Nous voici ici pour l'ultime chapitre de cette fiction. Je vous réserve mon dernier aurevoir en bas de ce chapitre. Je vous annonce simplement que ce dernier chapitre est doux et simple, comme la vie de Drago et Hermione à présent. J'espère qu'il ne vous décevra pas.
Vous avez été nombreux à lire cette semaine, et je m'excuse de poster avec ces quelques jours de retard. Me voici cependant. Merci à tous ceux qui ont commenté, vous êtes des amours. J'invite tous ceux qui ne l'ont pas fait, ceux qui ont lu durant des mois cette histoire sans jamais laisser de trace, à le faire pour ce dernier chapitre ! Ne sous-estimez pas l'importance des petits mots que vous nous laissez, nous autres, les auteurs.
Expectopotternum : Merci, je suis ravie que tu aies aimé, car j'ai écrit l'enterrement avec beaucoup d'émotions.
Bambi16 : Merci ! En effet, on ne pouvait pas laisser ce manoir sans aucune utilité !
Swangranger : Oh merci, ça me touche toujours quand on me dit que c'est émouvant, j'y ai mis tout mon cœur en tout cas.
Elvira : Oh, je vais rougir haha. J'aime toujours les petits commentaires sur mon style d'écriture ! Voici la suite qui a un peu tarder.
Leolili : Je suis désolée de t'avoir fait pleurer ! pour ce qui est de la libération de poudlard, disons que c'est une escouade d'aurors et les autres membres de l'Ordre !
Caro : Je suis ravie de faire partir des premiers auteurs de fanfics que tu lis alors ! Merci ça me touche.
Dame Lylith : C'était dur d'écrire l'enterrement, mais nécessaire je pense. En effet, plus qu'une review et je ne peux que te remercier de ton engouement pour la fiction et le tmeps que tu as pris pour commenter tous les chapitres !
Karine : La vie continue, comme tu dis. Mais il ne faut pas oublier nos morts, on vit avec !
Lucielct : J'aime ce trio aussi, c'est pour ça que je l'ai mis en avant ! Je suis contente que tu n'aies pas été déçue par la rencontre de Drago et d'Alana ! Voici la fin !
Fan100 : Mais noooon ne pleure pas ! Je n'en dis pas plus pour le chapitre qui suit, mais j'espère qu'il te plaira !
Mia : Oulala je vais rougir haha. C'est loin d'être la meilleure, mais je suis contente qu'elle compte parmi tes préférées. Voici la suite !
Celestina : Tu me touches, je suis tellement contente de voir que les gens ont aimé mon histoire. Cette fiction va me manquer aussi, mais toutes les bonnes choses ont une fin !
Fleur d'ange : Merci beaucoup. Oui Pansy devait avoir son chapitre !
Carol : Merci, je suis ravie que tu aies aimé ! N'hésite pas à aller lire mes autres fictions en attendant que je poste la suivante !
Lili Orya : Je suis désolée pour mon retard, mais voici le dernier chapitre. Je tenais à te remercier pour tes reviews aussi régulières et ce, depuis le tout début !
Guest : Wow, si tu l'as lu aussi vite, j'imagine que tu as plus qu'aimé haha. Je ne compte pas éditer de livres ou inventer mes propres histoires hors harry potter, pour l'instant du moins. Mais qui sait, peut-être qu'un jour…. Merci en tout cas !
Harryliada : Merci ! Et merci d'avoir été aussi présente et régulière dans tes commentaires.
Bonne lecture !
Drago balayait la foule de son regard clair et neutre. Il n'avait pas l'air inquiet, ni même intéressé par ce qui se passait autour de lui. D'une démarche nonchalante et relaxée qui était la sienne depuis bien des années maintenant, il avançait au travers de la gare, noire de monde, sans jamais se faire bousculer. Comment faisait-il ? C'était un mystère qu'Alana n'avait jamais su résoudre, du haut de ses onze ans. Jamais son père ne se faisait marcher sur les pieds, jamais on ne le bousculait, jamais on ne l'arrêtait pour lui demander l'heure. Elle avait fini par se convaincre que Drago était de ces hommes intimidants et naturellement silencieux qu'on n'osait que rarement déranger.
Glissant sa petite main dans celle de son père, Alana leva son petit nez en direction de Drago, qui baissant déjà le regard sur sa fille, sa large paume se resserrant sur ses petits doigts. Leur regard se croisèrent le temps d'une seconde, mais cela suffit à retirer le poids qui entravait la poitrine d'Alana depuis le matin même. Drago le sentit, et un petit sourire en coin naquit sur ses lèvres, tandis qu'il levait à nouveau les yeux pour les diriger vers le mur qui servait de passerelle magique entre les quais neuf et dix de King's Cross.
─ Pourquoi tu souris, papa ? demanda Alana, un peu vexée.
─ C'est un crime ? rétorqua Drago, l'air malicieux.
─ C'en est un de se moquer de sa fille, répliqua Alana en retirant sa main de celle de son père pour placer ses petits poings sur ses hanches.
─ Vraiment ? Où sont les Aurors ? Ils devraient me mettre en état d'arrestation !
─ Très drôle… grogna Alana en devançant son père de quelques pas pour cacher sa mine boudeuse.
Elle n'avait pas pris la peine de rétorquer pour la simple et bonne raison que les aurors ne viendraient sûrement pas arrêter son père, étant donné que la directrice du département des Aurors n'était personne d'autre que sa mère, Hermione Granger, et l'épouse de son père. Elle resta silencieuse le reste du chemin, laissant ses pensées vagabonder sur l'année qui allait suivre : sa toute première à Poudlard. Elle ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais elle ne pouvait s'empêcher de chercher la chevelure brune et hirsute de sa mère dans la foule. Celle-ci lui avait promis d'être là pour le grand jour, mais pour une raison inconnue jusqu'alors, elle n'avait pas pu les accompagner jusqu'ici. « Je serais là avant que le train ne parte » avait-elle juré en croisant son petit doigt à celui de sa fille.
─ Tu passes la première, ou tu veux que je passe avec toi ? demanda Drago alors qu'ils arrivaient devant le mur, gardien jaloux de l'entrée de la Voie 9 ¾.
─ Je suis assez grande, soupira d'un air dédaigneux Alana.
Son cœur battait à toute allure, mais elle avait hérité de la dignité de son père, aussi était-il hors de question de revenir en arrière. Inspirant une dernière fois, elle avança d'un pas rapide, sans se retourner, et traversa le mur sans que personne – mis à part son père – ne se rende compte de sa disparition. Drago la suivit rapidement, poussant le chariot qui contenait la malle toute neuve d'Alana ainsi que la petite cage qui contenait un chaton aussi mignon que ridiculement ridicule que sa fille avait prénommé Hibou.
Le quai était un peu moins bondé que la plateforme moldue, mais le brouhaha qui s'élevait de la foule rivaliser avec la dimension parallèle de la gare. Drago poussa le chariot d'Alana à travers les sorciers et sorcières qui donnaient de dernières recommandations à leurs enfants, tentant, tant bien que mal, de suivre sa fille à la trace.
Impossible cependant de l'arrêter, car elle venait de repérer le sourire lumineux et aimant sa mère parmi la foule, et se jetait déjà dans ses bras d'un air soulagé. Drago ne put s'empêcher de penser qu'il aurait très bien pu être le seul à accompagner leur fille dans le train, espérant s'accaparer jalousement les embrassades de sa fille unique.
─ Maman ! Tu as pu te libérer ?
─ Je te l'avais promis, non ?
Drago ne put s'empêcher de retomber amoureux de sa femme, quand il la vit, si souriante, si douce et aimante envers leur fille, si forte et intimidante à la fois. Elle avait mis ce parfum qu'il aimait temps, mais qu'elle oubliait régulièrement de mettre, et avait rassemblé ses cheveux sur l'une de ses épaules, dégageant son cou de cygne à la peau d'albâtre. Il s'approcha d'elle et glissa une main autour de sa taille avant de déposer un baiser chaste et prudent sur ses lèvres.
─ Tu es ravissante.
─ On s'est vu ce matin, Drago, sourit Hermione en rosissait légèrement.
─ Mais je n'avais pas eu l'occasion de te le dire.
Alana leva les yeux au ciel. Voir tout l'amour qui unissait ses parents était certes, très attendrissant, mais elle ne supportait pas l'idée qu'ils puissent s'aimer autrement que platoniquement. C'était l'âge tendre et bête de l'adolescence qui commençait, avait prédit Ginny à Drago quelques semaines plus tôt.
─ Oncle Blaise ! s'écria Alana en se détournant de ses parents pour se jeter dans les bras de Blaise, puis de Thaïs qui arrivaient sur le quai. Qu'est-ce que vous faites là ?
─ On n'allait tout de même pas louper l'entrée à Poudlard de notre petite Alana, s'extasia Blaise en déposant un baiser sonore sur le front de celle qu'il considérait comme sa nièce.
─ J'avais dit que ce n'était pas la peine de faire ça en grandes pompes, grogna Alana en lançant un regard accusateur à ses parents.
Elle n'était pas au bout de ses peines, car déjà, Ginny, Georges, Neville et Molly arrivaient en renfort. Alana ne put s'empêcher de soupirer, puis de sourire en les voyant tous arriver. Quand ils furent tous réunis autour d'elle, et qu'elle les eut embrassés deux fois chacun, quand elle fut sur le point de monter dans le Poudlard Express, ronflant et vomissant sa vapeur en longs jets sifflants, Drago posa une main sur son épaule et la regarda droit dans les yeux.
─ Pas de bêtises jeune fille, et tu ne t'acoquine pas avec des Serpentard.
─ Papa, tu n'étais pas à Serpentard ?
─ Si, répliqua Drago. Je sais donc exactement qui ils sont. Et ne va pas à Gryffondor non plus.
Ginny et Hermione plissèrent les yeux, tandis que Blaise et Georges gloussaient aussi peu discrètement que possible.
─ Et pourquoi pas ? demanda Alana, interloquée.
─ Parce qu'ils sont pires que les Serpentard, dit Drago avec un petit sourire en coin.
Hermione lui donna un coup de coude et s'agenouilla devant sa fille.
─ Tu iras où le Choixpeau t'enverra. N'oublie pas de nous écrire, et de travailler dur. Mais surtout…
─ Surtout, fais-toi des amis, chérie, dit Ginny avec un sourire rayonnant. C'est le plus important.
─ Des amis fiables, et sincère, ajouta Georges. Des amis sur qui tu pourras compter pour aller enterrer un corps dans la forêt interdite.
─ Georges ! le réprimanda Molly tandis que tout le monde éclatait de rire.
─ Des amis qui te montent le droit chemin, ajouta Blaise.
─ Comme Pansy ? demanda Alana, les yeux grands ouverts.
Un silence ému s'abattit sur le petit groupe. Bien sûr, Alana était au courant de l'importance de Pansy Parkinson dans l'évolution du monde sorcier, mais aussi dans sa propre vie, aussi peu l'eut-elle connue.
─ Exactement, Al', acquiesça Neville.
─ Oncle Neville, tu prends le train aussi ?
─ Non, on se retrouvera au banquet. Mais ne t'inquiète pas, je serais là pour t'applaudir, quand tu auras été répartie, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Neville Londubat était professeur de botanique depuis cinq ans déjà. Ses cours merveilleux et sa patience avaient fait de lui l'enseignant le plus apprécié et le plus respecté de Poudlard.
─ Je vais être toute seule alors, se désola la petite fille.
─ Bien sûr que non, tu as ton chat, dit Drago en lui mettant la petite boule de poils blanche dans les bras.
─ Hibou ? demanda Blaise, surpris. Tu as appelé ton chat Hibou ?
─ Oui, dit Alana. Papa voulait à tout prix que j'ai un hibou, alors voilà.
Drago leva les yeux au ciel.
─ Tu ne risques pas d'envoyer de hibou avec ce Hibou là, grogna-t-il.
─ Maman m'a dit que Poudlard avait plein de hiboux de prêt qu'on peut utiliser.
─ Oui, ta mère dit tout un tas de choses.
Tout le monde ne put s'empêcher de sourire tandis qu'Hermione donnait une fois de plus un petit coup discret à Drago. Quand les dernières recommandations furent données, que Molly eut glissé un énorme sac de nourriture dans la main d'Alana et que George lui ait donné une énorme boite à flemme, la jeune fille se dirigea vers le Poudlard Express, la tête haute. Drago monta avec elle pour l'installer confortablement et hisser sa valise dans le filet prévu à cet effet. Avant de redescendre, il glissa un vieux parchemin dans la main de sa fille. Alana le regarda, perplexe.
─ Qu'est-ce que c'est ? Maman m'a déjà acheté au moins cent rouleaux de parchemin !
─ Ce n'est pas un rouleau comme les autres. Quand tu seras à Poudlard, pointe ta baguette dessus et dit « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ». Quand tu auras fini de t'en servir, redonne un coup de baguette en disant « Mefaits accomplis ».
─ A quoi ça sert ?
─ Tu verras, Al'. Disons que c'est l'héritage de ton oncle Potter que je te donne là.
Puis redescendit pour la saluer depuis le quai, sans ajouter quoi que ce fut.
Ce ne fut que lorsque le train eut enfin disparu que Drago remarqua la crampe qu'il avait au bras à force de saluer sa fille qui ne le voyait déjà plus. Quand il se retourna, il retrouva Hermione, un petit mouchoir à la main, qui essuyait délicatement les rares larmes qui avaient glissé sur ses joues.
─ J'avais dit que je ne pleurerai pas, soupira-t-elle en posant sa tête contre l'épaule de Drago.
─ Et moi j'avais dit que ma fille n'irait jamais à Poudlard, dit-il en riant. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
En effet, quand, cinq ans plus tôt, Poudlard avait été réhabilité et avait retrouvé son rôle d'école, Drago avait fait une crise d'angoisse à l'idée d'envoyer sa fille dans ce qu'il considérait être une prison. Après les horreurs qu'il avait subies et faites subir aux autres, il ne parvenait pas accepter l'idée d'y mettre sa fille. Hermione avait tenté de le convaincre, en lui expliquant que c'était pour le mieux, qu'Alana ne pourrait que s'y créer de bons souvenirs, contrairement à eux, mais il avait été catégorique.
Puis, un matin, Neville et Blaise étaient arrivés à l'improviste. Sous couvert d'un petit verre bu entre amis, ils l'avaient convaincu de se rendre à Pré-au-Lard. Une chose en entraînant une autre, Drago avait fini par céder et avait visité Poudlard, Neville comme guide, Blaise comme partisan de ce complot. Il avait dû reconnaître que Poudlard avait recouvert sa beauté d'antan. La bibliothèque avait retrouvé ses fonctions, il régnait dans la grande salle une ambiance douce et chaleureuse, où tous les élèves semblaient se sentir bien. Le terrain de Quidditch n'était plus un terrain d'entrainement drastique, et les cachots de Rogue étaient redevenus des salles de classes – et non plus des endroits de tortures.
Quand il était rentré, ce soir-là, Drago était monté dans la chambre de sa fille. Et il lui avait raconté, des heures durant, combien Poudlard était un bel endroit et combien elle s'y sentirait comme chez elle.
─ Il était hors de question qu'elle n'aille pas à Poudlard, dit Hermione en sortant Drago de ses pensées.
─ Et pourquoi ça ?
─ Parce que c'est là qu'elle a été conçue, je te rappelle, sourit-elle. Et en tant que premier bébé de Poudlard, il ne pouvait en être autrement : elle devait faire ses études là-bas.
Drago fit la moue avant de se pencher doucement et de déposer un baiser dans le cou d'Hermione. Elle avait raison, bien sûr. Drago n'aurait pu priver sa fille de ce merveilleux endroit qu'était Poudlard. Et il savait qu'elle s'y sentirait bien, qu'elle y serait heureuse et qu'elle s'y ferait une seconde famille. Elle rallierait les gens autour d'elle, elle les ferait rire et les écouterait attentivement. Car c'était ainsi qu'était faite Alana. Pleine d'empathie et de douceur, drôle et intelligente. C'était un bébé de la guerre, qui avait compris combien l'amour et l'amitié pouvaient compter, combien un cœur ne pouvait rester de pierre. Elle avait compris que même le plus insensible des hommes ne pouvait pas rester un Soldat de Marbre éternellement. Et elle le lui rappelait tous les jours.
FIN.
Et voilà, c'est fini. J'ai envie de dire « déjà ? » et pourtant, j'ai commencé cette fiction le 24 mars 2015. Je n'arrive pas à croire que je l'ai enfin terminée, et surtout, que je l'ai mené à son terme avec autant d'entrain. Je n'arrive pas à croire non plus que j'ai réussi à vous embarquer dans mon monde, à vous faire aimer mes personnages, à vous faire rire et pleurer avec eux. C'est à cela que j'aime écrire. Vous l'aurez compris, décrire des émotions, des sentiments est pour moi un exutoire et un merveilleux moyen d'exprimer ce qui sommeilel souvent au fond de moi.
Ce fut une année difficile, pleine de rebondissements, durant laquelle j'ai du beaucoup travailler, quitte à parfois m'oublier un peu. Mais écrire toutes les semaines pour vous (et pour moi) était un fantastique moyen de m'évader le temps de quelques heures.
J'ai lu chacune de vos review avec beaucoup d'intérêt, et je ne peux que vous remercier pour tout votre soutien et votre fidélité. Je remercie particulièrement celles qui ont pris la peine de commenter presque tous les chapitres, et ce, depuis le début ! Continuez à faire rêver les auteurs, comme les auteurs vous font rêver.
Enfin, c'est une chose que je dis à la fin de chacune de mes histoires, n'hésitez pas, vous tous qui avez peut-être une graine d'écrivain au fond de vous, à vous lancer dans l'aventure. L'imagination ne saurait être contenue, elle est la magie de notre monde, et sans elle, nul doute que nous serions bien tristes et nos vies bien mornes.
Ma future histoire avance petit à petit, et je la posterai sans doute dans le courant du mois d'aout. Pour en être alerté, je ne peux que vous encourager à me mettre en « author alert » et à me rejoindre sur ma page facebook « Brunhild Ana Writings », où je vous tiendrai informés.
Je vous souhaite de belles vacances pour ceux qui en ont, et un bel été dans tous les cas. Restez connectés, on se retrouve très bientôt ! Je vous embrasse,
Ana.
