Bonjour, bonjour !
J'espère d'abord que vous avez tous passé de bonnes fêtes ! Et que la reprise n'a pas été trop dur...Si c'est le cas, faites comme Garp, prenez des cookies (promis, je ne travaille pas dans la vente de cookies) !
Avec un léger retard d'une dizaine de jours, voici le chapitre 9. J'espère qu'il vous plaira. Personnellement, j'ai eu quelques difficultés à l'écrire, notamment parce que Garp est un personnage que j'ai toujours eu du mal à cerner et que j'ai beaucoup réfléchi à comment faire interagir les rapports entre Ace et son cher grand-père.
Merci encore à ceux qui commentent, qui mettent en follows/fav et qui lisent ! Cela m'encourage beaucoup :)
Réponse à Leaniee :
Je n'ai pas réussi à trouver l'onglet PM sur ton profil( donc soit tu n'en as pas, soit je suis vraiment fatiguée ;))...Merci pour ta review ! Je suis heureuse que l'histoire te plaise ! Ah Garp est un personnage qui peut être un extrêmement perturbant pour tous ceux qu'ils rencontrent ! Ace le sait pertinemment (on le plaint !). Pour Nori, tu as une petite réponse dans ce chapitre, Maha donne son avis sur la question ;) En espérant, que tu seras heureuse de voir Garp ici !
Depuis peu, je rencontrais souvent des personnages excentriques, drôles ou carrément glauques. Habituellement je savais toujours à peu près dans quelle catégorie les ranger. Je jugeais certainement un peu trop hâtivement, mais j'en étais consciente et je tentais de réviser mes jugements sur le long terme. Pourtant dans ce cas présent, j'ignorais complètement dans quelle catégorie je pouvais inscrire le vice-amiral Monkey D Garp. Cette homme me paraissait à la fois excentrique au possible, vraiment flippant mais aussi terriblement ridicule.
Il avait donc ordonné à ses hommes de nous hisser Jud', Nori et moi sur le bateau. Ace étant toujours planqué quelque part au fond de ma lampe. Il nous avait d'abord accueilli avec gentillesse et amabilité, avant de nous observer sans même ciller des yeux pendant au moins cinq minutes, ce qui était légèrement stressant en soit, avant de nous demander s'il ne manquait pas quelqu'un avec nous. Après que Nori, le seul qui ne semblait pas être impressionné par le personnage lui eu répondu par la négative, il a appelé deux de ses hommes à qui il a donné deux coups de poing absolument magistral pour avoir soi-disant « fait une déclaration erronée dans le cadre d'un sauvetage de civiles de première importance dans leur qualité de soldat de la marine ». Ensuite, il s'est retourné vers nous comme si de rien n'était, puis avec un air extrêmement sérieux, nous a ordonné de le suivre afin que l'on s'entretienne. Il nous a amené dans son bureau, nous a fait asseoir sur des chaises puis s'est endormi alors qu'il piochait dans un paquet de cookies. Nous sommes maintenant là depuis un temps que je ne pourrais calculer. Nori tire la tronche pour ne pas changer en observant Garp sans cligner des yeux comme s'il pouvait se réveiller à tout moment et nous attaquer comme un diable qui sortirait de sa boîte. Jud' regarde la tempête par l'unique fenêtre du bureau du vice-amiral depuis qu'il s'est enfin résolu à me laisser manger les cookies qui se trouvaient sur le bureau de notre nouveau geôlier. Je les avais depuis fini, et je commençais sérieusement à m'ennuyer, je m'étais donc levée dans le but de faire le tour du propriétaire, j'avais eu le temps d'observer la fenêtre où on pouvait apercevoir la tempête se déchaînant dehors, le bureau en bois vernis avec de multiples rapports qui ne semblaient pas être clôturés, des miettes de cookies ainsi que des emballages de boite de cookies vides, des étagères avec des bouquins vieillis au fond de la salle. La patience qui n'avait jamais été ma qualité première commençait vraiment à se faire ressentir par son absence et mon cerveau me fit même hésiter à rejoindre Ace dans la lampe, qui lui au moins me permettrait peut-être de me divertir contrairement à Jud' et Nori enfermaient dans leur mutisme. Mais ce dernier avait été tellement terrifié que je n'osais m'absenter sans quoi Garp, s'il daignait à se réveiller se poserait des questions.
Maha. Voudrais-tu bien cesser de faire les cent pas s'il te plaît ? La Marine va bientôt vouloir qu'on rembourse le parquet. Me dit Nori d'un air décidément toujours très aimable.
- Mais je m'ennuie moi ! Pourquoi vous ne voulez pas qu'on le réveille ? Dis-je en laissant exploser ma frustration.
- Parce qu'on a pas besoin que tu nous le mettes à dos en plus ! S'exclamèrent mes comparses en cœur.
Nori se leva finalement arrêtant brièvement sa contemplation du marine, me prit par l'épaule avant de me faire m'arrêter devant l'étagère.
- Là, tu as de l'occupation.
Il tourna les talons sans un regard pour moi, en me plantant là. Je soupirais bruyamment avant de me contraindre à observer la dite étagère. La majorité des livres étaient dédiés à la navigation, mais une minorité de la collection traitée de guide de survie en haute nature. Je ne pus retenir un rire en imaginant le vice-amiral camper en pleine forêt avec un bob verdâtre sur la tête, et faisant rôtir des truites fraîchement pêchées. En reposant un des livres sur la survie en pleine nature à sa place, un objet attira mon attention. Un cadre photo en bois était posé dans un angle, comme un bibelot oublié là. La photographie avait été prise dans ce qui était vraisemblablement une jungle, ou une forêt plutôt tropicale. Le vice amiral y siégeait en arrière plan, vêtu d'une chemise rouge à motif fleuri et d'un short bleu maintenu par une ceinture noir. Il semblait être moins stricte, moins effrayant surtout. Il était plus jeune, cela diffusa un sentiment de malaise croissant en moi. Ce marine me rappelait douloureusement l'homme qui avait emmené Ja' il y a de cela deux ans.
Sur cette photo, le vice-amiral souriait sincèrement en regardant l'objectif. Il ne ressemblait pas à l'homme en face de nous, pas à celui qui avait emmené Ja'. Ses deux mains semblaient chacune maintenir deux petits garçons bruns, alors qu'un troisième blond au centre était immobile et souriait de toutes ses dents. Il lui en manquait une, sûrement une dent de lait songeais-je. Il était vêtu de couleur bleu et portait un chapeau noir haut de forme qui contrastait avec ses vêtements déchirés. L'autre garçon brun, était certainement le cadet, il avait une cicatrice au niveau de l'oeil et avait un chapeau de paille bien trop grand pour lui et tentait visiblement de fuir le vieil homme. Le troisième garçon, avait des cheveux bruns bouclés ainsi que des tâches de rousseur. Il avait une expression dur et ne voulait de toute évidence pas du tout être là. Il m'était familier, sans que je ne n'arrive à déterminer pourquoi. Était-ce la famille de Garp ?
- Hm, hm.
Je me détournais le plus rapidement possible en constatant que le vieux marine semblait être réveillé alors qu'au même moment la lampe que j'avais ranger contre moi s'agitait. Ace.
- Bien, reprenons, je vous prie.
Il se moque de nous là ? Il va vraiment faire comme s'il ne nous avait pas laissé poiroter durant des heures ?
D'un air que j'espérais désinvolte, je rejoins ma place alors que le vieil homme saisit un crayon.
- Bien, alors je vous écoute, vos noms, prénoms, date et lieu de naissance. Toi d'abord jeune homme dit-il en s'adressant à Judicaël.
- Kimura Judicaël, né le 2 avril 1497 à Orange Town, île d'Orange. L'homme hocha la tête d'un air satisfait.
- Read D. Maha, le 26 juin 1502 à Lom sur Portsea, bougonnais-je.
- Portsea ? Oh j'y suis allé quelque fois, c'est plutôt sympathique comme coin. C'est vrai que tu me rappelles quelqu'un dit-il en se grattant la tête. J'ai dû te voir brièvement là-bas.
Il se souviendrait donc d'une parfaite inconnue qu'il n'a vu qu'une fois, le jour où il a enrôlé le frère de cette dernière dans la marine ? L'animosité que j'avais pour lui se décupla à ce moment-là.
- Et toi ? Dit-il en s'adressant à Nori, qui le mitraillait au moins autant que moi des yeux.
- Read D. Nori, je suis né le 13 mars 1492, à Portsea, tout comme Maha.
Je regardais Nori d'un air abasourdi. Certes, je conçois qu'il n'allait pas avouer à un marine qu'il était enfermé dans la lampe liée à un fruit du démon pour on ne sait quelle raison, mais au point de se servir de moi ! Garp est allé à Portsea, s'il vient à se poser des questions ou qu'il fait le rapprochement avec Ja', on est mal.
- Vous êtes de la même famille ?
- Cousins, s'empressa de répondre Nori, me faisant refermer la bouche.
- Bien. Donc pourquoi vous dériviez sur une barque en pleine mer ?
Jud' se redresse et commence à raconter une histoire. Très crédible, croyez-moi.
- Et bien, voyez-vous...
[…]
Ce n'est que tard dans la nuit, après que nous ayons passé le repas en compagnie des marines et que nous ayons été installés dans une cabine, qu'Ace sorti en fin de la lampe. Il s'assit en tailleur sur le parquet froid. Alors que nous le regardions tous les trois en exigeant des comptes. Il passa une main dans ses cheveux bouclés d'un air désolé, en chuchotant qu'il nous expliquerait un jour. Les garçons semblèrent se résoudre à cette promesse, alors que moi je fixais Ace des yeux pendant de longues minutes avant que ce dernier ne me tire la langue d'un air moqueur. Capitaine à la noix.
Ace et moi avons brièvement parlé du lien qui nous unit encore vraisemblablement avec le fruit, puisque je n'avais pas décidé de manière consciente de le faire entrer dans la lampe. On finit par s'endormir ou du moins s'assoupir au bout d'un moment. C'est pourquoi je fus réveillée avec en entendant la porte grinçait.
- Ace ?!
Le dénommé se réveilla en sursaut.
- Jiji !
- Ah ! Je me disais bien que j'avais senti le haki d'une quatrième personne.
Garp s'élança sur Ace à vive allure alors que ce dernier entreprit des mouvements défensifs en voyant bien que toute fuite nous était dans l'immédiat impossible. Garp paraît les coups d'Ace mais ne semblait pas vouloir le blesser outre mesure, ce qui surpris Jud' et Nori au plus haut point. Je crois que j'avais personnellement déjà deviné la raison qui le poussait à ça.
Garp et Ace se disputaient à propos de ce qui semblait être une affaire concernant l'avenir de notre capitaine en tant que pirate ou « futur prometteur amiral de l'amiral ». Au bout d'un affrontement d'une trentaine de minutes, Garp assomma Ace avec ce qui semblait être un bon exemple du pourquoi il était surnommé « Garp la Poigne ».
- Vous allez tous les quatre devenir de courageux marines. Hors de question qu'Ace ne vous entraîne dans ses histoires de piraterie, dit-il en faisant les quatre cent pas.
Ace se releva douloureusement, avant de nous ordonner de trouver un moyen de nous enfuir. Pour une fois, nous fûmes unanimement réactif. En déambulant à travers le bateau, on se fit remarquer très rapidement. La situation était critique. Au détour d'un couloir, je fus attrapée par cinq hommes alors que d'autres tirèrent sur Jud' et Nori en réponse aux tirs de Jud', ils furent aussi rapidement maîtrisés. Ils menotèrent solidement nos mains avant de nous descendre sans aucune douceur dans les cales du bateau qui semblaient servir de prison alors que Garp les rejoignit très vite pour y jeter Ace.
- Nous débarquerons d'ici quelques heures à Logue Town. D'ici là, essayez de mettre vos esprits au clair. Je reviendrais vous voir plus tard.
Il claqua la porte, et au même moment, il n'y eu plus aucune lumière dans la cale.
- Ça commence à devenir une habitude d'être captif...
- Si ça pouvait cesser.
- Oh, arrêtez, c'est suffisamment déprimant comme ça.
- Deux D et un homme suffisamment fou pour les avoir rejoint, ça devait forcément se produire de cette manière.
[…]
- Logue Town, c'est la ville de Roger ?
- Oui. Il y est né et il y a été exécuté aussi, Maha.
- Si on pouvait parler d'autre chose que de Roger. Souffla Ace.
- Roger est mort ?
- Tiens, ça t'intéresse Nori. Oui depuis près de vingt ans maintenant.
- Il t'a fait quoi Roger, Ace ?
- Rien.
- C'est pour ça que tu le détestes ?
- Maha, Jud', s'il vous plaît.
Ace n'avait qu'un seul tabou. C'était Roger. Pour une raison qui m'échappait, il semblait haïr le kaizoku O de toutes ses forces. Il se renfermait dès la moindre évocation du roi défunt. Pourtant Roger était un personnage qui m'avait toujours intéressé. Mon père disait qu'il était aussi détestable qu'admirable. De la part d'un homme aussi froid et peu expressif que lui, ce jugement tranché m'avait toujours interpellé.
- On doit trouver un moyen de s'enfuir. Déclara Ace.
Comme pour lui donner raison, la porte s'ouvrit dans un grincement à ce moment là. Laissant entrer deux hommes, plutôt grands et à la carrure plutôt imposante. Le premier qui s'avança portait l'uniforme réglementaire des marines, tout comme son comparse. Il agita les clefs devant notre nez avec un sourire moqueur.
- Pour faire court, mon frère et moi sommes des médecins travaillant de manière indépendante mais engagés par la marine. La Marine refusant de nous rendre notre liberté d'exercer pour un employeur de notre choix, nous prenons la tangente par nous-mêmes. Vous savez naviguer ?
- On peut dire ça, oui. Ricana Ace, visiblement très amusé par les individus que je rangeais certainement dans la case « excentrique ».
- Et bien, nous, nous savons où trouver un bateau. Chacun y a un intérêt non ?
Les deux hommes s'étaient présentés comme étant Kean et Kaan. Ils nous avaient exposé leur plan qui était, il faut bien l'avouer plutôt simpliste. Douteux comme l'avait fait remarquer Nori. Mais Ace avait déclaré que c'était de toute manière notre seule piste pour l'instant pour fuir Garp même si lui aussi était plutôt méfiant. Jud' avait seulement dit qu'ils lui paraissaient sympathique. Le plan consistait à ce que Kean, vienne nous chercher une fois la nuit tombée pour nous faire sortir de la cale avec les clefs qu'il avait dit avoir volé. Garp avait apparemment arrêté des pirates il y a quelques semaines, et il tractait leur bateau afin de le ramener à la marine comme la procédure l'indiquait quand les navires possédaient encore la possibilité de naviguer. Le plan était donc de décrocher le navire, d'embarquer dessus et de fuir. Parfois j'avais l'impression que mon karma se résumait être celui d'un personnage d'une BD comique comme celle que lisait mon frère. Nous attendions maintenant depuis un temps qui nous paraissait infini que Kean daigne pointer le bout de son nez.
Nori restait indéchiffrable comme à son habitude, alors que Jud' laissait très clairement transparaître son impatience et qu'Ace semblait être véritablement nerveux. A force, je commençais à le cerner. Jud' était méfiant et calculer toujours toutes sortes de probabilités sur le devenir d'une situation, il devait donc se faire lui-même paniquer à l'heure qu'il est. Ace était méfiant, il se méfiait du monde entier et était donc certainement très sceptique sur la confiance à porter à deux inconnus sur le bateau d'un vice-amiral de la marine qu'il semblait selon toutes vraisemblances craindre.
La porte s'ouvrit enfin, dévoilant la silhouette de Kean, qui ouvrit la cellule très rapidement tout en nous retirant nos menottes. Il lâcha distraitement « Bah, il est vraiment méfiant envers vous dit donc, il vous a même mis des menottes en kairoseki... ». Je n'avais jamais entendu parler de ça, et je ne compris donc pas l'enjeu de cette phrase. Quand Kean me libéra, je me relevais vivement et manqua de tomber alors que Nori m'avait rattrapé. Il s'attendait à ma chute. Il me fit m'appuyer sur lui avant de dire que le kairoseki affaiblissait les possesseur d'Akuma no Mi comme pour répondre à ma question muette.
- Ça va passer en combien de temps ? Dit Ace à Nori.
- Très peu de temps, maintenant qu'elle n'a plus ça. Répondit Kean. Je suis médecin. C'est normal que je le sache, rien n'a été calculé. Se justifia t-il en sentant le regard noir d'Ace.
Nori me hissa finalement sur son dos. J'avais l'impression d'être le maillon faible et je détestais ça. Mais je ne me sentais pas en mesure de faire le moindre pas. Je serrais les points. Il allait falloir que je devienne plus forte, pour la confiance d'Ace, l'amitié de Jud' et même la gentillesse voilée et étrange de Nori. Nous étions un équipage, même si Nori n'avait pas affirmé qu'il resterait, on savait qu'il allait nous suivre, il n'avait nul part où aller. Et puis il nous aimait bien au fond. Les garçons se mirent à courir à vive allure et le bateau avait déjà été détaché par Kaan. Alors que Nori me posait sur le pont du navire où le pavillon pirate abaissé trônait encore, des hurlements se firent entendre.
- Mettez les voiles, ils nous ont repérés !
- Merde !
Jud' tira afin d'empêcher les marines de monter sur le pont alors qu'Ace et Kaan rentraient la passerelle, et que Nori et Kean levaient les voiles. Les boulets de canon nous frôlèrent de peu, mais aucun ne nous fit chavirer. Ace s'avachit à côté de moi en regardant Jud' et Nori d'un air narquois.
- Alors, il porte malheur notre D ?
J'explosais de rire.
[...]
Garp ne se l'avouerait certainement jamais mais il considérait Ace comme un fils, un petit fils. Le frère de Luffy comme Luffy et Ace se plaisaient à répéter. Les deux gamins se considéraient comme frères de sang. Alors quand il avait senti le haki reconnaissable parmi tous de son idiot et buté de petit fils dans la cabine qu'il avait attribué au trois naufragés qu'il avait embarqué, il avait pensé à une grande fatigue. Ace était censé être à Dawn. Il ne pouvait être là, pourtant la vérité s'était illustré devant lui. Ace avait décidé de suivre les pas de ce père qu'il s'écriait pourtant haïr. Garp s'était élancé sur eux et avait voulu les arrêter. Ace avait ordonné à ses compagnons de trouver un moyen de prendre la fuite, ce que ces derniers avaient entrepris immédiatement. Une fois qu'ils furent seuls, Garp avait demandé à Ace ce qu'il cherchait, il avait seulement répondu qu'il serait libre, et que jamais, il ne deviendrait un soldat de la marine. Alors Garp savait que cela n'était pas juste, mais il avait dégainé sa carte ultime, il avait demandé à Ace ce qu'il faisait de Luffy. Ace était entré dans une colère noir, et lui avait hurlé de ne pas mêler Luffy à ça, et de le laisser partir, il n'avait aucune envie de devoir se battre contre lui. Garp l'avait enfermé avec ses compagnons dans la cale. Mais il savait déjà à ce moment-là qu'il verrait Ace partir. Il avait vu la lueur dans ses yeux. La même qu'il avait vu trente ans plutôt dans les yeux si semblables de Roger. Il ne savait pas comment mais Ace ne débarquerait pas à Loguetown avec lui. Garp ne pu retenir une demande adressé à un homme qui ne pouvait pourtant plus l'entendre depuis des années, qu'il souffla dans le silence de son bureau.
- Tu as intérêt à veiller sur lui, Roger.
Le vieux marine souffla en prenant un cookie dans sa boîte presque vide, cachée dans un tiroir de son bureau. Pour une obscure raison, celle qui se trouvait sur son bureau était vide. Il ne se souvenait pourtant pas l'avoir mangé. Au moment où il sortit la boîte du tiroir afin de la jeter à la poubelle, un dossier attira son attention, corné et un peu vieilli.
Read D. Jahoven, né le 1 février 1500 à Lom, Portsea Island (East Blue). Incorporé le 31 mars 1517 au 22ème régiment d'apprenti marine sous le commandement supérieur du vice-amiral Monkey D. Garp et sous la charge direct de l'instructeur Satô Akio. Déclaré décédé le 23 mai 1518.
Garp écarquilla les yeux avant de se saisir du dossier. Il avait un coup de fil à passer.
