ne pouvait rien faire – toute énergie s'était échappée de lui lorsqu'il avait tué le démon.
Dean jura. Il tira la jambe à lui, arracha un bout de jean qui pendait et l'attacha solidement autour du moignon du garçon, faisant tout son possible pour garroter de la manière la plus propre et surtout la plus serrée possible. Les mains pleines de sang, agenouillé lui-même dans le sang, assailli par l'odeur du sang frais et chaud, il dut se retenir de vomir plusieurs fois.
- Sam, une ambulance, siffla-t-il entre ses dents tout en appliquant lui-même le doigt sur le cou du garçon, s'assurant qu'il était toujours en vie et qu'il le restait. Dépêche-toi !
Sam parut sortir de sa torpeur. Il sortit son téléphone de sa poche et obéit aux ordres de son grand frère tout en s'éloignant pour vérifier l'état des autres, redoutant de trouver des morts.
Morgane arriva à la hauteur de Castiel. Celui-ci, la sentant arriver, se plaça entre elle et Dean pour cacher le corps de son ami. Elle n'avait pas besoin de voir cela.
- … Yliana ? Est-ce qu'Alex va bien ?
Castiel se pinça les lèvres.
- Je suis désolé. Yliana est en sécurité, là, affirma-t-il de sa voix grave en pointant son cœur. Quant à votre ami… je crains qu'il ne doive subir encore de longues minutes de souffrance pour rester en vie.
Morgane haussa un sourcil. Elle était trop fatiguée, trop épuisée, trop endolorie pour répliquer. Elle fit mine de s'avancer vers Alex, mais Castiel la retint en lui posant la main sur l'épaule.
La jeune femme acquiesça au contact, trop épuisée, et s'accrocha à l'idée selon laquelle Yliana allait bien. Sa petite amie allait bien. Cela voulait dire que tout irait bien. Il n'y avait pas d'autre solution, pas d'autre issue. C'était certain.
Elle tourna les talons et marcha d'un pas fatigué jusqu'à Vincent qui secouait le corps d'Alice en pleurant.
- Alice ! Alice ! Allez, allez Alice, réveille-toi, par pitié, réveille-toi…
Les larmes roulaient sur ses joues. Vincent était incapable de les arrêter. Quand Morgane arriva à sa hauteur, il tourna vers elle son visage sanglant et mouillé. Mais tout ce que la brune pu voir, elle, fut le visage blafard de sa jeune amie, un visage dénuée de toute expression, dont les yeux, rivés vers le plafond, semblaient ne plus rien voir. Elle avait la bouche entrouverte, mais sa poitrine ne se soulevait pas. Vincent serra promptement sa main dans la sienne, mais Alice ne donna aucune réponse.
- Morgane… Je crois qu'elle est… qu'elle est…
Alice toussa et prit une grande bouffée d'air, comme si elle en avait manqué pendant trop longtemps.
Vincent s'écria quelque chose d'incompréhensible et serra la jeune fille dans ses bras. Le soulagement envahi Morgane. Alice n'était pas morte, et elle était Alice. Tout allait bien. Elle vit la main de son amie se refermer dans le dos de Vincent, tremblante.
Castiel considéra longuement cette belle femme brune qui s'éloignait. Son âme lui semblait toujours aussi rouge que quand il lui avait demandé la permission de rentrer, il y avait maintenant plusieurs semaines. Mais à présent, il voyait plus clair. Il n'était pas bien sûr de comprendre et d'avoir le tableau entier sous les yeux, mais il ne pouvait pas être trompé par ce qui venait de se produire. Il semblait que Morgane n'en avait pas elle-même conscience, et c'était peut-être mieux comme ça.
Il ferma les yeux. Tout le monde était hors de danger. Des ambulances étaient sur leur chemin, puisque Sam avait rangé son téléphone et s'occupait de réanimer Eléonore, dans un coin de la pièce, recroquevillée sur elle-même. De ce que Castiel pouvait entendre, elle ne faisait que répéter le prénom du garçon dont la jambe avait été coupée, incapable de dire autre chose. Parfois, les bribes d'une chanson enfantine s'échappaient de ses lèvres. Sam paraissait faire tout son possible pour rappeler à elle sa partie saine d'esprit.
Puisque Morgane ne paraissait pas se connaître, il ne lui parlerait qu'en cas d'extrême nécessité. Elle n'avait pas besoin de savoir. Yliana non plus. Il garderait le secret pour lui-même, en ferait sûrement part à Dean et Sam, mais cela s'arrêterait là. Il ne serait pas celui qui retirerait à une aussi belle créature que Morgane la joie de se croire humaine.
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Qui avait deviné que Morgane était différente...? ;)
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? N'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me dire s'il vous tarde de lire la suite, s'il vous tarde de connaître la vérité à propos de Morgane, et aussi s'il vous tarde de savoir si tout le monde va vraiment bien... On va pas s'mentir, c'est assez traumatisant, comme expérience. Comment pensez-vous qu'ils vont tous réussir à aller de l'avant, si même ils y parviennent ? Et Alex, qui vient de perdre sa jambe ? (qui veut lui faire des poutous ? Il en a besoin, ce gosse)
Je vous laisse, il faut que je retourne travailler (achevez-moi, bordel). Merci d'être passé, merci d'avoir lu, et n'oubliez pas de commenter ! On se revoit dans deux semaines (ce sera ma semaine de vacances, donc à priori cette fois-ci je pourrai poster en temps et en heure :3), il me tarde de vous livrer la suite !
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