Izumo écrasa le réveil de Kotetsu en grognant. Il avait mal à la tête, hier soir il était sorti avec son meilleur ami pour fêter un truc dont il ne se souvenait plus. Ils avaient croisé le chemin de Kakashi et d'Anko, deux loyaux membres de la Confrérie Noire et ils s'étaient perdus dans une tourné des bars endiablée. De fait, le Chunin d'élite avait du mal à reprendre ses esprits alors même que le réveil de son camarade de garde sonnait encore et encore. Celui-ci n'affichait pas l'habituel chiffre cinq, l'heure où commençait d'habitude la longue attente des deux ninjas, mais un jolie petit sept. Les deux hommes étaient donc en retard.
— J'comprends pourquoi Kakashi vient jamais à l'heure s'il passe tout son temps avec Anko... Bégaya Izumo qui dormait près de Kotetsu.
— C'était la meilleur soirée qu'on a fait depuis des mois, bailla en se décrochant les mâchoires.
— Éteignez ce putain de réveil, les interrompit une femme qui se trouvait entre les deux amis.
Tous deux se regardèrent, incrédules, avant de soulever le drap qui les séparait. C'est alors qu'il découvrir la Jounin la plus crainte de Konoha, entièrement dévêtue et pelotonnée contre Izumo qui l'entourait d'un de ses bras.
— Quelqu'un se souvient de ce qu'il s'est passé hier soir ? Demanda celui-ci, fouillant dans sa mémoire à la recherche d'information.
Les deux autres membres présent dans la chambre secouèrent la tête de concert, encore à moitié endormis. Anko avait bien une petite idée mais elle ne se sentait pas de s'expliquer aux deux ninjas, tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle allait tuer Kakashi. Ce lâche l'avait encore laissé tomber alors qu'elle était complètement saoule, un de ces jours elle se réveillerait pas.
— Est-ce que l'on aurait croisé Kushina hier soir ? Ou Mikoto ? S'enquit-elle avant de se lever, s'attirant les regards des deux hommes avec qui elle avait passé la nuit.
— J'me souviens de rien, répondit Kotetsu avant de lui désigner la porte qui la conduirait à la douche. Par contre, je sais que l'on a deux heures de retard pour notre garde, qu'est-ce qu'il nous a pris de boire hier soir ? On va encore se faire tuer par l'Hokage.
— Et qu'est-ce qu'il va nous faire ? Nous mettre plus de porte pour nous punir ? Nous retirer une partie de notre salaire de misère ?
Izumo était entrain de s'habiller, cherchant difficilement ses affaires dans le capharnaüm qu'était l'appartement. Hier soir, ils s'étaient tous dévêtus avec une certaine fébrilité et les vêtements avaient volé de partout. Il releva du bout du doigt une petite culotte en dentelle violette et adressa un clin d'œil à son ami.
— Coquine...
— J'vous entends les garçons ! Cria Anko depuis la salle de bain. Si vous n'êtes pas partis quand je sors de la douche, je superviserai votre punition !
Les deux hommes attrapèrent leurs affaires et s'empressèrent de quitter les lieux, ils ne ralentirent qu'une fois arrivé dans la rue et terminèrent de se préparer en marchant tranquillement vers les portes. Ils habitaient tous les deux à coté de l'entréz du village, un logement de fonction que leur avait attribué le Hokage le jour de leur promotion. Ainsi, ils n'eurent qu'à faire une vingtaine de mètres avant de pouvoir s'adosser contre leurs battants respectifs alors que la garde précédente les quittait en leur jetant des regards noirs.
— Tu te souviens vraiment de rien ? Demanda Izumo. C'est pas ton genre, d'habitude tu as une bonne mémoire.
— J'me souviens de tout en fait, répondit fièrement l'autre Chunin avant de sortir un papier et un crayon. Je vais tout envoyer à Kakashi pour qu'ils nous écrivent un petit livre, il aura juste à changer quelques détails et tout le monde n'y verra que du feu.
— Vivement que Jiraya-sama revienne au village, Kakashi est bon mais ses livres ne valent pas les Icha Icha, se plaignit Izumo avant de regarder dehors.
Tous deux se turent et le seul bruit qui persista fut celui provoqué par le frottement de la mine contre le cahier que tenait Kotetsu. Une petite goûte de sang coulait le long de son menton alors qu'il se souvenait de la soirée et des diverses choses qu'ils avaient expérimentés avec Anko. Quelques ninjas commencèrent à apparaître dans les rues, se dirigeant vers les terrains d'entraînement où vers le Hall des Missions. Le Hokage n'attribuait que les missions aux Jounin Instructeurs, afin de pouvoir visualiser de lui même l'évolution des Genin.
— J'ai un mauvais pressentiment, commenta Izumo alors que Kotetsu rangeait son petit calepin.
— On n'a pas fait le rituel, c'est pour ça.
— On le fait maintenant ?
— C'est trop tard, il faut que se soit naturel sinon ça ne marche pas, répliqua le ninja qui avait un bandage sur le nez.
Izumo soupira avant de retourner à ses rêveries, ils avaient eu cette conversation une centaine de fois, et la conclusion était toujours la même. La vie à Konoha était ennuyeuse pour des hommes aussi bien entraînés qu'eux, sans ces missions de gardes qu'ils recevaient perpétuellement, ils auraient été désignés Jounin depuis longtemps. Une boule de papier frappa le nez de Kotetsu, ce dernier réagit en tirant un petit pétard de sa besace pour le lancer dans les cheveux de son coéquipier. Quand on passait douze heures par jour à surveiller une route déserte, on s'amusait comme on pouvait. Le jeu s'arrêta pourtant rapidement, ils n'étaient pas d'humeur.
— J'vais faire un petit tour, j'le sens mal ce matin.
Izumo abandonna son poste pour sortir du village, scannant les environs à la recherche de la source de son trouble. Il vit un shuriken de papier arriver et n'eut que le temps de se décaler. L'origami s'enfonça profondément dans son épaule et il poussa un gémissement.
— On est attaqué ! Cria-t-il à l'intention de Kotestu qui avait commencé une série de signe.
En cas d'attaque de Konoha, la procédure était simple, un des deux Chunin devait se porter au contact pendant que l'autre sonnait l'alerte. Izumo se déplaça donc le plus rapidement possible pour se mettre entre son adversaire invisible et l'autre gardien de la porte, de manière à bloquer une quelconque tentative. Il se prit les pieds dans des liens de papier, toujours incapable de détecter la position de l'attaquant, et se ramassa de tout son long sur le sol, tentant d'échapper à cette étreinte qui serait mortelle.
— Banshô Ten'in...
Kotetsu n'eut pas le temps de finir la série de mudra nécessaire à l'activation du système d'alarme. Une force l'attira hors du village à son tour, il tenta de résister et grogna sous l'effort mais ce fut sans effet. Il se retourna dans les airs et découvrit enfin le visage de l'homme qui s'en prenait à Konoha. Il était roux et avait des yeux violets composés de diverses cercles. Il portait une multitude de piercings, de boucles d'oreilles et était vêtu d'un long manteau recouvert de nuages rouges.
— Akatsuki, marmonna le Chunin avant que l'homme ne sorte une lame de sa manche.
Le choc fut rude et le ninja perdit la vie sur le coup sous le regard horrifié de son compagnon qui se faisait lentement momifier. Une parchemin recouvrit sa bouche, l'empêchant de hurler le nom de son coéquipier. Une seconde personne apparue, c'était une femme aux cheveux bleues qui semblait littéralement léviter, le bas de son corps disparaissait en de multiples couches de papiers, les mêmes qui emprisonnaient Izumo dans ce sarcophage inviolable. L'air commença à manquer et le visage du Chunin vira au rouge, quand Konan le libéra de son étreinte il ne put qu'aspirer une grande goulée d'air avant de se mettre à vomir, gémissant de nom de Kotetsu et tentant de se traîner jusque lui.
Une main de papier l'attrapa et le redressa, l'invocatrice se rapprocha et plongea son regard vide dans le sien :
— Où est le Démon Renard ?
— Je ne dirais rien, lui cracha-t-il au visage.
La bouche du gardien fut à nouveau recouverte et la suffocation recommença, Konan l'emporta aux portes de la mort et attendit patiemment qu'il arrête de bouger frénétiquement avant de relâcher une fois de plus son emprise.
— Où est le Démon Renard ? Demanda-t-elle avec calme, elle s'approcha d'Izumo quand il tenta de murmurer quelque chose.
— Va te faire foutre, salope...
Il relâcha le parchemin explosif qu'il tenait à la main, ce dernier avait fini de se consumer et Konan se recula avec horreur. Le souffle de l'explosion la projeta contre un arbre et les flammes brûlèrent sa veste et la tunique qu'elle portait en dessous. Izumo ne survécut pas à son attaque suicide, il avait fait d'une pierre deux coups : prévenir Konoha de l'attaque et mettre hors de combat un ninja adverse. Il les avaient reconnu tous les deux, c'étaient des membres du groupuscules Akatsuki dont la mission était de réunir les Démons à Queues pour un dessein qui était encore inconnu aux Nations Ninjas.
Un ANBU arriva sur les lieux alors même que les flammes n'avaient pas disparu, il se jeta sans réfléchir sur Tendô, dégainant un kunaï avant d'être sur lui. Le membre des forces spéciales ne prêta aucune attention aux deux cadavres de ses camarades, les gardiens avaient accompli leur mission avec brio en donnant leurs vies pour Konoha. L'acier rencontra l'acier et d'autres ninjas se joignirent rapidement au combat, arrivant de partout, ils y avaient des hommes masqués comme de simples Chunin et quelques Jounin qui patrouillaient dans les environs. Le village était entrain de s'éveiller et déjà résonnait l'alarme, stridente et désagréable. Des familles sortaient de leurs maisons, tentant de comprendre ce qu'il se passait alors que des Genins et des étudiants de l'académie débutaient l'évacuation.
Pain, remarquant que la tentative d'intrusion avait échoué tendit ses deux bras à la perpendiculaire de son corps, faisant reculer la dizaine de combattant qui s'acharnait sur lui. Tous se tenant sur leurs gardes, arme à la main, certains portaient encore les stigmates du sommeil, l'un des Chunin avait encore son pyjama mais ça ne l'avait pas empêché de se joindre à l'affrontement dès qu'il avait entendu l'explosion.
— Shinra Tensei.
L'onde de choc prit par surprise l'amas de ninja, les plus proches de Pain eurent le corps brisés et les autres furent propulsés contre les murs, les arbres et sur la route rocailleuse.
— Konan, la discrétion n'est plus de mise, invoque les autres.
La jeune femme aux cheveux bleus s'était relevée de l'explosion qu'avait provoqué le ninja gardien, du sang maculait son visage et ses cils avaient brûlé. Sa veste présentait un immense trou au niveau du torse et on pouvait voir apparaître la cuirasse de protection des ninjas d'Âme. Elle sortit un rouleau d'une de ses poches et le déroula avant de l'imbiber d'une goûte de sang qu'elle recueillit au coin de ses lèvres. Elle n'avait pas vu l'attaque suicide d'Izumo venir et elle avait faillit y laisser la vie. C'était étrange de se rendre compte qu'elle avait été si proche de la mort, elle n'avait pas été inquiétée dans un combat depuis des années et un simple Chunin de Konoha avait réussit à l'atteindre.
Cinq autres roux apparurent dans un nuage de fumé, faisant face à la porte de Konoha derrière laquelle se rassemblait déjà les forces d'interventions. Pendant quelques secondes les deux camps se toisèrent en silence, puis un déluge de Shuriken quitta les rangs du village. Pain dressa sa main et les renvoya à l'aide d'un simple Shinra Tensei alors que ses cinq autres corps le dépassaient pour pénétrer dans Konoha. L'invasion avait commencé.
— Est-ce que tu vas bien ? Demanda Tendô.
— Il y a plus de peur que de mal, ces deux ninjas étaient plus que courageux.
Il acquiesça avant de faire un pas en avant, devant lui s'étendait déjà un champ de mort, aucun ninja de Konoha n'était de taille à affronter Pain au corps à corps. Il était plus rapide, plus vif et plus fort que n'importe quel Jounin. Il avait plus d'expérience et plus de techniques, il était virtuellement intouchable du moment que ses différentes entités se trouvaient dans un même endroit et pouvait produire des armes de façon illimitée. L'avant-garde qu'avait formé les ninjas les plus réactifs du village fut balayée en quelques instants, semant la panique parmi les quelques civils qui avaient assisté à la scène. Aujourd'hui, l'horreur avait un nom : Pain.
— Kuchiyose no Jutsu !
Trois immenses créatures apparurent, piétinant les ninjas en présence. Le vacarme provoqué par l'invocation des colosses couvrit pendant un temps les hurlements des blessés et la peur se mua en terreur. Un immense rhinocéros prit pour cible le bâtiment du Hokage et chargea au travers du village, balayant maisons et arbres, il abattit sa corne quand il arriva à une cinquantaine de mètre et le choc fit trembler la structure. Des lézardes se dessinèrent le long des piliers de béton qui surplombait la tour, les vitres se brisèrent et la façade Sud du bâtiment s'effondra quand le mastodonte se retira, harcelé par des dizaines de ninjas. Ces derniers avaient l'allure d'insectes en comparaison à la bête sauvage, son regard d'outre-tombe balaya la place à la recherche d'une nouvelle cible.
Un couple de Pain arriva sur les lieux, s'attirant d'emblée les attaques coordonnées des habitants de Konoha. Shuradô et Gakidô durent faire face à une déluge de shuriken et de technique Katon, la spécialité des ninjas du Pays du Feu. Les deux corps avaient respectivement la capacité de se doter de plusieurs visage, de se démembrer et de tirer des attaques à distances aux moyens de missiles alors que le second était en capacité d'absorber tout type de ninjutsu. La vague de flamme composée de chakra fut aspirée sans difficulté par l'imposant Gakidô et Shuradô se plaça devant lui, découvrant une queue semblable à celle de Sasori. Il s'agissait là d'une lame de métal extrêmement fine et meurtrière. Une fois l'avalanche de technique contrée, Pain pu voir la peur luire dans les yeux des ninjas de Konoha.
Shuradô s'arracha alors une main, tirant avec elle une série de missile qui s'allumèrent et frappèrent les environs, semant la panique et la mort à coup de détonation.
— Quel manque d'éducation... remarqua un ninja masqué.
Il tenait dans sa main un petit livre orange et regardait par dessus avec une expression détaché. Kakashi avait pu le récupérer dans l'appartement de Mikoto dès que l'évacuation avait sonné, Icha Icha Paradise était trop précieux pour brûler. Ça avait été un bon moyen de se joindre l'assistance des deux derniers Uchiwa de Konoha qui l'entouraient présentement. Tous portaient la tenu officiel des Jounin, quelques petites variations dans les tenues étaient à remarquer. A l'image du masque de Kakashi, du sabre que portait Sasuke dans son dos ou du veston noir de Mikoto qui travaillait généralement dans l'infiltration. Beaucoup d'hommes avaient cru qu'elle avait définitivement raccroché lors de son mariage avec Fugaku pour se consacrer entièrement à ses enfants, mais elle avait repris du services quelques mois après l'extermination du clan.
— Hatake Kakashi, Uchiwa Sasuke et Uchiwa Mikoto... parla doucement Gakidô en adoptant une position de combat. Avez vous des informations au sujet du Démon Renard à Neuf Queues ?
La seule réponse que reçut l'avatar capable d'aspirer le chakra fut un grognement de Sasuke quand celui-ci dégaina son arme. Kakashi rangea son livre dans la sacoche arrière de son pantalon, ne quittant pas les deux membres de l'Akatsuki du regard alors que d'autres ninjas de Konoha arrivaient sur les lieux, des Chunin. Konoha n'avait pas un nombre important de Jounin, ces derniers ne représentant qu'une infime partie des effectifs.
— Nous trouverons nos réponses...
— Je n'en doute pas, répondit le Ninja Copieur avant de s'armer d'un Raikiri et de se lancer à l'assaut.
Les deux Pain étaient plus grand et plus fort que lui, mais également plus lent. Il put aisément passer sous la garde du corps robotisé et tenta de frapper le second au cœur. Ce dernier se contenta de dresser ses mains devant lui et le chakra Raiton qui composait le Chidori disparut. Comprenant son erreur, Kakashi tenta de s'esquiver mais une lame dentelée le transperça, lui faisant cracher du sang.
— Kakashi ! Cria Mokito, perdant son calme.
Elle s'arma de deux kunaï et se porta à son tour au contact pendant que Sasuke la suivait, sharingan braqué sur l'espèce de marionnette qui lui faisait face. Il avait entendu des rumeurs à propos de l'Akatsuki et savait que tous les membres qui la composait étaient des criminels de rang S. Le fait de tomber sur deux inconnus n'enlevait rien à cette information, ils étaient sans doute très fort, suffisait de voir la minutie de leurs mouvements. D'après l'analyse du plus jeune Jounin de Konoha, le premier roux avait laissé passer Kakashi et avait calculé la trajectoire de son coup grâce au son strident que produisait Les Milles Oiseaux.
— Maman, le second absorbe le chakra, il est probablement vulnérable aux attaques physiques !
— Je sais ça, murmura-t-elle avant de rencontrer Shuradô.
Le Pain au crane rasé la frappa au visage mais elle glissa sous son bras et tenta de l'éventrer. Le colosse était rapide, plus qu'elle aussi n'eut-il aucune difficulté à remonter son genoux, fracturant la mâchoire de l'amie de Kakashi. Elle recula en crachant de sang mais il n'en avait pas fini avec elle. Une paire de bras supplémentaire jaillit de sa tunique, arrachant le manteau au passage et son visage se mua, laissant apparaître deux autres faciès, tous deux dotés d'un Rinengan. Il l'accompagna dans sa retraite et asséna une série d'attaques qui perforèrent tour à tour la défense de la Kunoichi, l'acculant contre un mur où elle reçut un coup de point surpuissant au ventre, la faisant sombrer dans l'inconscience. Sasuke, profitant de l'échange, se positionna dans le seul angle mort de la créature et l'attaqua avec son arme enduite de Chakra Raiton.
Shuradô se contenta de décaler sa queue de métal, plaçant le corps de Kakashi sur la trajectoire du Jounin qui dut avorter son offensive. Il n'eut pas le temps de se ressaisir que déjà l'autre Pain le frappait à la tempe, l'envoyant au sol. Il lâcha son katana et se retrouva prisonnier de ses adversaires, suffocant alors que la main gauche de son détracteur se resserrait doucement.
— Que sais-tu du Kyubi ?
La marionnette libéra Kakashi de sa morsure acérée et l'envoya sur Mikoto avant de se tourner vers la tour du Hokage pendant que son homologue interrogeait Sasuke. Il avait sentit une fluctuation de chakra importante, comparable à celle d'une invocation mais aucun monstre n'était apparu.
— Je ne dirais rien, haleta Sasuke qui tentait de desserrer l'étreinte à laquelle il était soumis.
Il se savait dans une mauvaise posture, en temps normal il se serait auto-électrocuté pour se libérer de sa prison. Mais l'homme qui l'avait attrapé était capable d'absorber le Chakra émis par un Raikiri, si Sasuke puisait dans ses réserves pour se faire subir un tel traitement, il y laisserait la vie. Et malgré son attachement à Konoha et à la protection de ses intérêts, il se sentait trop jeune pour mourir. Un éclair jaune traversa le ciel et Shuradô qui était désormais torse-nue dressa ses six bras pour l'arrêter. Il fut littéralement pulvérisé à l'impact et un cratère se creusa sous les pieds des tous les ninjas en présence Le bâtiment du Hokage s'ébranla et commença une lente chute vers l'attroupement de blessé.
— Kuchiyose no Jutsu !
Une immense limace blanche et bleue se positionna sous la tour qui s'écroulait et la repoussa aisément alors que Tsunade s'attaquait déjà à l'homme qui retenait Sasuke. Ce dernier n'avait pas vu l'attaque venir et observait, impressionné, cette femme qui venait de tuer un des hommes qui l'avait si facilement repoussé. Gakidô l'achat le dernier Uchiwa conscient et se tourna vers la Senju, juste à temps pour recevoir un coup de pied dévastateur à la poitrine. Il fut catapulté à l'autre bout du village, perdant ses bras et ses jambes.
— Katsuyu, occupe toi de Kakashi, puis va aider tous les blessés ! Toi le mioche, oui, le gamin aux yeux rouges, raconte moi ce que tu sais sur ces types.
Sasuke eu un temps d'arrêt, on ne l'avait plus appelé le mioche depuis qu'il était passé Chunin. Et encore, le seul qui osait l'appeler comme ça à l'époque était Kakashi, mais il n'avait jamais rien respecté. Quand il vit la limace qu'avait invoqué Tsunade se diviser en de multiples sous-créatures, Sasuke fut prit d'angoisse. Il oublia le combat pour se précipiter au chevet de sa mère qui se relevait doucement, du sang coulant le long de son front.
— Tu vas bien ?
Un scène s'imposa à lui, souvenir horrifique qu'il avait voulu oublié. Il se souvint de ce soir là où il était rentré chez lui après l'académie, pour n'y trouver que sang et désolation. Son grand frère, Itachi Uchiwa, était entrain d'annihiler le clan. L'enfant qu'il était à cette époque n'avait pas compris en voyant les premiers cadavres aux portes du domaine. Il avait donc foncé vers le demeure principale pour demander à ses parents ce qu'il se passait. C'était alors qu'il avait vu Itachi, se tenant devant son père, arme à la main. Il avait frappé comme l'éclair, tranchant le kunaï que Fugaku dressa pour se défendre. Puis le grand frère de Sasuke attaqua Mitoko, celle-ci avait aperçu Sasuke et s'était approché de lui, tentant de lui cacher la vue. La lame du sabre la traversa de part en part au niveau du cœur, jaillissant de la poitrine de la mère à Sasuke et effleurant la joue de l'enfant.
C'est alors que le cadet des Uchiwa avait croisé le regard d'Itachi où luisait le Mangekyō Sharingan. Il avait alors été aspiré dans sa propre conscience, arrivant aux abord d'un paysage ocre et bicolore. Le ciel était rouge sang et le sol noir suie, Itachi se tenait face à lui, bicolore lui aussi. Il avait parlé mais Sasuke ne se souvenait plus des mots, transformés et difformés par l'atmosphère oppressante qui régnait sur les lieux. Une croix de crucifixion avait jaillit du sol et l'ancien ANBU l'y avait cloué à l'aide de ses armes, faisant hurler l'enfant. Sasuke avait supplié, il avait demandé des explications et imploré pour que cette souffrance s'arrête, mais Itachi était resté de marbre. Puis il avait vu les souvenirs de son frère, le début de l'attaque, le meurtre de sang-froid de la petite Saya, cousine que Sasuke aimait bien. L'assassinat de sa vieille tante, puis l'attaque de la demeure principale et la mort des ancêtres. Tout se finit par la lame se plantant profondément dans le dos de Mikoto et éraflant son visage.
Puis ça avait recommencé, encore et encore, pendant ce qui parut des années à Sasuke, il resta là. Fiché sur sa croix à endurer le massacre de son clan. Et les mots d'Itachi se détachèrent petit à petit, prenant une essence funeste. « Tu dois protéger Konoha... » Finalement, Sasuke s'était réveillé dans un lit à l'hôpital du village, fatigué et groggy mais bien vivant. Petit à petit, il avait oublié cette douleur sourde, sa mère s'était réveillée et ils avaient repris un semblant de vie normale. Mais le fait de la voir couché sur le sol, le visage tuméfié et blessé, les souvenirs remontèrent en Sasuke. Il en conçut de la haine pour Pain qui osait s'en prendre au village qu'il chérissait tant, mais aussi de la peur. Ce sentiment l'étreignit dans le fond de son être, glaçant cette rage qui tambourinait en lui et qui faisait brûler ses yeux, effaçant l'envie de se battre. Kakashi et Mikoto avaient été mis hors de combat en quelques instants, tous deux étaient de meilleurs ninjas que lui et ils n'avaient rien pu faire.
— Bon, tu me serviras à rien le mioche, renâcla Tsunade qui avait tiré Kakashi au milieu du chemin et appliquait ses mains sur la blessure. Tu vas les emmener à l'hôpital, ils sont hors de danger pour l'instant. Pour ma part, je vais aller voir s'il y a d'autres blessés. Nous avons affaire à un marionnettiste, fait passer le mot, rien ne sert de s'engager dans le combat contre les rouquins, il faut trouver la femme aux cheveux bleus.
Sasuke hocha la tête, complètement dépassé par les événements et chargea sa mère sur ses épaules avant de soulever Kakashi avec précaution. Il se précipita ensuite vers le grand bâtiment blanc où se réunissait déjà plusieurs centaines de personnes, cherchant des soins en urgence. On avait alors affaire à tout type de blessure, des membres brisés, cassés, des fractures ouvertes mais également des brûlures et des écrasements. Certains ne présentaient aucune blessure et se contentaient de regarder le vide, de la bave à la commissure des lèvres. Sasuke fut rapidement intercepté par Sakura qui le déposséda de sa charge, elle avait une réplique miniature de Katsuyu sur l'épaule et semblait elle aussi en proie à la panique. Elle avait les cheveux sales et les yeux cernés, Sasuke se rappela qu'elle avait été de garde le soir précédent et qu'elle n'avait pas dû dormir.
Il lui laissa kakashi et sa mère avant de repartir, sans même lui adresser la parole. Il savait que rien de ce qu'il aurait pu dire n'aurait réussi à la rassurer. Sakura n'était pas sur le front, mais au vu de l'affluence des blessés, elle ne pouvait qu'imaginer le massacre qui s'y produisait. Pain avait su passer les défenses de Konoha en un temps record, il avait brisé toutes les manœuvres et toutes les procédures d'urgences. Mêmes les abris n'étaient pas des endroits sûr face à lui, aussi les ninjas préféraient rediriger la population en paniques vers l'extérieur du village. La forêt offrirait une protection dérisoire face à un combattant de rang S, mais au moins perdrait-il du temps entre chacune de ses proies.
Un pic de chakra déchira le ciel et un autre combattant fut invoqué sur la falaise des Hokage. Hiruzen avait fait déplacer l'état major dès qu'il avait vu la charge du rhinocéros. Il avait été rapidement rejoint par Kushina qui avait tout de suite commencé à travailler sur le rapatriement des meilleurs éléments du village. Le Sandaime Hokage regardait son village se faire attaquer de toute part, cherchant une logique dans les mouvements de Pain et de Konan. Il avait fait part à Tsunade, lors de son invocation, que Konan était sans doute la personne qui manipulait les différents roux qui saccageaient le village. Elle était immédiatement partit sur le terrain, afin de se faire sa propre idée de la situation, à peine avait-elle quitté la plate-forme sur laquelle Kushina, Sarutobi et les quatre ANBUS de garde étaient installés, que Katsuyu avait fait son apparition.
— Yo Konoha ! S'exclama Jiraya en dissipant le nuage de fumé qui l'entourait. Qu'est-ce tu me veux Kushi-chan ? J'ai dis que je repasserais dans quelques années.
Hiruzen ne parla pas, ne quittant pas le village des yeux et Jizaya s'arracha vite aux merveilles que faisait l'uniforme standard sur le corps de Kushina. Il déchanta et sa bonne humeur disparue en un instant, laissant place au combattant qui était entré dans la légende.
— C'est quoi ce bordel ? Orochimaru ne devait pas attaquer avant le prochain examen Chunin.
— C'est pas Orochimaru, l'Akatsuki est venue à nous...
Le vieil homme n'en rajouta pas plus, Jiraya était celui qui disposait des informations sur le sujet. Si Konoha n'avait pas été prévenue de l'attaque, c'était parce que le Sanin n'en avait pas connaissance. Les deux hommes se vouaient une confiance totale, aussi les mots furent inutiles pour expliquer ce qui allait se passer. Il croisa ses doigts et deux crapauds apparurent sur ses épaules. Kushina poussa un soupir en retirant ses mains d'un rouleau sur lequel était gravé un sceau d'invocation, ce dernier était entrain de s'agiter et une quantité de chakra s'accumulait en son centre, un autre combattant allait apparaître. Jiraya en fut surpris, il croyait qu'il n'y avait que deux ninjas encore en vie qui y était inscrit, Tsunade et lui. Hors, il pouvait voir au loin des limaces qui se rependaient sur le village à la recherche de blessés à aider.
— Je vous ai enfin trouvé...
oOo
Après l'attaque sur Kiri, Naruto erra sans but pendant plusieurs semaines, quittant le Pays de l'Eau qu'il ne connaissait pas vraiment pour retourner au Pays du Feu. Il y disposait d'une sécurité relative, après tout il avait traversé le pays à de nombreuses reprises et y connaissaient des cachettes intéressantes. Il enterra le bras de Haku au Pays des Vagues, là où il l'avait rencontré. Il ne connaissait que peu de chose de son coéquipier, aussi s'était-il concentré sur les détails qu'il avait pu observer pendant leur voyage pour lui confectionner une sépulture.
Haku aimait les fleurs, qu'elles soient de glace ou naturelles, c'était sa passion. Ainsi, quand Naruto arriva finalement au Pays des Vagues, il se rendit chez un fleuriste pour y acheter diverses fleurs. Il creusa la tombe près du pont qui reliait l'île principale au continent. Naruto veilla sur l'amas de terre pendant plus d'une année, attendant lentement de voir fleurir les orchidées. Quand ce fut fait, il partit en voyage, suivant la côte et s'aventurant sur l'océan, à la recherche d'un îlot de solitude où il ne serait plus confronté aux chasseurs de déserteurs qui revenaient toujours plus nombreux. Kiri n'avait pas apprécié son attaque et le vol du chapeau du Mizukage et ne cessait d'envoyer des équipes à sa poursuite, leurs disparitions laissant de marbre les autorités du village.
En parallèle, la réputation de l'enfant blond continua d'enfler. Il n'était plus le simple déserteur de Konoha qui avait perdu les pédales en massacrant une petite ville tranquille, il était désormais un homme dangereux et révéré. Des organisations criminelles tentèrent d'entrer en contact avec lui mais il savait se montrer insaisissable. Konoha ne chercha jamais à le chasser, le Sandaime Hokage l'avait vu à l'œuvre et l'annonce de la mort du Mizukage avait fini de le convaincre : seul Tsunade, Jiraya ou lui serait en mesure de le vaincre. Il ne voulait pas risquer de perdre de si bons éléments du village pour un homme qui semblait chercher la paix et le calme. Orochimaru lui même partit à la recherche de l'enfant soldat, repoussant ses nombreux plans d'attaques sur le Pays du Feu pour avoir une chance de mettre la main sur ce ninja.
Naruto, pour sa part, finit par quitter le continent quand il découvrit une veille carte nautique dans un bar mal famé du Pays des Vagues. Elle y montrait une île assez éloignée du continent, à plusieurs semaines de bateau, et selon ce que lui avait raconté l'ancien capitaine saoul, il y vivait une vaste population de tortues et de chèvres, amené par des marins. C'était une technique très utilisée, en effet, on n'était jamais à l'abri d'une tempête où d'un naufrage, et les survivants avaient alors tout intérêt à rejoindre la première côte. S'ils venaient à se retrouver dans un lieu désert, il valait mieux y trouver un peu de nourriture pour attendre les secours sans risquer de mourir de faim.
C'est ainsi que Naruto décida de s'aventurer sur l'océan où il marcha pendant plusieurs mois avant de trouver la terre tant recherchée. Il ne s'agissait en aucun cas d'une île paradisiaque, quelques pics de roches sortaient de l'eau, entouré de récifs affûtés par la houle. Une colonie de tortue y avait bel et bien élue domicile et Naruto se retrouva à les chasser, n'en tuant qu'une par mois afin de ne pas bouleverser l'écosystème. Il y pleuvait la plupart de l'année et par période, la marée était tellement forte quelle recouvrait l'îlot dans sa quasi totalité, forçant l'enfant à migrer sur les plus hauts monticules de roches où il séjournait en compagnie de quelques chèvres faméliques. L'enfant qui était désormais un adolescent de quatorze ans c'était résolu à ne pas toucher aux chèvres, après tout, elles ne lui appartenaient pas dans la mesure où il n'était pas un naufragé.
C'était un résonnement étrange qu'il avait été amené à faire pendant l'une de ses nombreuses méditations0 Son activité principale en attendant que des poissons mordent à la rudimentaire canne à pèche qu'il avait fabriqué avec Kubikiribōchō. Il avait passé un mince filin en acier dans la dépression qu'avait utilisé Yagura pour lui arracher l'arme pendant leur duel. L'épée était lourde et peu maniable, mais elle était difficilement contrôlable quand on frappait de taille, rares étaient les ninjas qui avaient suffisamment de force pour la contrer une fois qu'elle arrivait au point culminant de sa course. Naruto passait plusieurs heures par jour à s'entraîner, contre ses propres clones ou en solitaire, cherchant à inventer ses propres mouvements et ses propres tactiques. Il n'était pas aussi discret que Zabuza, pas aussi rapide pour frapper et pas assez grand pour utiliser le plein potentiel de l'arme. Arès tout, quand il perdait un peu de sa concentration pour réfléchir à la situation, il n'était pas rare que la lame s'enfonce dans le sol. Il était alors difficile pour l'adolescent de la ressortir sans se faire tuer par ses opposants.
En plus de la pluie et des rigueurs de l'océan, Naruto fut confronté à un autre problème quand l'aube de sa quinzième année arriva : ses affaires étaient devenues beaucoup trop petites. Après un hiver plus que difficile, le ninja s'était résolut à invoquer les corps des Frères Démons, qu'il avait scellé quelques années plus tôt, afin de les dépouiller de leurs possessions. Malheureusement pour lui, il était devenu plus grand qu'eux et n'avait pu s'équiper que de leurs pantalons en toile noire. Il s'était fabriqué une cape en patchwork avec le reste de sa propre tenue et des morceaux de celle des deux frères pour s'emmitoufler alors que le vent du nord fouettait l'escarpe.
C'est dans sa quatrième année qu'il rencontra une autre vie humaine, elle aussi venue de la mer. Il avait détecté l'approche de deux hommes bien avant qu'ils ne puissent apercevoir l'île sur laquelle s'abritait Naruto. Ne sachant pas à quoi s'en tenir, l'adolescent avait sortit sa poêle faite en carapace de tortue et récupérer quelques algues dans les petites lagunes qui entourait le morceau de terre où il avait élu domicile. Il avait alors préparé un repas, faisant d'abord revenir les morceaux de tortues qu'il faisait sécher sur des épieux de bois mouillé avant d'y ajouter les algues ainsi qu'une bonne dose de poison. Les deux hommes se présentèrent finalement aux alentours de midi, Nartuto mélangeait son ragoût tranquillement. La carapace était posée en équilibre sur trois kunaï plantés dans le sol. Le bois était précieux au milieu de l'océan, la seul fois que Naruto en avait à sa disposition était lorsque les vagues en rejetaient sur la côte. Et encore, pour pouvoir en faire quelque chose, il devait le faire sécher pendant plusieurs semaines.
— C'est chiant l'océan, maugréa le premier homme en posant le pied à terre pour la première fois depuis le début de sa traversé. Y'a rien à tuer.
— Sois heureux que ce ne soit pas moi qui t'ai tué.
Naruto regarda ses deux invités, penchant la tête sur le coté pour tenter de comprendre ce qu'ils se racontaient. Il ne savait déjà pas très bien parler avant son exil, et passer quatre ans seul n'avait pas aidé à améliorer sa compréhension. Les deux hommes étaient des déserteurs comme en témoignaient leurs bandeaux rayés, un à l'effigie du village de Yu et l'autre de Taki. Mais ce qui permit à Naruto de les identifier fut leurs longs manteaux noirs à nuages rouges. Tous deux étaient des membres de l'Akatsuki. Comprenant cela, l'ancien déserteur de Konoha sortit un vieux Bingo Book d'une de ses poches, le livre avait souffert et de nombreuses pages étaient devenues illisibles, l'encre ayant coulé sous l'effet de l'eau de mer.
— Ha bah, on a fini par le trouver, tu sais que t'es chiant dans ton genre ? Interrogea Hidan en se posant en face de Naruto, de l'autre coté du feu.
Le renégat se contenta de hausser les épaules ne sachant pas quoi répondre à cette phrase qu'il n'avait de toute façon pas compris. Kakuzu s'assit plus calmement, regardant ce qui l'entourait pour voir s'il n'y avait pas de piège caché. Les différents protagonistes s'observèrent ensuite pendant plusieurs minutes. Hidan et Kakuzu étaient propres sur eux, leurs manteaux avaient blanchi sous l'effet du sel et ils ne semblaient pas particulièrement fatigués par leur périple. Quand à Naruto, il était assis en tailleur, son dos appuyé contre la lame de Kubikiribōchō qui était profondément enfoncée dans le sol. Il était sale, ses bandages étaient marqués de terres et ses cheveux qui atteignaient le sol tombaient drus, alourdit par la crasse. Il sentait le poisson et les algues, son torse nue était barbouillé de boue mais les deux hommes ne se seraient pas pris à le sous-estimer. A chacun de ses mouvements ils voyaient les muscles de cet autre déserteur se dessiner de façon précise et dangereuse, c'était le corps d'un combattant et même s'il ne présentait pas de cicatrice, les hauts-faits de Shinobi-san parlait pour lui.
— Que voulez-vous ?
— Te tuer, répondit Hidan en souriant.
