L'explosion dévasta la plaine, assainissant le champ de bataille et faisant trembler l'atmosphère elle même. Naruto fut pris dans son souffle et ne put que perdre de pied, assaillit par les réminiscences de son combat contre Yagura, souffrant une fois de plus de la mort de son ancien ami, Haku. La douleur vrilla ses yeux et ses oreilles, alors que le monde s'illuminait devant la puissance sacrée du Hachibi, les éléments se soumettant à sa majestueuse présence. Le monstre au corps de chimère se déplaça rapidement, fracassant le sol et brisant la terre, creusant de profonds sillons à chaque pas, laissant derrière lui un cratère fumant et vitrifié. Pendant l'espace d'un battement de cœur, la peur figea le cœur de ces hommes d'exception voués à gouverner le monde, l'envie de combattra désertant les esprits pour se muer en cri de survie.

Le premier à réagir fut Kakuzu, lui qui s'était illustré pendant la bataille de Konoha par l'abandon rapide des combats, surprit l'ancien ANBU en se jetant corps et âme vers le mastodonte. Jouant de sa petite taille et de son agilité, le déserteur et tueur de masse perça sa défense, tourbillonnant entre ses tentacules, se jouant de ses queues et de ses coups de pattes, s'approchant intolérablement du front de la créature. L'immortel bondissait tel une puce sur un chien décidé à la tuer, ses mains s'illuminèrent du sceau qu'il avait apposé au Kyubi et il frappa avec force, enfonçant ses bras dans les chairs devenues tendres du monstre de Chakra. Seul un hurlement s'arracha à la gueule abattue du Poulpe Géant alors qu'il s'effondrait, aspiré dans un tourbillon d'énergie, réintégrant le corps de son porteur.

Killer Bee se révéla, démuni de son long manteau et épées dégainées, près à se battre et à vendre chèrement sa vie. Il n'en eut jamais l'occasion, happé de plein fouet par la technique qui avait mis Naruto à genoux, un océan de fils se rua sur le Jinchuriki, immobilisant son corps et le livrant au supplice. Le déserteur fit courir de l'électricité de long du dôme et l'homme de Kiri eu un dernier soubresaut avant de s'avouer vaincu.

Pendant ce temps, Kisame continua à abrutir Naruto sous la puissante Samehada, gagnant du terrain alors que l'ancien ANBU se remémorait son combat contre le Sambi. Les frappes, de plus en plus puissantes du déserteur de la Brume arrachèrent un grognement à l'Uzumaki alors qu'il reculait, acculé par la force sans limite de son adversaire. Feintant et s'esquivant, le plus grand combattant de Konoha réussit à surprendre l'ancien épéiste et lui trancha le bras droit, celui que Kisame utilisait pour manier sa lourde épée. Seul une grimace de douleur et de surprise fut visible sur le visage glabre du ninja de rang Kage, alors qu'il ramassait Samehada de l'autre main, refusant d'abandonner le duel. Un sourie sauvage tordit ses traits, alors que ses yeux se remplissait de la folie caractéristique des membres de l'Akatsuki.

Aucune parole ne fut prononcée par le criminel avant qu'il ne se jette une nouvelle fois sur Naruto, se plongeant dans une transe guerrière. Cette fois, l'ancien enfant soldat ne se déroba pas, il se précipita sur son adversaire, fière de ses années de combats et d'entraînements, comblant la différence de force grâce à son calme, anticipant les frappes dangereuses et aveugles de Kisame.

Itachi, par contre, ne s'en sortait pas aussi bien. Il était pris entre deux feux, Tobi s'ingéniait à apparaître pour mieux disparaître, surprenant et fondant sur les moindres ouvertures qu'offraient le Hokage, alors que Zetsu, ensevelit, sortait à intervalles irréguliers ses membres difformes pour tenter d'emprisonner son ancien compagnon. Le Uchiwa en était réduit à danser entre les assauts coordonnées des deux déserteurs, conscient qu'il ne pourrait pas gagner ce combat s'il ne lui venait pas rapidement un éclair de lucidité. A moitié aveuglé, affaiblit par le chakra qu'avait ponctionné l'activation de la bombe placée dans l'esprit de Deidara. Il sentait son cerveau se liquéfier alors que son dernier Sharingan commençait à s'épuiser, malmener par des années d'utilisation excessive.

Son échec fut signé quand Kakuzu se jeta à son tour dans l'escarmouche, le corps du Jinchuriki de Kumo porté disparu. L'arracheur de cœur prenait un soin particularité à n'envoyer au contact que ces créatures filaires, se tenant toujours hors de porté de la moindre attaque, s'esquivant dès qu'Itachi tentait de s'approcher, se dérobant au moindre kunaï lancé. Concentrant les restes de son chakra et sentant enfin venir les prémices de sa fin, Itachi activa Susanô, ne se fiant plus qu'à l'instinct primal qu'il avait développé au long de sa courte vie de combats. Zetsu profita de l'instant d'inattention que nécessitait l'activation de cette défense ultime, pour s'excaver, son corps à nouveau réuni, dans un mélange difforme de membres et d'aberrations, pour se saisir de ses pieds. En un même temps, les cinq masques de Kakuzu s'ouvrirent pour libérer un déferlement d'éléments qui fondirent sur Itachi, s'unissant tout en se renforçant, se transformant en tempête élémentaire létale.

Tobi s'arrêta finalement, préférant se retirer afin d'admirer le spectacle de ses amis en train de se livrer à leurs plus puissantes techniques. L'ombre mauve de la suprématie des Uchiwa absorba la décharge d'énergie et repoussa Zetsu, déchirant son corps et affaiblissant son chakra, le vouant à une douleur sans nom. Se dispersant et s'enflammant, les particules du cannibales tentèrent dans un sursaut d'orgueil de se rassembler, mais la croissance implacable de la technique d'Itachi ne leur laissa aucune chance, les écrasant et les distordant, les annihilant et les vouant à la disparition. Un éclair fulgurant traversa l'esprit d'Itachi, et son second œil se gangrena, écalant dans son orbite, laissant coulé du sang et un liquide blanchâtre. Une toux le secoua et le Susanô vacilla alors que Kakuzu s'éloignait, abasourdit par la quantité phénoménale de chakra que le Hokage venait de délivrer, se refusant de croire, qu'un de ses compagnons de l'Akatsuki avait pu garder pareils techniques secrètes.

L'arc de l'entité se tendit alors qu'il encochait une flèche, visant Tobi qui quitta rapidement sa position assise, se méfiant de ce qui s'en venait. L'éclat sanguin du Mangekyô Sharingan dansant dans l'interstice de son masque, alors qu'il se concentrait, abandonnant les rires et la fanfaronnade, se transformant, pour la première fois de l'histoire de l'Akatsuki, en la machine à tuer qui lui avait valu sa place en son sein. Les flammes noires de l'Amaterasu fusèrent à l'encontre d'Itachi et emprisonnèrent son armure dans un cocon de chaleur et de mort, rongeant la fine pellicule de Chakra qui le préservait de son immolation. Aucun discours, aucune parole perdue ne précéda cet acte de mise à mort, tous les ninjas rassemblés dans la pleine avaient atteint le rang S, ils ne s'offriraient aucune ouverture.

La flèche fusa et transperça Tobi avant qu'il ne puisse réagir, une grognement fut étouffé par son masque, puis il commença à se faire absorber, inexorablement, son corps se dissipait. Il se retourna pris de panique, pour implorer l'aide de Kakuzu qui si connaissait bien en Fûinjutsu, mais le chasseur de primes se contenta de regarder, ses masques braqués en direction de l'arbalète, se rassurant en se disant qu'Itachi ne survivrait plus assez longtemps pour tirer un second coup. Le Kage se retourna dans sa bulle, afin de prendre des nouvelles de son compagnon, et pour lui ordonner la retraite : Naruto n'avait désormais plus aucune chance d'emporter la victoire, seul contre Kakuzu et Kisame.

L'Uzumaki, ferraillait toujours avec le requin, s'éloignant doucement mais certainement de la position de son dirigeant, mettant de la distance entre lui et Kakuzu, des fois qu'ils désireraient se joindre une fois de plus à la bataille.

— Naruto ! Itachi l'appela par son véritable prénom, ne réfléchissant plus aux conséquences de ses actes, une migraine lui déchirant l'esprit. Retires toi, emmène la Godaime !

L'ancien déserteur contra une dernière fois la lame de Kisame avant de se désengager, l'épéiste ne le prenant pas en chasse, harassé par le long combat qu'il venait de mener. Ils se regardèrent tout deux pendant un long instant, puis se détournèrent l'un de l'autre. L'enfant soldat n'adressa pas le moindre signe à son Kage quand il quitta le champ de bataille en tout quiétude, le vouant à la crémation, il n'avait été formé que pour obéir aux ordres. Itachi relâcha Susanô quand il fut certain que Tobi avait été entièrement absorbé et scellé, et les flammes l'entourèrent, ne lui laissant pas même le temps de penser à tout ce qu'il abandonnait en ce monde. Sa fin, fut horrible et douloureuse, à l'image de celle d'Hidan, bien qu'il ne put se tenir debout aussi longtemps.

Le calme revint enfin sur la plaine, Naruto se dirigeant en courant vers le Nord alors que Kisame et Kakuzu observaient silencieusement la dépouille d'Itachi brûler. L'amputé avait ramassé son bras tranché et regarda avec tristesse les restes fumants de son ancien coéquipier.

— Je n'avais jamais rencontré pareil ninja... On n'en fait plus des comme lui de nos jours.

Kakuzu acquiesça en douceur, pris de mélancolie alors que l'adrénaline du combat quittait ses veines, ne laissant derrière elle que le vieille homme fatigué qu'il était devenu.

— Hidan, Deidara, Tobi et Zetsu, tant d'hommes que je croyais invincibles ou immortels, ils ont gravés leurs noms dans l'histoire de part leurs techniques et leurs actes, mais je ne pensais pas qu'un seul les mettrait à terre. Itachi était mourant, affaibli, et pourtant il a tué trois d'entre nous, penses-tu que Pain ne nous ai envoyé que parce qu'il craignait de tomber lui aussi ?

— Je l'ignore, répondit Kisame, s'aménageant une pause pour réfléchir, un exercice qui ne lui était plus guère familier depuis qu'il avait quitté son village. J'ai un goût de cendre dans la bouche, un sentiment de trahison, comme si nous n'étions pas censé survivre à ce combat.

Kakuzu opina, puis ses fils remontèrent Killer Bee à la surface, ligoté, couvert de sceaux de rétention et assommé, sali par la terre et la suie, malmené par le rapide affrontement qui l'avait opposé à l'ancien combattant. Kisame tendit son bras sectionné à son alter-ego et dégaina Samehada, se portant à la hauteur du dernier grand ninja de Kumo, il leva son hachoir fait d'écailles puis l'abattit, tuant le Jinchuriki sur le coup.

— Personne, ne m'envoie à la mort sans en payer les conséquences.

C'est couverte de sang et de viscères qu'il ressortie la lame, envoyant un regard d'avertissement à Kakuzu.

— Tu es avec moi, ou contre moi ?

— Son corps devrait rapporter une fortune... pareil pour celui de Pain.

oOo

Naruto ne s'arrêta de courir qu'après s'être éloigné de plusieurs kilomètres du lieu des combats et s'être assuré qu'il n'était pas suivi pas l'un de membres de l'Akatsuki. Il laissa tomber sa charge qui résidait en la personne de la Godaime Mizukage, toujours bâillonnée et ligotée et s'assit contre un arbre pour reprendre son souffles épuisé et courbaturé. Il soupira et s'étira les jambes, respirant doucement afin de faire passer les nombreux poing de cotés irradiant dans son ventre

— Ton Kage, commença Mei, qui s'était défait de son bâillon. C'était un grand combattant...

Shinobi-san lui lança un regard surpris, devant cette prise de parole qu'il jugea intempestive de la part d'une prisonnière, puis se décida à répondre, jugeant que ça ne provoquerait rien de terrible.

— Je sais, il était plus fort que moi, maintenant, ce sera moi le Hokage de Konoha.

Une grimace agita le beau visage de la combattante aux paroles de Naruto, mais elle n'en dit rien, se contenta d'affirmer, reconnaissant tacitement la valeur de l'homme qui lui faisait face. Enfant, il avait semé la mort dans son visage, avait brisé son corps et mis à mal sa confiance, et aujourd'hui, il avait exterminé le peu d'hommes qui restaient sous son commandement avant de livrer un duel d'anthologie face aux plus grands combattants de l'histoire du monde moderne. Malgré tout sa haine pour l'homme que Naruto incarnait, elle ne pouvait que respecter le guerrier qu'il était, il en allait de même pour Itachi Uchiwa qui venait de tomber.

— Nous rentrerons à Konoha demain, je suis trop fatiguer pour voyager de nuit, déclara Naruto avant de desceller deux couvertures d'un rouleau qu'il avait rangé dans sa veste.

Il jeta la première sur Mei sans ménagement, puis s'enroula dans la seconde, s'endormant sans plus de cérémonie, laissant la Mizukage en proie aux doutes. Elle n'avait pas peur, depuis qu'elle avait pressentit l'attaque de Naruto aux travers de sa barrière aqueuse, elle savait son destin écrit : elle serait jugée à Konoha, puis condamnée à mort et son village serait contraint de se rendre ou de périr. Elle envoya aux étoiles une prière, espérant que ses habitants auraient le courage de déposer les armes, afin d'éviter un génocide inutile, elle avait vu assez de morts aujourd'hui, plus qu'il ne fallait en voir en toute une vie.

oOo

La découverte de la mort d'Itachi ne fut pas amenée à Konoha par Naruto, mais par Mikoto, qui gardait chez elle un rouleau actualisant le nom de tous les Uchiwa en vie. Ce matin la, alors qu'elle prenait son petit déjeuner avec le parchemin pour seule compagnie, s'interrogeant sur le devenir de Sasuke, parti en mission au Pays des Neiges pour venir en aide à une princesse emprisonnée, véritable compte de fée s'il en était, elle vit le nom de Tobi disparaître. Ce Uchiwa inconnu au bataillon, qui avait semé la déraison et la panique dans le monde pendant des dizaines de générations, s'effaça en douceur du parchemin, ne laissant plus que les noms de Mikoto, Sasuke et Itachi.

Retenant difficilement un soupir de joie, Mikoto s'était dépêchée de finir son petit déjeuner avant de partir prévenir les autorités compétentes de Konoha en cette période troublée. C'est d'un pas joyeux qu'elle se dirigea vers la tante de commandement, la reconstruction du village avançait doucement, un certain Tenzo maîtrisait le Mokuton et avait rebattit les murailles qui sécurisaient le pourtour de Konoha. Construction que Mikoto ne voyait pas réellement dans l'ordre des priorités, quand on savait que Pain ou qu'un quelconque autre membre de l'Akatsuki était en capacité de les franchir sans un efforts, cependant, la présence rassurante des hauts murs de défense avait le don de rasséréné les craintes du peuple.

Quelques maisons avaient été réparées, de moins en moins de tentes parsemaient le village et la circulation s'était fluidifiée, des chariots entiers de vivres arrivaient des villes et villages voisins. Yugao, de l'avis de Mikoto, travaillait de façon admirable à la reconstruction, prenant les bonnes décisions et conciliants les avis divergeant du conseil, partagé entre fronde sécuritaire et militariste. Les premiers partisans étaient pour la fermeture totale des frontières et les seconds pour un départ en guerre sur le champ, Yugao calmait le jeu comme elle pouvait, avec l'aide de l'ANBU, mais même dans ce corps d'élites, des divergences étaient en train d'apparaître.

Le départ précipité du Hokage et de Shinobi-san n'avait pas été accepté de tous, un sentiment de malaise flottait à l'encontre des deux hommes, et peu de ninjas leurs faisaient confiances. Certains mettaient l'accent sur leurs passés nébuleux, sur le rôle qu'ils avaient tous deux joué dans des massacres unilatéraux qui s'étaient révélés nuisible pour la réputation du village, et d'autres se refusaient à obéir à des hommes absents. Pourtant, malgré ces récriminations de plus en plus nombreuses, les anciens du conseil et Yugao restaient de fer, ne tolérant aucun écart ou aucune insubordination, seule une discipline strict sauverait le village. Mikoto ne comptait plus le nombre de punitions publiques, flagellations ou peines de mort qui avaient été déclarées depuis l'attaque sur le village, une chasse au traître s'était lancée et rien ne l'arrêtait.

C'était l'une des raisons pour lesquelles Mikoto était heureuse de savoir Sasuke au loin du village, car d'après la rumeur, il était houspillé et tourné en dérision. Le massacre des étudiants de l'académie lui avait été entièrement attribué, comme s'il avait été le seul ninja sur les lieux, Iruka et son équipe étaient passés aux oubliettes, malgré leur haut niveau de maîtrise et de combat, Shikamaru faisait l'objet d'un micro-culte locale, mais Sasuke était devenu un bouc émissaire et un tueur d'enfants. Bien évidement, elle ne savait rien des ordres qu'Itachi avait donné, aussi se contentait-elle de voir le départ de son fils comme le début d'une longue mission diplomatique, dans l'ignorance totale de ses véritables enjeux.

Elle arriva au centre du village rapidement, les ANBU qui gardaient la tente de commandement ne s'interposèrent même pas à son passage, la laissant entrer sans lui poser de question. Ce simple fait montrait tout le respect qui lui était voué à Konoha, après tout, elle était la seule Uchiwa à ne pas avoir déraillé sur les chemins de la Haine et du Massacre. Elle représentait pour beaucoup, l'espoir de se sortir enfin de cette amer situation, où l'exception et les règlements strict avaient pris le pas sur la douce vie que menait autrefois les habitants du village.

Yugao était assise à la place du Kage, devant elle se trouvait une carte du pays, elle débattait avec les deux anciens du village et Shikaku Nara qui avait actuellement la parole :

— Je ne pense pas qu'envoyer un escadron entier près de la frontière de Suna soit une bonne idée, ils ont des espions dans cette région du continent, rien de bien surprenant évidement, et faire montre de ce genre de mouvement de troupe pourrait provoquer une remilitarisation rapide de la zone. Nous ne sommes pas encore prêt à nous enliser dans une guerre avec le Pays des Sables, je crains déjà pour l'échec de Shinobi-san et Itachi-san.

— Et que proposeriez vous ? Question Homura avec lassitude. Nous n'avons pas vraiment le choix, Suna a toujours nourri des ressentiments à l'égard de Konoha, le moment est opportun pour nous attaquer, nous n'avons même pas encore fini les recensement, de nombreux combattants sont morts, beaucoup sont encore en fuite, et certains ont même profiter de la situation pour déserter. Affronter des ninjas, je ne sais même pas si on peut encore les appeler ainsi, de l'acabit de Pain est trop pour eux !

— Ne rien faire, proposa le Nara avec précaution. Le monde entier sait pour l'attaque qu'a subit Konoha, Shinobi-san a écrasé l'équipe venue de Kiri pour juger les pertes mais leur village à quand même envoyé une armée, les autres ont sans doutes mûrement réfléchi à la question... Et force est de constater que nos propres systèmes d'espionnages n'ont décelés aucun mouvement de troupes étrange de la part de Suna, Kumo et, plus étonnant encore, d'Iwa. Donc, ça veut sans doute dire que leurs gouvernements attendent de juger de l'état véritable du village, ils ne sont pas près à s'embarquer dans une guerre direct avec Konoha sur la seule foi de quelques rapports qui auraient très bien pu être interceptés et truqués.

Il remarqua l'entrée de Mikoto et lui adressa un signe de tête avant de l'inviter à s'approcher et reprendre :

— Konoha était le plus puissant village de la péninsule, nous avions notre Hokage, Jiraya et de nombreux Jounins. Jusqu'à preuve du contraire, Jiraya est seulement porté disparu, il n'est pas décédé. La perte du troisième Hokage a été contrebalancée par le retour d'Itachi, le nom des Uchiwa a longtemps fait planer le spectre de la mort à quiconque attaquerait Konoha, la rédemption de son plus grand représentant sèmera la terreur dans les rangs adverses. Je n'ai pas envie d'être à la place du chef de section qui dira à ses hommes : « Bon les gars, aujourd'hui on attaque Konoha, ne vous en faites pas, ils sont seulement dirigés par Itachi Uchiwa, le mec qui vous tuera en un regard... »

Shikaku adressa un petit regard d'excuse à Mikoto, il connaissait la nature de ses relations avec son fils.

— On devra répondre des crimes de nos deux nouvelles recrues, il n'en fait aucun doute, mais je pense que de justes compensations monétaires feront l'affaire. Si je ne me trompe pas, Shinobi-san a apporté avec lui une véritable fortune, en plus d'aider à la reconstruction de Konoha, je propose de la diviser pour nous acheter quelques pactes temporaires, le temps que nous nous redressions, ensuite, on fera à nouveau régner la paix par l'équilibre des puissances. La meilleur chose à faire pour l'heure, est de ne rien faire, ne donnons pas aux rapaces le moindre signe de faiblesse, poursuivons notre vie comme si tout était normale. Tu avais quelque chose à nous dire, Mikoto ? D'habitude tu ne nous rejoins que pour les conseils de l'après-midi.

— J'ai une excellente nouvelle, l'inconnu Tobi est mort ce matin.

A titre de preuve elle montra le rouleau qu'elle avait ramené avec elle, se retenant de sourire. Homura lui réclama d'un geste de la main, prenant l'artefact avec douceur et révérence, connaisseur, au contraire de Mikoto, du rôle qu'avait joué ce simple morceaux de parchemin dans le massacre des Uchiwa. Sans lui, Itachi n'aurait jamais pu éliminer un à un tous les membres de son clan, ne laissant derrière lui que quelques rares élus. Ce qui avait toujours fait dire, aux deux anciens, qu'Itachi avait fait exprès d'épargner sa mère, sans doute avait-il fermé le rouleau avant de s'attaquer à la demeure principale et qu'il n'avait plus eu le courage de le rouvrir.

Yugao se pencha par dessus l'épaule d'Homura, curieuse de voir ce qu'elle pourrait bien y découvrir, elle resta pour son compte quand elle remarqua qu'il n'y avait que deux noms : Sasuke et Mikoto. Puis la lumière se fit dans son esprit alors qu'elle assemblait les pièces du puzzle. Ses jambes se dérobèrent sous son poids et c'est Shikaku qui la rattrapa, la main d'Homura se mit à trembler et le rouleau qui tomba sur le sol, se déroulant rapidement devant le regard mortifié de Mikoto.

— Que Kami nous vienne en aide, murmura Shikaku quand il réalisa de quoi il en retournait.

Une larme silencieuse coula le long de la joue de Mikoto et tomba sur le sol, tachant le parchemin vierge, la prise de conscience fut cruelle et sans appel.

Itachi était mort.


Voilà, ça allait faire un bout de temps, je m'en rends bien compte. J'me suis pris un râteau il y a quelques mois alors que je cherchais à sortir avec une fille, donc ça m'a un peu démotivé, et aujourd'hui j'suis stressé car je sors demain soir avec une autre, donc j'ai peur de m'en reprendre un énième. Ce qui a fait que j'étais tellement stressé que j'ai eu besoin de penser à autre chose, et ajouté à une review que j'ai reçu hier soir, ça a donné ce chapitre.

En esperant que ça vous aura plus,

Un Lapin.