Vous ne rêvez pas, voici un ultime chapitre à cette fic! En faisant plusieurs corrections, j'ai retrouvé une ébauche de bonus, c'est très court mais ça vous plaira sans doute! Bonne lecture et n'oubliez pas de me laisser une review si vous le souhaitez.


EPILOGUE

Edward tournait dans la pièce comme un lion en cage, j'aurais bien aimé, pour une fois, fumer une cigarette car j'avais déjà tout tenté pour me calmer. C'était interdit de toute façon.

« N'oublie pas, tu ne dois rien dire ou faire de compromettant. » me dit mon mari pour la septième fois en une heure.

« Je le sais ! Pourquoi doit-on attendre aussi longtemps ?! » m'impatientai-je, m'attirant le regard noir d'un gardien.

« C'est toujours comme ça, Bella. »

Edward avait l'habitude d'attendre ainsi, étant avocat, il ne se passait pas une semaine sans qu'il ne fasse le trajet vers une prison. A mes yeux, le centre correctionnel pour femmes de Washington était aussi sinistre que l'avait été Bradford County.

« S'ils lui volent quoique ce soit dans le colis, je vais piquer une crise ! » continuai-je en murmurant.

« Elle t'a dit de lui mettre le minimum ! » me disputa-t-il.

« Si elle pense que ça va suffire, elle- »

« Bella, mon amour, laisse-la, elle sait ce qu'elle fait. Elle te ressemble tellement, fais-lui donc un peu confiance. »

Je savais qu'il avait raison et qu'il était tout aussi inquiet que moi. Mon père avait été vraiment fou de m'avoir laissé faire, vingt-cinq plus tôt.

Pour me tirer de mes pensées, mon mari me prit la main gauche et fit tourner mon alliance, une manie qu'il avait depuis longtemps. Je le contemplai avec amour et fierté, il était le plus parfait des maris et j'avais de quoi le remercier chaque jour de nous rendre si heureuses, Nessie et moi.

« Elle va s'en sortir, me dit-il encore. N'oublie pas qu'elle est du bon côté de la loi. »

« Tout ça c'est de la faute de Charlie ! S'il ne l'avait pas encouragée à devenir policière, jamais- »

« Mais de qui s'est-elle donc inspirée cette fois-ci ? » se moqua-t-il.

« Moi. » grommelai-je.

Mon année en prison avait été une expérience que j'aurais préféré oublier mais ma famille ne me l'avait jamais permis. Notre fille avait grandi au milieu d'un avocat, d'un shérif et d'un gardien de prison, d'un médecin de prison, et d'anciennes détenues. Quand il fallut un agent pour s'infiltrer dans un réseau de drogues dans cette prison, Nessie s'était aussitôt proposée. Elle avait fièrement raconté, pour appuyer sa candidature, que sa grand-mère et sa mère avaient fait de la prison et qu'elles avaient réussi elles aussi à démanteler des trafiquants.

« Je suis tellement fière d'elle. » soupirai-je.

« Moi aussi. Ne t'inquiète pas, elle va réussir. »

« Elle est incarcérée depuis deux semaines déjà. Je me demande dans quel état on va la retrouver. » ne pus-je m'empêcher de m'inquiéter.

Le gardien nous fit enfin signe que nous pouvions entrer dans la salle des visites.

« J'aurais du me faire arrêter aussi pour la surveiller. » me désolai-je.

« Tu l'aurais mise en danger, Bella, et tu le sais. Elle a vingt-trois ans et tout à prouver. Laisse Nessie voler de ses propres ailes. Allez, sois courageuse, ne lui fais pas une scène, d'accord ? »

« J'ai déjà juré de ne pas le faire. » me défendis-je.

Nous attendîmes encore dix minutes avant que les prisonnières rejoignent leur famille. Cela me brisait le cœur de voir des bébés et des jeunes enfants rendre visite à leur mère, tant de personnes souffraient. Avec mes meilleures amies, nous avions suivies Jasper au sein de l'association pour la réinsertion d'anciennes détenues. En plus de vingt ans, nous avions essuyé bon nombre d'échecs, mais avions remporté beaucoup plus de victoires, aidant des femmes à se reconstruire après leur séjour en prison.

Je ne pus parler en voyant ma fille unique entrer dans la salle, vêtue d'un uniforme orange criard, ses longs cheveux tirés en arrière. Elle qui avait adoré suivre sa « tante » Alice dans ses virées de shopping, qui avait adopté un style sophistiqué mais pas vulgaire, faisait peine à voir. De larges cernes sous ses yeux couleur chocolat accentuaient son air maladif.

« Maman, gronda-t-elle tout bas, ne te mets pas à pleurer ! »

« Excuse-moi, Nessie. »

« Raconte-nous. » la pria son père.

« J'ai pris mes repères. J'ai réussi à me faire à la nourriture. »

« Tu dors bien ? »

« Une des filles de la cellule ne fait que pleurer. » se plaignit-elle durement, sa voix plus forte qu'auparavant.

J'allais la réprimander de se montrer sévère avec sa codétenue mais Edward me prit le bras et je me tus. Ma fille devait faire son trou, assoir sa position et jouer son rôle de délinquante ambitieuse qui n'avait peur de personne.

En nous annonçant les grandes lignes de sa mission, elle avait mis un point d'honneur à nous refuser toutes visites en prison. Son père, toujours aussi bon négociateur, avait plaidé notre cause, nous n'aurions le droit qu'à cette visite. Ensuite, nous devrions attendre qu'elle ait réussi sa mission et soit exfiltrée.

Je l'écoutais parler, ma gorge nouée par l'émotion, par tout l'amour que je lui portais. J'avais de quoi être fière et quand elle repartit rejoindre sa cellule, j'essuyai une larme discrètement mais ne promis de ne plus m'inquiéter. Elle réussirait, j'en étais convaincue.


Cette fois-ci c'est bel et bien terminé! J'espère que ça vous aura plu!