Bonjour! ça y est le chapitre 3 est en ligne et j'espère qu'il vous plaira.
Je tiens à remercier AquariusBlueArcadia7884 pour sa review qui m'a fait très plaisir! Ainsi que missDeb86 pour avoir mis mon histoire dans ses favoris.
Bonne lecture!
CHAPITRE 3
_ Nous sommes arrivés, madame, m'avertit le chauffeur de taxi.
Je relevai la tête de mon livre et suivis du regard la direction que l'homme me montrait. Je restai, plusieurs secondes, ébahie devant la beauté des lieux et devant ce bâtiment de style Seigneurial Écossais qui semblait tout droit sorti d'un lointain passé. Jamais, je n'aurais pensé trouver ce genre de bâtisse dans l'agglomération New-Yorkaise !
_ C'est magnifique, n'est-ce pas ?
_ Oui, acquiesçai-je doucement.
_ Si seulement c'était moi qu'elle regardait comme ça… pensa le chauffeur en soupirant.
J'ignorai ses pensées tandis que je lui demandais combien je lui devais. Après l'avoir payé, le chauffeur sortit de la voiture. J'en profitai pour ranger mon livre dans mon sac en bandoulière et sortir à mon tour. Le chauffeur était déjà mes côtés, ma valise et mon étui à guitare à ses pieds.
_ Je me demande bien ce qu'elle vient foutre dans cette école de dingue, pensa le jeune homme. Passez un bon séjour, madame.
_ Merci.
_ N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'un chauffeur, me dit-il en me tendant sa carte de visite. Ou bien si tu veux passer du bon temps !
_ Merci, lançai-je froidement.
Ses ondes mentales étaient tellement fortes que je ne pouvais les empêcher d'entrer dans ma tête. Malheureusement !
Je gardai bien malgré moi mon sourire sur mon visage tandis qu'il remontait dans sa voiture. Puis après m'avoir jeté un dernier regard, il démarra et s'en alla. Mon sourire disparut aussitôt tandis que je reportais mon attention sur l'Institut.
_ Il avait des drôles de pensées ce monsieur, me dit une petite fille rousse en s'approchant de moi.
_ En effet, lui répondis-je calmement.
_ Toi aussi, tu les as entendus ? me demanda-t-elle surprise.
_ Oui, lui souris-je.
_ Tu es comme moi et le professeur Xavier !
_ Il semblerait !
Cette enfant devait avoir environ huit ans. Ses ondes mentales étaient vraiment impressionnantes : pleine d'énergie colorées qui dansaient dans sa tête et virevoltaient selon ses humeurs. Impressionnant !
_ Tu es une nouvelle élève ?
_ Non, je suis ici pour enseigner.
_ C'est vrai ? demanda-t-elle en sautillant sur place.
_ Oui !
_ Cool ! Je m'appelle Jean Grey !
_ Elizabeth Hanson, me présentai-je à mon tour.
_ Enchantée, Mademoiselle Hanson !
_ Je suis également enchantée de te rencontrer Jean. Tu saurais où je peux trouver M. Xavier ?
_ Oui, bien sûr ! Suis-moi ! dit-elle en m'attrapant la main.
_ Attends, Jean ! Mes affaires…
_ Tu peux les laisser là, quelqu'un viendra les chercher !
_ Tu es sure ?
_ Oui c'est le professeur qui vient de me le dire.
_ Oh… D'accord.
Une boule se forma au niveau de mon estomac : le revoir m'angoissait un peu… Mais je n'eus pas le temps d'y penser que Jean m'entraînait déjà à l'intérieur du manoir. Nous traversâmes un immense hall d'entrée puis grimpâmes un large escalier. La jeune fille me mena le long de plusieurs couloirs qui se ressemblaient tous hormis la couleur des tapis qui étaient différentes dans chacun. Mais le plus impressionnant, c'était les nombreuses portes de part et d'autre des corridors, toutes peintes en marron. Jean s'arrêta devant l'une d'elles et relâcha délicatement ma main. Je pouvais sentir la présence de Charles derrière celle-ci.
_ C'est le bureau du Professeur, m'indiqua-t-elle, puis elle frappa et ouvrit la porte.
J'entrai à mon tour, le cœur battant la chamade.
_ La voilà, Professeur ! s'exclama la jeune fille.
_ Merci Jean, lui dit gentiment Charles.
Le télépathe était assis derrière un bureau en chêne massif, il écrivait dans un bloc note. Lorsqu'il releva la tête, il regarda brièvement Jean et porta son regard azur sur moi, un sourire étirant ses lèvres.
_ Bonjour Elizabeth, me salua-t-il.
_ Bonjour Charles, soufflai-je, un sourire étirant mes lèvres.
Je ne pouvais détacher mon regard du sien. Je me rendis compte à cet instant qu'il m'avait manqué malgré le fait que nous nous connaissions à peine.
_ Bon, je vous laisse ! s'exclama Jean, rompant notre échange silencieux. A bientôt mademoiselle !
_ A bientôt, Jean.
Je regardai la jeune mutante s'en aller en sautillant, refermant la porte derrière elle. Lorsque je me retournais, Charles ne se tenait plus derrière son bureau, il était à quelques mètres de moi, assis dans un fauteuil roulant. Je fronçai imperceptiblement les sourcils : il marchait, il y a une semaine…
_ Que t'est-il arrivé ? osai-je lui demander.
_ J'ai eu un accident il y a une dizaine d'années qui m'a fait perdre l'usage de mes jambes.
_ Pourtant la semaine dernière tu marchais ?
_ Ton cousin a trouvé un remède me permettant de remarcher, seulement, il bloquait mes pouvoirs… Je l'ai arrêté il y a quelques mois.
_ Mais il fait encore effet.
_ Seulement sur mes jambes, mais on ne sait pas jusque quand…
_ Je… Je pourrais le savoir avec ma mutation, lui proposai-je.
Il me sourit tendrement.
_ C'est gentil, Elizabeth mais je ne préfère pas savoir.
_ Je comprends, acquiesçai-je.
_ Assied-toi, me proposa-t-il en me montrant un fauteuil en cuir qui se tenait devant le bureau.
Je lui souris doucement puis, je m'assis sur le fauteuil, tandis qu'il allait se poster en face de moi, derrière son bureau. Le mutant me fixait avec attention, il semblait étudier chacun de mes gestes, me mettant mal à l'aise.
_ Tu as donc deux mutations ?
_ Oui, la télépathie et la voyance…
« Voyance », je n'appréciais vraiment pas ce mot…
_ C'est assez logique, ces deux mutations sont liées.
_ Tu as également ce pouvoir ?
_ Non, mais j'en ai d'autres en lien avec la télépathie.
_ Comme ?
Il sourit doucement, ses azurs ancrés dans les miens. Je compris qu'il ne me répondrait pas. Une idée étrange m'effleura l'esprit, je me concentrai et laissai ma mutation s'envoler autour de moi puis j'essayai d'entrer dans la tête du télépathe. Je sentis une fine barrière m'empêcher de passer, celle-ci semblait s'épaissir à force de la repousser. Un sourire en coin étira doucement les lèvres de Charles qui ne me lâchait pas du regard.
_ Qu'essayes-tu donc de faire ?me demanda-t-il, le regard malicieux.
_ Je voulais une réponse, lui répondis-je en souriant.
Le télépathe me regarda, amusé.
_ C'est un véritable échec, souffla-t-il.
_ Tu es insondable…
_ Tout comme toi, sourit-il. Ton voyage s'est bien passé ?
_ Oui, nickel, lui répondis-je. D'ailleurs, je te remercie pour le billet d'avion.
_ De rien, ça m'a fait plaisir.
Il me sourit tendrement.
_ Prête pour demain ?
_ Je commence à enseigner demain ? demandai-je paniquée.
_ Non, rigola-t-il. Dès demain je commence ta formation d'enseignante.
_ Oh tant mieux, dis-je, soulagée.
_ Dis-moi, quels matières voudrais-tu enseigner ?
_ La musique, répondis-je immédiatement.
_ Je m'en doutais, rigola-t-il. Tu auras tout le matériel dont tu auras besoin ainsi qu'une salle qui sera réservée pour ce cours.
_ Vraiment ? ne pus-je m'empêcher de sourire.
_ Oui, vraiment ! D'autres envies ?
_ J'aime la littérature anglaise, l'informai-je. Je… je lis beaucoup. J'ai le temps la nuit.
_ Dans ce cas, tu enseigneras la musique et la littérature anglaise, sourit-il. Nous nous occuperons tous les deux des cours sur les mutations.
_ Ça marche, acquiesçai-je.
_ Tu as des questions ?
_ Non, soufflai-je doucement. Aucune question.
_ Dans ce cas, bienvenue à l'Institut Xavier ! me souhaita-t-il en me tendant sa main droite.
Je lui souris et lui pris la main. A cet instant, un douleur violente me vrilla les tympans, m'obligeant à fermer les yeux. La vision vint immédiatement ne me laissant pas le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait.
J'étais sur une plage. Charles était debout, dos à moi il paraissait plus jeune qu'aujourd'hui. Un homme et une femme armée se tenaient à ses côtés.
_ Erik ! Relâche les missiles ! cria le télépathe.
Mais l'homme ne bougea pas. Charles essaya de lui arracha le casque qu'il portait sur la tête mais Erik le projeta violemment au sol. Tandis que Charles se relevait, la jeune femme tira plusieurs fois sur Erik qui détourna les balles, sauf une qui vint se loger dans le dos de Charles qui s'effondra au sol en poussant un hurlement.
Je voulus m'approcher du télépathe afin de l'aider mais le noir m'envahit soudainement. Je flottais dans une mer d'abîme, le courant me mena vers un point lumineux qui grandissait à mesure que je me rapprochais de lui.
Je me retrouvai dans une chambre inconnue. Charles était assis à mes côtés, un sourire étirant ses lèvres. Nous étions tous les deux nus, nos vêtements gisant à nos pieds. Le mutant se rapprocha de moi et posa ses lèvres sur les miennes.
Délicieusement.
Langoureusement.
Il m'allongea délicatement sur le lit, me couvrant de son corps. Le temps semblait suspendu. Des gémissements de volupté s'échappaient de mes lèvres. Je ne ressentais plus que sa chaleur contre ma peau, que ses mains sur mon corps nu et ses lèvres sur les miennes.
J'ouvris violement les yeux, mon corps était complètement crispé et me respiration semblait inexistante. Je mis un certain temps avant de retrouver mes repères : c'était le première fois qu'une vision était si violente, la première fois que je me sentais complètement perdue… Lorsque je remarquai ma main dans celle de Charles, une légère panique s'infiltra dans mes veines : je nous ai vu en train de… en train de faire l'amour !
Oh mon Dieu !
Je relevai mon regard et croisai celui du jeune homme. Il me fixait avec intensité mais je pouvais voir une certaine appréhension briller dans ses azurs.
_ Qu'as-tu vu ?
La vision de son corps nu contre le mien me revint en mémoire. Je détournai immédiatement mon regard. Je haïssais cette mutation, cette malédiction,…
_ Elizabeth ! Qu'as-tu vu ?
_ Ton accident, lui répondis-je sincèrement, enlevant ma main de la sienne.
Il hocha doucement la tête.
_ Je suis désolée, m'excusai-je. Je ne cherchais pas à savoir…
_ Je sais.
_ Quelque fois la mutation décide d'elle-même les moments à me montrer. Ne m'en veux pas, s'il te plait !
_ Je ne t'en veux pas, ne t'inquiète pas. As-tu vu autre chose ? me demanda-t-il, une lueur étrange dans le regard.
_ Euh, non, mentis-je. Non.
Il resta quelques instants silencieux, ses azurs fixant intensément les miens.
_ Tes ondes mentales sont vraiment puissantes quand tu as tes visions. Vraiment très puissantes.
Aurait-il ressenti ma vision ? Il ne valait mieux pas…
_ Si tu le dis…
_ Bon, lança-t-il vivement, je vais te montrer ta chambre puis te conduire auprès de ton cousin.
_ Hank est ici ?
_ Il travaille à l'Institut, sourit-il en faisant rouler son fauteuil vers la porte.
Je le suivis et sortis de son bureau.
