Les jours s'écoulèrent paisiblement après l'attaque de Pain, seuls les bâtiments en ruines et les familles déchirées témoignaient encore de l'horreur qu'avait apporté l'homme qui proclamait être Dieu. Itachi Uchiwa œuvra dans l'ombre pour éloigner chacun de ses adversaires du village, autorisant Kakashi à partir pour Kumo afin de négocier un traité commercial pour importer en masse des téléviseurs. C'est un Sasuke au bord de la crise d'épilepsie qui fut conduit vers le Pays des Neiges par une Kurenai en larme, emmenant avec eux Kushina Uzumaki qui se remettait doucement de sa blessure au cœur. Naruto fut confié à Mikoto Uchiwa, la mère de famille ayant pour mission de lui enseigner les règles de la vie en société, ainsi que l'écriture et la lecture, en cas d'incident avec l'ancien déserteur promu Jounin, elle serait tenue responsable et devrait répondre des actes de son protégé. La sanction prononcée à demi mot par le Hokage ne faisait aucun doute, pour la Kunoichi qui avait vu s'éloigner chacun de ses amis du village, si elle échouait à contrôler le Jinchuriki, elle le payerait de sa vie.

L'ambiance générale était pourtant à la fête, Gaï et son équipe de Jounin étaient rentrés au village, rassurant les habitants qui n'avaient pas confiance en Shinobi-san, Itachi et Tsunade. Le fait de voir arriver une équipe d'élite capable de repousser un duo de criminel de rang S les avaient enchanté. La seule ombre au tableau restait celle des enterrements qui arrivaient à grands pas, le Hokage avait prononcé la tenue d'une unique cérémonie pour les héros qui étaient tombés pour protéger le village, on y mettrait en terre les regrettés Hiruzen Sarutobi, Shikamaru Nara, Iruka Umino ainsi que toutes l'équipe de Jounin qui avait péri en tentant de protéger les enfants de l'académie. Pour les civils et autres anonymes, c'était à la charge des familles de s'occuper des obsèques, Itachi ayant décrété qu'il n'avait que faire de personnes incapables de se cacher quand on leurs en donnait l'ordre.

Malgré ces paroles très dures de la part du nouveau dirigeant, la population n'avait pas cherché à se soulever, comprenant que l'essentielle des pertes civils n'avaient été dues qu'à un manque d'organisation. Pain n'avait pas particulièrement visé les civils, seuls ses missiles et ses invocations avaient tués des non combattants, les écrasants dans les débris ou les piétinants. En tant que ninja, le chef de l'Akatsuki n'avait ciblé que des Chunin et des Jounin, laissant fuir les Genin, Konan suivant une logique relativement similaire. Hidan et Kakuzu avait fait tâche dans ce tableau, le premier cherchant exclusivement le massacre alors que le second l'assistait pour ne pas le laisser seul, de peur de voir Shikamaru Nara le tuer une fois de plus. Une veillé mortuaire avait été organisée à son intention, pour le remercier de son investissement dans la protection du village, ce n'était un secret pour personne qu'il était resté seul dans l'abri pour faire courageusement face aux deux psychopathes, sacrifiant sa vie et son avenir pour tenter de sauver des centaines d'enfants.

A contrario, Sasuke pouvait s'estimer chanceux d'avoir été éloigné de Konoha, tant la haine à son égard grandissait de jour en jour, le qualifiant tantôt de lâche, tantôt de faible. Sa disparition n'avait fait que relancer de l'huile sur le feu, les familles des victimes appelant la justice et réclament que soit organisé un tribunal pour juger le Jounin, l'accusant d'avoir abandonné son poste et ses responsabilités. Itachi s'était montré intransigeant vis-à-vis des contestataires et avait menacé la foule de sanctions disciplinaires en cas d'actes de diffamation, déclarant par la même que Sasuke n'était qu'un débutant incapable de faire front face à des ninjas aussi expérimentés que les deux immortels. Le contre argument général était que Shikamaru avait réussi par deux fois, ce à quoi le Hokage avait répondu qu'il l'avait payé de sa vie, et qu'à son sens, le Nara était loin d'être un héros. Faisant ainsi plané une aura de doute pour les futurs cérémonies, les villageois espérant de tout cœur que le nouvel arrivant ne piétinerait pas la mémoire de l'ancien prodige et stratège de la feuille.

C'est en se massant le nez qu'Itachi reprit le fil de ses pensées, tentant de se concentrer sur le rapport illisible que Yugao lui avait fourni plusieurs heures plus tôt. Il faisait état des dépenses nécessaires à la reconstruction, du salaire des constructeurs venus du Pays des Vagues, et du prix des denrées alimentaires que le village était obligé d'importer en masse, le Daymo refusant de déclarer l'état de guerre pour permettre aux ninjas de récolter ce qui leurs fallait dans les environs.

— Un problème ? Demanda l'assistante en remarquant que le Hokage regardait la même feuille depuis un long moment.

Elle portait une des tenues d'Itachi, ce dernier voyageant avec un rouleau de stockage qui en contenait des dizaines d'exemplaires. L'appartement de la jeune femme avait été détruit par une explosion et elle n'avait pu en récupérer qu'une vieille photo d'elle et d'Hayate, cette dernière reposait dans un des tiroirs du bureau, attendant un cadre qui la protégerait des sévices du temps. Elle ne pouvait pas prendre de douche, l'eau manquait pour le village, le Rhinocéros de Pain ayant défoncé le réservoir principal, condamnant des milliers de litres d'eau à se déverser dans les souterrains. Le Hokage n'avait pas encore eu le temps de se pencher sur l'évacuation de l'eau stagnante, Tsunade craignant la propagation de maladie, mais il avait du opérer à une véritable restriction du peu de réserves qu'il restait au village.

— Mes yeux sont fatigués, lui confia-t-il avant de repousser le rapport, abandonnant ses tentatives de lecture pour se concentrer sur sa camarade.

— Vous devriez consulter Tsunade, peut-être pourra-t-elle faire quelque chose, des lunettes peut-être ?

— Ça ne marchera pas, j'ai déjà rencontré des nombreux opticiens. A chaque utilisation du Sharingan, ma vision se dégrade, de telle sorte qu'il est très difficile de suivre son évolution.

La chef des ANBU opina, sans pour autant se départir de son intérêt pour le Hokage, le détaillant alors qu'il fixait un point invisible sur la toile de la tente. On avait proposé aux deux administrateurs de leur construire un bureau, mais ils avaient refusé, mettant la priorité sur la réparation des diverses conduites d'eau, d'électricité et de gaz qui alimentaient Konoha, ainsi que pour des dortoirs communs et la reconstruction du mur d'enceinte.

— Voulez-vous que je vous fasse la lecture ? Si vous ne connaissez rien à la situation du village et de ses finances, nous fonçons droit dans le mur.

Itachi lui adressa un regard où se mêlait surprise et consternation, tentant de savoir si elle était sérieuse. Il avait passé tant d'années loin des hommes, à infiltrer divers repères d'Orochimaru et tromper la vigilance de Pain qu'il avait oublié les bases des interactions humaines. Il ne put voir le doux sourire que lui offrit l'ANBU, mais il n'opposa aucune résistance quand elle lui prit le rapport des mains, rapprochant sa chaise de son fauteuil pour pouvoir baisser d'un ton.

oOo

Ayame remua la sauce qui accompagnerait les ramen que son père était en train de préparer à coté d'elle, distraite par la présence de Naruto Uzumaki qui la regardait depuis plusieurs heures. L'enfant soldat dont le passé avait fait à plusieurs reprises le tour du village, s'était installé à l'aurore sur le toit voisin à la petite échoppe fraîchement reconstruite, et n'avait pas quitté des yeux la grosse casserole dans laquelle mijotait les légumes et la viande qui recouvriraient les nouilles. Par intermittence, la cuisinière appréciée et renommée du village lui glissait quelques œillades, vérifiant s'il était toujours là, se demandant ce qu'il voulait et luttant pour ne pas afficher sa peur. Son père, Teuchi Ichiraku, n'avait pas remarqué la présence du nouveau Jounin, tout occupé qu'il était à fêter la reconstruction à titre gratuit du restaurant.

Une longue queue s'étendait devant l'échoppe, les rescapés de l'attaque venant avec leurs bols et leurs couverts, attendant leur tour de service dans le calme. Les premiers jours, ça n'avait pas été facile, certaines personnes se donnant le droit d'en dépasser d'autres, faisant naître divers conflits qui avaient épuisé la restauratrice. Mais depuis le matin, un silence de mort régnait sur la place, tout le monde ayant perçu la présence du dangereux ninja, plus aucun trouble-fête n'était désireux de se faire entendre.

— C'est calme aujourd'hui, commenta le propriétaire du restaurant en lui tendant un bol qui contenait déjà une dose de nouille. Le Hokage a été prompt à réagir à nos demandes, peut être qu'il fera un bon dirigeant.

— Je ne crois pas que le calme soit de sa faute, répliqua gentiment Ayame en observant une fois de plus Naruto qui lui rendit son regard, intéressé par ses faits et gestes. De ce que j'en sais, les Jounin ne sont pas chargés de la sécurité, encore moins ceux de l'acabit de Shinobi-san...

— Pourquoi tu dis ça ? J'ai pas vu de Jounin dans le coin moi, se récria le vieil homme avant de faire un clin d'œil à un enfant qui tendait ses petits bras pour recevoir son bol de nourriture journalier.

Gaï et Lee qui étaient confortablement assis sur les deux dernières chaises du restaurant se raclèrent la gorge, signalant par la même leurs présences. Ils avaient troqué leurs uniformes habituels contre de simples shorts et T-shirts noirs, ils étaient couverts de crasse tant les deux hommes se démenaient pour aider à la reconstruction, raison pour laquelle ils profitaient de ce petit traitement de faveur : le droit de s'asseoir au comptoir pour manger.

— Qu'est-ce que vous faites encore là vous deux ? Questionna Ayame en remarquant que leurs bols étaient vides. Au travail, et que ça saute, sinon pas de repas pour vous ce soir.

— On fait une petite pause, signala tranquillement Gaï sans se formaliser du ton qu'avait pris la civil à son égard. J'ai quelques questions à vous poser, Teuchi-san, si vous n'y voyez pas d'inconvénients. Lee tu peux partir, si je ne réussis pas à rattraper le nombre de sac de ciment que tu auras déplacé avant mon arrivé, je ferais le poirier devant le restaurant pendant deux heures !

L'élève du maître de Taijutsu, pourtant Jounin depuis l'attaque, s'éloigna en courant, jurant à qui pouvait l'entendre qu'il allait se surpasser pour aider à la reconstruction. Les gens le regardèrent passer, partagés entre le rire et la honte, Lee étant un ninja très apprécié dans le village, pour sa bonne humeur permanente et son humour parfois rafraîchissant. Une fois le jeune adulte éloigné, l'expression qu'abordait le visage de Gaï se changea, laissant place à un sérieux qu'il ne présentait que rarement.

— Comment cela se fait-il que vous ayez encore de la nourriture à proposer ? Le conseil se démène avec les dirigeants du pays pour que l'on bénéficie d'un plan d'aide, et vous vous sortez des marmites entières de ramen gratuites...

Teuchi Ichiraku haussa les épaule, peu concerné par les affaires de politiques et signala à sa fille de prendre sa pause pour répondre aux questions du Jounin pendant qu'il ferait le service. La jeune femme, une petite brune aux yeux noisettes, prit place sur la chaise laissée vacante par Lee et commença à engloutir le repas que son père déposa devant elle. Gaï la regarda faire sans chercher à la presser, il savait que tout le monde avait sa façon de lutter contre le stress qu'avait provoqué l'attaque. Lee s'enfermait dans un entraînement de plus en plus violents, Tenten passait son temps à la forge de son père pour vérifier son armement et Neji ne quittait quasiment plus le clan Hyuga qui avait été décimé par Pain.

— C'est le Hokage qui faut remercier, il est venu le lendemain de l'attaque avec une mallette pleine d'argent... Elle déglutit bruyamment alors qu'elle enfournait une autre portion de nouille, sans se soucier de l'image peu glamour qu'elle pouvait renvoyer à l'enseignant. Y'avait écrit Gatô Industry dessus si ça vous parle, elle nous a permis de prendre contact avec nos fournisseurs habituelles et on fais des ramen gratuitement depuis, en attendant que tout redevienne en ordre. Moi j'voulais faire payer les gens, pas le prix habituel bien sûr, mais Papa veut pas. Il dit que ce serait immoral de faire ça, alors que c'est le Hokage qui est venu nous voir et qui nous a donné de l'argent, mais au train où ça va y'en aura bientôt plus.

Gaï arrêta d'écouter la laïus d'Ayame en entendant le nom de Gatô, il était suffisamment proche de Kakashi Hatake pour avoir eu accès à ses résumés de ses missions. Le Jounin au Sharingan avait autrefois été confronté à un homme qui était suffisamment narcissique pour nommer sa société à son image, Kakashi avait engagé un groupe de déserteur pour mettre fin à ses exactions, était-ce Shinobi-san ? Ça semblait logique pour l'expert en Taijutsu, Kakashi avait fait appel à l'aide d'un déserteur de la feuille qui était en fait un ninja sous couverture, comme Itachi Uchiwa. Ce qui voulait dire que Konoha avait mis son grain de sel dans beaucoup d'histoires en dehors de ses frontières, l'affaire de Gatô avait été réglée et présentait encore des bénéfices aujourd'hui, mais qu'en était-il des autres actions menées par les deux déserteurs ? L'attaque de Kiri fit son chemin dans la réflexion du Jounin et il sentit l'anxiété monter, le Pays de l'Eau ne resterait pas sans réponse face à l'attaque de Shinobi-san, plusieurs années plus tôt.

— Tu sais ce qu'il fait là haut depuis ce matin ? Le Jounin désigna vaguement la position de Naruto, sans se tourner pour le regarder, tentant d'être discret.

— J'sais pas, il surveille tout le village il parait. D'après Anko et Konohamaru, il y a un clone tous les cinq cents mètres près des remparts, selon les Hyuga, y'en a des dizaines embusquées dans la forêt. Mais bon, j'y crois pas trop, j'me souviens d'une conversation entre Kushina et Kakashi sur l'utilisation en continue des clones et tout le tralala, c'était grave compliqué et j'me souviens plus de grand chose, mais d'après Kushina, utiliser des clones ça divise l'énergie en autant de clones, donc si le mec fait cinquante clones, il divise son énergie en autant de parts... grosse galère quand on sait qu'il a juste été bon à se faire taper dessus par Pain.

— Le multiclonnage est une technique interdite, la rassura-t-il. Seule une poignée de ninja la maîtrise à Konoha et ils sont tous conscients des risques, Shinobi-san est manifestement un expert en la matière donc je ne me ferais pas de soucis à son sujet si j'étais toi. Et puis, connaissant sa mère, je ne serais pas surpris que la seule chose qu'il veuille soit un bol de ramen.

— Sa mère ? Demanda Ayame avec surprise. Je l'ai jamais vu ici avant, alors comment vous voudriez que je connaisse sa mère ?

— Votre plus fidèle cliente, si tu le regardes de plus près tout à l'heure, quand tu lui apporteras une portion. Tu devrais le reconnaître, malgré toute cette saleté qui cache ses traits. Enfin, soupira le Jounin en se relevant. N'en parle à personne, ce n'est pas vraiment un secret, mais il vaut mieux garder ça sous silence jusqu'à ce que le conseil se décide à faire une annonce. A plus gamine !

Il partit en lui ébouriffant gentiment les cheveux, se frayant un chemin dans la foule compact qui attendait d'être servie. Le regard d'Ayame resta encré sur ses épaules jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue, puis elle finit son plat, se demandant qui pouvait bien être Shinobi-san.

— Papa, remets moi un bol !

— Encore ? S'étonna le cuisinier avant de froncer les sourcilles. Tu vas encore grossir si tu manges trop...

— C'est pas pour moi, soupira-t-elle, en montrant l'emplacement d'où l'observait Naruto. C'est pour lui, ça fait un moment qu'il attend, peut être qu'il est trop timide pour venir demander ?

Cela n'enchantait guère Ayame de se rendre auprès de l'ancien déserteur, des rumeurs relayaient à son sujet, qu'il avait été la cause de nombreuses batailles, et pire encore, l'architecte de terribles massacres. Elle se savait maligne sans être particulièrement intelligente, aussi avait elle compris ce que lui avait ordonné Gaï même s'il n'y avait pas mis les formes : elle devrait désormais s'occuper de la mascotte de Konoha. Elle ronchonna quand son père déposa un nouveau bol devant elle, pourvu d'une paire de baguette et elle l'emmena, traînant les pieds comme une condamnée.

— Tu as faim ? Héla-t-elle en direction de Naruto.

Il se laissa glisser de son toit, atterrissant en douceur devant elle, ses genoux se pliant sous le poids de l'immense arme qu'il portait sur le dos. Pendant sa descente, il avait posé sa main droite sur la poignée de l'épée, effectuant une pression qui avait permis à la lame de se poser à la perpendiculaire de son dos, lui évitant de s'enfoncer dans le sol. Il la relâcha en se redressant, le tranchoir reprenant sa position habituelle et le déserteur la toisa droit dans les yeux. Il était plus grand qu'elle, aussi Ayame se sentit impressionnée quand il fit un pas en avant, c'est par instinct qu'elle recula, soutenant difficilement la pression. C'est alors qu'elle comprit que Naruto n'était pas n'importe quel ninja, à contrario de Gaï, Kakashi et Kushina qui n'exprimaient rien par leurs présences, le déserteur semblait régner. Une boule se forma dans son ventre et elle sentit son corps trembler quand il arriva finalement à son niveau, l'emprisonnant par sa présence.

C'est les bras lourds et vacillants qu'elle tendit finalement le bol de ramen, le Jounin ne cessant de la dévisager au fur et à mesure que la lutte dans son esprit se magnifiait. Une part d'Ayame désirait partir en courant, s'enfuir le plus rapidement possible, et l'autre était incapable de réfléchir, happée par la profondeur du regard de Naruto. Elle sursauta quand la main de l'homme caressa la sienne, saisissant le bol et la soulageant de sa charge, ses membres retombèrent le long de son corps et elle se retourna mécaniquement, elle entendit plus qu'elle ne vit le bond du ninja. L'ancien déserteur venait de la laisser, il était parti après avoir reçu ce qu'il avait attendu toute la journée, et la seule chose que parvint à dire Ayame avant de reprendre sa marche fut :

— Monstre...

Naruto se déplaça rapidement dans Konoha, se glissant entre les passants et évoluant par intermittences sur les quelques toitures qui n'avaient pas été fauchées par les invocations de Pain. Il arriva au centre du village et ne descellera pas, dépassant la tente de l'Hokage qui était presque collé à la femme aux cheveux violets. Il amorça un autre saut et se propulsa au quart du Monts des Hokage, profitant des crevasses creusées par les différents Shinra Tensei qui l'avaient endommagé. Il finit par arriver au sommet, essoufflé par sa course et déposa le bol aux pieds de l'original, avant de se dissoudre dans un nuage de fumé. L'Uzumaki véritable sortit de sa transe, se saisit des baguettes sans se départir de son calme avant de les plonger dans le récipient, humant avec délice l'odeur qu'il dégageait.

Trois clones sortirent du couvert des arbres, se positionnant chacun sur la tête d'un Hokage, laissant Naruto seul sur celle du Sandaime. Ils surveillèrent les environs pendant que le déserteur savourait la première bouchée, fermant les yeux pour profiter au maximum du goûts des ingrédients. Il mangea doucement, profitant de la quiétude de l'altitude alors qu'au loin la guerre se préparait. Ses clones gardant les frontières du pays se détruisaient les uns après les autres pour lui annoncer l'arrivé d'une immense armée originaire du Pays de l'Eau.